Communiqué du groupe LFI
Vincent Jeanbrun a présenté aujourd’hui en Conseil des ministres le projet de loi « Relance logement ». Ce texte est une caricature des politiques macronistes : cadeaux fiscaux aux multipropriétaires, sabordage des normes environnementales, attaque en règle contre le logement social. S’il est adopté, la seule relance que ce texte provoquera sera celle du mal-logement, pourtant déjà à un niveau historiquement élevé.
Alors que la France suffoque sous la canicule — un logement sur deux est une bouilloire thermique — le texte du ministre Jeanbrun propose de repousser jusqu’à cinq ans l’obligation de rénovation énergétique des logements mis en location. Cette mesure aura un bilan morbide. 5 700 personnes sont déjà mortes à cause de la chaleur en 2025. A l’inverse de cette proposition irresponsable, le groupe LFI a présenté cette semaine un plan canicule comportant un programme d’intervention rapide et priorisé sur le bâti : volets, dispositifs de ventilation, isolation des toitures ou des combles, végétalisation, etc.
Autres victimes de ce projet de loi, les 11 millions de locataires HLM et les 5 millions de demandeurs de logement social qui vont subir :
- La destruction de logements sociaux par l’intermédiaire d’un nouveau plan de rénovation urbaine trois fois moins financé que son prédécesseur et à visée clairement sécuritaire (« S’il faut casser une tour pour favoriser des installations de vidéoprotection, nous le ferons », dixit le ministre Jeanbrun) ;
- L’augmentation des loyers des HLM pour compenser les coupes budgétaires de la macronie contre les bailleurs sociaux ;
- Le renforcement du clientélisme et des discriminations dans les attributions sous la forme d’un transfert de compétences aux maires sans véritables garde-fous.
La macronie fait une nouvelle fois la démonstration qu’elle se place du côté des multipropriétaires bailleurs, dont il faut rappeler qu’ils représentent seulement 3,5 % de la population mais détiennent 50 % des logements mis en location. Alors que le précédent dispositif fiscal en leur faveur coûtera déjà 12 milliards d’euros aux finances publiques, le ministre Jeanbrun propose de relancer la pompe à exonérations.
En revanche, aucune réponse concrète face à la cherté du logement : rien pour baisser le prix des loyers, rien pour bloquer le prix du foncier, dont l’explosion empêche les classes populaires d’accéder à la propriété.
Le groupe LFI combattra avec détermination ce projet de loi. En 2027, avec Jean-Luc Mélenchon, nous mettrons en place une politique du logement au service du plus grand nombre et non d’une poignée de spéculateurs.