Consultation sur les principes de la France insoumise

Les synthèses de la boite à idées autour des 4 axes mis en discussion ont été publiées.

La synthèse de la boite à idées « Quelle organisation pour le mouvement ? » a notamment montré un attachement et une volonté des insoumis.e.s de s’appuyer sur l’autonomie des groupes d’action tout en se dotant de quelques règles communes et de mieux connaître les différents espaces de la France insoumise. Pour répondre à cette demande, le groupe de synthèse de la boite à idées vous propose une première version d’un document recensant les principes de la France insoumise. Une seconde consultation est également ouverte autour de la charte des groupes d’action : vous pouvez y participer sur cette page.

Ce document est ouvert à vos contributions dans la limite d’une contribution par personne. Pour être prise en compte, ces contributions doivent proposer d’ajouter un principe ou de rédiger autrement un principe existant et ne pas excéder 1000 signes. Les contributions doivent être faites en utilisant la fonction « Commentaire » en bas de cette page. Les commentaires qui ne respecteraient pas les règles ci-dessus pourront être supprimés afin de faciliter le travail de synthèse.

Cette nouvelle phase de contributions est ouverte jusqu’au samedi 11 novembre à midi. Sur la base des synthèses de la boite à idées et des contributions ci-dessous, le groupe de synthèse proposera une nouvelle version de ce document pour la phase de consultation.

 

Les principes de la France insoumise

  • La France insoumise est un mouvement humaniste. Elle défend l’émancipation globale de la personne humaine, la souveraineté populaire, la justice sociale, et l’harmonie entre les êtres humains et leur écosystème.

  • La France insoumise est un mouvement ouvert et populaire. Elle ne demande aucune carte d’entrée ou cotisation et rassemble les citoyen.ne.s qui se retrouvent dans son programme : « L’avenir en commun ». Elle met en œuvre la parité et propose des formations thématiques, théoriques ou pratiques en s’appuyant sur les méthodes de l’éducation populaire pour faciliter l’action de chacun.e en son sein.

  • La France insoumise est un mouvement réseau. Elle fédère des groupes d’action qui se constituent par la volonté des insoumis sur une base géographique, professionnelle ou fonctionnelle. Organisés selon une charte, ces groupes disposent d’une autonomie d’action autour du programme « L’avenir en commun ».

  • La France insoumise est un mouvement tourné vers l’action. Son activité est organisée en campagnes d’actions nationales ou locales. Son énergie, ses savoir-faire, ses compétences et ses moyens financiers sont mis au service de l’action dans la société.

  • La France insoumise est un mouvement utile tout de suite. Une partie significative de son activité est consacrée à des actions de solidarités concrètes. Elle impulse et soutient des dynamiques d’auto-organisation populaire à partir des colères quotidiennes.

  • La France insoumise est un mouvement collectif. Ses principales orientations et campagnes sont déterminées par une consultation en ligne des insoumis organisée régulièrement, notamment à l’occasion de ses conventions annuelles. Elle promeut une multiplicité de formes de participation permettant à chacun.e. d’être utile à tou.te.s dans le respect de son rythme et de son degré d’engagement.

  • La France insoumise est un mouvement bienveillant et inclusif. Elle refuse les compétitions internes, les conflits de personnes et les affrontements de courants. Elle privilégie la prise de décisions par consentement afin d’éviter les écueils liés aux clivages et aux mises en minorité. Elle combat les comportements violents, sexistes, racistes ou LGBTphobes.

  • La France insoumise est un mouvement polycentrique. Elle dispose d’espaces nationaux de conseil et de propositions, d’équipes opérationnelles et de livrets thématiques ouverts à tou.te.s, et d’une assemblée représentative réunissant des membres de ces espaces et des insoumis.e.s tiré.e.s au sort.

  • La France insoumise est un mouvement qui se prépare à gouverner. Elle décline le programme « L’avenir en commun » et ses livrets thématiques en ateliers des lois pour bâtir avec les citoyen.ne.s ce qui est bon pour tou.te.s. Ses élu.e.s agissent en lien avec le mouvement en se regroupant autour d’une charte des élu.e.s e.s et ses candidat.e.s aux élections s’engagent sur une charte éthique et politique.

  • La France insoumise est un mouvement culturel. Elle ne limite pas son action à la sphère politique. Face au délitement de la société actuelle, elle étend son activité partout pour faire société et construire un nouveau monde. Elle promeut et relaie des outils d’information alternative pour lutter contre l’idéologie dominante.

  • La France insoumise est un mouvement évolutif. Elle cherche à inventer une nouvelle forme de rassemblement et assume d’affiner ses principes d’organisation et ses méthodes d’action et de délibération collective au fur et à mesure de son évolution.

272 réflexions au sujet de “Consultation sur les principes de la France insoumise”

  1. En accord avec la majorité des principes énoncés, je propose cependant quelques modifications.
    Il manque le mot « politique » la France Insoumise est un mouvement politique. Ce mot est à réaffirmer puisque nous proposons une façon alternative de gérer les préoccupations communes : 6ème république, constituante, révocation..
    Mais politique aussi parce que nous avons à interagir localement avec des politiciens locaux (il faudrait je pense des formations sur l’histoire des mouvements politiques : leur construction, les leviers.. etc… bref ce qui a fonctionné dans le passé mais aussi des analyses sur les échecs pour ne pas les reproduire : socialisme devenu centre droit ou libéral adepte de la pensée unique du « monde moderne qui nous impose ses lois tombées du ciel, verts atomisés, épuisés par leurs campagnes internes… ).
    Sur le second point, je préciserai  » cependant seuls les membres inscrits ont la possibilité d’inter agir avec le niveau national ou avec les coordinations de GA »
    Sur le troisième item « autonomie d’action autour du programme » je remplacerai par « autonomie d’action pour appliquer le programme » et j’ajouterai « le programme évolue selon les principes arrêtés lors de la convention ».
    Sur le 4ème point il est question des moyens financiers. avec 5000 groupes d’appui la redistribution des quelques 3 millions (suite aux élections) sera minime (pas de quoi payer un local ). Il faudrait être plus précis ou ne pas évoquer ce thème, tant que nous n’avons pas arrêté des principes d’utilisation de cette, au final petite, manne financière.
    Sur le 8ème point « ouverts à tou.te.s » est ce bien réel ? dans les différents commentaires il est mentionné que des « volontaires » ce sont inscrits sur les pôles, des livrets et que cela n’a rien généré. Si c’est juste un problème de timing OK, sinon il faut indiquer clairement que « des appels à candidatures sont lancés auprès des insoumis pour rejoindre les différents espaces » . Auquel cas, ces appels à candidature devront préciser les profils recherchés. (en d’autre termes : on s’ouvre on enrichit et on forme si besoin ou on reste autour de gens spécialisés, ayant fait leurs preuves dans d’autres structures avec le risque de couper le national des réalités du terrain ? )
    J’ajouterai un item « La France Insoumise présente des candidats aux différentes élections selon les principes arrêtés lors de la convention » (je m’avance en fait je e sais pas ce qui sera décidé lors du week end de mise en oeuvre mais en tout cas, je crois qu’il faut indiquerr que ce n’est pas un sympathisant non insoumis, fut il actif qui peut représenter le mouvement).
    Désolée pour les 1000 caractères dépassés

  2. Chaque insoumis peut d’ores et déjà s’inscrire à un ou plusieurs groupes, pôles, livrets. Je suggère la création d’un nouveau pôle opérationnel « Démocratie interne », ouvert comme les autres à tous les insoumis, et chargé de fédérer les hypothèses, lancer des expérimentations, et mettre en oeuvre les conditions de participation de chacun au mouvement dans son ensemble.

  3. La diversité des commentaires montre bien la difficulté qu’il peut y avoir à créer une forme d’organisation entièrement nouvelle, différente de celle des partis traditionnels. OK pour une mettre en place une structure légère, tournée vers l’efficacité. OK pour faire confiance à JLM et à son équipe rapprochée. Mais que le mot « démocratique » ne figure même pas dans les principes de la France Insoumise est quand même fort de café… Il y a une exigence absolue de démocratie interne, si l’on veut rassembler une majorité d’électeurs la plus large possible.
    Je partage les inquiétudes de Rosa (Paris 19ème) et je souscris à ses propositions. Je remets son post in extenso ci-dessous, je n’ai rien à ajouter :
    Sur les principes : Rosa Paris 19è
    Ces propositions confirment les craintes que nous sommes nombreux à avoir exprimées, dans nos GA et nos assemblées depuis le début de la préparation de cette Convention nationale. Le problème de la démocratisation du mouvement n’a jamais été franchement mis à l’ordre du jour de cette CN, ne serait-ce que pour en discuter. Il faut au minimum que le mot même de démocratie apparaisse dans nos textes, au moins comme un objectif à atteindre à terme pour notre organisation.
    Il semble pour l’instant acté que les militants n’auront aucun autre moyen de peser sur le niveau national qu’un vote électronique annuel, ce qui correspond à une logique plébiscitaire, où nous aurons simplement à valider, individuellement et sans débat collectif préalable, des propositions conçues librement par une direction nationale non élue. Aucune initiative possible donc venant de la base : celle-ci a au mieux une fonction d’enregistrement. Quant à la « prise de décisions par consentement », elle revient à interdire l’expression (et donc la résolution) des désaccords internes et à empêcher tout débat collectif des militants entre eux : du moins nous pouvons bien discuter entre nous, mais ça n’aura aucun effet. Il est important au contraire que les décisions de la FI résultent de délibérations collectives et non d’une simple somme d’avis individuels récoltés par voie électronique.
    Pour beaucoup, l’enjeu de ce débat est d’éviter absolument de se transformer en parti. Il est en effet indispensable de ne pas reproduire la bureaucratie, l’étroitesse et l’inertie des vieux appareils politiques. En revanche, cette obsession « pas-un-parti » devient dangereuse si elle conduit à rejeter le principe d’une organisation interne démocratique, au motif que les idées de délibération, d’élection et de délégation ne sonnent pas très neuves. Nous risquons alors de ressusciter une forme encore plus archaïque d’organisation politique, le vieux modèle du parti avant-garde des masses, où une minorité savante autoproclamée décide d’à peu près tout.
    Si nous voulons éviter cela, nous devons adopter un système dans lequel des délégués désignés localement portent la parole des groupes d’insoumis au niveau national, et où la direction nationale est élue et contrôlée régulièrement (quel que soit la forme exacte de ce système, et sans remettre en cause l’intérêt du tirage au sort complément). Afin d’éviter tout risque de fossilisation, ces différents mandats peuvent être paritaires, courts, non renouvelables, impératifs, révocables, etc. : voilà de quoi faire de la FI un mouvement politique véritablement novateur. Il n’y a pas d’autre moyen de combiner la volonté de démocratisation avec le refus de la bureaucratisation : actuellement nous sacrifions l’une à l’autre.
    Dernier point : il ne s’agit pas là de points de principe, abstraits et théoriques, mais de problèmes aux conséquences pratiques et stratégiques immédiates :
    1. Comment, sans ce travail de démocratisation de la FI, répondre aux attaques sur le sectarisme et le centralisme du mouvement (qui rebutent beaucoup de gens pourtant proches de nous sur le fond) ?
    2. Comment défendre notre programme, qui repose pour une large part sur le principe d’une démocratisation radicale de la société, si nous ne sommes mêmes pas capables de démocratiser notre mouvement ?
    3. Comment attirer de nouveaux militants, et même simplement retenir et mobiliser ceux qui se sont inscrits au cours des derniers mois, si la seule perspective est celle de suivre des décisions prises par le haut, sans pouvoir les contrôler, sans pouvoir les initier, sans même pouvoir en débattre collectivement ? Déjà beaucoup de gens se démobilisent et nous quittent.
    4. Enfin, ce débat sur l’organisation interne du mouvement doit être vu comme le préalable à notre action politique future : la façon dont nous organisations la FI aujourd’hui est l’occasion de s’exercer à la manière que nous aurons de gouverner les mairies, les départements, les régions, l’Etat… Le principe « d’abord l’action, ensuite la démocratie » n’a jamais marché : on ne s’improvise pas démocrate une fois au pouvoir – c’est plutôt le contraire. Nous risquons là encore, sous la novlangue du « réseau », de « l’inclusif », du « polycentré » et de la « bienveillance », de reproduire de bien veilles erreurs historiques de la gauche.

    Sur les Groupes d’Action :
    1. Rosa (FI Paris 19) dit :
    10 novembre 2017 à 3 h 34 min
    Cantonnés à 12 personnes et interdits de se coordonner de quelque manière que ce soit, les GA ne peuvent avoir qu’une autonomie de façade, limitée par leur éclatement et leur échelle réduite – d’autant qu’ils doivent bien suivre les campagnes et mots d’ordre décidés au niveau national, sans avoir en retour aucun pouvoir d’initiative, même pas de pouvoir de participation et de contrôle à ces décisions nationales. Voilà pour le coup une conception du militantisme qui rappelle bien les vieux appareils politiques.
    Il ne suffit pas de nier les relations de pouvoir pour les faire disparaître. Actuellement il existe bien au-dessus des GA une direction de la FI, « polycentrique » et « gazeuse » si on veut, mais qui dirige le mouvement tout de même, sans être élue ni contrôlée par la base. Son efficacité n’est pas remise en cause, mais à terme, il faut que les GA puissent avoir une voix et un poids de premier plan à ce niveau national.
    Deux exigences semblent indispensables :
    1. Les GA doivent pouvoir former des coordinations, informelles ou plus institutionnalisées, pour mener des campagnes à plus grande échelle et pour permettre rencontres et débats des militants entre eux.
    2. Les GA ou des systèmes de coordination de GA doivent pouvoir désigner des délégués qui portent la voix, les discussions, les décisions, les initiatives des groupes locaux au niveau national, et réciproquement informent en toute clarté les groupes locaux des décisions de la direction du mouvement.
    Une solution intéressante serait d’avoir une assemblée régulière de la FI, composée pour partie de tirés au sort et pour partie de délégués élus par des GA (de manière tournante pour limiter le nombre) ou par des regroupements de GA (au niveau des arrondissements, circonscriptions ou départements par exemple). Le renouvellement serait fréquent, avec des mandats d’1 an par exemple, non renouvelables et révocables, et bien sûr paritaires. Cette assemblée aurait pour fonction d’élire la direction nationale, d’en contrôler les principales décisions, de faire remonter les initiatives et discussions des groupes locaux, ou encore de désigner nos porte-paroles et candidats. Nous aurions là un avant-goût du mouvement de démocratisation des institutions que nous voulons impulser en France – ce qui manque pour l’instant cruellement dans les propositions formulées pour cette Convention Nationale.
    Ceci est important aussi car le système boîte à idée / vote électronique / tirage au sort ne peut suffire à assurer une participation collective et démocratique au mouvement : il individualise et atomise la consultation des insoumis, alors que les décisions devraient au contraire résulter d’un moment de délibération commune. C’est le rôle que peuvent jouer les GA et coordinations de GA, si nous leur donnons une place plus centrale et plus décisive dans le mouvement. Plutôt que l’autonomie en fait très restreinte qui leur est accordée aujourd’hui, il faut que les GA aient une forme de souveraineté au sein de la FI.
    A tout le moins, il faut que la relation National / GA soit à double sens, alors qu’elle est uniquement descendante pour l’instant. Ce point devrait être inclus, au moins à titre d’objectif, dans cette charte.

  4. Bonjour
    Ces points sont intéressants et fédérateurs mais un peu généraux.
    Il conviendrait de préciser les contours des espaces auxquels il est important de souligner qu’ils sont ouverts à tous et non à des « spécialistes » seulement. Leur constitution doit comprendre au moins 50 % de membres venant des GA
    Il conviendrait de définir aussi plus clairement les critères de représentativité des membres de l’assemblée représentative, je tirage au sort ne devant pas n’être qu’un moyen voué aux hasards, il faut des candidats à ce tirage au sort.
    Il conviendrait enfin de mettre en lumière le fonctionnement financier de l’ensemble du mouvement dans chacune de ses structures, sachant que le bénévolat de base coûte parfois un peu cher aux membres de bonne volonté.

  5. Quelle est la finalité ultime du mouvement appelé F.I ? : n’est-elle pas de se préparer à gouverner et à accéder au pouvoir par le truchement de la démocratie représentative de l’actuelle Constitution . ?
    Le terme démocratie si polysémique n’est pas employé dans le texte proposé, faute sans doute d’avoir pu le définir opérationnellement de façon suffisamment univoque pour notre gouvernance.
    La convention aura/aurait-elle pour activité de définir dans un I° temps des principes méthodologiques pour traiter des « principes de la F.I « , ce qu’il faut sans doute entendre comme ‘ce qui fonde la FI’ dans des valeurs ? Les objectifs généraux à atteindre de la F.I sont alors de se donner les moyens d’être un mouvement :
    - de gouvernement …humaniste .…ouvert .….évolutif … etc…
    Reste à décliner l’opérationnalisation de tous ces objectifs : de quoi l’organisation politique et fonctionnelle de la FI doit être capable de .……à ses différents niveaux et dans leurs rapports de communication et d’action.
    Reste posé le problème des moyens pour y parvenir opérationnellement aux différents niveaux national et décentralisé de l’organisation de la F.I qui se cherche .

  6. La FI est-elle un mouvement transparent, notamment sur le plan financier ?
    Comme beaucoup, j’ ai répondu aux campagnes de dons.
    Mais je ne vois nulle part de bilan, même succinct, sur les résultats et l’ utilisation de ces fonds. Cela me semblerait légitime d’ en avoir au moins un aperçu périodique.

  7. Trois contributions :
    - « La France insoumise est un mouvement humaniste et laïc. Elle défend l’émancipation globale de la personne humaine, la souveraineté populaire, la justice sociale, le respect des besoins de tous les êtres sensibles, l’harmonie entre les êtres humains et leur écosystème. »
    L’idée de « respect de la vie » est ambiguë et sert d’argument aux activiste anti-avortement. Le critère éthique n’est pas tant celui de la vie que celui de la sensibilité, c’est-à-dire comme le formulait déjà Jérémy Bentham la capacité à souffrir.

    - Tout à fait d’accord avec les analyses de Rosa (Paris 19è) qui résument très bien les demandes et inquiétudes formulées dans les groupes d’appui.
    Il faudrait y ajouter la nécessité d’une prise en compte pratique des contraintes financières et contraintes du territoire permettant réellement une participation de tous aux assemblées régulières de la FI qu’elle appelle de ses vœux. 

