VIDÉO – «RIEN, JAMAIS, AUCUNE MENACE NE NOUS FERA CÉDER»

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Question de Jean-Luc Mélenchon au Premier ministre le 18 octobre 2017 à l’occasion de la séance de questions au gouvernement. Il interrogeait le chef du gouvernement sur les risques liés aux groupes d’extrême droite et a été chaleureusement applaudi en affirmant : « rien, jamais, aucune menace ne fera jamais céder aucun d’entre nous dans le devoir de représenter la liberté d’expression du peuple français ».

 

Voici la retranscription de cette intervention :

« Monsieur le Premier ministre, pouvez-vous me confirmer l’information qui circule, et qui ne m’a pas été encore confirmée, selon laquelle une bande de violents avait imaginé d’agresser des lieux de culte musulman et d’attenter à la vie de monsieur Castaner et à la mienne ?

Dans la mesure où il s’agit du ministre des relations avec le Parlement et d’un président de groupe d’opposition, j’estime que le Parlement tout entier peut se sentir visé et je crois exprimer le point de vue de tous mes collègues sur tous les bancs lorsque j’adresse à ces énergumènes le message suivant : rien, jamais, aucune menace ne fera jamais céder aucun d’entre nous dans le devoir de représenter la liberté d’expression du peuple français.

Monsieur Castaner… Merci, mes chers collègues… Monsieur Castaner, au nom du groupe « La France insoumise », je vous exprime notre parfaite solidarité personnelle, comme nous l’avions fait au moment où monsieur Fillon, monsieur Macron et madame Le Pen avaient été menacés précédemment.

Sur un sujet tel que celui-ci, je n’ai l’intention, naturellement, de ne passer à aucune forme de polémique. Je me permets une suggestion, monsieur le Premier ministre. Le ridicule qui comptait nous assaillir a été arrêté le 28 juin. Quatre mois plus tard, je l’apprends. J’estime que monsieur Castaner et moi sommes hommes assez mûrs pour évaluer les menaces qui pèsent sur nous tout seuls, et j’aurais apprécié d’en être informé pendant les quatre mois pendant lesquels j’ai continué à me transporter en métro et à pieds, et ainsi de suite. Je ne fais de grief à personne. Je suggère qu’à l’avenir, les personnes qui seraient visées de cette façon soient prévenues à temps. Et lorsque l’information arrive de ces arrestations, que, peut-être, on se donne un délai d’une demie-heure pour en informer des gens comme nous, qui avons des familles qu’il est ensuite extrêmement difficile de ramener au calme, comme vous le comprenez.

J’achève. La radicalisation des groupes d’extrême droite est un problème pour beaucoup d’entre nous. À Marseille, ma ville, et dans ma circonscription, une permanence… À Marseille dans ma ville, une permanence existe dans ma circonscription où la personne qui comptait me faire un mauvais sort a été vue à de nombreuses reprises… »