Communiqué du groupe LFI
Alors que nous venons de subir l’été le plus chaud jamais mesuré dans le monde, Michel Forst, Rapporteur spécial des Nations unies sur les défenseurs et défenseuses de l’environnement, a demandé dans un courrier adressé aux autorités françaises de “mettre un terme à la persécution” de 12 militant.es de Greenpeace France.
En octobre 2024, ces militant.e.s s’étaient introduits dans le périmètre de la centrale nucléaire de Gravelines afin de dénoncer les risques de submersion marine du site, alors même qu’il doit accueillir deux futurs réacteurs EPR. Pour cette action, Greenpeace France a été condamné par le tribunal de Dunkerque à 30 000 euros d’amende et les douze militant.es à des amendes pouvant aller jusqu’à 800 euros.
Mais l’affaire ne s’arrête pas là. Le Rapporteur spécial alerte sur des allégations de « traitements dégradants et des abus » en garde à vue, ainsi que sur les 804 958 euros de dommages-intérêts réclamés par EDF, une demande qui, selon lui, vise à « réduire au silence et à menacer » les défenseur.euses de l’environnement. En mai 2024, Michel Forst prévenait déjà : “La France est le pire pays d’Europe concernant la répression policière des militants environnementaux”.
Nous demandons au Gouvernement de prendre ces faits au sérieux. Défendre l’environnement n’est pas un crime. Alerter sur les risques industriels n’est pas un délit. Les lanceurs d’alerte et les défenseur.euses de l’environnement doivent être protégé.es, pas criminalisé.es.