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CANICULE 2026 - Plan d'urgence du groupe parlementaire de La France insoumise

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On crève de chaud. Littéralement. Ou pour être plus exact, on meurt de devoir travailler sous 40 degrés. On meurt parce qu'on habite dans une bouilloire thermique, un logement mal isolé dans lequel on suffoque de jour comme de nuit. On meurt parce qu’on vit dans la rue et qu’il n’y a plus nulle part où s’abriter de la chaleur. On meurt parce que dans sa chambre d'hôpital, il n’y a même pas de ventilateur. On meurt surtout parce que le Gouvernement refuse d’agir et coupe toujours plus dans les services publics.

La canicule qui percute la France en cette fin de mois de juin n'a rien d'une surprise, après une première vague de chaleur dès le mois de mai. Les experts de Météo-France estiment que cet épisode pourrait être comparable à celui d'août 2003, qui avait entraîné la mort de près de 15 000 personnes, soit une augmentation de plus de 75 % par rapport à la moyenne observée à la même période les années précédentes. Contrairement à ce que certains ont affirmé, il ne s'agissait pas simplement de morts “prématurées de quelques semaines” car la mortalité n'a pas diminué dans les mois qui ont suivi.

Les bons gestes à adopter dont nous serinent à longueur de médias les membres de Gouvernement, jusqu’au président Emmanuel Macron, n’y feront rien : on suffoque car les lieux de fraîcheur sont inexistants, car les bâtiments des écoles comme des hôpitaux sont laissés à l’abandon, car aucune protection des travailleuses et des travailleurs n’est inscrite dans la loi en cas de canicule.

La canicule est avant tout un phénomène politique qui démultiplie les effets des inégalités sociales. Les plus pauvres en paient le prix fort. 37 % des ménages les plus modestes subissent une chaleur excessive dans leur logement, c’est deux fois plus que les ménages les plus aisés : rénover son logement, avoir un jardin ou même installer un système de climatisation et pouvoir partir en vacances ou simplement en week-end sont des privilèges. Les jeunes sont particulièrement touchés : 42 % des 18-24 ans déclarent souffrir de la chaleur en été dans leur habitation contre respectivement 14 % pour les 65-75 ans.

Mardi 23 juin 2026, 63,5 millions de personnes sont concernés par une vigilance orange ou rouge, soit plus de 90% de la population. 38,8 millions de personnes vivent dans un département en vigilance rouge. La France vient de connaître sa nuit la plus chaude jamais enregistrée depuis 1947. Les morts de la canicule ne sont pas une fatalité. Ils sont le bilan d'un échec politique.

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