    - la question du revenu des élus doit être clairement abordée sur la base des propositions d’Anticor : contrôle de l’indemnité représentative de frais de mandat, suppression de la réserve parlementaire, possibilité pour l’Assemblée de révoquer des élus qui manquent gravement à leurs fonctions, évidemment, mais aussi reversion d’une part des indemnités, transparence sur les modalités de cette reversion, sur les salaires au sein de la FI.

  8. Une FI gazeuse, poreuse, liquide , voire « pâte à modeler » comme entendu récemment (!) pourrait d’avantage ressembler à une formule ectoplasmique qu’à un mouvement collectif…
    Retour dubitatif sur les synthèses :
    « d(e/é)mocrati(e/que) » n’est mentionné qu’UNE seule fois sur l’ensemble des 4 synthèses alors qu’il apparaît 1509 fois dans les contributions
    « autofinancement » apparaît exclusivement alors qu’il est au moins à égalité dans les contributions avec des interrogations sur la « redistribution du financement public »
    « parti/s » n’apparaît que 4 fois dans les synthèses et de manière quasi identique pour souligner que « La France insoumise est un mouvement : elle ne dispose donc pas des structures des partis politiques traditionnels mais s’appuie sur ses 5000 groupes d’appui répartis sur tout le territoire » alors que ce même terme apparait 450 fois dans les contributions avec des interrogations toujours sans aucune réponse… d’où on lit ensuite que « l’action de masse des militant.e.s du PG s’effectuera à travers la France insoumise » et que celui-ci « obéit à un principe de subsidiarité en intervenant, en réagissant, en s’exprimant quand la France insoumise ne le fait pas
    , ou pas de la même manière ».. ah bon.
    « association » : 269 occurrences dans les contributions … 0 dans les synthèses !
    « Alinsk(y/i) » 14 occurrences du terme dans les contributions (dont 5 fois dans la même) ce qui représente 1,4% des contributions… mais la F.I serait cependant débordée de demandes de formation en particulier sur la méthode « zizinsky » ?!
    Etc…

    L’ectoplasme , cette émanation visible se matérialisant en formes diverses et dont importance est inversement proportionnelle à la multiplication cellulaire nous guette. Les GA fondent sur le site national comme sur le terrain, peut-être d’ailleurs à juste titre car quel intérêt à troquer l’horizontalité du collectif pour une verticalité bureaucratique qui requiert par vote électronique et tirage au sort les seules individualités où chacun ne représente que lui-même ?
    Sans doute beaucoup d’entre nous, déjà impliqués depuis fort longtemps dans des initiatives locales ou plus globales, ou bien qui ont découvert la richesse militante du collectif durant ces périodes électorales n’auront pas besoin de la FI pour continuer leur chemin, mais l’inverse..?
    Allez, un petit effort pour revenir sur terre !
    Résistance.

  9. Stupéfaction à la lecture de ces principes : quel écart entre le contenu des nombreuses et riches contributions de la 1ère série sur l’organisation, la synthèse qui en a été faite assez satisfaisante et cette énumération pâle et sans saveur, des généralités novlangue qui pourraient convenir à bien d’autres mouvements ?? !! Les jeux seraient-ils pipés ?? Une convention formelle et béni-oui-oui ? Ce serait un énorme gâchis ! Insoumise et insérée dans un groupe d’appui créé d’emblée à plusieurs et dès la 1ère heure (début mars 2016), de l’enthousiasme et de l’admiration pour le travail colossal réalisé par l’équipe nationale et maintenant celui de nos député-e-s : bravo à elles, à eux !
    Mais, des mais il y a sur des questions de fond quant à l’orga du mouvement qui passent à la trappe dans ces énoncés de principes : une démocratie réelle, concrète avec transparence et participation aux prises de décision, bref comme beaucoup l’explicite, une mise en acte d’une constituante pour nous-mêmes. Et quid des finances ? On ne peut plus plus fonctionner par « appel à dons » tant au niveau local que national. Des sommes publiques conséquentes vont arriver : cet argent des législatives nous appartient à toutes, tous, des modalités de juste répartition à trouver pour qu’il en « ruisselle » sur les groupes sans conditions d’utilisation préalable même si un contrôle à posteriori peut être justifié et nécessaire, des principes de transparence à tous les niveaux à trouver là encore : soyons exemplaires !

    Quant aux principes proposés, les remarques et propositions de François Durand 7 novembre 2017 à 23h45 me conviennent en particulier sur les n° 1, n°2, et n°10 (merci à lui)
    « Le Principe N°1 est beaucoup trop flou, alors qu’il doit représenter les fondations de notre pensée politique (et… inspirer le préambule de la future constitution de la VIème République.)
    Principe N°1
    1. La France Insoumise est un mouvement politique humaniste qui veut promouvoir une alternative au capitalisme financier mondialisé. Ce modèle de société repose sur la prééminence de l’être humain dans son environnement social et écologique, dans lequel le système économique et financier n’est qu’un outil au service du peuple et de la démocratie.
    Elle met en avant la volonté de préserver et développer les biens communs matériels et immatériels tout en respectant la liberté individuelle.
    Elle vise à abolir la propriété lucrative tout en respectant la propriété d’usage des biens nécessaires à la vie de l’individu ainsi que celle de son outil de travail.
    Elle défend la propriété sociale des moyens de financement, de production et d’échanges.
    Pour parvenir à cet objectif, elle prône une révolution citoyenne démocratique par les urnes et les mouvements d’expression populaire non-violents.
    Principe N°2
    2. La France insoumise est un mouvement ouvert et populaire. Elle ne demande aucune carte d’entrée ou cotisation et rassemble les citoyen.ne.s qui se retrouvent dans son programme : « L’avenir en commun ». Elle met en œuvre la parité et OEUVRE POUR L’ÉGALITÉ RÉELLE ENTRE LES HOMMES ET LES FEMMES. (la suite de la phrase parlant des formations n’a pas sa place ici : les formations sont un moyen, pas un principe)
    Principe N°5
    5. La France insoumise est un mouvement utile tout de suite. Une partie significative de son activité est consacrée à des actions de solidarités concrètes. Elle impulse et soutient des dynamiques d’auto-organisation populaire à partir des colères, DES ESPOIRS ET DES ENTHOUSIASMES quotidiens.
    Après le Principe N°9 (La France insoumise est un mouvement qui se prépare à gouverner) AJOUTER :
    10. La France Insoumise est un mouvement pacifiste et internationaliste. Elle veut promouvoir une politique internationale de paix et de justice sociale en Europe et dans le monde, en synergie avec les mouvements populaires partageant ses valeurs dans les autres pays. »

    Une chance, un des nôtres a été tiré au sort, il sera le porte-parole de notre collectif et pourra compléter sur place à Clermond-Ferrand.

    Des critiques certes fermes mais toujours de l’enthousiasme et de la reconnaissance pour notre mouvement, du soutien à celles et ceux qui sont les cibles incessantes des merdias. Poursuivons sur de bonnes bases ce projet de société alternatif pour qu’advienne un autre monde, dépassons les multiples écueils de ses chemins périlleux !
    Amitiés insoumises.

  10. Point 8 des principes : la légitimité des espaces, équipes, assemblée représentative, doit être soumise à contrôle des insoumis signataires.
    La rotation dans les responsabilités et la pétition révocatoire devraient en être les outils.

  11. en remplacement du paragraphe 8 pour assurer la cohérence avec le projet de charte sur l’autre consultation

    La France insoumise est un mouvement non hiérarchique d’individus participant librement à des groupes de base qui en sont la seule structure politique permanente. Elle propose au niveau national des ressources financières, opérationnelles, intellectuelles et médiatiques mises à disposition des groupes et des autres instances de la France insoumise. Ces ressources permettent la consultation de chacun, l’élaboration collective de propositions lors de conventions présentielles, l’exercice du vote décisionnel, en ligne, individuel et secret.

  12. Sur le premier principe, « La France insoumise est un mouvement humaniste », je suis d’accord avec ce qui est dit mais je pense qu’il faut dire aussi plus fortement que nous luttons pour une autre société, ce qui veut dire d’autres rapports de production et d’autres rapports sociaux que ceux que nous connaissons sous la domination du capitalisme, et qu’il faut donc sortir, même si ce sera progressif, du système qui nous domine. Ne perdons pas de vue que l’humanisme est un principe éthique très général et quelque peu abstrait, dont tout le monde peut se réclamer, qui se prête à de multiples acceptions et qui reste formel ; il mérite d’être précisé et complété par un contenu POLITIQUE qui lui donne sens et valeur. Et qui permet de voir les vrais clivages, au delà d’un unanimisme de façade et d’un consensus illusoire et trompeur.

  13. Deux points importants qui, à mon sens, ne doivent pas être éludés :
    - les questions de démocratie :
    --> si les groupes d’appuis sont effectivement les composantes actives de notre mouvement, ces actions ne peuvent reposer que sur un travail d’éducation populaire de réflexion collective à propos des choix que nous entreprenons d’une part, ce qui implique un souci d’éducation populaire, de formation sur les sujets abordés, mais également un apprentissage sur la manière de débattre et, notamment, la recherche de convergences, le souci de trouver les consensus communs qui permettent d’avancer tous ensemble en référence à notre programme qui doit effectivement rester évolutif et enrichi.
    --> l’expression nationale doit aussi s’appuyer sur le va et vient des débats réciproques entre la « base » et le « sommet » du mouvement. Cela signifie donc que nous aurons besoin de vérifier ponctuellement tous ensemble cette adéquation et ne manquera pas de contribuer à un enrichissement mutuel.
    - l’organisation locale :
    --> si les groupes d’appui sont bien les structures de base de notre mouvement et décident de leurs actions, nous avons besoin de nous coordonner à certains moments dans un espace géographique donné pour pouvoir contrer les politiques de territoire qui sont mises en place : ainsi dans notre département des Ardennes, nous avons mené des actions ou expressions communes autour de questions cruciales autour de questions telles que disparitions de services publics (lignes de trains, services de santé, emplois précaires, ou réalisation d’une fête départementale des Insoumis ardennais…) qui nous donnent une force supérieure et un écho dans les médias sur des questions d’orientations économiques notamment.
    --> nous avons mis en place un billet d’informations régulier à l’ensemble des Insoumis qui se sont déclarés officiellement en soutien afin d’entraîner le maximum d’entre eux à ces actions quand c’était nécessaire (environ 150 inscrits actuellement).

    Cela ne nous a pas trop mal réussi et notre fête départementale des Insoumis a rencontré en septembre un écho très favorable que nous réitérerons l’an prochain !

  14. Sur le point « La France Insoumise est un mouvement culturel ». Je souhaiterai que l’on souligne bien la promotion du savoir partagé par tous, la démocratisation culturelle en tirant le niveau vers le haut.

  15. La charte dit :
    « La France insoumise est un mouvement collectif. Ses principales orientations et campagnes sont déterminées par une consultation en ligne des insoumis organisée régulièrement, notamment à l’occasion de ses conventions annuelles…. »

    Il faudrait ajouter : « la consultation des groupes d’action qui peuvent élaborer après un débat collectif une proposition collective et non seulement individuelle »

  16. La France insoumise est un mouvement humaniste. Elle défend l’émancipation globale de la personne humaine, la souveraineté populaire, la justice sociale, et l’harmonie entre les êtres humains et leur écosystème. Je propose d’ajouter à ces valeurs la défense de la solidarité internationale. Puisque nos révoltes contre le système ne s’arrêtent aux frontières.
    Le rôle des élu.e.s de la France Insoumise est aussi de soutenir les luttes par exemple le mouvement massif des pompiers du Gard contre les budgets d’austérité. Cela permet à la fois de rendre visible l’action de France Insoumise et de la populariser et de faire avancer les luttes.

  17. Bonjour,
    J’appuie les craintes et formulations de Rosa (Paris 19e). Je remarque aussi que beaucoup de contributions vont dans ce même sens et ce texte me parait essentiel et doit être pris en compte car il formule la recherche de beaucoup de sympathisants de la FI

  18. Je reposte le texte d’une dénommé rosa qui dit tout, rien n’est à rajouter merci à elle :

    Sur les principes : Rosa Paris 19è
    Ces propositions confirment les craintes que nous sommes nombreux à avoir exprimées, dans nos GA et nos assemblées depuis le début de la préparation de cette Convention nationale. Le problème de la démocratisation du mouvement n’a jamais été franchement mis à l’ordre du jour de cette CN, ne serait-ce que pour en discuter. Il faut au minimum que le mot même de démocratie apparaisse dans nos textes, au moins comme un objectif à atteindre à terme pour notre organisation.
    Il semble pour l’instant acté que les militants n’auront aucun autre moyen de peser sur le niveau national qu’un vote électronique annuel, ce qui correspond à une logique plébiscitaire, où nous aurons simplement à valider, individuellement et sans débat collectif préalable, des propositions conçues librement par une direction nationale non élue. Aucune initiative possible donc venant de la base : celle-ci a au mieux une fonction d’enregistrement. Quant à la « prise de décisions par consentement », elle revient à interdire l’expression (et donc la résolution) des désaccords internes et à empêcher tout débat collectif des militants entre eux : du moins nous pouvons bien discuter entre nous, mais ça n’aura aucun effet. Il est important au contraire que les décisions de la FI résultent de délibérations collectives et non d’une simple somme d’avis individuels récoltés par voie électronique.
    Pour beaucoup, l’enjeu de ce débat est d’éviter absolument de se transformer en parti. Il est en effet indispensable de ne pas reproduire la bureaucratie, l’étroitesse et l’inertie des vieux appareils politiques. En revanche, cette obsession « pas-un-parti » devient dangereuse si elle conduit à rejeter le principe d’une organisation interne démocratique, au motif que les idées de délibération, d’élection et de délégation ne sonnent pas très neuves. Nous risquons alors de ressusciter une forme encore plus archaïque d’organisation politique, le vieux modèle du parti avant-garde des masses, où une minorité savante autoproclamée décide d’à peu près tout.
    Si nous voulons éviter cela, nous devons adopter un système dans lequel des délégués désignés localement portent la parole des groupes d’insoumis au niveau national, et où la direction nationale est élue et contrôlée régulièrement (quel que soit la forme exacte de ce système, et sans remettre en cause l’intérêt du tirage au sort complément). Afin d’éviter tout risque de fossilisation, ces différents mandats peuvent être paritaires, courts, non renouvelables, impératifs, révocables, etc. : voilà de quoi faire de la FI un mouvement politique véritablement novateur. Il n’y a pas d’autre moyen de combiner la volonté de démocratisation avec le refus de la bureaucratisation : actuellement nous sacrifions l’une à l’autre.
    Dernier point : il ne s’agit pas là de points de principe, abstraits et théoriques, mais de problèmes aux conséquences pratiques et stratégiques immédiates :
    1. Comment, sans ce travail de démocratisation de la FI, répondre aux attaques sur le sectarisme et le centralisme du mouvement (qui rebutent beaucoup de gens pourtant proches de nous sur le fond) ?
    2. Comment défendre notre programme, qui repose pour une large part sur le principe d’une démocratisation radicale de la société, si nous ne sommes mêmes pas capables de démocratiser notre mouvement ?
    3. Comment attirer de nouveaux militants, et même simplement retenir et mobiliser ceux qui se sont inscrits au cours des derniers mois, si la seule perspective est celle de suivre des décisions prises par le haut, sans pouvoir les contrôler, sans pouvoir les initier, sans même pouvoir en débattre collectivement ? Déjà beaucoup de gens se démobilisent et nous quittent.
    4. Enfin, ce débat sur l’organisation interne du mouvement doit être vu comme le préalable à notre action politique future : la façon dont nous organisations la FI aujourd’hui est l’occasion de s’exercer à la manière que nous aurons de gouverner les mairies, les départements, les régions, l’Etat… Le principe « d’abord l’action, ensuite la démocratie » n’a jamais marché : on ne s’improvise pas démocrate une fois au pouvoir – c’est plutôt le contraire. Nous risquons là encore, sous la novlangue du « réseau », de « l’inclusif », du « polycentré » et de la « bienveillance », de reproduire de bien veilles erreurs historiques de la gauche.

    Sur les Groupes d’Action :
    1. Rosa (FI Paris 19) dit :
    10 novembre 2017 à 3 h 34 min
    Cantonnés à 12 personnes et interdits de se coordonner de quelque manière que ce soit, les GA ne peuvent avoir qu’une autonomie de façade, limitée par leur éclatement et leur échelle réduite – d’autant qu’ils doivent bien suivre les campagnes et mots d’ordre décidés au niveau national, sans avoir en retour aucun pouvoir d’initiative, même pas de pouvoir de participation et de contrôle à ces décisions nationales. Voilà pour le coup une conception du militantisme qui rappelle bien les vieux appareils politiques.
    Il ne suffit pas de nier les relations de pouvoir pour les faire disparaître. Actuellement il existe bien au-dessus des GA une direction de la FI, « polycentrique » et « gazeuse » si on veut, mais qui dirige le mouvement tout de même, sans être élue ni contrôlée par la base. Son efficacité n’est pas remise en cause, mais à terme, il faut que les GA puissent avoir une voix et un poids de premier plan à ce niveau national.
    Deux exigences semblent indispensables :
    1. Les GA doivent pouvoir former des coordinations, informelles ou plus institutionnalisées, pour mener des campagnes à plus grande échelle et pour permettre rencontres et débats des militants entre eux.
    2. Les GA ou des systèmes de coordination de GA doivent pouvoir désigner des délégués qui portent la voix, les discussions, les décisions, les initiatives des groupes locaux au niveau national, et réciproquement informent en toute clarté les groupes locaux des décisions de la direction du mouvement.
    Une solution intéressante serait d’avoir une assemblée régulière de la FI, composée pour partie de tirés au sort et pour partie de délégués élus par des GA (de manière tournante pour limiter le nombre) ou par des regroupements de GA (au niveau des arrondissements, circonscriptions ou départements par exemple). Le renouvellement serait fréquent, avec des mandats d’1 an par exemple, non renouvelables et révocables, et bien sûr paritaires. Cette assemblée aurait pour fonction d’élire la direction nationale, d’en contrôler les principales décisions, de faire remonter les initiatives et discussions des groupes locaux, ou encore de désigner nos porte-paroles et candidats. Nous aurions là un avant-goût du mouvement de démocratisation des institutions que nous voulons impulser en France – ce qui manque pour l’instant cruellement dans les propositions formulées pour cette Convention Nationale.
    Ceci est important aussi car le système boîte à idée / vote électronique / tirage au sort ne peut suffire à assurer une participation collective et démocratique au mouvement : il individualise et atomise la consultation des insoumis, alors que les décisions devraient au contraire résulter d’un moment de délibération commune. C’est le rôle que peuvent jouer les GA et coordinations de GA, si nous leur donnons une place plus centrale et plus décisive dans le mouvement. Plutôt que l’autonomie en fait très restreinte qui leur est accordée aujourd’hui, il faut que les GA aient une forme de souveraineté au sein de la FI.
    A tout le moins, il faut que la relation National / GA soit à double sens, alors qu’elle est uniquement descendante pour l’instant. Ce point devrait être inclus, au moins à titre d’objectif, dans cette charte.

