MOURENX - Stop aux rejets toxiques de l’usine Sanofi !

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Déjà empêtrée dans le scandale Dépakine, responsable selon l’agence nationale de sécurité du médicament de 16 600 à 30 400 victimes, l’entreprise pharmaceutique Sanofi est encore une fois épinglée, cette fois-ci concernant les rejets toxiques de son usine de Mourenx. Située dans les Pyrénées-Atlantiques proche du bassin de Lacq, cette usine qui produit le fameux médicament pour traiter l’épilepsie aurait rejeté en avril dernier jusqu’à 190 000 fois la norme autorisée de bromopropane, une substance classée comme cancérigène mutagène et avec des effets susceptibles d’altérer la fécondité. D’autres composés possiblement nocifs sont également rejetés à des doses très importantes comme la valproate de sodium interdit aux femmes enceintes depuis 2015.

Depuis 2017 déjà, des taux importants de substances polluantes avaient été relevés et au printemps 2018 une étude de la Dreal (Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement) faisait état de taux astronomiques dépassant très largement les normes en la matière. Plusieurs composés à risques ont ainsi été déversés par l’usine et révélés au grand jour dans la presse provoquant l’inquiétude des riverain·e·s et des salarié·e·s présent·e·s sur le site. Plusieurs points interrogent tout particulièrement : depuis quand ces rejets toxiques ont-ils lieu ? Pourquoi les mesures préventives et les sanctions ont tardées à être mises en oeuvre ? Car c’est bien la mobilisation des associations et des riverains associée à la médiatisation de l’affaire qui semble avoir poussé les pouvoirs publics à intervenir. La plainte de France Nature Environnement le 9 juillet dernier, relayée par la presse a accélérée les choses puisque le groupe Sanofi annonçait le même jour l’arrêt de la production dans cette usine.

La colère des riverain·e·s et des associations, appuyée par les groupes d’action locaux s’est traduite par une journée d’action le 11 juillet dernier devant la communauté de communes de Lacq Orthez. De nombreux·ses insoumis·es du Bearn étaient présent·e·s pour manifester devant le bâtiment alors que se déroulait un comité de suivi. Déjà impliqué depuis plus d’un an dans la lutte contre la pollution du bassin de Lacq qui accueille de très nombreux groupes industriels, les insoumis·es avait déjà alerté de la situation inquiétante de cette zone à travers plusieurs interventions, notamment devant la communauté de communes.

L’opacité qui règne autour des mesures de contrôle de l’usine et la réaction tardive des autorités compétentes  s’ajoute à l’inquiétude concernant les impacts sur la santé et sur l’environnement de tels rejets toxiques. Plusieurs plaintes ont été déposées et une étude transparente et claire sur les effets de ces émissions a été réclamée par les riverain·e·s. Le député insoumis Loïc Prud’homme a également demandé le 12 juillet dernier la création d’une commission d’enquête sur les répercussions sanitaires et environnementales des activités industrielles du bassin de Lacq. Pourtant une intervention avait déjà été faite en ce sens en décembre dernier à l’Assemblée nationale suite à l’inquiétude des riverain·e·s. En effet l’affaire Sanofi n’est « finalement » que l’élément déclencheur qui a fait déborder le verre du mal-être vécu par les riverains du bassin.

L’auto-contrôle de ces entreprises polluantes n’est pas une solution comme le démontre une nouvelle fois cette affaire. Les autorités sanitaires doivent intervenir rapidement et en toute transparence sur ces sujets.

E. Macron rencontrait les principaux·les dirigeant·e·s d’entreprises pharmaceutiques le 9 juillet après le congrès de Versailles pour des discussions qui ne figuraient pas à l’agenda de l’Elysée. Quels sujets ont été abordés ce jour-là ? Le cas de l’usine de Mourenx était-il à l’ordre du jour ? C’est la question qu’a posée Francois Ruffin au Premier ministre Edouard Philippe alors qu’aucun retour sur ces discussions n’a été diffusé. Si les mesures en faveur de ces géants de l’industrie pharmaceutique ne manquent pas, il serait temps de durcir le ton face à ceux qui se croient désormais tout permis et polluent sans être inquiétés.

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