Communiqué du groupe LFI
Hier, le Collectif des morts de la rue a organisé un événement en hommage aux 929 personnes SDF dont la mort a été recensée en 2025. Ce chiffre, très probablement sous-estimé, a été quasiment multiplié par deux depuis 2012. La proportion de femmes et d’enfants progresse. Parmi les victimes figure un bébé de seulement 11 jours.
Ces décès sont de la responsabilité du gouvernement, qui prive les associations des moyens nécessaires pour agir. Chaque soir, 6 000 demandes d’hébergement d’urgence adressées au 115 ne sont pas pourvues, dont plus de 2 000 concernent des enfants. Il faut y ajouter l’obsession xénophobe du ministère de l’Intérieur, qui ferme des places d’hébergement pour les demandeurs d’asile et met sous pression les associations afin qu’elles trient les sans-abri en fonction de leur situation administrative.
Plus généralement, c’est la politique du logement macroniste qu’il faut pointer du doigt. En favorisant les intérêts des 3,5 % de multipropriétaires qui concentrent la propriété lucrative, en réduisant les moyens des bailleurs sociaux et en criminalisant le sans-abrisme avec l’infâme loi Kasbarian, les gouvernements macronistes ont réuni les conditions de ce désastre social.
Et la casse du droit au logement continue : le ministre Jeanbrun refuse de s’engager à prolonger l’encadrement des loyers, qui arrivera à expiration au mois de novembre sans nouvelle mesure législative.
En 2027, avec Jean-Luc Mélenchon, nous mettrons fin à cette politique de malheur qui provoque la mort des plus fragiles et appauvrit le plus grand nombre. Par la régulation des prix du foncier et des loyers, la production de logements publics abordables, un plan de rénovation énergétique et d’éradication de l’habitat indigne, ainsi que l’interdiction des expulsions sans relogement, nous ferons respecter le droit au logement.