  19. J’ajouterais volontiers deux termes qui ne sont pas écrits même s’ils sont bien présents dans l’esprit des principes :
    SOLIDAIRE et DEMOCRATIQUE
    au 1er paragraphe : dans le titre : La France insoumise est un mouvement humanitaire ajouter « et solidaire » + à la fin du texte : ajouter « en France et partout dans le monde »
    au 6ème paragraphe : dans le titre : La France Insoumise est un mouvement collectif ajouter « et démocratique »

  20. PRINCIPE PREMIER DE L’INSOUMISSION À LA VIOLENCE : LE PRINCIPE FONDAMENTAL DE NON-VIOLENCE ET DE FRATERNITÉ 

    [Ressources]
    *Les Mots sont des fenêtres (ou bien ce sont des murs). Initiation à la Communication Non-Violente, Marshall B. ROSENBERG, La Découverte, 2016 (3ème édition). 

    *L’avenir en commun, programme collectif et évolutif de la France insoumise

    [Résumé]
    Notre mouvement est un mouvement insoumis à la violence sous toutes ses formes, psychologique, verbale et physique, individuelle, politique, écologique, guerrière et sociale ; notre mouvement est un mouvement non-violent, qui promeut la fraternité sous toutes ses formes, familiale et éducative, sportive et populaire, festive et culturelle, professionnelle ou personnelle, individuelle ou communautaire, associative ou institutionnelle, solidaire, humanitaire et humaniste, tant qu’elles ne contreviennent pas directement ou indirectement à notre insoumission première à la violence.
    Définition non-exhaustive de l’OMS : La violence est la menace ou l’utilisation intentionnelle de la force physique ou du pouvoir contre soi-même, contre autrui, ou contre un groupe ou une communauté, qui entraîne ou risque d’entraîner un traumatisme, un décès, des dommages psychologiques, un mal développement, ou des privations.
    Définition insoumise complémentaire : La violence est un acte qui fait ressentir un mal inutile, excessif et anormal dans le monde naturel à un autre être vivant, et qui, s’il n’est pas interrompu, conduit inévitablement à la mort de l’être vivant soumis à cette violence. 

    Le principe fondamental de non-violence et son corollaire de fraternité sont constitutifs de notre mouvement selon les principes, préambules, définitions et organisations et appendices suivants :

    PRINCIPE PREMIER :

    Préambule : Les principes sont les conditions premières de la mise en mouvement d’un groupe humain, et sont d’abord appliqués aux unités premières d’un groupe humain que sont les individus. La condition première de la mise en mouvement d’un individu est le respect non-violent et fraternel de sa liberté de penser et d’exprimer sa pensée. 

    Principe :
    [Définition]
    Tous les individus dits insoumis renaissent libres et égaux en droit et en acte au sein de la fraternité humaine. Ils deviennent libres en droit de penser et d’exprimer leur pensée sans être violenté à cause de leur pensée ou de son expression ; ils deviennent par là-même égaux en acte devant le principe fondamental de non-violence psychologique, verbale et physique, qui doit être visé, appris et appliqué partout et avec constance par tous les insoumis, car seul ce principe de non-violence garantit en acte le droit de leur liberté de penser et d’exprimer leur pensée sans être violenté à cause de leur pensée et de son expression.
    Tous les individus dits insoumis sont insoumis à la violence de l’autre comme à leur propre violence, que sa forme soit psychologique, verbale ou physique. 

    Appendice : Ainsi, un raciste, un pollueur, un sexiste, un matérialiste, un fondamentaliste religieux, un nationaliste ou encore un terroriste, qui nie ou limite fortement par sa violence la fraternité humaine, ne cesse pas d’être vu comme un frère humain pour autant, mais se verra bien plutôt bénéficier de cette sincère fraternité humaine de la part de tous les insoumis, car c’est le seul et le meilleur moyen pour qu’il devienne lui-même insoumis et se libère de ses chaînes de haine, de colère et de peur. Toutefois, toute violence psychologique ou physique est d’abord neutralisée (et non punie) par des moyens non-violents (comme la contention physique) ou non-mortels (si la violence à neutraliser est elle-même imminemment ou ouvertement mortelle) avant de bénéficier de cette fraternité humaine.

    PRINCIPE SECOND :

    Préambule : Les individus insoumis sont rassemblés en peuple par les présents principes, à l’échelle collective de la France. En tant que citoyen, ils s’appliquent à eux-mêmes et font appliquer et promouvoir ces principes aux autres citoyens par des représentants élus ou tirés au sort.
    Pour garantir la liberté, l’égalité et la fraternité définies en droit et en acte pour les individus insoumis dans le Principe Premier, elles sont ici définis en droit et en acte pour la France insoumise, son peuple et ses représentants démocratiques. 

    Principe :
    [Définition]
    La démocratie est le pouvoir du peuple (tout entier), par le peuple (non-violent), pour le peuple (fraternel).
    Tous les citoyens sont libres et égaux dans l’usage de leur droit de connaître et comprendre le pouvoir, grâce au devoir de transparence de leurs représentants sur toutes leurs actions.
    Tous les citoyens ont le devoir de comprendre le pouvoir, grâce au devoir de leurs représentants et à leur propre liberté de citoyen d’organiser des formations à l’information, au débat et à la vie démocratiques, non-violents et fraternels en général.
    Tous les citoyens sont libres et égaux pour candidater à une élection de représentant ou pour proposer un vote pour l’application d’une idée, et pour la participation à ces élections et ces votes en tant que votant.
    [Organisation]
    Si une proposition de vote, via une pétition, attire un certain nombre de soutiens équivalent à la majorité du nombre de membres actifs des groupes d’action, elle bénéficiera d’un débat public insoumis et d’une consultation générale en ligne. Toutes les propositions de vote ainsi sélectionnées sont rassemblées tous les trimestres pour être votée par consultation générale sur le site internet dédié.
    Les conditions de décision démocratique de ces élections et de ces votes sont : le vote majoritaire ou le tirage au sort.
    Les représentants sont élus ou tirés au sort parmi des candidats volontaires, et leurs collaborateurs exécutifs élus ou choisis (avec la justification publique et transparente de leur choix) par les représentants décisionnaires.
    Suivant le contexte du choix de représentants ou de leurs collaborateurs, la proportion entre tirage au sort, nomination et élection, ainsi que la durée et le nombre de mandats cumulables seront débattus et votés à la majorité par le peuple.
    L’unité de base qu’est le groupe d’action a pour mission de partager, débattre et voter des propositions de vote et des représentants locaux.
    Tout autre unité locale, départementale, régionale ou nationale communique, propose des rassemblements et des votes collectifs aux groupes d’appui de la même échelle ou à l’ensemble des citoyens, mais n’a pas pour mission de remplacer ou de diriger les groupes d’action y participant. 

    Le peuple reconnaît par ces mesures de contrôle du pouvoir son rapport de force non-violent et fraternel avec ses propres représentants, leurs collaborateurs et les groupes d’action. 

    Appendice : Le peuple qui vise la démocratie technique a aussi besoin d’une république fraternelle : la chose publique doit impliquer un maximum de citoyens de tous horizons, insoumis ou pas encore, dans des réflexions essentielles et des actions nécessaires, tout en faisant déjà vivre le bonheur que vont nous apporter ces réflexions et ces actions… L’art du rassemblement à toutes échelles, du débat, de la fête, de la culture, du travail d’équipe écologique ou militant sont autant de moments où démocratie et république, réflexion et action, nécessité et bonheur doivent être rassemblés. La non-violence constitutive de notre mouvement ne se vit pas qu’au négatif, mais aussi au positif, ce qui ne fait que la renforcer. « C’est aussi cela, la paix », et la fraternité.

    PRINCIPE TROISIÈME :

    Préambule : Ce troisième principe aborde toujours nos conditions premières, primordiales, de l’existence durable de notre mouvement. Notre mouvement est le mouvement d’individus, le mouvement d’un peuple, un peuple d’hommes qui vivent, certes, dans un monde culturel qui développe et enveloppe leur pensée et leurs actes, mais surtout dans un monde naturel qui conditionne leur vie et leur mode de vie. Si les méthodes pour appliquer le principe fondamental de non-violence envers la nature peuvent être sujettes à débat, l’objectif et les risques qu’il pose ne le sont pas, et ont donc toute leur place dans le présent principe de la France insoumise. 

    Principe :
    [Définition]
    Le principe fondamental de non-violence de notre mouvement s’applique non seulement aux relations individuelles, collectives, mais également au monde naturel duquel elles font intégralement partie.
    Le monde naturel est constitué de tous les êtres vivants et des ressources vivantes et non-vivantes qui leur sont nécessaires pour vivre en harmonie. 

    [Organisation]
    La non-violence visée par la France insoumise concerne en particulier les sujets suivants : le contrôle de la reproduction vivante, humaine en particulier ; les interventions dans le corps vivant, humain en particulier ; l’exploitation des ressources naturelles vivantes ou étant nécessaire aux vivants pour vivre en harmonie ; la transformation, la consommation et le traitement des déchets de ces ressources naturelles ; la sécurité du monde naturel tout entier mise en péril par l’énergie nucléaire et ses possibles accidents.

    Appendice : Les mots-clés montrant la violence risquée lors de chacun de ces sujets sont : malthusianisme, eugénisme ; transhumanisme ; prédation et épuisement des ressources naturelles ; pollution des corps vivants, humains en particulier ; arme de destruction à l’échelle planétaire au nom de la « force de dissuasion » (suicidaire, et non partageable par tous les pays).
    Les mots-clés indiquant la non-violence possible lors de chacun de ces sujets sont : politique d’incitation démographique, éducation philosophique et éthique sur l’amour et le sexe ; recherche scientifique et débat éthique sur la dignité humaine ; règle verte régulant nos modes de production et de consommation ; organisations non gouvernementales de contrôle (indépendantes et puissantes) des pollueurs ; arrêt du nucléaire.
    Autre version de l’appendice de la non-violence, plus sujette à discussion : promouvoir un idéal de sobriété heureuse dans notre relation avec la nature : accepter de ne pas décider du nombre de nos enfants ; accepter de ne pas avoir d’enfants si c’est naturellement impossible, accepter la mort si elle est naturelle ; ne prendre à la nature que ce dont nous avons besoin, et réduire ce besoin si notre nombre est encore trop important par rapport à ce que la nature peut nous offrir sans être violentée ; s’efforcer de réparer et recycler plutôt que de jeter et racheter les biens ; renoncer à l’énergie nucléaire et se contenter des énergies renouvelables non polluantes.

    PRINCIPE QUATRIÈME

    Préambule : Le présent principe revient à la question de la non-violence à l’échelle collective, entre les peuples d’un même pays, entre les peuples de deux pays, ou encore entre les peuples de de plusieurs régions différentes. 

    Principe :
    [Définition]
    La non-violence totale visée par le peuple aux échelles individuelle et naturelle est aussi visée à l’échelle collective entre les peuples en cas de conflit possible, imminent ou ouvert.
    [Organisation]
    En cas de conflit possible, imminent ou ouvert, les membres et en particulier les représentants du peuple publieront toujours et soumettront d’abord au vote leur projet d’agir de manière non-violente sur les causes concrètes du conflit, leur projet de comprendre les raisons abstraites de l’ennemi, et leur projet de mesurer les conséquences de toutes natures, de toutes durées et de toutes tailles de la violence générée par le conflit. Le délai de ces projets pouvant être très court en cas de conflit ouvert, ils doivent être constamment préparés en cas de conflit possible ou imminent.
    Si la mise en œuvre de ces projets échoue à résoudre le conflit, la non-violence totale visée pourra être suspendue par le peuple par référendum : le choix de la non-violence restera donc possible même face à l’invasion ennemie, si la majorité du peuple ne souhaite pas la guerre. Si le choix du peuple est la violence, la guerre aura pour seul but de rétablir la paix ou a minima un conflit non-violent.
    La guerre sera une violence défensive, strictement nécessaire, et le pouvoir ne pourra contraindre les objecteurs de conscience à y participer de manière directe.
    La non-violence partielle reste visée, même par la guerre qui l’empêche d’être totale tant qu’elle a cours. Comme pour les individus dans l’Expression de la pensée et le peuple dans la Démocratie et République, et des deux dans le monde harmonieux de la nature, la fraternité humaine comme version positive de la non-violence sera maintenue autant que la sécurité des citoyens le permet pendant la guerre, et ravivée également dans l’après-guerre avec l’ancien ennemi.

    PRINCIPE CINQUIÈME

    Préambule : Le principe fondamental de non-violence concerne la violence psychologique (P1), politique (P2), écologique (P3), guerrière (P4), mais également les violences sociales causées indirectement mais tout aussi gravement par un certain usage de l’argent et de la propriété. 

    Principe :
    [Définition]
    L’usage de l’argent (et de la propriété, associée à lui à chaque occurrence de « l’usage de l’argent) est violent socialement ou cause des violences sociales lorsqu’il sert à s’approprier un bien ou un service en étant ou sans être conscient du mal fait hommes privés de ce bien ou de ce service.
    L’usage de l’argent est fraternel lorsqu’il sert à échanger, mettre en commun, bref, aimer et aider son prochain comme soi-même.
    [Organisation]
    L’usage de l’argent est soumis à une transparence et une justification totale de tous ses usagers du peuple.
    L’usage de l’argent par les représentants et par les groupes d’action est soumis à un droit de véto sur proposition de vote du peuple.
    Les différents usages de l’argent et des propriétés récoltés uniquement par dons sont votés par le peuple à chaque convention annuelle, et peuvent être votés à nouveau en cours d’année sur proposition de vote.
    Les représentants, leurs collaborateurs, et les membres des groupes d’action sont bénévoles et reçoivent des indemnités pour leur mission quand celle-ci le nécessite, et non des salaires pour leur travail. 

    ***Méthode des PRINCIPES
    & Méthode CONSTITUANTE***

    1. Chaque proposition doit être intégrée à la présente constitution de principes. Si lorsqu’elle s’y intègre l’une d’entre elles semble entrer en contradiction avec une ou plusieurs des autres propositions, le devoir de l’équipe de synthèse est de rédiger un point de débat résumant les propositions en cause et ce qui les fait se contredire (contradiction dans les termes, ou contradiction implicite dans les causes, les motivations suggérées par la proposition ou sa formulation).

    2. La constitution de principes doit être lisible par tous, et pourtant la précédente mesure risque d’en augmenter la taille et la complexité. Le devoir de l’équipe de synthèse est donc de :
    - proposer une première version complète, longue et complexe si c’est nécessaire ;
    - la soumettre au vote point par point avec nouvelle possibilité de débat lorsqu’elle n’a pas la majorité (débat préalable sur l’exigence de cohérence de notre peuple : majorité à 50% ou plus ?) ;
    - définir une nouvelle version complète qui règle un maximum de débats et laisse le désaccord de ceux qui n’ont pas été réglés visible dans la rédaction même du texte ;
    - proposer une nouvelle version synthétique et lisible par tous, courte et simple dans la mesure du possible, en ne laissant dans le texte que les propositions votées à la majorité, et en mentionnant un dernier principe qui indique l’existence d’une version longue où sont exprimés dans la rédaction du texte les débats passés et ceux encore actuels, ce dernier principe affirmant donc la nature évolutive constante des principes selon un mode de constitution voté à la majorité au préalable.
    - soumettre au vote majoritaire l’ultime version synthétique et commune à la majorité du mouvement. 

    3. Ce mode de constitution demande bien sûr tout d’abord d’être voté à la majorité, si la majorité a elle-même été définie et votée (à la majorité médiane effective, par une convention forcément arbitraire mais raisonnable de par son succès passé, et modifiable à l’avenir) au préalable. Tout cela demande également du temps et du travail, de la passion et de la patience, conditions sine qua non d’une constitution de principes qui nous permettra de nous « tenir tous ensemble », fiers de notre avenir en commun.

  21. PRINCIPE PREMIER DE L’INSOUMISSION À LA VIOLENCE : LE PRINCIPE FONDAMENTAL DE NON-VIOLENCE ET DE FRATERNITÉ 

    [Ressources]
    *Les Mots sont des fenêtres (ou bien ce sont des murs). Initiation à la Communication Non-Violente, Marshall B. ROSENBERG, La Découverte, 2016 (3ème édition). 

    *L’avenir en commun, programme collectif et évolutif de la France insoumise. 

    [Résumé]
    Notre mouvement est un mouvement insoumis à la violence sous toutes ses formes, psychologique, verbale et physique, individuelle, politique, écologique, guerrière et sociale ; notre mouvement est un mouvement non-violent, qui promeut la fraternité sous toutes ses formes, familiale et éducative, sportive et populaire, festive et culturelle, professionnelle ou personnelle, individuelle ou communautaire, associative ou institutionnelle, solidaire, humanitaire et humaniste, tant qu’elles ne contreviennent pas directement ou indirectement à notre insoumission première à la violence.
    Définition non-exhaustive de l’OMS : La violence est la menace ou l’utilisation intentionnelle de la force physique ou du pouvoir contre soi-même, contre autrui, ou contre un groupe ou une communauté, qui entraîne ou risque d’entraîner un traumatisme, un décès, des dommages psychologiques, un mal développement, ou des privations.
    Définition insoumise complémentaire : La violence est un acte qui fait ressentir un mal inutile, excessif et anormal dans le monde naturel à un autre être vivant, et qui, s’il n’est pas interrompu, conduit inévitablement à la mort de l’être vivant soumis à cette violence. 

    Le principe fondamental de non-violence et son corollaire de fraternité sont constitutifs de notre mouvement selon les principes, préambules, définitions et organisations et appendices suivants (dans un commentaire dépassant les 1000signes…).

