En France, les droits des enfants ne sont ni suffisamment respectés ni correctement protégés !

Partager sur facebook
Partager sur twitter
Partager sur whatsapp
Partager sur telegram
Partager sur email
Enfant migrant pour un accueil digne

Communiqué du groupe parlementaire “La France insoumise” et du groupe d’action thématique LFI sur l’enfance.

Ce mercredi 20 novembre marque les 30 ans de l’adoption par l’ONU de la Convention internationale des droits de l’enfant. Ce traité énonce les droits fondamentaux des enfants, droits que la France, signataire, s’est engagée à respecter et protéger. 30 ans plus tard, le constat est amer : beaucoup de ces engagements ne sont pas tenus.

Le droit à un niveau de vie suffisant n’est pas respecté quand 3 millions d’enfants (20% d’entre elles et eux) vivent sous le seuil de pauvreté. 

Le droit à la santé n’est pas respecté quand on sait que l’hôpital public n’est pas en mesure de prendre en charge tous les enfants.

1 enfant meurt tous les 5 jours sous les coups de ses parents, 165 000 enfants ont été victimes de viol ou de tentative de viol cette année et les dispositifs étatiques pour prévenir, repérer et empêcher ces violences sont scandaleusement défaillants.

Le droit à la liberté est bafoué : cette année 388 enfants ont été enfermé·es dans des centres de rétention administrative. Quand ces enfants migrant·es en situation de grande vulnérabilité sont en plus isolé·es, la protection, sociale ou judiciaire, qui leur est due, fait trop souvent défaut, voire est structurellement empêchée.

La France insoumise défend : 

  • le renforcement des moyens de l’aide sociale à l’enfance et le maintien des prérogatives du Conseil national de la protection de l’enfance ;
  • l’augmentation du budget des hôpitaux, et particulièrement des urgences pédiatriques ; 
  • l’application du plan triennal contre les violences faites aux enfants élaboré en 2017 et l’allocation de moyens conséquents pour la formation des professionnel·les au repérage des violences sexuelles ;
  • l’introduction dans le code pénal de la présomption simple de non consentement visant à lutter contre les violences sexuelles à l’égard des enfants ;
  • la création d’un pôle d’avocat·es spécialisé·es pour défendre les enfants dans toute procédure les impliquant ;
  • l’interdiction de la rétention administrative des enfants migrant·es, l’application du principe de présomption de minorité et la prise en charge sociale et judiciaire des mineur·es isolé·es.