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La « fake news », c’est Macron !

dans Actualités, Éditos

M. Macron annonce une future loi contre les « fake news », ces fausses informations dans les médias et les réseaux sociaux. Que vise-t-il en fait ? La loi punit déjà l’insulte, la diffamation, la dénonciation calomnieuse et même la diffusion de fausse nouvelle ! Macron veut-il inventer l’eau chaude ? Ou bien prépare-t-il une offensive liberticide contre des médias qui ne lui plaisent pas ? Les médias pro-russes seraient dans son viseur. Mais il n’a rien à dire contre les manipulations des médias pro-États-Unis ou pro-Allemagne qui pullulent dans notre pays ? Et s’il veut améliorer la qualité de l’information, pourquoi ne reprend-il par l’idée de créer un conseil de déontologie du journalisme portée par Jean-Luc Mélenchon ?

C’est que les plus grands fabricants de « fake news » sont au pouvoir ! La conseillère en communication de M. Macron déclarait « assumer parfaitement de mentir pour défendre le président ». Ainsi, le secrétaire d’État au logement affirme contre l’évidence qu’il y a « beaucoup moins de sans-abris dans les rues » et le délégué général de la République en Marche Christophe Castaner que ceux qui dorment dehors « refusent d’être logés ». Il faut dire que M. Macron lui-même avait annoncé qu’il n’y aurait « plus personne dans les rues » cet hiver. Iront-ils jusqu’à dire que les 403 morts de SDF en 2017 étaient des « fake news » ?

Le macronisme est une arnaque. Il promettait de « faire modifier le texte » du CETA ? Il applique cet accord UE-Canada sans changement et sans même un vote du parlement français. Il prétend que la sortie du nucléaire « conduirait à ouvrir des centrales à charbon ou thermiques » alors que c’est l’entêtement dans l’impasse nucléaire qui bloque le développement des énergies renouvelables. Il vante le « travail » alors que son budget sert à grosses louches le capital dont sa ministre Pénicaud. Il prétend que ses ordonnances créeront des emplois ? Elles permettront des centaines de licenciements déguisés en « rupture conventionnelle collective » chez Pimkie ou PSA. Il faisait miroiter un peu d’humanité sur la question des migrants ? L’historien Patrick Weil estime qu’ « aucun gouvernement depuis 1945 n’avait osé aller jusque-là » dans l’atteinte aux droits humains. Macron donne des leçons de laïcité mais va devenir chanoine de Latran. Il prétend peser en Europe mais le macronisme n’est qu’un merkelisme comme les autres, fait de « réformes structurelles » et de « baisse de dépenses publiques ».

Libéral, productiviste, monarchique, atlantiste, le macronisme n’est qu’un pot-pourri de recettes archaïques, loin du « renouvellement » prétendu. La première mesure anti « fake news » serait donc la défaite des candidats macronistes aux élections législatives partielles à venir à Belfort, dans le Val d’Oise, le Loiret, la Haute-Garonne et en Guyane.

Matthias Tavel