  22. Il manque désespérément un principe consacré à l’Ecologie . Les problèmes écologiques sont tels dans notre pays , qu’ils méritent bien d’y consacrer un principe. Je propose que ce principe soit placer en seconde position afin d’exprimer qu’il est bien fondamental :
     » La France Insoumise est un mouvement écologique attaché aux valeurs de la protection du Vivant et à la défense de la Biodiversité animale et végétale.
    Sur le plan énergétique , la FI se positionne clairement antinucléaire et revendique l’arrêt urgent des réacteurs âgés de plus de 30 ans.Elle propose la mise en place d’un programme d’économies d’énergie pour éradiquer les gaspillages, un programme d’investissement d’envergure dans l’efficacité énergétique et enfin un programme d’investissement décentralisé dans les énergies renouvelables.Ces mesures concourant par la même à lutter contre le réchauffement climatique.
    La France Insoumise est également particulièrement attachée à la Défense des Terres Fertiles afin d’assurer la sécurité et la souveraineté alimentaires de la France . Elle revendique la priorité donnée à l’agriculture biologique locale, la seule qui permette à la fois de préserver la santé de l’Environnement, celle des populations et l’emploi des agriculteurs.
    La France Insoumise est particulièrement attachée à la préservation des milieux marins et de la ressource halieutique. »

  23. Ok, no souci,

    Autant la formulation sur la charte des GA me heurte, autant j’adhère aux principes de la Fi !

    Résistance !

  24. La France insoumise est un mouvement humaniste. OK
    La France insoumise est un mouvement ouvert et populaire. Qui se doit de soutenir et appuyer les luttes avec ou sans les syndicats s’ils font défaut.
    La France insoumise est un mouvement réseau. Certes, mais l’autonomie laisse parfois la loi du plus fort risque par des rapports d’influence, Aussi nous devons trouver les moyens de garantir l’autonomie de GA en nous donnant des coordinations respectant la parole de chaque groupe.
    La France insoumise est un mouvement tourné vers l’action. OK
    La France insoumise est un mouvement utile tout de suite. OK
    La France insoumise est un mouvement collectif. OK , Mais il faut veiller à ce que les groupes d’Appui soient représentés lors des conventions,
    La France insoumise est un mouvement bienveillant et inclusif. TRES OK
    La France insoumise est un mouvement polycentrique. OK
    La France insoumise est un mouvement qui se prépare à gouverner. OK
    La France insoumise est un mouvement culturel. En soutenant les initiatives collectives pour faire vivre des lieux comme des Friches Culturelles permettant de diffuser et partager la culture.
    La France insoumise est un mouvement évolutif. Inventer en lien avec la base, les Groupes d’Appui.

  25. Ayant quelques difficultés avec les mots en ce moment, je fais bref :
    > dommage d’être « négatif » comme lorsque vous parlez des « colères quotidiennes ». Il est tout aussi possible d’avancer grâce a l’espoir, de bonnes idées…une contribution le propose…
    pour le reste, important de laisser une grande marge à l’initiative locale, cela permet de s’adapter à son environnement.

  26. Globalement les principes me conviennent bien. Quelques améliorations à apporter, c’est normal le mouvement est jeune et progresse tous les jours. Je n’ai aucune méfiance vis à vis de l’équipe opérationnelle. Les rumeurs relatives au tirage au sort sont surement fausses sinon je n’aurai jamais été tirée au sort….
    Article 1 – La FI est un mouvement humaniste, ( a ajouter)révolutionnaire et laïque.
    Article 2 –La FI est un mouvement ouvert et populaire (à ajouter) et rassembleur.
    Article 3 – L’organisation en groupes d’action me convient. En limiter le nombre me parait indispensable pour permettre des vraies actions. Les membres inactifs n’ont qu’à créer des groupes d’inactifs, cela évitera qu’ils ralentissent et alourdissent les groupes d’actifs. Attention au fonctionnement vertical au sein des groupes d’appui avec des prises de paroles monopolisées (en particulier par les militants expérimentés). Attention à l’utilisation des logos FI utilisés par des groupuscules.
    Article 4 – Ses moyens financiers …L’organe financier devra rendre des comptes régulièrement et en toute transparence. Les subventions allouées aux groupes d’appui devront être équitables et vérifiables.
    Article 5 – le mot « colères » me convient bien. Il faudrait y rajouter : liées aux injustices
    Article 6 – La FI est un mouvement collectif et (à rajouter) démocratique. N’ayons pas peur des mots.
    Article 7 – La prise de décisions par consentement dans les groupes d’appui doit être obtenue grâce à des méthodes permettant l’expression de TOUS. La mise en minorité doit être évitée au maximum pour éviter de bâillonner les indécis. Les prises de paroles « SYSTEMATIQUES » des encartés ne permettant pas aux « jeunes militants » de s’exprimer , doivent être bannies.
    Article 8 – l’assemblée représentative réunissant des membres des espaces nationaux et des insoumis-es… D’accord mais tous sont tirés au sort, les membres nationaux y participant sont aussi tirés au sort.
    De manière générale les membres des « espaces nationaux » doivent être élus par les militants (durée limitée et révocable) ou encore mieux désignés en conformité avec les principes de notre 6ème république.
    Article 9 – Les candidat-es aux élections doivent être désignés par un vote et non par cooptation.
    Pour gouverner, la FI doit rassembler une majorité large du peuple. Les querelles entre anciens mouvements de gauche (y compris le PCF) doivent disparaitre définitivement. Les anciens partis de gauche (Ensemble, PG, VERTS…) groupuscules devraient d’ailleurs être dissous. Les nouveaux militants doivent être mandatés le plus possible dans cette mission de rassemblement car ils ne trainent pas d’historique.
    Article 10 – C’est quoi l’idéologie dominante, ce terme ne peut pas rester car ca évolue tous les jours et ce sera peut-être nous bientôt. Cela ne veut donc rien dire. Par ailleurs l’écriture inclusive doit être maintenue.
    Article 11 – article essentiel. Il est excellemment rédigé.

  27. Brièvement puisque beaucoup a été dit, inutile donc de répéter longuement 

    - d’accord pour supprimer l’écriture dite inclusive, qui exclue les « lecteurs non confirmés », nombreux dans les classes populaires, et n’apporte rien à l’égalité homme-femme.

    - Je rejoins également les nombreuses contributions- dont celle de Rosa- qui relèvent l’absence de démocratie. Compte tenue du poids de certaines expériences historiques (stalinisme …) Nous devons prouver que nous sommes réellement, dans nos gènes politiques, démocrates, et que si nous arrivions au pouvoir la revendication d’une 6e République et d’une implication politique des citoyens n’est pas un leurre électoraliste

    - « La France insoumise est un mouvement humaniste. Elle défend l’émancipation globale de la personne humaine, la souveraineté populaire, la justice sociale, et l’harmonie entre les êtres humains et leur écosystème. »
    Il ne peut y avoir de mouvement humaniste ni d’émancipation – l’histoire l’a prouvé-si la religion exerce la moindre influence sur l’espace public. Nous devons donc affirmer que nous sommes un mouvement laïque. Je propose donc la formule : « « La France insoumise est un mouvement humaniste laïque »

  28. Commentaire pas si deplace que cela : Il y aura cette fin de semaine une reunion d une partie de la gauche internationale a Marseille, et la France insoumise n y participe pas … Pour ma part, je regrette cette absence.

    En ce qui concerne les principes, il manque surement quelque chose sur le cote internationale, la France insoumise et le monde.

    Des suggestions :
    *Il me semble indispensable de profiter de la convention pour repenser le nom, France insoumise - un peu mieux qu ‘indignes’ , mais qui se define par la negative, insoumis a quelque chose. Le plus important, a mon avis, serait de clarifier des idees par lequel on se bat, par ce qu on souhaite… ‘L avenir en commun’ me semble un nom plus fort, et plus fort encore ’ l humain d abord’, d ailleurs en accord avec le principe 1.

    * Cela a deja ete mentionne, et j appuie fortement : principe ‘mouvement evolutif’ en 3e ou 4e position, principe ‘culture’ en 4e ou 3e position.

  29. Je me joins à tous ceux et celles qui insistent sur la nécessité d’un travail de mise en forme assez précise du mouvement pour qu’il garantisse à la fois la démocratie et l’efficacité. Je plaiderais pour l’institution d’une assemblée constituante de la France Insoumise par la présente convention. Il s’agit véritablement de rénover de fonds en comble le principe de la représentation/participation du peuple à la vie politique, ceci après l’effondrement des partis, la casse des syndicats etc… Ce n’est pas une mince affaire, et le moule (très positif) de la présidentielle doit être dépassé, car il est bien trop insuffisant pour nous fournir une perspective vraiment opérationnelle et perenne à grande échelle. JLM nous a dit qu’il voyait la FI comme un double réseau, horizontal et vertical. Il a en même temps rappelé ses convictions jacobines. Il a écrit « l’ère du peuple » qui définit celui-ci par ses actions… Je suis d’accord avec lui, mais on voit bien que la sauce n’a pas encore vraiment pris. Les contradictions restent à réduire, les liens à se tisser, il faut donc prendre le temps nécessaire à ce travail constitutionnel. Et je n’oublie pas que ce n’est pas seulement un problème français, qu’il est mondial et en particulier européen de façon brûlante. 

    Nouveau principe : La France Insoumise est une forme nouvelle et révolutionnaire de représentation/participation du peuple à la vie politique. Cette forme est débattue et établie par une assemblée constituante désignée parmi ses membres puis soumise au vote de tous.

  30. Bonjour,
    Pour moi manque quelque chose de très important dans les principes de la FI.
    Si je trouve très bien qu’on y parle, entre autre, de parité, de lutte contre le racisme et le sexisme, il n’y a rien sur le fait que ce mouvement soit réellement « populaire ». C’est-à-dire de favoriser les couches les moins favorisées de la population. Il y a surtout des classes moyennes, voire supérieures. Et beaucoup de blanc.he.s.
    Pour l’instant, ce n’est clairement pas un mouvement populaire et il ne prendra le pouvoir que quand il le sera.
    Fraternellement insoumis,
    Stéphane

  31. Le point suivant : La France insoumise est un mouvement culturel. devrais être présenter bien plutôt, placer sans doute en quatrième. Il est pour le moment placé avec des principes liés a l’action et l’organisation, tandis que les premiers principes sont plus généraux et décrive des intentions / vocations politique.

  32. Je trouve passionnant l’énoncé détaillé des principes que propose le mouvement « La France Insoumise », c’est comme un début prometteur d’avenir qui pourra être légué mais il faut bien « bosser » sur ce que chacun peut déjà accomplir, pour vite entrer dans une ère de respect des espaces où nous vivons en particulier (nos choix et actions privés sont essentiels) et des espaces planétaires en général (les groupes d’action doivent devenir une force efficace de proposition et de quête des voies qui conduiront continûment à des résolutions de problèmes). Ce qui est passionnant également se présente en notre espérance de damer le pion au fatalisme, qui n’est peut-être qu’une flemme à participer à des transformations. En tout cas merci à toutes ces énergies qui nous rejoignent après avoir su repérer que nous souhaitions nous associer aux mêmes intentions.

  33. Pour une ASSEMBLÉE CONSTITUANTE DE LA FRANCE INSOUMISE.

    Double objectif :
    Initier un processus démocratique apte à satisfaire tout le monde au sein de la FI et former le peuple français partout sur le territoire au processus constituant qui permettra à terme la mise en place de la 6éme République.

    En effet, la mise en place d’une assemblée constituante de la FI, par exemple moitié par élection dans les départements et moitié par tirage au sort parmi les volontaires de la FI permettra une représentation de tous et de toutes les idées.

    Dans le même temps, le fait d’organiser partout sur le territoire cette élection permettra par la médiatisation et l’écho qui en sera fait de familiariser l’ensemble de la population au processus constituant et finira par convaincre que c’est possible ! Des débats partout, entre candidats, sur des sujets souvent absents du champ médiatique sera comme un électrochoc dans la population. Souvenons-nous de la campagne pour le référendum de 2005 !

    De plus, cela permettra l’émergence de nouvelles têtes qui ne feront qu’apporter de l’énergie - renouvelable ! - à notre mouvement. J’en veux pour preuve le bol d’air frais qu’apportent nos 17 députés, tous plus brillants les uns que les autres, dans le ronron du vieux monde politique. 

    Je ne vais pas plus loin dans l’argumentation, tant cette idée me parait évidente. Avançons, innovons et transformons !

  34. « La France insoumise est un mouvement ouvert et populaire »
    Parmi les 500,000 signataires FI, combien sont encore réellement signataires ? Il faudrait à minima demander régulièrement (annuellement par exemple) aux signataires de renouveler leur adhésion au mouvement.

    « La France insoumise est un mouvement réseau. »
    Le réseau est embryonnaire et nullement démocratique. 

    « La France insoumise est un mouvement bienveillant et inclusif. » 
    Pour éviter ou du moins minimiser les compétitions internes, les conflits de personnes et les affrontements de courants, nous pouvons nous inspirer des vécus d’autres organisations. La FI est pilotée actuellement par un état-major autoproclamé et recrutant par cooptation. Cette démarche était adaptée au lancement de la candidature de Jean-Luc Mélenchon et de l’Avenir en Commun. Maintenant, elle est devient un handicape et permet, potentiellement, des luttes de pouvoirs souterraines et sournoises.
    Je propose quelques mesures à titre d’exemples.
    Une procédure de contrôle des tirages au sort, comme c’est le cas pour des élections classiques, serait souhaitable pour mettre fin aux rumeurs.
    L’instauration d’une commission de contrôle des finances de la FI permettrait aussi de clarifier certains débats. Ces membres pourraient, pour partie, être tirés au sort. 

    « La France insoumise est un mouvement évolutif. »
    Ce dernier point résume parfaitement le travail qui reste à faire en matière de démocratisation du mouvement pour qu’il soit en accord avec la vision démocratique que notre programme revendique pour le monde.

  35. J’aimerais voir précisé que FI est un mouvement anti capitaliste et qui se bat pour une transition vers un authentique communisme, vers une société emancipatrice, dans le respect de l’individu, des animaux et du vivant en général.

  36. J’approuve tous les commentaires qui ont mis en évidence les limitations actuelles du processus de participation démocratique de tou.te.s les insoumi.se.s dans la définition et précision de nos principes.
    Également, j’approuve les critiques émises concernant -dans la synthèse de la boîte à idées- l’ABSENCE DE PRÉCISIONS SUR LE MODE D’ORGANISATION qui permettra que nos principes soient respectés en tout moment.
    Je partage aussi les inquiétudes de beaucoup de contribut.rices.eurs en relation à l’existence d’une direction nationale de facto, essentiellement non élue par les bases du mouvement, ce qui fut initialement légitime dans le processus de constitution d’un mouvement totalement nouveau lors des campagnes électorales, mais qui doit évoluer à partir de maintenant au moyen d’un processus de discussion progressif où des différentes OPTIONS DE STRUCTURATION DÉMOCRATIQUE ET DE MÉTHODES D’ORGANISATION soient présentées et débattues pour que finalement une FORME PRÉCISE SOIT DÉCIDÉE par l’ensemble de nos adhérents.
    Je regrette que les propositions faites dans la boîte à idées consacrée au thème de l’organisation aient été « synthétisées » sous la forme de PRINCIPES très généraux, que j’approuve, mais qui par leur nature, n’expriment pas les voies concrètes nécessaires à leur application.
    Il nous manque, principalement, un texte qui propose un ou plusieurs modèles de structuration en RÉSEAU et de modes de FONCTIONNEMENT qui soient compatibles avec les PRINCIPES proposés. Le mode actuel de fonctionnement montre que la production d’un tel instrument de travail est extrêmement difficile et que les bribes de propositions dans ce sens qui ont été soumises dans la boîte à idées (dont la mienne) n’ont aucune chance d’être présentées in extenso et encore moins d’être débattues.
    Je propose, donc, que la convention décide d’OUVRIR UN PROCESSUS CONSTITUANT, de réflexion, d’étude et de débat informé sur l’ORGANISATION DU MOUVEMENT qui ne soit pas clôturé lors de la Convention du 25-26 novembre, et que des dispositions soient prises pour l’organiser à l’échelle nationale pour une période suffisamment étendue afin d’arriver à produire un texte définitif démocratiquement décidé.
    La tâche d’organiser un mouvement comme le nôtre en respectant tous nos PRINCIPES n’est pas une entreprise triviale. Notre forme de organisation nous devons l’INVENTER de telle sorte que l’horizontalité démocratique soit préservée au même temps que l’efficacité de notre action soit assurée à tous les échelons. Pour cela, on devra prendre acte de toutes les tentatives échouées et réussies que d’autres mouvements populaires ont mis en place, soit en France ou dans d’autres pays.

  37. Je fais une proposition concrète pour le 10e principe sur la FI comme mouvement culturel : créer un atelier Histoire ; Je pense qu’il y a de nombreux historiens, comme moi, à la FI. Chacun, avec sa compétence, pourrait écrire des textes de vulgarisation sur des points d’histoire importants et contribuer ainsi à la formation de tous.

  38. L’absence du mot démocratie des principes de base ici doit nous inquiéter.
    Il est impératif que la démocratie se développe à tous les échelons de FI, des GA au sommet.

    La méthode plébiscitaire des votes en ligne, uniquement sur certaines choses, laissant les autres décisions à la fantaisie de dirigeants dont la légitimité pose problème, ne permettra pas au mouvement de rester ouvert au plus grand nombre, et surtout d’avoir une efficacité électorale optimale. 

    A chaque fois (on l’a vu cette année) que des candidats ou des mouvements semblent ou sont en contradiction avec ce qu’ils prônent, ils en paient le prix électoral. Ne laissons pas ce mouvement se rabougrir par son sommet ; donnons aux dirigeants l’occasion d’être légitimés par des procédures démocratiques, avant que les militants perdent l’envie de leur faire confiance.

    On lèvera ainsi également l’ambiguité de prises de positions de dirigeants dont on ne sait pas si elles engagent FI, leur personne propre ou leurs partis respectifs.

  39. Les finances de la FI :
    Je suis favorable à une cotisation annuelle comme pour une Asso, avec un minimum de qques euros jusqu’à x, selon les possibilités de chacun.
    Je suis aussi pour que les élus reversent la totalité de leurs indemnités à la FI. La FI doit rémunérer ses élus, ses permanents, ses techniciens selon une politique salariale respectant les principes de l AEC.
    C’est pour moi, fondamental, pour éviter la tentation au carrierisme de nos élites.

