Conditions de travail des salariés de la Comédie de Béthune

dans Michel Larive, Nos parlementaires

Question écrite – Salariés de la comédie de Béthume
Michel LARIVE a attiré l’attention de M. le ministre de la culture Franck Riester sur le sort des salariés du Centre dramatique national de Béthune, qui dénoncent une dégradation de leurs conditions de travail.

Dès 2014, une partie du personnel, syndiqués et non-syndiqués, a manifesté à l’endroit de la direction de la Comédie de Béthune un sentiment de malaise social. Celui-ci s’est accentué entre mars et avril 2018 lorsqu’un important mouvement social s’est déployé, dénonçant un « management pathogène ». Il a été rapporté à M. le député Michel Larive les éléments suivants : un renouvellement du personnel important y compris dans la direction, un nombre d’arrêts maladies cumulés pour épuisement professionnel qui a quadruplé entre 2016 et 2018 et des risques psychosociaux et professionnels qui ont été reconnus par un cabinet d’expertise, sollicité par l’ensemble des parties prenantes. 

Malgré la signature d’une charte de bonne conduite et d’un protocole de fin de conflit par les représentants du personnel, le syndicat Synptac-CGT et la direction, les difficultés perdurent. Aujourd’hui, parmi les 20 salariés permanents, 9 sont en arrêt maladie et deux autres viennent de démissionner. Ils invoquent comme motif de leur décision des tensions internes et un traitement différencié des salariés. Certains regrettent une surcharge de travail, d’autres évoquent la diminution de travail ou le transfert de leur mission à d’autres salariés, sans que ceux-ci en soit informés. De plus, les salariés déplorent un manque de consultation du personnel et des partenaires sociaux. D’après ces derniers, il ne se tiendrait plus de négociation annuelle obligatoire, ni de remise des bilans sociaux annuels de l’entreprise à la délégation syndicale.

Ainsi, ce climat général de tension a des incidences concrètes sur la mission d’intérêt public du théâtre, ainsi que sur la vie des salariés qui participent chaque jour au bon fonctionnement de l’institution. Face à une telle situation, M. le député Michel Larive demande au ministre de réagir, en raison de ses prérogatives de suivi et d’évaluation des conditions de fonctionnement de l’institution théâtrale, dotée du label CDN depuis 1981. Que compte-faire le ministre pour permettre la reprise du dialogue social et le dénouement d’une situation conflictuelle qui empêche le bon fonctionnement du théâtre ?