Communiqué du groupe LFI
Budgets insuffisants, manque de professionnels de santé : pour gérer la pénurie et les coupes budgétaires, le rapport « Pour une politique périnatale à la hauteur des enjeux » définit des critères pour continuer à fermer des petites maternités ! Alors que déjà 40% des maternités ont été fermées depuis l’an 2000, jusqu’où vont-ils aller ?
Remis à la ministre ce 29 septembre, cet énième rapport ne rompt pas avec la logique comptable à l’œuvre depuis des années, sous des prétextes sécuritaires. En effet, il confirme que les ARS peuvent décider du maintien, de la fermeture ou de la transformation de maternités en Centre de périnatalité. Rien de nouveau donc si ce n’est qu’il organise explicitement « l’acceptabilité des restructurations » et « l’adhésion des territoires » à ces fermetures. Rien d’étonnant à ce que la seule sage-femme de la mission, entourée de trois médecins, ait refusé de signer ce rapport.
Car naturellement, des fermetures, nous n’en voulons plus !
Alors que le rapport propose insidieusement des pistes d’économies en fermant des maternités, il pointe tout de même « qu’une diminution annuelle de 1% des dépenses publiques de santé est associée à une augmentation significative de la mortalité maternelle ». Continuer à faire des économies est donc parfaitement irresponsable.
Nous voulons un système de santé périnatale à hauteur de nos besoins. La France insoumise soutien le maintien des petits hôpitaux avec leurs maternités de proximité et l’augmentation des moyens humains et financiers pour assurer la pérennité des équipes dans les maternités, pour accoucher au plus près de chez soi, avec des capacités de transport d’urgence à la hauteur des besoins des mères et des bébés