COMMUNIQUÉ : Soutien aux travailleurs sans-papiers de GLS à Roissy

COMMUNIQUÉ : Contre l’exploitation humaine
Soutien aux travailleurs sans-papiers de GLS à Roissy

 

Sous-traitance, Intérim… comment noyer le poisson pour mieux exploiter. Jeudi 22 février, la députée Clémentine Autain est venue apporter son soutien aux travailleurs sans-papiers dans les locaux de la société GLS, sur la zone aéroportuaire de Roissy Charles de Gaulle. Depuis plus de 10 jours, ces 34 travailleurs sans-papiers soutenus par la CGT occupent les lieux 24 heures sur 24. Ils réclament la régularisation de leur situation en préfecture, un contrat de travail en bonne et due forme et une rémunération en conséquence. Ils ont raison. 

Le mouvement touche toute l’Ile-de-France - au total, 160 sans-papiers travaillant au sein de 6 sociétés comme GLS. Ils travaillent depuis des années en France, pour certains depuis 2 ans, 5 ans, 8 ans, enchainent les contrats en intérim auxquels les entreprises font allégrement appel, multiplient les heures sans jamais avoir la garantie qu’elles leur soient payées. Combien travaillent à temps plein, dans des conditions particulièrement difficiles, pour un revenu mensuel de 600 ou 800 euros ?

Si les agences d’Intérim peuvent contractualiser cette sous-traitance, c’est qu’elles ferment les yeux sur l’utilisation d’alias de personnes en situation régulière pour signer les contrats. Dans les faits, toutes les parties-prenantes de la chaine connaissent la manipulation. Le système s’entretient par des intermédiaires qui tirent avantage de la misère sociale et financière de ces travailleurs sans-papier. Sans possibilité de vérification de leur fiche de paie, les travailleurs sont rémunérés au bon vouloir des déclarations de la société finale et des montants reversés par les personnes prêtant leur identité à la signature des contrats. A chaque étape, on ferme les yeux sur l’exploitation de ces travailleurs « bon marché » qui font le beurre des grands groupes, corvéables à merci et sans aucun moyen de se défendre.

Ces sans-papiers travaillent et vivent en Ile-de-France, ils produisent la richesse de ces sociétés. Il n’est pas acceptable qu’ils soient l’objet d’une surexploitation dont tous ceux qui tirent profit se déresponsabilisent !