Nomination du président de l’ASNR : l’énième provocation d’Emmanuel Macron

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Communiqué de presse du groupe LFI-NUPES

Le groupe LFI-NUPES a combattu la loi relative à l’organisation de la gouvernance de la sûreté nucléaire et de la radioprotection, adoptée il y a quelques semaines contre l’avis des salariés de l’Institut de radioprotection et de sureté nucléaire (IRSN) et des agents de l’Autorité de sureté nucléaire (ASN).

Méprisés par le Gouvernement durant les débats, ceux-ci le sont à nouveau aujourd’hui avec l’annonce du Président de la République quant à la proposition de double nomination du préfigurateur et président de l’Autorité de sureté nucléaire et de radioprotection (ASNR). Les salariés ont appris la nouvelle via le compte twitter du Ministre délégué chargé de l’Énergie Roland Lescure.

Si la nomination était attendue pour l’avancement opérationnel de la fusion entre l’ASN et l’IRSN, le procédé ne correspond pas à la loi adoptée. En effet, le texte prévoit que le Gouvernement remette un rapport au Parlement évaluant la faisabilité d’instituer un préfigurateur chargé de la mise en œuvre de la création de l’ASNR. Le Président de la République fait le choix du non-respect du Parlement en annonçant le nom de Monsieur Pierre-Marie Abadie en tant que préfigurateur avant même que le rapport évaluant l’intérêt de son poste ne soit transmis au Parlement.

De plus, la loi ne précise pas que le préfigurateur de la fusion entre l’IRSN et l’ASN devienne ensuite président de la future entité. Cette double casquette rompt avec la promesse d’impartialité, et laisse la place au préfigurateur de façonner la nouvelle autorité à sa guise.

Enfin, cette potentielle nomination présage de conflits d’intérêts et constitue une faute politique du Président de la République. Proposer la nomination de l’actuel directeur général de l’Andra, alors que l’Autorité de sureté nucléaire est aujourd’hui même en train d’instruire son dossier de demande d’autorisation de création de Cigéo (projet de centre de stockage de déchets radioactifs en couche géologique profonde), jette un nouveau doute légitime sur ce projet mené depuis le début à marche forcée, contre l’avis des habitants mais avec la trahison de nombreux parlementaires élus de ces territoires.

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