  40. 10 novembre 2017

    Veuillez me pardonner si tout cela fait un peu péle mêle mais je n’aurait guére le temps de fignoler .… Je partage beaucoup des idées du programme « l’avenir en commun » mais je tiens a rappeler que le programme précédent de JLM s’appelait « l’humain d’abord » et les perspectives du programme actuel qui parle de conquête spatiale , d’homme augmenté , de tehno science , de robotisation etc … me font trés peur …
    on a l’impression d’une approbation presque des théses du transhumanisme .… j’espére me tromper !!
    je voudrais que l’on insiste plus dans ce programme sur la notion de citoyenneté car je pense que c’est la seule façon de ne pas tomber dans les piéges du communautarisme et de l’identité
    Il faut demander la supression de l’info sur les cours de la bourses à la radio !!

    il faut une délocalisation territoriale et même locale des projets de transition énergétique pour qu’ils soient une avancée en matiére d’environnement mais aussi de démocratie 

    sur l’Europe que nous voulons il me semble que le sujet n’a pas été suffisamment approfondi

    les questions de sécurité sont elles aussi insuffisamment traitées ; il faut tout examiner et ne pas faire d’angélisme …

    il serait bon de prendre connaissance des reflexions de Boris Cyrulnik sur l’éducation 

    je ne suis pas d’accord avec l’autorisation du vote à 16 ans ni avec l’école obligatoire jusque 18 ans 

    autre dossier a approfondir : celui des communs 

    enfin je pense qu’une reflexion plus approfondie sur le populisme de gauche et ses dérives
    possibles est absolument indispensable 

    pour terminer : je suis parfois déçu et surpris et même un peu choqué par certaines déclarations de Jean Luc Mélenchon ( Vénézuela , Poutine etc) et par son attitude apparemment trés rigide et butée sur le terrain de l’union , pourtant indispensable, des forces véritablement de gauche ( mais sur la base du programme de la FI bien sur )

    Salutations citoyennes et amicales 

    Hervé Saint-Maxent

  41. La France Insoumise, cohérente avec son combat pour l’avènement d’une 6ème république, doit se doter d’une direction politique qui soit l’émanation démocratique des Insoumi.e.s. (élections combinées avec le tirage au sort, mandats limités etc.)
    Les personnalités médiatiques du mouvement, aussi méritantes qu’elles soient, n’ont pas été investies démocratiquement par le mouvement dans cette fonction de représentation.
    Toute position exprimée individuellement par ces personnalités est perçue (et instrumentalisée par les médias dominants) comme la position de l’ensemble de la France Insoumise, en flagrante contradiction avec l’ouverture affichée du mouvement à une diversité d’opinions (qui, rappelons-le, va jusqu’à ne pas être en accord avec la totalité du programme fédérateur).
    Cette diversité d’opinions rend précisément indispensable la structure représentative des Insoumis.e.s qui seule sera légitime à produire les positions de la FI, après avoir dégagé des consensus par le débat.
    Il faut également que cette instance (ou une émanation de celle-ci) ait le pouvoir de veiller à ce que les principes fondateurs du mouvement soient respectés, en particulier dans le domaine de l’organisation, du fonctionnement et de l’éthique.

    .

  42. La France insoumise est un mouvement démocratique direct.
    Pour dépasser les travers de la démocratie représentative que l’on connaît, nous travaillons à des méthodes de démocratie directe. Ces méthodes pourront évoluer pour améliorer la démocratie, au fur et à mesure du mûrissement du mouvement. Ainsi l’implication des citoyens par ces méthodes de démocratie directe assurera un reflet plus fidèle de la volonté du peuple dans les orientations et décisions.

    Merci

  43. Si nous sommes un mouvement réseau, basé sur les Groupes d’Action avec une « charte » qui fixe quelques régles , modifions cette charte pour tenir compte des réalités des territoires et surtout de l’implication militante des membres des GA et des non inscrits sur un GA ! Je n’irai pas plus loin car je ma suis exprimé dans la consultation sur les GA !
    Un mouvement polycentrique ! appliquons aussi pour les espaces nationaux et les équipes opérationneles le système de tirage au sort et d’appel à volontaire !
    Pour les tirages au sort, on doit les éffectuer sur les membres de la FI , mais en tirant au sort par département, ou région pour qu’il y est une représentation de tous les territoires et des particularités locales !
    Pour une assemblée représentative, organisons là comme une Constituante qui travaille à écrire la « constitution » de la France Insoumise, comme pour instaurer la 6° République que nous voulons ! Soyons cohérent avec notre programme !

  44. Ce dont nous avons un besoin vital, ce sont des principes d’organisation qui donnent l’envie de militer.
    Des discussions qui ont lieu dans notre groupe d’appui dans l’Ouest lyonnais, il ressort que la convention est pour un bon nombre d’entre nous un moment crucial sur les intentions et les projets de l’équipe de direction de la France Insoumise. Les campagnes du printemps ont beaucoup enthousiasmé, le travail de l’équipe nationale et de Jean-Luc Mélenchon sur cette période est l’objet d’éloges largement partagés, mais les propositions soumises aux militants et l’organisation de la convention sont en-deçà des attentes.
    Des contributions aux synthèses des « boîtes à idées », beaucoup a été perdu dans les principes qui sont finalement proposés. Quelques contradictions sautent aux yeux (p.ex « Les groupes d’actions sont les seules structures permanentes de la France Insoumise » mais il existe une équipe nationale de direction qui n’a pas l’air d’être temporaire ; des espaces qui sont dans le même cas, et le comité électoral, essentiel dans le processus de décision et « qui engage le mouvement », aussi.)
    Le principe 8 est très insuffisant.
    Le mouvement « dispose d’espaces nationaux de conseil et de propositions, d’équipes opérationnelles et de livrets thématiques ouverts à tou.te.s, et d’une assemblée représentative réunissant des membres de ces espaces et des insoumis.e.s tiré.e.s au sort. »
    Où sont passé « les seules structures permanentes de la France Insoumise », les groupes constitués sur une base géographique, professionnelle ou fonctionnelle ? Tel qu’est formulé le principe 8, ils n’ont aucune place dans la prise de décision à l’échelle du mouvement.
    Par contre, les divers espaces ont leur place, mais avec quelle légitimité ?
    D’après la synthèse de la boîte à idées « Quelle organisation pour le mouvement ? », il y a une « demande forte pour que les décisions importantes de la France insoumise soient prises par une consultation de l’ensemble des insoumis​.es. ». Or, vient d’être publié sur la plateforme un texte sur les espaces de la France insoumise. Concernant l’espace politique, « un texte de définition sera publié dans les prochains jours. » Concernant l’espace des luttes, « un texte de définition sera publié dans les prochains jours. » Doit-on en conclure que la définition et le fonctionnement de l’espace politique ou de l’espace des luttes ne sont pas, pour le mouvement, des décisions importantes, qui appellent la consultation de l’ensemble des insoumis ? Ou alors, qu’au-dessus des décisions importantes prises par une consultation de l’ensemble des insoumis​.es, il y a les décisions très importantes prises par… ? En tout cas, pour ces espaces, pas de boîtes à idées, et pas de consultation (ou de vote). Et de même pour le si important comité électoral. D’après Manuel Bompard dans la dernière conférence de presse, le mouvement doit s’appuyer « sur une double légitimité, des espaces existants, et en même temps une légitimité issue des insoumis. »
    Pour l’heure, la légitimité de ces espaces n’existe pas. Comme relevé par Armando, même problème pour le pôle « auto-organisation », même si on est d’accord avec ce qu’il propose.
    Et la rédaction actuelle des principes n’y pourvoit pas.
    Les propositions dans les réponses des insoumis, ci-dessous, sont nombreuses (p.ex. David C. le 10/11 à 1h55).
    La réalité de la délibération collective dans la prise de décision à l’échelle du mouvement est un point essentiel. Chacun-e est bien conscient-e de la nécessaire cohérence, mais la question est celle des méthodes par lesquelles elle s’obtient, i.e des méthodes qui font l’envie de militer. En toute logique la convention devrait plus être une étape dans un processus constituant interne à la FI que la clôture médiatique d’une procédure formelle.

  45. Une précision par rapport à ma contribution du 10 novembre à 1h42min :

    La France Insoumise doit créer des mécanismes de démocratie directe afin que les consultations en ligne ne soient pas uniquement de l’initiative de l’équipe opérationnelle comme aujourd’hui. Les insoumis doivent aussi avoir ce pouvoir via un système de pétition sur la plateforme. Mais il faut dans le même temps instituer des lieux réels (AG) et/ou numériques (forums locaux de GA) de délibération collective, car le vote en ligne derrière un écran atomise les individus et ne leur donnera jamais de prise sur la ligne et la direction du mouvement.

  46. Bonjour,
    on a vu apparaître dans les Actus, le 2 novembre, une note d’intention du pôle « auto-organisation » de la France Insoumise, ayant pour titre « L’auto-organisation au service de la révolution citoyenne »

    Quel est précisément le statut d’un tel texte ? La question mérite d’autant plus d’être posée que n’est mise en place aucune possibilité de débattre de son contenu, de ce qu’elle affirme …

    Ce n’est, à mon avis, pas une bonne méthode. Toute production de la FI doit être soumise à débat, confrontation, critique, et la plateforme doit répondre à cette exigence démocratique.

  47. Toute organisation a besoin d’une base et d’un sommet​.la base est un groupement d’individus qui ont choisi de se réunir pour agir au niveau geographique , professionnel ou particulier(femmes,retraités etc) et toutes les idées émisent arrivent au(x) niveau(x) supérieur(s) qui regroupe(nt), impulse(nt) et finance(nt).Le niveau supérieur doit
    etre élu par tous régulièrement pour étre représentatif.Une partipation financière de chaque membre est indispensable.Le choix des candidats aux élections nationales revient à la base sur un programme discuté en commun​.Il ne s’agit pas de créer un nouveau parti monolithique mais un mouvement d’idées prêt à discuter avec tous pour une nouvelle République plus égalitaire,écologique pour la survie de l’espèce,laique pour le respect de tous et tournée vers la paix mondiale.

  48. Concernant les « GA », il me semble relever une incohérence entre le texte de la Charte et celui des Principes.
    Charte des « GA » : « Ils sont constitués sur la base d’un territoire réduit (quartier, villages, cantons) … »
    Principes : « Elle fédère des groupes d’action qui se constituent par la volonté des insoumis sur une base géographique, professionnelle ou fonctionnelle. »

    La Charte affirme une approche géographique de constitution de « GA », reprise dans les Principes. Mais voilà qu’apparaît une base « professionnelle ou fonctionnelle », sans la moindre explicitation. Faut-il voir un « GA corporatif » dans cette « base professionnelle », susceptible de concurrencer une structuration syndicale, voire de la remplacer ?

    Cela impose clarification et débat démocratique, et non une affirmation d’une telle portée au détour d’une phrase.

    Je ne m’étendrai pas sur la question de la démocratie interne. Nombre de commentaires ont porté cette exigence.

  49. Tout d’abord merci pour cet immense travail !
    Plus de questions que de solutions ! mais .….
    1) Le principe : Les citoyen.ne.s se retrouvent dans : « L’avenir en commun » ; bien sur c’est un garde fou, cependant comment faire pour concilier ce point avec ne pas sanctuariser le programme ? Certains de ses points méritent d’évoluer- je pense, par exemple, à la place du travail dans la société-Nous serons vite dépassés si nous nous privons d’une réflexion sur ce point !
    2) Le principe : « Ses principales orientations et campagnes sont déterminées par une consultation en ligne des insoumis organisée régulièrement, notamment à l’occasion de ses conventions annuelles ». Comme déjà remarqué dans quelques commentaires : c’est insuffisant, il manque le débat collectif « en chair et en os » c’est à dire réellement démocratique ! Si celui ci a lieu dans les G.A, comment en faire remonter les résultats, comment prendre les décisions ?

  50. @ Rosa (FI Paris 19) : contribution du 10 novembre 2017 à 2 h 50 min 

    Merci Rosa et félicitations d’avoir (re)posé la question de la démocratie interne au mouvement, dont l’absence conduira, comme vous le soulignez, beaucoup d’insoumis à quitter la barque.

    Il serait passionnant que Laurent Levard, qui semble répondre à Rosa et affirme « la France insoumise est un mouvement démocratique », nous expose quelques éléments concrets à l’appui de ses affirmations :
    - « Nombre de décisions et prises de position du mouvement de la France insoumise associent directement l’essentiel des insoumis.e.s au travers de consultations et votes par Internet. » : combien et lesquelles par exemple ?
    - « le mouvement est doté d’une instance nationale issue démocratiquement des insoumis.e.s et responsable devant eux.elles » : élue selon quelles modalités ? quand ? de quelle façon est-elle responsable devant eux ? révocable ?
    - « elle est chargée [par qui ?] … « de prendre une décision en urgence » : illustrations ? la manifestation de septembre ? le million sur les Champs …?
    - « elle est chargée (…) de coordonner le mouvement et les actions de caractère national » : plusieurs contributions ont mis en évidence les limites de cette coordination lors de la campagne des législatives notamment. Soyons plus simple : elle décide, sans consultation, des actions de caractère national tout comme du matériel qui sera produit …

    Tout cela ne semble guère illustrer le caractère démocratique du mouvement.

    Et si Laurent Levard est le responsable des livrets thématiques, il pourra certainement nous éclairer sur la non-publication de certains, comme « faire la révolution fiscale », « sortir des traités européens », « nationalisation et ESS » …

  51. Adhérent actif du PG dès sa création , j’ai rejoint la FI attiré par le principe du mouvement citoyen et séduit par le programme « l’avenir en commun ». Membre d’un Groupe d’Appui très actif au départ, je suis incapable de dire aujourd’hui qui en fait partie.Les campagnes électorales nationales nous ont permis de créer une dynamique avec de nombreux membres, dynamique qui se poursuit à travers des réunions régulières qui voient d’ailleurs arriver régulièrement de nouveaux membres. Mais quid des GA ?
    1 Pour les GA, nécessité de les clarifier : listes réelles mises à jour régulièrement, y distinguer les membres actifs « MA » (pour évaluation des forces de combat) des membres sympathisants « MS »
    2 Les consultations électroniques oui, mais pas seulement : les GA doivent être le centre démocratique du mouvement FI :
    * ils doivent pouvoir élire l’assemblée nationale et les dirigeants
    * ils doivent remonter au National les infos et actions envisagées ; National qui doit faire le tri et valider, invalider (avec raisons) ou proposer des modifications (avec retour des GA)
    *possibilité aux GA de se regrouper temporairement pour des actions communes (de terrains, électorales…)
    * Réunions régulières des groupes d’appui selon des modalités géographiques à déterminer (1 ou plusieurs circonscriptions , département, région…) en fonction des enjeux à débattre et des actions à engager
    * Enfin, les GA, pour agir, doivent avoir une autonomie financière :
    - une part financière fixe donnée par la FI
    - une part financière variable en fonction des résultats électoraux locaux (% du financement étatique du nombre de voix aux législatives, % des dons locaux, % des versements des élus locaux au Mouvement)
    3 Enfin, pour en finir avec la Nébuleuse FI, nécessité de créer un organigramme sommaire de la FI : Direction, Assemblée nationale, Espaces nationaux, GA… incluant les différents moyens de réflexion, de consultation et d’action (consultation électroniques, conventions, caravanes…) avec quand c’est possible leur fréquence.

  52. J’ai confiance dans les animateurs nationaux du mouvement, même s’ils ne sont pas nos représentants. Nous gagnerions néanmoins à plus de transparence quant à l’organisation pour éviter tous les questionnements et pouvoir remobiliser des insoumis sur nos territoires et dans nos groupes d’actions.
    Il est indispensable à cet effet de permettre une organisation transversale des groupes d’actions sur une ville, un espace géographique, un département. Nous ne sommes plus aujourd’hui 550 000 insoumis, nous avons une déperdition énorme, ne nous voilons pas les yeux. Nous devons être visibles, autrement qu’en étant associés à des mouvements ou en étant sollicités pour faire nombre. Quelle légitimité aurions-nous pour être leaders sur un territoire sur une lutte spécifique que nous aurions porté ?
    Nous connaissons quelques uns des insoumis du département qui vont à la convention. Nous allons faire en sorte en nous réunissant avant la convention qu’ils puissent porter notre voix et surtout qu’ils nous rendent compte de leur appréciation des travaux qui auront été menés les 25 et 26 novembre à Clermont-Ferrand. Ce qui ne s’est pas produit après Lille, ni selon les anciens du PG lors des réunions nationales précédentes. Si nous les connaissons, nous pourrons leur demander des retours et des pistes de travail. Nous étions à Marseille, nous avons vu la richesse des ateliers et des échanges, nous devons pouvoir en bénéficier selon le bout de la lorgnette des insoumis de terrain.
    Vous savez que la nature a horreur du vide, si vous ne portez pas une organisation minimum sur les territoires, elle se fera de façon anarchique. Ne vous recroquevillez pas sur vos certitudes, ce qui a été mis en oeuvre jusqu’à présent était pertinent et efficace, la période nous impose de bouger pour rester pertinents et efficaces.

  53. Pour faire simple car les avis exprimés abordent pratiquement toutes les questions que nous nous posons ici dans le Val de l’Eyre en Gironde. Pourquoi ne pas interpréter notre pierre angulaire de la Constituante comme processus de réflexion et d’élaboration du devenir de la FI ? Pourquoi ce qui serait bon pour le pays ne le serait pas pour un mouvement citoyen qui cherche à inventer et définir ses modes de fonctionnement, de gouvernance sur la base d’un projet reconnu et accepté comme une perspective pour le pays ? Cette hypothèse de travail a déjà été émise, mais c’est pas mal d’insister ! Et l’urgence de répondre aux questions que nous nous posons ne peut être calendaire, mais politique…même si il y a urgence face aux agressions des méprisants au pouvoir !

  54. La France insoumise est un mouvement démocratique
    Nombre de décisions et prises de position du mouvement de la France insoumise associent directement l’essentiel des insoumis.e.s au travers de consultations et votes par Internet. Par ailleurs, le mouvement est doté d’une instance nationale issue démocratiquement des insoumis.e.s et responsable devant eux.elles. Elle est chargée, chaque fois qu’il est nécessaire de prendre une décision en urgence ou lorsque cela ne justifie pas une consultation de l’ensemble des insoumis.e.s., de coordonner le mouvement et les actions de caractère national, de prendre certaines décisions ou de préciser certaines prises de position en cohérence programme l’Avenir en commun.

