Le « plan pollinisateurs » ne fera pas oublier la réintroduction des néonicotinoïdes tueurs d’abeilles !

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Communiqué de presse du groupe parlementaire de la France insoumise.

Le taux de mortalité des abeilles dépasse parfois le seuil de 30% alors que le taux considéré comme « normal » est de 10%. La production de miel français a été divisée par 2 en 20 ans. La première cause de cet effondrement : les pesticides.

Le plan pollinisateurs et l’arrêté sur la protection des abeilles du gouvernement, qui pêchent par leur manque d’ambition, ne permettront pas de stopper la disparition des abeilles !

Ces dispositions prévoient notamment des heures d’épandage des pesticides (2 heures avant le coucher du soleil et 3 heures après), alors qu’apiculteurs et Anses préconisent zéro épandage avant le coucher du soleil. Par ailleurs il y a de trop nombreuses limites et exemptions : pas de prise en compte de la température ; possibilité d’appliquer en urgence un fongicide à cause d’une maladie ; possibilité d’avoir recours aux pesticides sans contrainte horaire si l’activité d’un agresseur est uniquement diurne ; possibilité d’utiliser, pendant les 8 prochains mois, des pesticides quelque soit l’heure si « la température [est] suffisamment basse pour éviter la présence d’abeilles ».

Ces annonces creuses tentent de faire oublier la réintroduction irresponsable des néonicotinoïdes, après un retournement de veste de Barbara Pompili, devenue fossoyeuse des abeilles.

La France insoumise défend une agriculture écologique qui doit nourrir la population et ceux qui en vivent ! Il est nécessaire d’instaurer une agriculture relocalisée, diversifiée et écologique, en interdisant immédiatement les pesticides les plus dangereux comme le glyphosate ou les néonicotinoïdes.