Communiqué du groupe LFI à l’Assemblée nationale
L’eurodéputée italienne Ilaria Salis, Maja, Gabriele, Gino et Zaid font tous partie d’un groupe d’antifascistes poursuivis par Orbàn et la Hongrie depuis 2023, pour avoir participé à une manifestation contre un immense rassemblement néonazi à Budapest.
Gino et Zaid ont trouvé refuge en France, où ils se débattent depuis des mois contre les mandats d’arrêt européens, émis successivement par la Hongrie et l’Allemagne.
L’Allemagne a d’ores et déjà emprisonné plusieurs militants antifascistes et livré Maja à la Hongrie malgré la décision contraire de sa propre Cour constitutionnelle. Les militants Gabriele et Maja viennent d’être condamnés respectivement à 6 et 7 ans de prison à Budapest, après des années d’intimidations, de harcèlement et d’incarcération dans des conditions indignes.
Aujourd’hui, la Cour de cassation française a définitivement entériné la décision de justice d’extrader Gino vers l’Allemagne, se rendant complice de cette chasse à l’homme. Gino risque d’être ensuite transféré vers la Hongrie, où les mauvais traitements des prisonniers politiques ont largement survécu au règne Orbàn. Extrader Gino, c’est le livrer à une vengeance politique contre l’antifascisme.
A l’heure de la montée en puissance de l’internationale d’extrême droite, le combat contre le fascisme et le néonazisme est un honneur. Nous demandons au gouvernement d’Emmanuel Macron de s’opposer à l’exécution de cette décision et de réengager un dialogue diplomatique.
Nous soutiendrons les initiatives de protection citoyenne du militant Gino. Soutien à Gino et Zaid qui doivent rester en France.