  55. Ces propositions confirment les craintes que nous sommes nombreux à avoir exprimées, dans nos GA et nos assemblées depuis le début de la préparation de cette Convention nationale. Le problème de la démocratisation du mouvement n’a jamais été franchement mis à l’ordre du jour de cette CN, ne serait-ce que pour en discuter. Il faut au minimum que le mot même de démocratie apparaisse dans nos textes, au moins comme un objectif à atteindre à terme pour notre organisation.

    Il semble pour l’instant acté que les militants n’auront aucun autre moyen de peser sur le niveau national qu’un vote électronique annuel, ce qui correspond à une logique plébiscitaire, où nous aurons simplement à valider, individuellement et sans débat collectif préalable, des propositions conçues librement par une direction nationale non élue. Aucune initiative possible donc venant de la base : celle-ci a au mieux une fonction d’enregistrement. Quant à la « prise de décisions par consentement », elle revient à interdire l’expression (et donc la résolution) des désaccords internes et à empêcher tout débat collectif des militants entre eux : du moins nous pouvons bien discuter entre nous, mais ça n’aura aucun effet. Il est important au contraire que les décisions de la FI résultent de délibérations collectives et non d’une simple somme d’avis individuels récoltés par voie électronique.

    Pour beaucoup, l’enjeu de ce débat est d’éviter absolument de se transformer en parti. Il est en effet indispensable de ne pas reproduire la bureaucratie, l’étroitesse et l’inertie des vieux appareils politiques. En revanche, cette obsession « pas-un-parti » devient dangereuse si elle conduit à rejeter le principe d’une organisation interne démocratique, au motif que les idées de délibération, d’élection et de délégation ne sonnent pas très neuves. Nous risquons alors de ressusciter une forme encore plus archaïque d’organisation politique, le vieux modèle du parti avant-garde des masses, où une minorité savante autoproclamée décide d’à peu près tout.

    Si nous voulons éviter cela, nous devons adopter un système dans lequel des délégués désignés localement portent la parole des groupes d’insoumis au niveau national, et où la direction nationale est élue et contrôlée régulièrement (quel que soit la forme exacte de ce système, et sans remettre en cause l’intérêt du tirage au sort complément). Afin d’éviter tout risque de fossilisation, ces différents mandats peuvent être paritaires, courts, non renouvelables, impératifs, révocables, etc. : voilà de quoi faire de la FI un mouvement politique véritablement novateur. Il n’y a pas d’autre moyen de combiner la volonté de démocratisation avec le refus de la bureaucratisation : actuellement nous sacrifions l’une à l’autre.

    Dernier point : il ne s’agit pas là de points de principe, abstraits et théoriques, mais de problèmes aux conséquences pratiques et stratégiques immédiates :

    1. Comment, sans ce travail de démocratisation de la FI, répondre aux attaques sur le sectarisme et le centralisme du mouvement (qui rebutent beaucoup de gens pourtant proches de nous sur le fond) ?

    2. Comment défendre notre programme, qui repose pour une large part sur le principe d’une démocratisation radicale de la société, si nous ne sommes mêmes pas capables de démocratiser notre mouvement ?

    3. Comment attirer de nouveaux militants, et même simplement retenir et mobiliser ceux qui se sont inscrits au cours des derniers mois, si la seule perspective est celle de suivre des décisions prises par le haut, sans pouvoir les contrôler, sans pouvoir les initier, sans même pouvoir en débattre collectivement ? Déjà beaucoup de gens se démobilisent et nous quittent.

    4. Enfin, ce débat sur l’organisation interne du mouvement doit être vu comme le préalable à notre action politique future : la façon dont nous organisations la FI aujourd’hui est l’occasion de s’exercer à la manière que nous aurons de gouverner les mairies, les départements, les régions, l’Etat… Le principe « d’abord l’action, ensuite la démocratie » n’a jamais marché : on ne s’improvise pas démocrate une fois au pouvoir - c’est plutôt le contraire. Nous risquons là encore, sous la novlangue du « réseau », de « l’inclusif », du « polycentré » et de la « bienveillance », de reproduire de bien veilles erreurs historiques de la gauche.

  56. (difficile de faire une unique contribution en 1000 signes)

    J’ai entendu lors de la conférence de presse du 23 octobre que le programme de la FI serait appelé à être approfondi, précisé, plutôt que modifié. Je sais que pour beaucoup d’insoumis, ce programme s’apparente à une Bible mais enfin, ce texte a été produit à une époque où le mouvement n’avait pas encore la taille qu’il a aujourd’hui ! Quant à dire que ce programme est celui de nos 7 millions d’électeurs à la présidentielle, c’est se bercer d’illusions… Pour pérenniser le mouvement et assurer sa cohésion, il est fondamental que nous soyons capables d’avoir des discussions politiques contradictoires sereines, tranchées au final par le vote de tous les insoumis. Ne faisons pas l’autruche ! Que ce soit sur l’Europe, sur la laïcité ou d’autres sujets, il y a des divergences parmi nous, et c’est bien normal. Nous ne pouvons pas éternellement les éluder en renvoyant au programme adopté à la convention de Lille. Je propose donc le principe suivant qui reconnaît la possible évolution de notre programme via des processus de démocratie directe :

    ___________________________________________

    NOUVEAU PRINCIPE

    La France Insoumise est un mouvement citoyen promouvant les mécanismes de démocratie directe. Son programme « L’avenir en commun » est construit, délibéré, en veillant à la participation de tou.te.s les insoumis​.es. Il est modifiable, amendable, à tout moment par motion référendaire lorsque celle-ci est présentée par au moins 10% des insoumis​.es. Plus généralement, cette même proportion d’insoumis.es pourra demander la tenue d’une consultation en ligne sur tout sujet qu’elle croit juste de soumettre à la décision de l’ensemble du mouvement.

    __________________________________________________

    A titre d’exemple, les élections européennes auront lieu en 2019. Ce serait souhaitable que notre programme à propos de l’UE revienne sur la table avant cette date et que soit demandé aux insoumis​.es s’ils partagent l’orientation actuelle de la FI ou s’il est nécessaire de la changer.

  57. La France insoumise est un mouvement humaniste, laïque, citoyen qui défend et concourt à l’émancipation des individus, la souveraineté populaire, la justice sociale, l’harmonie entre les êtres humains et leur écosystème. « L’avenir en commun » et ses livrets thématiques en ateliers des lois bâtiront avec les citoyen.ne.s un gouvernement français aspirant à inter agir avec les pays œuvrant pour une coopération de paix et justice sociale. La souveraineté du peuple lors des processus décisionnels est encouragée ; La France insoumise soutient la 6ème république, de fait sa propre gouvernance nationale doit pouvoir s’approprier le processus de l’assemblée constituante et transmettre au niveau local les compétences de sa mise en œuvre afin d’acquérir cette expérience. C’est un mouvement français inscrit dans une république, sur une constitution et la déclaration universelle des droits de l’homme avec des valeurs républicaines.

  58. Je propose de modifier le principe n°8 « La France Insoumise est un mouvement polycentrique ». Celui-ci est en effet trop flou. Il n’explicite notamment pas le rôle et les prérogatives de l’assemblée représentative. En outre, tant que la transparence ne sera pas faite sur le processus de désignation des membres des différents espaces, je ne vois en quoi ceux-ci auraient légitimité à siéger d’office au sein d’une telle assemblée (hormis les député.e.s, qui ont gagné l’appui populaire). Même chose au sein du comité électoral dont l’existence n’est d’ailleurs ici jamais évoquée. Je crois enfin que les GA devraient avoir une représentation particulière au sein de l’assemblée.

    Principe n°8 amendée

    La France Insoumise est un mouvement polycentrique. Elle dispose d’espace nationaux de conseils et de propositions (espace politique, espace des luttes) dont la composition et le fonctionnement sont régis par un texte de définition. Elle est dotée d’une équipe nationale opérationnelle divisée en plusieurs pôles, tous ouverts à la participation des insoumis​.es volontaires, et chargée de mettre en œuvre les tâches nécessaires aux campagnes nationales du mouvement. Elle est aussi dotée d’une équipe programmatique nationale assurant la coordination du programme, l’animation et le suivi des livrets thématiques et ateliers des lois qui sont ouverts à tous les insoumis​.es. La France Insoumise dispose d’une assemblée représentative composée :

    - des député.e.s de la France Insoumise,
    - de membres des GA tiré.e.s au sort selon un quota par département (proportionné au nombre d’insoumis.es inscrit.e.s),
    - d’insoumis non membres des GA tiré.e.s au sort.

    Renouvelée à chaque convention annuelle, cette assemblée assure la direction politique du mouvement, en accord avec les orientations données par les insoumis​.es lors des consultations en ligne. Enfin, une portion des membres de cette assemblée siège au sein d’un comité électoral chargé d’assurer la cohérence nationale du mouvement sur le plan électoral.

  59. La France Insoumise doit travailler à la réussite de ses idées par et avec tous ceux qui les défendent. Au-delà du Mouvement, elle doit travailler à fédérer et rassembler autour de la vision qu’elle défend, en restant ouvert aux nouvelles opinions et propositions venues des Mouvements/Partis. Engagée dans la conquête du pouvoir, la France Insoumise doit travailler à une grande « Maison » rassemblant tous les groupes politiques ancrés dans les valeurs de la Gauche écologique.
    Au-delà des frontières françaises, la France Insoumise doit travailler à la mise en marche d’un mouvement fédérateur en Europe et à l’échelle internationale.

  60. Sur la forme d’organisation du mouvement. 

    Il est précisé son caractère collectif et polycentrique. Ses instances d’action : les GA, les livrets, les commissions d’animation.
    Par l’experience des Francais de l’étranger et des remontées d’autres GA il me semble qu’il manque encore un autre niveau d’orgnisation. Un espace horizontal où des GA et des insoumis autonomes puissent se réunir et s’organiser pour penser des projets concrets. Cela permettrai une dynamique horizontale (GA GA / Insoumis insoumis) qui n’existe pas aujourd’hui et qui compléterait la relation plateforme FI GA/Insoumis qui prime aujourd’hui et permettrait plus de fluidité et d’initiative. Cela pourrait se réaliser par une plateforme collaborative en ligne de projets (pourquoi pas en approfondissant la fonction du discord). 

    Je propose donc l’ajout dans le paragraphe « FI est un mouvement polycentrique », la phrase suivante : 

    .… Elle permet également que des GA ou des insoumis autonomes s’organisent de manière spontanée pour la réalisation de projets et d’actions concrètes à travers une plateforme d’organisation collaborative en ligne.

  61. Je pense qu’il manque une vision internationale à la charte.
    La France Insoumise défend l’indépendance de la France et la paix au niveau internationale. Elle est contre toute association militaire pérenne des nations sauf si celle-ci émane de l’Organisation des Nations Unies ayant statué sur la nécessité de créer une telle formation dans le cadre d’un mandat précis voté par l’assemblée générale. Elle ne reconnait pas le droit d’ingérence.

  62. Je rejoins les commentaires critiques de l’écriture inclusive dans les documents internes et externes à la France Insoumise. Ce sujet a fait dernièrement débat nationalement.
    J’ignore si ce sujet a fait débat dans la FI à un moment ou à un autre, et comment la décision de cet usage s’est prise.
    Je recuse par ailleurs le terme « inclusive », car cette écriture me semble au contraire exclusive et clivante, en plus d’être illisible et imprononçable, et selon moi stupide. Le combat pour l’égalité se joue ailleurs, et cette question en masque la réalité.
    Je conseille une votation sur le sujet.

  63. Plus de 3000 contributions déposées dans la boîte à idée FI cet été montrent la vitalité du mouvement.
    Bien entendu la synthèse de ces contributions (4 thèmes) est un exercice difficile.
    Certains items pourtant de nombreuse fois présents dans ces contributions ne le sont plus présents dans la synthèse.
    Par exemple si le mot écolo (et ces dérivées telle sur éco-responsable par exemple) apparaît 10 fois dans la synthèse, le mot pauvre n’y figure que 2 fois, et le mot chômage en est carrément absent.
    Je ne connais pas « l’algorithme » retenu pour élaborer ces synthèses, mais que le mot chômage (lutte contre) n’y figure pas, cela me pose un « gros » problème.
    Porter haut les préoccupations écologiques ou politiques telle que l’urgence d’une 6° République est certes très important, mais il ne faut pas oublier qu’avant d’être préoccuper par ces sujets, « les gens » doivent avoir un toit, un emploi, bref un minimum de sécurité pour leurs lendemains.
    9 millions de pauvres en France dont une grande partie ne se déplace pas pour voter, du fait (entre autre) que les thèmes développés par les politiques leur semblent éthérés, « hors sol » ou utopiques.
    Il ne s’agit pas d’être démagogique, mais « de bon sens », rationnels.
    Il faut hiérarchiser nos thèmes, garder le soucis de (par exemple) l’écologie en bonne place, mais pas en première place, comme c’est le cas dans la synthèse « quels thèmes d’actions pour la FI ? ».
    Parce « qu’au bout du bout », ce que nous voulons, c’est bien avoir le pouvoir et pas seulement le rêver. Or cette accession démocratique, c’est trivial, passe par l’adhésion du plus grand nombre.
    Et ce grand nombre ce n’est pas que nous (moi y compris), les FI « intellos », c’est aussi les 9 millions de chômeurs et laissés pour compte évoqués.
    Il faut leur parler d’abord de lutte contre le chômage avec nos propositions, leur parler « gros sous » avec nos propositions, leur parler de leurs problèmes, pas des nôtres… et ensuite, ensuite seulement, de l’intérêt de manger bio ou de la nécessité de passer à une 6eme République.
    Christian.

  64. je ne suis pas du tout d’accord avec la méthode de consultation qui à été choisis ! on parle de l’humain et vous l’avez ignoré ! voici comment j’aurai vus les choses !
    1 demander au groupe d’insoumis constitué dans la france entière(qui ont passez du temps à militer pour cette campagne ) de plancher sur une proposition de fonctionnement de l’après élection ces groupes proposait 2 insoumis pour les représenter afin d’argumenter leur proposition et de faire un compte rendu à ceux-ci
    & cela ne vous empêchait pas d’effectuer un tirage au sors
    au lieu de celà qui à fait des propositions des gens qui on peut être juste cliqué sur JLM ?

  65. « La France insoumise est un mouvement collectif. Ses principales orientations et campagnes sont déterminées par une consultation en ligne des insoumis organisée régulièrement, notamment à l’occasion de ses conventions annuelles. Elle promeut une multiplicité de formes de participation permettant à chacun.e. d’être utile à tou.te.s dans le respect de son rythme et de son degré d’engagement. »

    « campagnes sont déterminées par une consultation en ligne des insoumis .…… »

    le terme exclusif « en ligne » me dérange, car l’isolement numérique existe et des personnes qui voudraient participer ou suivre la france insoumise, ne le peuvent pas , à cause de la quasi exclusivité d’échange via internet (web, réseaux sociaux.…). merci

  66. Le 8ème point est trop vague.
    Il est indispensable de définir des règles claires sur la composition et le fonctionnement de l’assemblée représentatives.
    Elle doit être composée de représentants des GA, et d’insoumis tirés au sort. Elle doit être décisionnaire.
    Les espaces nationaux de conseil et de propositions doivent être clairement définis. Leurs travaux doivent être transparents et ne peuvent être membres décisionnaires de l’assemblée représentative.

  67. La France insoumise est avant tout puissante et riche de ses différences. Je suis personnellement très attachée à la forme associative, je pense que l’insoumission n’a pas besoin des murs des partis, ni de la faiblesse de GA fragiles éparpillés sur le territoire. La structure associative permet de répondre à tous les besoins d’un mouvement en gestation notamment louer des locaux et abonder un budget pour des actions coordonnées des GA. Nous avons monté une Maison des Insoumis à Bagnols sur Cèze que nous avons appelée Gard au Phi en référence à notre département, la structure n’a pas arrêté de bosser, de créer, d’innover, de convaincre depuis les élections législatives où j’ai fait 12% sous le logo FI. Ce lieu est devenu un lieu emblématique de la lutte et de la convivialité. J’espère que la manne financière retombera sur ces superbes lieux (que les Insoumis financent seuls), où s’exprime réellement le militantisme et où se maintient l’espoir d’un monde fraternel, égalitaire et libre. L’insoumission n’a pas besoin de murs, au besoin, elle les abat.

  68. Bonjour,
    Charles Maurice vient de s’exprimer à propos du 7e (qui en fait est le 8e) principe de la liste :
    « La France insoumise est un mouvement polycentrique … ». Et e je suis tout à fait en accord avec ses écrits.
    Effectivement, c’est le seul dont la formulation m’a laissée perplexe. Nous devons nous assurer que cette assemblée est composée de membres tous démocratiquement élus et/ou tirés au sort.

    Sur un thème très différent mais non moins important … qu’en est-il de la transparence financière que notre mouvement se doit de suivre, nationalement et localement ?

    Merci aux insoumis « nationaux » pour ce travail
    On ne lâche rien, mais pour l’instant, rien n’arrête le rouleau compresseur anti-social … L’indifférence fair rage …

  69. Réécriture du principe 7 qui dans sa formulation actuelle propose une organisation dont le fonctionnement est en contradiction avec le projet politique. Alors que ce dernier me convient, il me sera impossible pour des raisons de cohérence de rester dans un mouvement conçu sur des fondements non démocratiques.
    Version proposée :
    La France insoumise est un mouvement qui met en application dans son fonctionnement interne les principes démocratiques au coeur de son programme. Elle dispose d’espaces nationaux, de conseils et de propositions, d’équipes opérationnelles et de livrets thématiques ouverts à tous. Elle dispose d’une assemblée représentative décisionnaire composée
    a) de délégués issus des AG départementales réunissant les groupes d’action. Ces délégués, élus pour un an, non immédiatement renouvelables, sont révocables par les AG départementales.
    b) d’insoumis tirés au sort chaque année parmi ceux qui ne sont pas membres de groupes d’action.
    c) de représentants élus et révocables des espaces nationaux assistants à titre d’observateurs aux réunions. Ils participeront aux discussions et pourront faire des propositions mais ils n’auront pas le droit de vote.

