Communiqué du groupe LFI à l’Assemblée nationale
Trois textes parrainés par le gouvernement en dix-huit mois, et toujours les mêmes remèdes : moins de protection du vivant et des riverains, et toujours aucune réponse à la crise des revenus agricoles. C’est une nouvelle régression environnementale, inédite par son ampleur et qui est dévastatrice bien au-delà du monde agricole.
Alors que 16,3% des ménages agricoles vivent sous le seuil de pauvreté et que la préoccupation première des agriculteurs et agricultrices est bien de pouvoir vivre de leur travail, le projet de loi du gouvernement choisit de défaire un peu plus le droit de l’environnement. C’est véritablement une loi de l’agribusiness, au service des élevages industriels fermes usines et des méga-bassines, au détriment des zones humides, des aires de captage d’eau potable et des défenseurs de la biodiversité.
Les député·es du groupe La France insoumise ont néanmoins réussi à obtenir des victoires importantes sur les sujets qui préoccupent vraiment les agriculteurs et agricultrices :
L’instauration d’un prix plancher obligatoire dans les négociations agricoles
L’interdiction de l’introduction, importation et mise sur le marché de denrées alimentaires produites avec des substances interdites en France
La priorité donnée aux produits originaires du territoire français dans la restauration collective publique
Tout en nous opposant frontalement au texte, nous défendrons ces amendements lors de la commission mixte paritaire, alors que le Sénat entend aggraver encore le bilan écologique du projet de loi.