Communiqué du groupe LFI
Cette semaine, la Seine-Saint-Denis a une nouvelle fois été le théâtre d’épisodes révélateurs de l’impunité policière.
À Villepinte, des policiers ayant frappé un jeune homme de 19 ans à coups de poing et par clé d’étranglement, ont été relaxés, malgré des images filmées et une interpellation sans fondement légal.
À Saint-Denis, un policier a été filmé en train de gifler et de cracher sur un jeune homme. Le préfet de police Laurent Nuñez a invoqué des circonstances atténuantes, invoquant un prétendu « contexte de lassitude ».
Ces violences sont rendues possibles par l’impunité dont jouissent leurs auteurs. Elles sont le résultat d’une dérive que la défenseure des Droits estime relever du racisme systémique au sein de la police et de la persistance des contrôles au faciès discriminatoires.
Les violences policières sont inadmissibles, tout comme la complaisance d’autorités qui choisissent tantôt de couvrir, tantôt de justifier l’injustifiable.
La chute du gouvernement et le départ du ministre démissionnaire Bruno Retailleau doivent être l’occasion de rompre avec l’impunité et de mettre en œuvre enfin une véritable police républicaine, au service de toutes et tous.