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Question écrite sur la situation des migrants en Libye et la complicité du Gouvernement

dans Bastien Lachaud, Nos parlementaires

La ministre des Armées Florence Parly avait annoncé en février la livraison à la Libye de six embarcations dans le cadre du soutien français « aux efforts de la marine libyenne pour lutter contre l’immigration clandestine », selon le ministère. Monsieur Lachaud souhaite s’assurer que les bateaux fournis ne seront pas utilisés à mauvais escient.

M. Bastien Lachaud interroge Mme la ministre des armées sur les graves crimes commis contre les migrants en Libye. En effet, depuis de nombreux mois la presse a fait connaître au monde le sort atroce que connaissent en Libye les migrants, notamment d’Afrique subsaharienne.

Des images des sévices de toute sorte qu’ils endurent ont fait le tour du monde. Il n’est pas possible que cette information ait échappé aux autorités françaises, qui disposent d’ailleurs de bien d’autres moyens pour en confirmer la véracité et l’ampleur. Ces crimes manifestes ne sont pas seulement le fait de groupes crapuleux et de trafiquants puisqu’ils sont perpétrés aussi dans des camps de Tripolitaine, région contrôlée par les autorités reconnues par la France. Malgré ces faits, le cabinet de la ministre des armées a annoncé le 22 février 2019 la cession par le Gouvernement de six bateaux français à la marine libyenne.

Ce faisant, le Gouvernement se rend complice des traitements inhumains infligés aux migrants dans la région. Il agit d’ailleurs conformément aux orientations de l’Union européenne qui confie à d’autres pays qu’à ses membres le soin de « gérer » les flux de personnes cherchant à gagner l’Europe tout en fermant les yeux sur les mauvais traitements odieux dont les migrantes sont victimes. Il souhaite donc apprendre de sa part si le Gouvernement a obtenu des garanties que les bateaux fournis par la France ne seront pas le moyen direct ou indirect de violations des droits humains et comment elle compte s’assurer que ces éventuelles garanties ne sont pas que des paroles en l’air.

Retrouvez le texte de la question ici