  70. La FI doit représenter explicitement les différentes composantes qu’elle souhaite rassembler. J’en distingue pour l’instant quatre : Les citoyens, les associations, les syndicats, les partis politique… (c’est une première approche qui devrait être soumise à la réflexion collective). Chacune de ces composantes a son histoire, sa culture, et probablement une sorte de défiance vis à vis des autres composantes. Par exemple, les composantes citoyennes préférerait une représentation par tirage au sort, alors qu’une composante politique choisirait une mode de représentation électif avec mandat.
    Dès lors, une organisation par collège offre les avantages suivants :
    - A l’extérieur de la FI, nous pourrions justifier de la taxonomie mouvement et non parti
    - En fonctionnement interne, nous prendrions acte des approches de chacun tout en apprenant à agir ensemble et à nous faire confiance.

    Toute cette organisation est évidemment tendu vers un but « non négociable », une société éco-socialiste, soit, en terme d’action « éviter le chaos social et environnemental annoncé » [je mets chaos au singulier car les deux adjectifs sont symptomatiques du même chaos] et la méthode de lutte est annoncé clairement, l’ AVENIR EN COMMUN. Ce programme, pour fondateur qu’il soit, n’est d’ailleurs pas un texte sacré et doit être revisité et peaufiné au fil du temps et de nos engagements.

    Je souhaiterai que cette idée nourrisse, voir soit soumise au débat collectif

  71. Il faut affirmer d’entrée que « La France insoumise est un mouvement humaniste laïque et démocratique .» On ne peut pas faire une déclaration de principes qui laisserait entendre que la FI participe comme les autres au contexte de recul démocratique et d’atteintes à la laïcité qui est le nôtre actuellement sans prendre le risque de voir les citoyens s’éloigner définitivement. Ce genre d’impasse propre à alimenter des suspicions dont on ne se relève pas sur l’ air de l’absence qui en dit long risque fort de devenir un barrage imparable à l’accès au pouvoir.
    Attention aussi au tirage au sort qui ressemble plus à une technique de manipulation qu’à un moyen d’organisation de la « souveraineté populaire ».

  72. Quitte à instituer une forme de vote, jetez un œil à ce document (lien en fin de message) « vote majoritaire et jugement majoritaire »
    Je vous laisse juger. A lire jusqu’au bout..
    Cette méthode est applicable dès lors qu’on met en concurrence plusieurs items : élections, choix parmi un panel de possibilité etc.
    A lire ici :
    https://articles.laprimaire.org/lélection-présidentielle-au-jugement-majoritaire-les-résultats-373e089315a4

  73. Plus je regarde autour de moi et plus je vois que tout à été dit …cent fois mille fois en vain. Lutte des classes qui devient une lutte des crasses. Lutte pour l’argent ou le pouvoir a qui en aura plus que son voisin !
    Et rien rien sur notre habitat, notre chère planète
    qui ne vaudra bientôt plus un copec.
    Est ce que… quel que soit notre origine, notre stupidité, notre orgueil et notre taux de testostérone …nous laisserons place aux deux objectifs primordiaux des 10 ans à venir ?
    La PLANÈTE et la place des FEMMES dans notre société pourri jusqu’à la moelle.
    Toutes les tergiversations que je scrute seront nulles et non avenus en résolvant cette équation.
    L’avenir de l’humain = planète + respect de la femme.
    Je vous conjure de méditer sur cette courte équation. Et je vous laisse à vos luttes intestines.

  74. Bon, toutes ces synthèses c’est bien, mais est-ce qu’on veut vraiment tout ce qui est proposé ? Si oui, il n’y a pas d’autre solution que de complètement changer la structure actuelle de LFI qui nous a permis certes de faire de très bons scores aux présidentielles et aux législatives, mais qui est vouée à l’échec si on continue comme ça. On deviendra sclérosés et nostalgiques de 2017. On dénonce avec raison les dérives autoritaires de Macron et de ses copains et on a une organisation interne non démocratique. Non démocratique car nous ne savons pas ce qu’est et qui est l’espace politique. Tous les groupes d’appui doivent être représentés dans un congrès annuel, seul décisionnel pour les questions importantes. ce congrès nommera un conseil national, ou un espace politique national, ou un autre nom. ce conseil , mensuel ou hebdomadaire, gèrera les affaires plus courantes . Si urgence, on réunit un congrès extraordinaire. ce système, qui existe et fonctionne dans pas mal d’organisations, est un réel garant de démocratie interne, et ça n’empêche pas les orgas de fonctionner, bien au contraire. Il n’est pas question de polycentrisme. Nous sommes avant tout un mouvement politique, donc l’espace politique doit être l’espace des groupes d’appui, et que des groupes d’appui, pas des anciens du PG ou d’autres. Il est illusoire de garantir l’autonomie des groupes d’appui et ne pas rendre ces groupes d’appui réellement décisionnels au niveau national. Le tirage au sort était bien pour cette convention, mais il n’est pas une garantie de démocratie. je suis élu local LFI, et très content de l’être, mais je ne veux pas que ce gigantesque espoir portée par la France Insoumise se transforme en une organisation aigrie et autoritaire, avec des décideurs confidentiels. nous devons proposer à nos futurs militants, adhérents, un cadre où ils puissent s’exprimer et s’épanouir politiquement, pas où ils subiront des consignes « éclairées » du « national ». Et si l’on veut avoir des élus dans de multiples communes ( il ne s’agit pas de viser que le national), nous devons aussi proposer au citoyens de vrais cadres d’expression citoyenne donc politique

  75. bonjour
    La France Insoumise en tant que mouvement évolutif, dans un monde qui l’est d’autant plus, est il un mouvement avec « l’Avenir en commun » qui peut évoluer dans son programme. je pense en particulier aux articles concernant la fiscalité.

  76. Je rajouterai un paragraphe à part entière : « La France insoumise est un mouvement républicain, laïc et progressiste. » Ces 3 piliers sont fondamentaux et il me paraît important et indispensable de s’y référer.

  77. Comme Erodi,François,Olivier,Gérard et bien d’autres,je souhaite que notre mouvement se définisse comme« laïc. » L’absence du terme  » laïcité » dans le premier principe me parait grave surtout dans une période où se développent de nombreuses formes de communautarismes .

  78. Position collective du groupe d’appui LFI - Pays Marennes Oléron Insoumis : Il est souhaitable que LFI se structure en mouvement pyramidal sur 3 niveaux avec, à chaque niveau, un statut associatif qui permettra un fonctionnement transparent. L’Avenir en commun est le référentiel politique du mouvement.
     le niveau local où les groupes d’appui restent la base du mouvement. Le duo mixte de co-animateurs et le trésorier sont renouvelés chaque année lors des assises annuelles locales.
     le niveau départemental réunit régulièrement les délégués des groupes d’appui. Le duo de co-animation et le trésorier, renouvelés chaque année lors des assises annuelles départementales, animent le travail départemental, les relations avec les partenaires. Tout positionnement n’intervient qu’après consultation de tous les groupes d’appui du département.
     le niveau national est élu, chaque année, par l’ensemble des insoumis inscrits dans les groupes d’appui validés. L’évolution politique du mouvement est décidée lors des assises annuelles nationales.
    Le financement public issu du résultat des Législatives 2017 est réparti entre le national, le départemental et les groupes d’appui dans des quotités à définir.

  79. Une postion concernant les prises de décision : « Elle privilégie la prise de décisions par consentement afin d’éviter les écueils liés aux clivages et aux mises en minorité. » mériterait d’être éclaicie quant à la méthode « par consentement »
    Quelque voix s’élèvent et interrogent la quetion démocratique au sein de la FI.
    Le tirage au sort des participants à la convention pose également questions et frustration pourquoi ne pas avoir « réservé » des places aux GA et à leur(s) représentant désignés ? Comment les « tirés au sort » représenteront la base si rien n’est organisé (réunions préparatoires au niveau local ou départemental) pour les y aider ?

  80. Permettre à des insoumis (au delà d’un certain nombre) de proposer une consultation à l’ensemble des insoumis sur tout sujet relatif au fonctionnement et au programme du mouvement.

  81. Bonjour,
    J’ai participé au vote au sujet des campagnes. Je pense qu’il est dommage de limiter le choix à trois. J’ai « éliminé » des campagnes qui me tenaient aussi à cœur.
    N’était-il (N’est-il) pas possible à l’heure de l’informatique de proposer un vote par classement préférentiel portant sur toutes les propositions avancées … et derrière le programme livre un classement général des préférences issues des votes ?

  82. J’aurais aimé pouvoir voter pour des contributions (sans que ce soit limité à 3 comme pour les campagnes …), mais cette fonction n’existe pas.

    je suis pour appliquer (quand c’est possible), les principes présents dans le chapitre 1 du programme l’Avenir En Commun (non cumul, révocabilité des responsables, etc…). Si nous ne pouvons pas prouver que le programme est applicable au niveau d’un grand mouvement national, alors nous ne pouvons pas prétendre à vouloir l’appliquer à l’échelle de la nation.

    Ci-dessous je copie/colle l’une des contributions pour lesquelles j’aurais pu voter :

    « Tout le monde (ou presque) considèrent que les GA sont les cellules de base de la FI réunissant, dans l’action, les citoyen(ne)s autour de l’AEC.
    Tout le monde (ou presque) veulent construire un mouvement politique d’un type nouveau porteur d’un projet de transformation sociale pour le XXI°s.
    Une fois qu’on a dit ça, aucun débat, aucune option ne peut être écartée …
    La question démocratique au sein de la FI n’est pas une lubie de vieux gauchistes sclérosés. Elle n’est pas une forme d’organisation sociale qui nous cantonnerait aux idées « du vieux monde » (au passage, la FI est très jeune mais elle a déjà secrété ses expressions toutes faites, récitées, par quelques uns, comme des mantras …)
    On veut un mouvement qui fédère le peuple autour d’un projet révolutionnaire, c’est bien çà ? Alors, commençons par se mettre d’accord sur ce que pourrait être les principes intangibles de notre fonctionnement interne, comme préfiguration de notre projet de société.
    Je propose :
    – respect du mandat (que les insoumis ont le loisir de formuler …) par nos porte paroles
    – rotation systématique, et à tous les niveaux, des responsabilités
    – Autogestion des GA : qu’ils puissent décider de leur taille, de leurs actions, de leur coordination locale, départementale, thématique …
    – Gestion transparente et répartition équitable des moyens financiers du mouvement
    Quelqu’un soulignait dans ce forum que ces principes démocratiques fonctionnent plutôt bien dans les syndicats de Solidaires (les SUD). Pourquoi ne pas s’en inspirer ?
    Si la Convention Nationale nous laisse à l’état « gazeux » actuel, nombre d’insoumis vont se décourager et nos adversaires vont se déchaîner. Un beau gâchis en perspective. »

  83. Pour vérification, je REPOSTE le commentaire d’un camarade qui prétend avoir été censuré :

    « Tout le monde (ou presque) considèrent que les GA sont les cellules de base de la FI réunissant, dans l’action, les citoyen(ne)s autour de l’AEC.
    Tout le monde (ou presque) veulent construire un mouvement politique d’un type nouveau porteur d’un projet de transformation sociale pour le XXI°s.
    Une fois qu’on a dit ça, aucun débat, aucune option ne peut être écartée …
    La question démocratique au sein de la FI n’est pas une lubie de vieux gauchistes sclérosés. Elle n’est pas une forme d’organisation sociale qui nous cantonnerait aux idées « du vieux monde » (au passage, la FI est très jeune mais elle a déjà secrété ses expressions toutes faites, récitées, par quelques uns, comme des mantras …)
    On veut un mouvement qui fédère le peuple autour d’un projet révolutionnaire, c’est bien çà ? Alors, commençons par se mettre d’accord sur ce que pourrait être les principes intangibles de notre fonctionnement interne, comme préfiguration de notre projet de société.
    Je propose :
    - respect du mandat (que les insoumis ont le loisir de formuler …) par nos porte paroles
    - rotation systématique, et à tous les niveaux, des responsabilités
    - Autogestion des GA : qu’ils puissent décider de leur taille, de leurs actions, de leur coordination locale, départementale, thématique …
    - Gestion transparente et répartition équitable des moyens financiers du mouvement
    Quelqu’un soulignait dans ce forum que ces principes démocratiques fonctionnent plutôt bien dans les syndicats de Solidaires (les SUD). Pourquoi ne pas s’en inspirer ?
    Si la Convention Nationale nous laisse à l’état « gazeux » actuel, nombre d’insoumis vont se décourager et nos adversaires vont se déchaîner. Un beau gâchis en perspective. »

  84. « La France insoumise est un mouvement évolutif. Elle cherche à inventer une nouvelle forme de rassemblement et assume d’affiner ses principes d’organisation et ses méthodes d’action et de délibération collective au fur et à mesure de son évolution. »
    C’est important, aussi était il nécessaire de figer des principes d’organisation dès à présent ? Avant la Convention Nationale ? Une nouvelle élaboration de ces principes auraient pu avoir lieu pendant la convention à partir des commentaires de la boîte à idées « organisation » ; ainsi cette convention aurait eu une partie de son temps de constituante et une partie mise en œuvre.
    AMENDEMENT : Ainsi je proposerais de mettre le dernier paragraphe cité ci dessus en premier : « La France insoumise est un mouvement évolutif. Elle cherche à inventer une nouvelle forme de rassemblement et assume d’affiner ses principes d’organisation et ses méthodes d’action et de délibération collective au fur et à mesure de son évolution. » et je rajouterais : « elle se réunit régulièrement, 1 fois par an, afin de faire évoluer ses principes , tenant compte de l’évolution des besoins d’organistaion rapportés par les GA. En l’occurence, en 2017, il semble important de prendre en compte la nécessité de coordination de GA sur leur territoire afin de permettre une meilleure réponse aux attaques ». 
    Des liens plus clairs entre le national et les GA seraient aussi très importants donc :
    En plus de la participation aux différents pôles mis en place par le national, les livrets thématiques etc et de la plate forme :AMENDEMENT «  une assemblée générale bi- annuelles réunissant des membres des différents pôles élu.es / désigne.es par ceux ci, + des membres de GA ( définir un certain nombre par territoire) élu.es/ désigné.es par ceux ci + les député.s proposerait un bilan des campagnes menées et préparerait, avec débats sur les orientations, les nouvelles à mener. Un vote pourrait être organisé ensuite sur ces bases auprès de toutes/tous les insoumis​.es. »

  85. Après discussion En AG 19 ème
    La Convention de novembre 2017 doit être un point de départ d’un processus constituant pour la FI.
    Les principes d’organisation pour la FI doivent être :
    - La Coordination des Groupes d’Action (coordinations souples avec mandats limités dans le temps).
    - Une part du budget national affectée aux Coordinations de Groupes d’Action (mutualisation des moyens)
    - L’utilisation du tirage au sort mais aussi de l’élection de représentants à partir de débats dans les Assemblées locales d’insoumis-e-s (pour les Conventions nationales)
    - A terme, une Equipe nationale d’animation désignée par les insoumi-e-s
    - La parité
    - Le droit à la double appartenance.
    Michèle FI Paris 19

  86. Le Principe N°1 est beaucoup trop flou, alors qu’il doit représenter les fondations de notre pensée politique (et… inspirer le préambule de la future constitution de la VIème République.)

    Principe N°1
    1. La France Insoumise est un mouvement politique humaniste qui veut promouvoir une alternative au capitalisme financier mondialisé. Ce modèle de société repose sur la prééminence de l’être humain dans son environnement social et écologique, dans lequel le système économique et financier n’est qu’un outil au service du peuple et de la démocratie.
    Elle met en avant la volonté de préserver et développer les biens communs matériels et immatériels tout en respectant la liberté individuelle.
    Elle vise à abolir la propriété lucrative tout en respectant la propriété d’usage des biens nécessaires à la vie de l’individu ainsi que celle de son outil de travail.
    Elle défend la propriété sociale des moyens de financement, de production et d’échanges.
    Pour parvenir à cet objectif, elle prône une révolution citoyenne démocratique par les urnes et les mouvements d’expression populaire non-violents.

    Principe N°2
    2. La France insoumise est un mouvement ouvert et populaire. Elle ne demande aucune carte d’entrée ou cotisation et rassemble les citoyen.ne.s qui se retrouvent dans son programme : « L’avenir en commun ». Elle met en œuvre la parité et OEUVRE POUR L’ÉGALITÉ RÉELLE ENTRE LES HOMMES ET LES FEMMES. (la suite de la phrase parlant des formations n’a pas sa place ici : les formations sont un moyen, pas un principe)

    Principe N°5
    5. La France insoumise est un mouvement utile tout de suite. Une partie significative de son activité est consacrée à des actions de solidarités concrètes. Elle impulse et soutient des dynamiques d’auto-organisation populaire à partir des colères, DES ESPOIRS ET DES ENTHOUSIASMES quotidiens.

    Après le Principe N°9 (La France insoumise est un mouvement qui se prépare à gouverner) AJOUTER :
    10. La France Insoumise est un mouvement pacifiste et internationaliste. Elle veut promouvoir une politique internationale de paix et de justice sociale en Europe et dans le monde, en synergie avec les mouvements populaires partageant ses valeurs dans les autres pays.

  87. Voici les modifications que je pense utiles dans ses principes :

    La France insoumise est un mouvement utile tout de suite. Une partie significative de son activité est consacrée à des actions de solidarités concrètes. Elle impulse et soutient des dynamiques d’auto-organisation populaire à partir des colères [et indignations] quotidiennes.

    (La colère ne rend rien d’utile si elle est fondée sur la haine seule ‚ne passons pas pour des gens à la violence grossière et facile, nous sommes indignés pour nous et nos enfant car notre gouvernement qui se veut moderne oublie les besoins (santé ‚travail, sortie de la précarité ) d’ une grosse part de la population et se fais du profit dessus en plus ‚on a le droit d’avoir la haine, mais on ne peut uniquement baser le son combat dessus , surtout pour une société)

    La France insoumise est un mouvement qui se prépare à gouverner. Elle [base son travail citoyen] sur le programme « L’avenir en commun » et ses livrets thématiques [ via des] ateliers de lois pour [bâtir une société humaine]. Ses élu.e.s agissent en lien avec le mouvement en se regroupant autour d’une charte des élu.e.s e.s et ses candidat.e.s aux élections s’engagent sur une charte éthique et politique.

