CC0 Creative Commons

Deuxième lecture du projet de loi agriculture et alimentation

dans Bastien Lachaud, Nos parlementaires

Après une première lecture épique au mois de mai 2018, le projet de loi agriculture et alimentation est revenu à l’Assemblée nationale après un passage au Sénat.

En deuxième lecture, seule les dispositions votées différemment dans les deux assemblées sont susceptibles d’être modifiées : c’est la règle de l’ « entonnoir » qui empêche également d’aborder un sujet qui n’est pas déjà compris dans le projet de loi. Les possibilités d’amendement sont donc limitées.

Discussion générale de la loi agriculture

Pour une alternative végétarienne dans les cantines

 

Bastien Lachaud a pris la parole le 14 septembre lors de la deuxième lecture du projet de loi EGAlim sur l’agriculture et l’alimentation.
L’amendement qu’il devait défendre est tombé à cause de l’adoption d’un amendement antérieur, et n’a donc pas été discuté en séance. Cependant, un amendement sur le même sujet, quoi que moins ambitieux, à été voté allant dans le sens de nos arguments ! C’est un début encourageant.
Mais on ne peut s’en contenter, l’amendement présentant seulement une expérimentation sur 2 ans, et imposant peu de menus végétariens.
Notre amendement tombé.
L’ amendement adopté.

 

Pour la suppression des pailles jetables

 

Bastien Lachaud avec François Ruffin ont argumenté pour l’interdiction rapide des pailles en France, contre l’avis du rapporteur et du gouvernement. Un amendement du groupe LREM proposait de prolonger l’autorisation des pailles jetables, supprimée en première lecture, a été rejeté par un vote serré.

C’est une victoire pour l’écologie contre la voix des lobbys. C’est une petite avancée, mais c’est déjà un pas pour enrayer la production de déchets plastiques. Il faudra persévérer pour arrêter la production de déchets, afin de mettre en œuvre une véritable transition écologique.

Lire l’amendement rejeté.

Sur l’étiquetage des produits alimentaires

Bastien Lachaud a pris la parole pour défendre la transparence sur l’étiquetage alimentaire, que soient indiqués clairement le nombre d’intermédiaire, si les animaux ont été nourris aux OGM, si les produits ont été glyphosatés, etc.
Cela semble relever du bon sens le plus évident, mais la majorité a rejeté cet amendement au motif du marché européen. Bel exemple de « l’Europe qui protège » !
Notre amendement est rejeté, ce qui confirme la mollesse du projet de loi, et éloigne de la transition écologique. Nous continuerons à défendre une société durable.
Lire ici l’amendement.

Sur la condition animale

Le 14 septembre 2018, Bastien Lachaud est intervenu sur l’article 13 du projet de loi agriculture et alimentation.
Il a montré que le projet de loi ne va pas sensiblement améliorer la condition animale, et fait un état des lieux du résultat produit par la course aux profits, au gigantisme et à l’industrialisation.
Il a énoncé l’idée que le point de vue des animaux et de l’environnement devrait être exposé, et qu’il faudrait inventer un système afin qu’il soit pris en compte.

Interdiction de l’élevage des poules en cage

Le 14 septembre, Bastien Lachaud a défendu un amendement pour supprimer l’élevage des poules en cage.
Après une longue discussion en première lecture, qui avait abouti à l’interdiction de créer de nouveaux élevages de poules en batterie, alors qu’il n’y en a déjà plus aucun qui est crée étant donné la désaffection des consommateurs pour les oeufs élevés de telle façon.
Voir ici le texte de l’amendement .
Voir ici le scrutin public.

Sur les steaks de soja et le glyphosate

Le 14 septembre 2018, Bastien Lachaud est intervenu pour défendre un amendement visant à supprimer l’interdiction d’appellation « steak de soja », porté par le lobby de la viande, par peur de « confusion » des consommateurs. La transparence a bon dos, sauf quand cela n’arrange pas le gouvernement !

Lire ici l’amendement en question.
Le ministre en profite pour prétendre qu’il n’y a aucun fourrage glyphosaté. Or, malheureusement, il y en a, et les bêtes développent aussi des maladies du fait d’avoir ingéré cet herbicide.
Résultat, grâce aux lobbys, on ne peut pas appeler steak de soja un steak de soja, et le glyphosate n’est pas interdit dans la loi, son interdiction à horizon 3 ans étant suspendu au tweet présidentiel…

Lire ici l’amendement d’interdiction immédiate du glyphosate.
Lire ici le scrutin public.
Lire ici l’amendement d’interdiction de nombreux pesticides dangereux.
Lire ici le scrutin public.