[Édito] Le pays et sa population ont besoin de vivre à nouveau !

Alors que nous sommes à l’aube d’un troisième confinement, le gouvernement semble une fois de plus avancer dans un épais brouillard, sans savoir quelle décision prendre, ni même quand et comment la mettre à exécution. Depuis le début de l’épidémie, avec mes camarades de la France insoumise, nous ne cessons de dire que la planification est primordiale à toute gestion de crise. Gouverner c’est prévoir ! Ce manque de préparation et de perspective nous ont plongés dans le climat anxiogène dans lequel nous nous trouvons aujourd’hui. 

Lors du premier confinement, on pouvait penser que des causes exogènes mettaient le gouvernement dans une situation d’urgence et donc d’impréparation, laissant la place à  de possibles erreurs. Puis, est venu le temps du second confinement et son lot de scandales : masques et tests en tête. Le troisième scandale est aujourd’hui celui des vaccins. Les doses nécessaires sont aux abonnés absents, certains centres ont été obligés de fermer, les standards téléphoniques sont saturés. Un exemple criant est celui de mon département : en Ariège la semaine dernière, le numéro d’appel pour la vaccination ne répondait plus en raison d’un afflux d’appels. La cause de cette mauvaise gestion de la crise sanitaire est donc clairement endogène. Cette inefficacité relève de l’incompétence d’un Ministère régalien, celui de la Santé. Alors que le Parlement pourrait apporter des solutions ou des pistes de réflexion, le gouvernement préfère passer outre et discuter lors de conseils de défense. Une instance de décision occulte, régie par le “secret défense”. La représentation nationale est donc, une fois de plus, foulé aux pieds.

Les citoyen·ne·s en ont assez d’être les pantins d’une politique sanitaire que l’on peut clairement qualifier d’incompétente et d’inopérante. L’impact psychologique se fait de plus en plus ressentir au sein de la population, et notamment auprès des étudiant·es, dont la précarité a explosé depuis le début de la pandémie, entraînant des situations dramatiques.

Le pays et sa population ont besoin de vivre à nouveau ! Cette pandémie semble bien partie pour durer, mais ce n’est pas une raison pour mettre la France en prison de façon alternative. Il va falloir construire, inventer un modus vivendi avec cette pandémie. Nos concitoyen·ne·s ne doivent pas être considérés uniquement comme des homo economicus. Ce sont des êtres humains qui ont besoin, pour leur équilibre et leur construction personnelle, d’interactions sociales, de culture, etc. Aujourd’hui des aberrations perdurent : pourquoi les lieux de cultes sont-ils autorisés à accueillir du public, alors que les universités et les lieux culturels en sont toujours privés, malgré la possibilité de mettre en place des protocoles sanitaires efficaces (comme cela a été prouvé à Barcelone par exemple, lors d’un concert test) ? Pourquoi fermer les pistes de ski, alors que les magasins situés aux pieds des pistes sont, eux, ouverts ? Autant de non-sens qui renforcent aujourd’hui le ras-le-bol et le sentiment de défiance des françai·es envers ce gouvernement.

Pour terminer cet édito sur une bonne note, j’ai le plaisir de vous informer de la sortie du 1er numéro des “Cahiers de L’Avenir en commun”, consacré à la 6ème République et aux libertés publiques. L’occasion de faire connaître notre programme et permettre à tou·te·s celles et ceux qui le souhaitent, d’y contribuer. Bonne lecture !

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