Usine General Eletric à Belfort

Alstom-General Electric : forfaiture d’après élections

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Communiqué de presse du groupe parlementaire LFI.

La direction de General Electric a annoncé la suppression d’un quart des effectifs d’Alstom. 1050 emplois vont être supprimés. Cette décision est une catastrophe économique et sociale. Qu’elle soit rendue publique après l’élection européenne montre toute la duplicité de ceux qui l’ont prise.

Emmanuel Macron porte l’entière responsabilité de ce désastre, lui qui, encore ministre de l’Économie, avait autorisé la vente de ce fleuron à General Electric. Les nombreuses voix qui s’y opposaient avaient prévu cette issue. Les récents succès d’Alstom Transport, alors même que la fusion avec Siemens, voulue par le gouvernement, a été empêchée, montrent combien tous les arguments en faveur de cette vente à la découpe étaient mensongers.

Le groupe étasunien, lui, n’aura respecté aucun des engagements qu’il avait pris comme acheteur.
Dans ce dossier, l’intérêt national a été marchandé. L’oligarchie a bradé un fleuron et s’est grassement servie au passage.

Il est temps que l’État reprenne la main sur cette entreprise pour protéger les emplois ainsi que les technologies indispensables à notre souveraineté et à la planification écologique. Des sanctions doivent être prises contre General Electric. Elles devront être suffisamment lourdes pour dissuader toute autre entreprise étrangère de braver ainsi la puissance publique.