PARCOURSUP : C’EST PARTI POUR LE TRI SOCIAL !

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Aujourd’hui, ce sont près de 900.000 lycéens et lycéennes qui attendent de recevoir leurs propositions d’affectation dans l’enseignement supérieur.

Si la moitié devrait recevoir au moins une réponse favorable à l’un de leurs vœux selon la Ministre Frédérique Vidal, c’est donc bien l’autre moitié qui n’aura pas de réponse ! Et certains l’attendront sur la plateforme ParcourSup encore longtemps…

Le ministère lui-même prévoit qu’environ 270.000 élèves resteront sans réponse d’ici aux épreuves du baccalauréat. L’angoisse pour toutes ces familles et ces futurs bacheliers. D’autant plus que les annonces concernant la création de nouvelles places à l’université n’ont pas de quoi rassurer, puisqu’elles ne couvrent pas la hausse du nombre d’élèves cette année.

Le fond du problème reste irrésolu

Les algorithmes changent et c’est la logique de tri qui s’accentue, avec une grande opacité sur les critères de sélection mis en place par chaque établissement. Mais le fond du problème, à savoir le manque de places, reste quant à lui irrésolu. Se posera inévitablement la question de l’affectation pour de milliers de lycéens. Et ce seront les élèves des quartiers populaires ou des milieux modestes qui seront les premiers à en pâtir.

En ce jour d’annonces pour les banlieues, l’accès aux formations sur tout le territoire aurait pu être un sujet, un vrai. Lorsqu’on a 30% de jeunes de moins de 20 ans sur un territoire, mais aucune université à proximité, et plus de places dans celles qui sont les plus proches, peut-on encore parler d’égalité des chances ?

Il faut créer de nouveaux établissements

À quand un grand plan d’investissement pour l’enseignement supérieur, créant le nombre de places correspondant au nombre de bacheliers, et leur proposant la filière de leur choix ? La création de nouveaux établissements est une nécessité pour absorber les 500.000 nouveaux étudiants à venir d’ici 10 ans.

Pour cela, la députée Clémentine Autain reste convaincue qu’une université sur la Plaine Montceleux, entre Sevran et Villepinte, permettrait de répondre à cet enjeu d’avenir.

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