Défense des services publics, rassemblement en milieu rural

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Samedi 16 novembre au matin, une centaine de personnes étaient présentes lors d’un rassemblement qui a eu lieu devant le bureau de poste de Saint-Priest Taurion, commune rurale située en Haute-Vienne.

La demande ?

La défense des services publics en voie de disparition et, en particulier, le bureau de Poste dont la direction a décidé, unilatéralement et sans aucune concertation, de réduire de 12 heures par semaine les horaires de permanence locale, passant ainsi de 27 heures à 15 heures hebdomadaires. 

À Saint-Priest, cet événement a donné lieu à une première manifestation des habitant·es, exprimant à la fois leur mécontentement envers la direction de La Poste mais aussi leur volonté de porter publiquement les besoins de la population en matière de services postaux.

Dans différentes communes, des actions apparaissent ; des collectifs se créent pour s’opposer à ce qui représente de nouvelles attaques contre des services publics toujours plus rares, dans un contexte généralisé de fracture territoriale très présente dans notre pays, comme nous a montré le mouvement des gilets jaunes.

Entre autres causes, on peut évoquer :

  • la métropolisation et la limitation des compétences, mais surtout des moyens, pour des petites communes qui se retrouvent diluées dans de grandes communautés de communes, 
  • des politiques austéritaires assumées par les pouvoirs publics actuels qui cherchent à faire passer les gestions purement comptables avant le reste.

Tout cela provoque l’apparition des déserts ruraux et met en concurrence les territoires au détriment de l’humain qui se doit, pourtant, d’être au cœur de nos préoccupations politiques.

Des jeunes exploitant·es agricoles, des salarié·es précaires de l’agriculture et de l’artisanat, des ex-salarié·es d’industries qui tendent à disparaître mais aussi les familles monoparentales sont les plus touché·es par ces phénomènes. 

En plus du manque de services de proximité, les plus modestes se retrouvent confrontés à des contraintes de transport, de garde d’enfants ou de rareté de l’emploi.

La pauvreté en milieu rural concerne largement des ménages avec enfants, les jeunes adultes constituant 45,1% de la population pauvre.

« À la campagne, au-delà de la population agricole, la précarité économique concerne une population composite : les ménages appartenant aux catégories sociales les plus modestes, en particulier les ouvrier·es et les retraité·es, y sont plus nettement représenté·es. » — (Alexandre Pagès, sociologue à l’université de Franche-Comté et auteur de La Pauvreté en milieu rural.)

Les zones rurales isolées sont celles où le niveau de vie médian est le moins élevé :

1 495 euros par mois selon les données de l’Insee datant de 2012. 

Le taux moyen de pauvreté, selon les critères de l’INSEE, était en 2004 de 13,7% dans l’espace rural (contre 11,7% au niveau national).

Depuis les années 2000, le taux de pauvreté se concentre localement par endroits à des seuils proches de 30%, soit le double de la moyenne nationale (14,3 % en 2015, selon les estimations de l’Insee).

En Auvergne ou en Limousin, par exemple, la pauvreté est bien plus fréquente en moyenne que dans d’autres régions plus urbanisées.

C’est pourquoi face à ces constats, des politiques sociales associées à des politiques de développement local (principalement de services publics efficaces) et d’aménagement du territoire doivent être accentuées.

Par Pierre Edouard Pialat, pour le livret “Éradiquer la pauvreté”.

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