Communiqué des députés France insoumise de la commission DDAT
Les député·es insoumis·es de la commission du Développement Durable saluent le maintien du calendrier d’application du règlement européen contre la déforestation importée (RDUE), malgré les nouvelles pressions exercées ces derniers jours par plusieurs lobbys industriels et gouvernements européens pour obtenir un nouveau report ou un affaiblissement du texte.
Après déjà un an de reports accordés sous la pression des intérêts économiques, il était indispensable que l’Union européenne cesse de céder face aux multinationales qui cherchent à repousser indéfiniment toute contrainte environnementale.
Le RDUE constitue une avancée essentielle dans la lutte contre la déforestation importée. Il imposera enfin aux grandes entreprises de prouver que les produits mis sur le marché européen (soja, cacao, café, huile de palme, viande bovine, bois ou caoutchouc) ne sont pas issus de terres déforestées.
Derrière les discours sur la “simplification” ou la “compétitivité”, les député·es insoumis·es tiennent à dénoncer une offensive claire : permettre à certains grands groupes de continuer à profiter de chaînes d’approvisionnement opaques construites sur la destruction des forêts, l’accaparement des terres et l’exploitation humaine.
Les multinationales concernées disposent depuis longtemps des moyens financiers, logistiques et technologiques nécessaires pour assurer la traçabilité de leurs importations. Les retards répétés ne relèvent pas d’une impossibilité technique, mais d’un choix politique dicté par les lobbys.
Alors que les scientifiques alertent chaque année davantage sur l’accélération du dérèglement climatique et l’effondrement de la biodiversité, repousser encore ce règlement aurait constitué un signal catastrophique.
Nous resterons par ailleurs particulièrement vigilants face aux tentatives de vider le RDUE de sa substance à travers des exemptions, des assouplissements ou une baisse des contrôles.
L’application du règlement doit désormais être pleinement garantie.
Face à l’urgence écologique, il est temps que les intérêts des multinationales cessent de passer avant la protection du vivant.