Marches pour le climat : les élu·es de La France insoumise mobilisé·es

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Communiqué de presse du réseau des élu · es de La France insoumise.

Le réseau des élu · es de La France insoumise appelle à participer massivement aux marches pour le climat qui auront lieu samedi 21 septembre à Paris et dans plusieurs autres villes de France.

Notre gouvernement n’a pas pris la mesure de l’urgence climatique. Il ignore les alertes successives comme ces « mégafeux » qui ravagent les forêts du monde jusqu’au Groenland et, particulièrement, l’Amazonie et démontrent que nos sociétés sont impuissantes face aux conséquences dramatiques du réchauffement climatique.

Pour en sortir nous devons changer le système pas le climat. Pourtant, devant ces bouleversements sans précédent, le gouvernement d’Edouard Philippe et le président Macron se livrent à une pantomime mortifère.
D’un côté, ils clament « Make our planet great again », de l’autre, ils ne prennent aucune mesure concrète qui soit à la hauteur des enjeux auxquels nous sommes confrontés.

La consultation du gouvernement sur les limites à l’épandage des pesticides à proximité des habitations en est une illustration. Les distances de sécurité qu’il propose sont ridicules face aux risques encourus par les populations. Le gouvernement cède aux pressions de l’agro-business comme il a cédé devant l’industrie chimique en renonçant à interdire le glyphosate. Toutes les mesures du gouvernement Philippe en matière d’écologie s’inscrivent dans une stratégie de promotion du capitalisme vert et reposent sur l’illusion que le capitalisme est capable de répondre à la catastrophe écologique.

Ainsi, sa loi pour une économie circulaire dite « antigaspillage » qui sera bientôt discutée, prétend que notre problème viendrait du recyclage et pas du nombre de déchets produits et de leur qualité. C’est pourquoi elle n’impose aucune limitation à leur production et fait payer le prix du retraitement aux consommateurs.

C’est une autre constance du capitalisme vert : faire payer le coût des adaptations du capitalisme aux ménages et très peu aux entreprises. L’augmentation de la fiscalité sur le diesel et le sans-plomb qui a déclenché la colère des gilets jaunes était au trois-quart supportée par les ménages et, parmi eux, les plus défavorisés, ceux qui ont un usage contraint de leur voiture.

L’« écologie » capitaliste que nous vend Macron nous promet un monde où les inégalités vont encore grandir et la situation des classes dominées se détériorer. En France, l’accès aux biens communs fondamentaux devient plus difficile pour un nombre croissant d’entre nous et, par voie de conséquence, le système politique devient plus répressif. L’urgence climatique est aussi une urgence sociale et démocratique. Devant l’irresponsabilité du gouvernement et sa surdité, notre mobilisation est indispensable. Les élu·es insoumis·es seront présent·es partout vendredi 20 et samedi 21 septembre à l’occasion de la grève et de la marche mondiale pour le climat.