Rentrée scolaire : de nombreux jeunes se trouvent sans affectation en raison de classes surchargées

Questions de Michel Larive au Ministre de l’Education, M. Blanquer dans le cadre de la commission des affaires culturelles.

« Pour faire face au risque sanitaire lié à l’épidémie de la COVID 19, certains pays comme l’Espagne ou l’Italie ont fait des choix ambitieux afin de protéger le mieux possible la santé de leur population. Nos voisins transalpins par exemple, ont annoncé le recrutement de 84.000 enseignants supplémentaires. De l’autre côté des Pyrénées, en Catalogne, la limite a été fixée à 25 élèves par classe.

En France, le protocole sanitaire ne prévoit pas d’obligation concernant la distanciation physique. Et pour cause, un grand nombre d’établissements fonctionnent avec des classes à plus de 30 élèves, et n’ont pas toujours de locaux disponibles pour permettre le dédoublement des classes. Il s’agit pourtant d’un enjeu important pour la sécurité sanitaire de nos enfants. 

Je vous ai saisi par courrier il y a quelques jours après avoir été moi-même interpellé par trois familles qui ne parvenaient pas à scolariser leurs enfants au collège Jules Ferry de Villefranche-de-Lauragais, faute de places disponibles, alors que c’est pourtant leur établissement de secteur. Mais par défaut d’anticipation, ou parce qu’il fallait bien prendre des heures quelque part, le CDEN de Haute-Garonne a pris la décision de fermer une classe de 5ème dans ce collège. Et ces familles en paient le prix.

Elles m’ont décrit le parcours épique qu’elles ont dû affronter, l’anxiété générée par cette situation injuste, et la colère qu’elles ressentent. Si la 7ème classe de 5ème avait été maintenu, tous ces désagréments auraient pu être évités et les conditions de travail des enseignant·es et des élèves seraient bien meilleures. 

Cette situation n’est malheureusement pas un cas isolé dans notre pays, puisqu’il semblerait qu’un nombre important de jeunes se trouvent encore sans affectation au collège ou au lycée, en raison de classes déjà surchargées. 

Quelles mesures comptez-vous prendre pour accueillir tous ces élèves sans affectation dans leur établissement de secteur tout en limitant le nombre d’élève par classe ? Avez-vous envisagé de réaffecter, les nombreux enseignants se trouvant actuellement sur les listes complémentaires ? »