Plusieurs déclarations des dirigeants du PS font peser un grave danger sur le résultat des élections municipales. Ainsi, le bureau national du Parti socialiste a annoncé son refus de toute convergence avec la France insoumise au second tour pour battre la droite et l’extrême droite. Il déclare plutôt vouloir retirer ses listes partout où la France insoumise sera en tête plutôt qu’un rassemblement qui permettrait la mobilisation de tous les électrices et les électeurs. C’est une catastrophe électorale annoncée.
C’est une première dans l’histoire de la gauche. Pour cela, le Parti socialiste reprend les calomnies de l’extrême droite contre notre mouvement, légitimant son agenda politique et fracturant la gauche au moment même où la droite et l’extrême droite ont engagé leur convergence sur le terrain. Alerte ! Ce refus de tout front unique, en 1932, a déjà produit la plus terrible défaite de la gauche et la victoire des pires adversaires racistes de l’histoire.
L’oukase du PS aurait des conséquences désastreuses. Les désistements de listes de gauche ayant franchi la barre des 10 % des suffrages leur permettant de se maintenir pour le second tour produiraient une démobilisation dangereuse pour le second tour. Cela reviendrait en outre à priver les électrices et les électeurs des listes de premier tour de toute représentation au sein du futur conseil municipal. Ce sectarisme absolu et cette brutalité anti-démocratique provoqueraient partout la défaite face à l’union de la droite et de l’extrême droite.
La France insoumise dénonce ces prises de position irresponsables. Plus que jamais mobilisée pour empêcher la défaite, elle propose de constituer un front antifasciste au second tour des élections municipales :
- Partout où les conditions programmatiques seront réunies, nous œuvrerons à des fusions pour gouverner la ville ensemble et appliquer un programme de rupture en mesure de changer la vie des habitantes et des habitants.
- Ailleurs, à chaque fois que le risque de la droite et de l’extrême droite existe, nous proposons une simple « fusion technique » des listes pour rendre possible la mobilisation commune de chacun. Elle permettra, par une convergence électorale qui n’oblige pas à une gestion commune, une mobilisation intéressée et donc vigoureuse de chaque électorat. Ainsi, chacun sera représenté au conseil municipal, pourra constituer son propre groupe et bénéficier d’une liberté de vote.
La France insoumise n’est pas une addition de baronnies locales. Ses choix et orientations devant le danger ne seront pas morcelés au fil de combinaisons locales. Les candidates et les candidats de la France insoumise défendront donc partout cette même orientation sur la base d’une charte de principes nationaux clairs :
- Le refus de toute alliance avec des candidats macronistes ou de droite ;
- La solidarité avec le mouvement antifasciste face aux tentatives de criminalisation faisant suite au drame de Lyon ;
- L’engagement commun à agir contre toutes les formes de racisme, d’antisémitisme, d’islamophobie et de toute forme de discriminations qui fracturent le peuple français, tout comme le refus de toute instrumentalisation par nos adversaires politiques ;
- La condamnation des violences, traquenards, menaces et attaques des groupuscules d’extrême droite, qu’ils s’appellent « l’Action Française », « Némésis » ou « Nous vivrons » ;
- La dénonciation de toute forme de clientélisme et de pressions.
Nous dénonçons le refus des dirigeants du Parti socialiste de tout rassemblement. Nous les appelons à revenir à la raison. D’ici là et dans cet esprit, nous appelons les têtes de liste communistes, écologistes et citoyennes à ouvrir des discussions en vue d’unir nos listes au second tour dans le respect du résultat du premier tour. Dans ce contexte, nous appelons les électrices et les électeurs à choisir partout les listes soutenues par la France insoumise, porteuses d’un véritable programme de rupture au service des habitantes et des habitants. Face au sectarisme des dirigeants du Parti socialiste, c’est là la seule garantie de permettre le rassemblement de ce front antifasciste au second tour des élections municipales.