Un bateau de migrants entouré de garde-côte

Stop à l’inhumanité, un accueil digne est urgent et possible !

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Communiqué de l’intergroupe France insoumise Assemblée nationale - Parlement européen sur la répression des migrantes aux frontières européennes.

La situation actuelle à la frontière gréco-turque et sur l’île de Lesbos est insoutenable.

L’ONG Sea-Watch témoigne de réfugié∙es visé∙es non seulement avec des gaz lacrymogènes mais également avec des armes à feu. Euronews rapporte la mort d’un enfant, présent sur une embarcation qui a chaviré en mer au large des côtes grecques lundi 2 mars. Il avait 6 ou 7 ans.

Depuis l’été 2019 et le changement de gouvernement en Grèce, la situation dans les îles de la mer Egée n’a cessé de se tendre. Le camp de Moria, emblématique du régime d’asile européen commun, compte désormais 19 000 personnes. Celui voisin de Kara Tepe ne peut plus être utilisé pour mettre les familles à l’abri comme cela était le cas précédemment.

Le gouvernement grec vient maintenant d’annoncer qu’il suspendait les demandes d’asile sur son territoire pour un mois, en violation du droit de l’Union et des Conventions internationales de Genève.

Des scènes de violence visant des personnes migrantes et des journalistes ont eu lieu tout le week-end, un ancien centre d’accueil du Haut-Commissariat des Nations unies aux réfugié∙es a été incendié.

Côté turc, le président Erdogan prend des milliers de vies humaines en otage à des fins géopolitiques.

La seule réponse de l’Union européenne (UE) est d’envoyer des renforts sécuritaires par la voie de Frontex. C’est inadmissible.

Les terribles événements qui se déroulent actuellement en mer et sur terre sont les conséquences d’une politique européenne indigente et déshumanisante.

La France doit initier, au sein des institutions communautaires, le sauvetage et l’accueil des exilé∙es, comme l’exigeait d’ailleurs le processus dit de relocalisation, mort dans l’œuf suite au non-respect des quotas d’accueil par les pays en fonction de critères socio-démographiques.

Nous demandons également l’annulation de l’accord UE-Turquie ainsi que le retrait du règlement Dublin qui sont les piliers de l’inhumaine Europe forteresse.