Question écrite sur la situation du GHU Henri Mondor de Créteil

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Question N° 3484 publiée au Journal Officiel le 05/12/2017 page : 6059

Mme Mathilde Panot attire l’attention de Mme la ministre des solidarités et de la santé sur la situation du GHU Henri Mondor de Créteil dans le Val-de-Marne.

L’AP-HP a reconnu avoir acté au mois de juillet 2017 le passage de 4 à 3 sites de transplantation hépatique en Ile-de-France, alors même que l’ARS préconise dans son rapport d’octobre 2017 l’ouverture d’un cinquième centre de greffe hépatique.

Pour Martin Hirsch, directeur général de l’APHP, un service de greffe hépatique n’est rentable qu’à partir de 100 greffes par an. Elle souligne qu’avec 80 greffes par an, le service de Mondor est celui qui en effectue le moins des quatre sites existants. Nul besoin d’être devin, dans ces conditions, pour savoir qu’il est menacé en premier lieu.

Elle rappelle que la notion de rentabilité est antagoniste au service public hospitalier, et déplore en ce sens la continuation, dans le dernier PLFSS, des pratiques entérinées par la loi Bachelot. Elle rappelle que des actions collectives ont permis en 2011 de sauver le service de chirurgie cardiaque, actuellement ce dernier opère une dizaine de greffes par an et les personnels hospitaliers ainsi que les usagers s’inquiètent légitimement de leur devenir si celle-ci venait à disparaître.

Une responsabilité particulière incombe à l’ARS dans ce projet de démantèlement des services au plus près des patients. La notion de continuité du service public devient en l’espèce caduque dès lors qu’on sait que l’hôpital Paul Brousse est dans l’incapacité d’absorber cette activité supplémentaire.

Ce choix particulier interroge de toute évidence sur les impacts généraux qu’ils auront sur les emplois, les activités de recherche, les facultés de médecine, les IFSI et les soins prodigués par l’hôpital public.

Elle rappelle la position des défenseurs desdits service au GHU Henri Mondor : l’exigence d’une feuille de route claire permettant à ce dernier de maintenir ses activités d’excellence.

Elle souhaite donc connaître sa position quant à la suppression envisagée d’un site de transplantation hépatique ainsi qu’à propos du maintien du service de chirurgie cardiaque à l’hôpital Mondor, et du devenir du bâtiment RBI (réanimation, bloc opératoire, imagerie) financé à hauteur d’environ 50 millions, bâtiment attendu depuis plus de 20 années.

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