Reforme de la SNCF : le gouvernement méprise et censure le Parlement

« Cause toujours, tu m’intéresses », voilà comment Macron traite l’Assemblée nationale.

D’une main il accuse les cheminots, les syndicats et les usagers révoltés de ne pas jouer le jeu du dialogue, de l’autre il méprise et censure le pouvoir législatif.

En effet, le gouvernement a profité du week-end pour déposer discrètement des amendements, réécrivant à lui seul un projet de loi d’une brutalité totale, tant sur la forme que sur le fond. Il procède ainsi à la désorganisation délibérée du travail parlementaire.

Avec le projet de loi Pacte Ferroviaire, le gouvernement exprime la vision du Parlement qu’il souhaite : manipulé et court circuité.