Sanofi

L’indignité de Sanofi n’a pas de limites

dans Communiqués de presse, Le groupe parlementaire à l'Assemblée nationale

Communiqué du groupe parlementaire La France insoumise.

L’indignité du laboratoire Sanofi n’a pas de limites. Sa décision de rendre prioritaire l’approvisionnement en vaccins contre le SARS-Covid 19 des États-Unis au détriment de la France illustre une fois de plus que les laboratoires n’ont que faire de l’intérêt général.

La France, via le crédit d’impôt recherche (1 milliard d’euros en 10 ans), les différentes aides publiques et le remboursement par la sécurité sociale de la plupart des médicaments est la principale source de financement de ce laboratoire.

Ce comportement voyou est une habitude de Sanofi. Il a par exemple tenté de détourner les règles de la propriété intellectuelle pour breveter deux molécules contre la tuberculose connues depuis des décennies. Qu’un laboratoire puisse obtenir un brevet pour une combinaison de deux molécules qu’il n’a même pas découvert et dont l’intérêt a été démontré par de l’argent public (UNITAID), est une illustration parfaite du dysfonctionnement du système des brevets.

Il a supprimé des emplois dans la recherche 600 à Toulouse et 200 à Montpellier en 2011, malgré des résultats très largement excédentaires, pour assurer une plus grande part de revenus à ses actionnaires, au détriment de la recherche publique, de l’emploi et de l’intérêt général. En dix ans il n’a eu de cesse de délocaliser en passant de 11 centres de recherche en France à 4 !

Il est temps d’en finir avec la socialisation des pertes et la privatisation des profits. Nous, député·es de la France insoumise, avons déposé dans notre niche parlementaire une proposition de loi visant à la création d’un pôle public du médicament, pour assurer la reconstitution d’une recherche publique forte et la fin de la gabegie financière générée par les intérêts cupides de certains. Pour assurer la souveraineté thérapeutique du peuple français, nous demandons la réquisition des futurs vaccins et traitements du Covid-19 et la nationalisation de Sanofi qui devra être intégrée à un pôle public du médicament. Nous proposons également que soient activées des licences d’office, afin de permettre un accès universel, en France comme au niveau international. »