    (le mot « décline » me semble mal approprié, j’ai compris le sens, mais je préfère parler de « travail citoyen » car c’est surtout cela de se préparer à gérer et faire évoluer un pays, d’ailleurs à ce sujet certains pourraient dire qu’avec l’abstention ‚dire cela serai caduc.
    Je pense que justement il faut pouvoir montrer au gens que…ben il n’y a que sur le papier qu’on vous impose un quinquennat irrévocable…
    et « bâtir avec les citoyen.ne.s ce qui est bon pour tou.te.s » je trouvais que ça fait un peu publicité )

    La France insoumise est un mouvement culturel. Elle ne limite pas son action à la sphère politique. Face au délitement de la société actuelle, elle étend son activité partout pour faire société et construire un nouveau monde. Elle promeut et relaie des outils d’information alternative pour lutter contre une idéologie [inhumaine].

    (lorsque la France Insoumise sera à la gestion de la France, parce que c est le projet quand même 🙂 , et bien sera nous l’idéologie dominante, techniquement,c’est pas péjoratif , donc c’est pas utile de juste qualifier l’idéologie du gouvernement actuel de « dominante ».

    L’idéologie de notre gouvernement nous prive d’aide sociale , de code du travail ( texte qui normalement dois nous éviter l’esclavage ) , l’idéologie du gouvernement et en train de transformer les patients malades en clients malades (diminuer les fond des hôpitaux publics abreuve le business des hôpitaux privés…qui peut vous refuser comme au resto…)

    Donc « Inhumaine » ça me parait bien.

    Voilà, j’ai pas plus d’idées ou de principe à proposer mais je pense qu’il y a quand même des choses à affiner.
    Personnellement je crois en une société « humaine » et pas juste « profitable » ou « prospère » avec une « croissance » qui dois décoller comme une fusée au milieu d’un graphique pour amener le bonheur sur le monde…si j’ai bien compris leurs principes pourris aux banquiers de l’extrême qui nous gouvernent là..

    Voilà pourquoi la France Insoumise me tiens a cœur.
    Une autre société est possible, il faut essayer , il faut arrêter de stagner, d’autres projets de société ont été fait dans l’histoire, ça s’est jamais passé comme prévu, et parfois même ça s’est carrément mal passé.
    Tout dépends des valeurs humaines que l’on y met pour entreprendre quelque chose je pense.

  88. Point de vue de mon « Groupe d’Action ».

    La Convention de novembre 2017 doit être un point de départ d’un processus constituant pour la FI.
    Les principes d’organisation pour la FI doivent être :
    - La Coordination des Groupes d’Appui (coordinations souples avec mandats limités dans le temps).
    - Une part du budget national affectée aux Coordinations de Groupes d’Appui (mutualisation des moyens)
    - L’utilisation du tirage au sort mais aussi de l’élection de représentants à partir de débats dans les Assemblées locales d’insoumis-e-s (pour les Conventions nationales)
    - A terme, une Equipe nationale d’animation désignée par les insoumi-e-s
    - La parité
    - Le droit à la double appartenance

    Guillaume (GA Curial Cambrai FI Paris 19)

  89. La campagne présidentielle a constitué un noyau dur dans le mouvement extrèmement solide, c’est ce qui fait aujourd’hui notre force, surtout depuis le très bon résultat des législatives qui luipermet de s’appuyer sur un groupe parlementaire. Il reste maintenant à entrer en contact avec ce que le géographe Christophe Guilly appelle « La France périphérique », celle des petites villes et des zones rurales, dans laquelle vivent beaucoup de déserteurs du bulletin de vote. C’est dans cette France oubliée que j’affiche, que je tracte, mais aussi que je vis, entouré de sympatisants LR ou FN !!!! Allons chercher les oubliés !!!!

  90. En accord avec pas mal de commentaire sur la place de l’écologie qui doit ressortir clairement des principes de la france insoumise.
    Aujourd’hui, le seul mouvement écologiste crédible c’est la france insoumise.
    La FI doit être crédible sur ce sujet au regard des centaines d’associations et initiatives locales mises en place par des associations dites non partisanes.
    Pour que mon groupe d’appui puisse fédérer du monde autour d’actions de promotion des énergies renouvelables, de la gestion des déchets, du développement du bio/local, il doit être clair et sans ambiguité qu’un insoumis est obligatoirement un écologiste. (d’ailleurs réintroduire un peu de verdure dans la charte graphique ne ferait pas de mal :))

  91. La France Insoumise doit rester un mouvement ouvert comme il l’est depuis le début. En cela, il paraît difficile d’en faire un parti. Néanmoins, je voudrais comprendre pourquoi ce qu’il est communément appelé « espace politique » n’est pas choisi par les insoumis eux-mêmes. Il existe une hiérarchie, de fait, en haut du mouvement. Pourquoi ? Comment ont été désignés les responsables ? Je pose cette question en toute sincérité, les insoumis veulent juste que les principes républicains de L’AEC soit respectés au sein de leur mouvement, l’esprit de la 6ème République semble quelque peu mis à mal de ce côté. Il faut donc que les GA aient un statut juridique qui leur permette de financer des actions locales, d’agir par voie de presse si nécessaire, ce n’est pas le cas pour le moment et nous souffrons de ce manque.

  92. Ne pas oublier que le but est de multiplier les électeurs adhérant au programme AEC, au contre budget de FI, …
    Essaimer des groupes d’appui où les gens ont envie d’échanger est alors un outil puissant :
    1) Multiplier les occasions, individuelles et locales, d’écouter chacun des abstentionnistes, des électeurs par défaut de macron, …, sans aucune nécessité de brandir l’étiquette FI, qui entraîne souvent chez ceux là une fermeture au dialogue.
    2) Une fois qu’on a réussi à lui démontrer qu’on l’a écouté et compris (en pratiquant une reformulation systématique qui finisse par rencontrer son approbation), on peut exposer notre choix du mode de fonctionnement, respectueux de la parole de chacun, qui nous plaît dans le groupe d’appui FI.
    3) Écouter et comprendre englobe tous les sujets possibles, toutes les opinions, y compris les plus détestables : la parole violente signe toujours une souffrance et une incompréhension du monde, elle peut être retournée et corrigée chez son auteur.

  93. sur le § la FI est un mouvement qui se prépare à gouverner. En ces temps de doute et d’abstention, je pense qu’il serait mieux de reprendre la position de nos représentant(e)s à l’Assemblée Nationale à savoir :
    la FI a vocation à gouverner le pays en appliquant les mesures du programme « l’avenir en commun ».
    Pas de demi mesure voire d’hypothèse mais de réalité.

  94. Explication des rajouts
    L’idée est de combiner le tirage au sort et des exécutifs élus et révocables par ceux et celles qui les ont élu-e-s pour augmenter l’efficacité des actions du mouvement. 

    1. Sur l’auto-organisation populaire
    La France insoumise est un mouvement utile tout de suite (..) Rajouter : Elle favorise l’auto-organisation populaire dans la société et dans le mouvement France Insoumise : si un homme et une femme du mouvement le demandent, la France insoumise s’auto-organise pour les actions avec des exécutifs élus, paritaires et révocables par ceux qui les ont élus, du niveau local au niveau national.
    2. Sur le polycentrisme
    La France insoumise est un mouvement polycentrique (…). Rajouter : Elle se dote d’une équipe de liaison des différents espaces, avec, au minimum, deux porte-parole, deux organisateurs des campagnes et deux trésoriers, à parité, élue et révocable par l’assemblée représentative du mouvement.

  95. Ce serait bien que les règles précisées ci-dessus soient respectées pour faciliter la lecture et, j’imagine, le travail de celles et ceux qui vont faire la synthèse. Merci à l’équipe de supprimer les romans et les commentaires qui se contentent de raconter une histoire sans réagir concrètement aux principes proposés.

  96. J’aimerai que le Livret« intervention populaire » revienne dans la bibliothèque et que supprimer un livret ne soit pas de la seule initiative d’un responsable national. Pour s’en convaincre, cliquez sur « la Convention » puis « je souhaite rejoindre un livret thématique ». Surprise, il a disparu « démocratiquement », c’était le seul qui permettait l’expression de la citoyenneté, pouvait donner la parole au peuple !!!!!!! En a-t-on peur ?
    J’étais présent ce 14 octobre, au même titre que nos deux députés A. CORBIERE, D. OBONO et D. SIMONNET, Conseillère de Paris, à la création du COMITE NATIONAL de DEFENSE et de RECONQUETE des droits de 1936 et 1945 à la Bourse du Travail parmi 122 délégués syndicaux et de la Société Civile. Notre volonté commune : construire l’outil de convergence des luttes au constat de la démission des directions syndicales face à la politique antisociale de MACRON et son gouvernement.
    Qui a vu et lu une ligne de soutien à cette initiative de la part de notre coordination nationale de la FI donnant l’information, exprimant cette volonté de convergence ? Pourquoi ?

  97. SORTIR d’ITER.

    Attention : j’ai vu une contrib sur ITER, favorable à ITER.
    Ben non.
    L’intéressé ferait bien de se renseigner sur le sujet.

    problèmes techniques, danger, déchets, coût, opacité… Bref, la même chose que pour la fission. Mais en pire.

    http://​www​.sortirdunucleaire​.org/​I​T​E​R​-​u​n​-​p​a​r​i​-​d​a​n​g​e​r​e​u​x​-​r​u​i​n​e​u​x​-et
    https://​www​.notre​-planete​.info/​a​c​t​u​a​l​i​t​e​s​/​4​5​7​9​-​I​T​E​R​-​c​h​a​n​t​i​e​r​-​C​L​I​-​2​016
    http://​sortirdunucleaire​.org/​P​r​o​j​e​t​-​I​T​E​R​-​e​a​u​-​d​a​n​s​-​l​e​-​g​a​z​-​a​-​t​ous

    Une campagne responsable et vraiment progressiste consisterait à demander la fin de ce grand projet inutile.

  98. Les principes de la France insoumise revus et corrigés
    (les passages entre [ ] sont des propositions d’additifs et 4 notes de bas de page, à la fin du document indiquent quelques intentions de l’auteur)
    La France insoumise est un mouvement humaniste. Elle défend l’émancipation globale de la personne humaine, la souveraineté populaire, la justice sociale, et l’harmonie entre les êtres humains et leur écosystème.
    La France insoumise est un mouvement ouvert et populaire. Elle [demande aucune carte d’entrée et une cotisation] et rassemble les citoyen.ne.s qui se retrouvent dans son programme : « L’avenir en commun ». Elle met en œuvre la parité et propose des formations thématiques, théoriques ou pratiques en s’appuyant sur les méthodes de l’éducation populaire pour faciliter l’action de chacun.e en son sein.
    La France insoumise est un mouvement réseau.
    [Elle n’est pas un mauvais hôtel espagnol, une « pétaudière » où tout le monde fait ce qu’il veut.] Elle fédère des groupes d’action qui se constituent par la volonté des insoumis sur une base géographique, professionnelle ou fonctionnelle. Organisés selon une charte, ces groupes disposent d’une autonomie d’action [et d’une autonomie financière], autour du programme « L’avenir en commun ».
    La France insoumise est un mouvement tourné vers l’action. Son activité est organisée en campagnes d’actions nationales ou locales. Son énergie, ses savoir-faire, ses compétences et ses moyens financiers sont mis au service de l’action dans la société.
    La France insoumise est un mouvement utile tout de suite. Une partie significative de son activité est consacrée à des actions de [luttes autour des] solidarités concrètes. Elle impulse et soutient des dynamiques d’auto-organisation populaire à partir des colères quotidiennes.
    La France insoumise est un mouvement collectif. Ses principales orientations et campagnes sont déterminées par une consultation en ligne des insoumis organisée régulièrement, notamment à l’occasion de ses conventions annuelles. Elle promeut une multiplicité de formes de participation permettant à chacun.e. d’être utile à tou.te.s dans le respect de son rythme et de son degré d’engagement. [Le mouvement est piloté nationalement pas une assemblée représentative qui, notamment, élit les animateurs nationaux, composée des co-animateurs des GA qui ont été élus et de militants tirés au sort, aux côtés des représentants des pôles nationaux. 60% GA, 20% tirés au sort et 20% pour l’ensemble des pôles.]
    La France insoumise est un mouvement bienveillant et inclusif. Elle refuse les compétitions internes, les conflits de personnes et les affrontements de courants. Elle privilégie la prise de décisions par consentement afin d’éviter les écueils liés aux clivages et aux mises en minorité. Elle combat les comportements violents, sexistes, racistes ou LGBTphobes.
    La France insoumise est un mouvement polycentrique. Elle dispose d’espaces nationaux de conseil et de propositions, d’équipes opérationnelles et de livrets thématiques ouverts à tou.te.s, et d’une assemblée représentative réunissant des membres de ces espaces et des insoumis.e.s tiré.e.s au sort, [Elle élit, notamment, les animateurs nationaux, composée des co-animateurs des GA qui ont été élus et de militants tirés au sort, aux côtés des représentants des pôles nationaux. 60% GA, 20% tirés au sort et 20% pour l’ensemble des pôles.].
    La France insoumise est un mouvement qui se prépare à gouverner. Elle décline le programme « L’avenir en commun » et ses livrets thématiques en ateliers des lois pour bâtir avec les citoyen.ne.s ce qui est bon pour tou.te.s. Ses élu.e.s agissent en lien avec le mouvement en se regroupant autour d’une charte des élu.e.s e.s et ses candidat.e.s aux élections s’engagent sur une charte éthique et politique.
    La France insoumise est un mouvement culturel. Elle ne limite pas son action à la sphère politique. Face au délitement de la société actuelle, elle étend son activité partout pour faire société et construire un nouveau monde. Elle promeut et relaie des outils d’information alternative pour lutter contre l’idéologie dominante.
    La France insoumise est un mouvement évolutif. Elle cherche à inventer une nouvelle forme de rassemblement et assume d’affiner ses principes d’organisation et ses méthodes d’action et de délibération collective au fur et à mesure de son évolution.

    *Je ne suis pas d’accord pour considérer que les GA n’ont pas de moyens financiers autres que ceux que voudra bien octroyer le national, ce qui est une façon de les mettre en tutelle.
    **Je souhaite que la démocratie ne soit pas un vain mot et donc je souhaite que les Camarades qui nous représentent à tous les niveaux aient un mandat. Actuellement ça n’est pas le cas et le national n’envisage pas ça au nom qu’il ne faut pas être structuré comme un parti. C’est un prétexte qui ne tient pas la route. La démocratie serait l’exclusivité des partis ? Voilà bien une nouveauté !

    ***Je milite pour un mouvement qui allie l’horizontalité avec les nécessaires et indispensables va et viens verticaux : disons que ce serait la résultante de ces deux axes et non pas quelque chose de « gazeux » (selon l’expression malheureuse de JLM), ce qui ne veut rien dire. Je suis pour la clarté, ce qui est maîtrisable et ne cache rien. Le M6R est mort à cause de ça… 

    ****Telles que les choses se passent, l’équipe d’animation du mouvement, on peut l’annoncer dès à présent cependant (c’est tellement évident…) serait légitime, mais pas comme ça désignée par un groupe informel que les militants ne connaissent pas.

  99. 2 amendements :
    1) un mouvement collectif « qui explore des formes démocratiques approfondies conformément au programme l’avenir en commun ».
    2) un mouvement polycentrique. Elle.….……d’une assemblée représentative réunissant des membres de ces espaces, des insoumis-es tirés-es au sort « et des délégués-es des assemblées générales de G.A réunies localement à cet effet ».

  100. Vivement un ou des groupes d’actions dans notre coin, il y avait une vingtaine de groupes d’appui en Martinique et près de 200 personnes dans ces groupes, afin d’agir sur la réalité, notamment sur les questions en instance en justice des citoyens ballottés par un système judiciaire nul à chier comme dirait l’autre. Nous avions huit têtes de listes, que font-ils ?

  101. Le concept d’assemblée représentative constituée par des insoumis tirés au sort et des membres des « espaces » nationaux ne me convainc pas. La démocratie à l’intérieur d’un mouvement est une sacrée gageure, elle n’est jamais réellement satisfaisante, mais l’option proposée me paraît dangereusement favoriser les décisions d’en haut.
    La consultation des insoumis ne doit pas se résumer à un espace de discussion mais doit permettre des votes en ligne sur différentes options, et cela vaut notamment pour des aspects programmatiques ( l’AEC n’est pas figé et ne répond pas à toutes les questions, ex : nucléaire militaire).
    Enfin, dans la charte les mots démocratie et laïcité seraient bienvenus.

  102. « La FI se prépare à gouverner » Il manque un principe sur la désignation des candidat(e)s potentiels (élections locales, régionales, nationales, européennes). Les candidats potentiels sont cooptés, proposés ou se présentent aux GA et autres instances, en fonction de leurs compétences et désignés par consensus ; cette désignation doit se faire dans la bienveillance et avec une chance pour tous et toutes. Ajouter dans les principes de faire appel à chaque fois que cela est nécessaire à des volontaires, aux tirages aux sorts et sondage/vote pour les décisions.
    • « et d’une assemblée représentative réunissant des membres de ces espaces et des insoumis.e.s tiré.e.s au sort » : les membres de ces espaces sont des membres candidats et tirés aux sort, ayant eu la possibilité de travailler concrètement sur les différant thèmes, reconnus pour leurs contributions aux différents espaces. Un système de renouvellement et de révocation est a inventer.

  103. 1) Insoumis.e.s/ Avenant.e.s.…. Le terme ‘insoumis’ me paraît antinomique avec une posture majoritaire. Par définition, ce qualificatif empêche de se ranger à la majorité ; alors, le mouvement se mord la queue.
    De plus, c’est bien difficile d’entraîner des gens raisonnables, mais bien rangés de par l’âge, la culture, ou la chance, de se proclamer ‘insoumis’.
    « L’avenir en commun » me semble plus porteur ; nous serions des A V E N A N T.e.s. … Et viennent les jours heureux !

    2) Le préalable au CONSENSUS, qui est effectivement la plus souhaitable solution, est de fixer pour chaque débat une limite de durée (en jours, en heures ou en minutes, selon les cas), durée au bout de laquelle le vote sera décisionnel. Les nuits blanches, et les joutes oratoires peuvent nuire à la santé des moins expressifs, et à l’efficacité (d’un gouvernement, par exemple).
    Le problème reste de savoir quel moyen on s’accorde pour fixer ce délai : consensus, ou vote « aux enchères » servant de ba