Quelle organisation pour le mouvement ?

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Ceci est une page de contribution pour la Convention Nationale de la FI d’octobre 2017, sur le thème : Quelle organisation pour le mouvement ?

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La France insoumise est un mouvement : elle ne dispose donc pas des structures des partis politiques traditionnels mais s’appuie sur ses 5000 groupes d’appui répartis sur tout le territoire. Elle a expérimenté pendant la séquence électorale des modalités d’organisations innovantes (première convention à Lille, processus d’élaboration collective du programme, commission électorale tirée au sort). Il s’agit ici de recenser des premières idées d’organisation d’un mouvement politique novateur et collectif.

1 018 réponses à “Quelle organisation pour le mouvement ?

  1. organisation des insoumis local par groupes d’appuis de réflexion et recherches, basés sur les intérets d’insoumission:
    – développement de la démocratie participative
    – organisation de l’espace et du service public
    – associations et actions citoyenne
    – jardins participatives (ou jardins familiaux) et nature en ville
    – jumelage et solidarité internationale
    – eau et énergies renouvelable sous régie communal
    – santé et prévention, hospitaliers et patients
    – retraite, politique intergénérationnelle
    – open data, logiciels libre, progrès technologique et santé, protection des data (anti-linky, gaspard, etc)
    – parcours éducatifs (ecole, sport,…)
    – restauration, alimentation locale et biologique
    – déplacements et logistique urbaine
    – habitat et transition écologique
    – égalité des droits et des chances (femmes, enfants, immigrés, handicapés)
    – culture et communication, éducation populaire
    – la laicité que la commune doit défendre n’a rien avoir avec le soutien financier de la ville aux cultes !
    Une suite locale sur la base des livrets de la france insoumise avec des publications locales. (un journal local, des discussions public et une chaine tv sur le net ….
    Construction d’une opposition extra-parlementaire

  2. Moi je suis pour une structuration à deux niveaux : Un échelon local :le groupe d’appui (avec passage par la circo pour les remontées au national ) et le national

    1) LE GROUPE D’APPUI doit être l’échelon déterminant parce que c’est le lieu où les insoumis se connaissent bien, où on mène la plupart des actions et où s’exerce le moins les pressions/ influences/ hiérarchies/prises de pouvoir.

    2° LE NATIONAL: une équipe nationale de pilotage, force de proposition et d’impulsion mais élargie (plus de membres et mieux organisée … ne serait –ce au moins pour répondre à nos mails )

    Il me semble que des échelons intermédiaires trop éloignés des groupes d’appui (département, région) présentent des risques de nous faire retomber dans les travers des partis politiques et d’être autant de lieux de prise de pouvoir.

    POUR LES PRISES DE DECISIONS
    A) le national envoie via la plateforme des propositions aux groupes d’appui en laissant un vrai temps au x groupes d’appui d’en débattre et de prendre position
    B) Les groupes d’appui prennent position
    C) les groupes d’appui se réunissent en circo (réunion plénière ou délégués tournants) pour faire remonter les avis (concordants si possibles ou nuancés pour retracer la pluralité )
    La circo est un échelon acceptable car
    – rassemble des GA pas trop éloignés géographiquement (communes proches)
    – déjà organisée du fait de la campagne des législatives
    – à peu près équitable(en nombre d’habitants) et évite l’inégalité entre groupe d’appui de 3 et de 15 (voire plus) et entre petite et grosse communes
    – facile à identifier (à la différence des groupes d’appui) et à comptabiliser à la différence des communes ou des groupes d’appui
    Même chemin inverse pour les propositions et delmandes émanant des groupes d’appui

  3. L’organisation de la FI doit être au service de sa stratégie globale ; conséquemment, sa structuration doit être modelée sur les échelons pertinents pour la réalisation de son programme politique : échelon communal, échelon national, échelon européen. Ce sont là les seuls échelons pertinents :
    – le communal car le plus proche des Français·es et l’expression du pouvoir politique à laquelle ils sont le plus souvent confronté·e·s mais également l’échelon où se concentrent réellement les situations de discrimination, d’exclusion et d’abandon ;
    – le national pour des raisons évidentes qu’il n’est nul besoin de détailler davantage ;
    – l’européen car tout changement pérenne de l’orientation politique, économique, écologique et sociale de la France ne pourra se faire que par une transformation similaire au niveau européen, les institutions européennes étant double facteur de contraintes internes et externes susceptibles d’empêcher l’instauration d’une nouvelle hégémonie.

    De cela il ne découle nullement que toute forme de coordination aux échelons « inférieurs », départementaux et régionaux, soit nulle et non avenue. Néanmoins il ne serait être question de recréer le schéma éculé des fédérations départementales qui deviennent au fil du temps des baronnies, des fiefs servant au placement dans les différents conseils départementaux et régionaux, alors que ces instances pour utiles qu’elles soient ne sont que secondaires par rapport à la réalisation de nos objectifs.
    Similairement, l’organisation interne de la FI et les organes décideurs qui en procéderont doivent être tournés exclusivement vers l’action réfléchie : action, dans le sens où les organes décisionnels doivent assurer réellement et efficacement le nécessaire et souvent ingrat travail d’intendance ; réfléchie, car ce qui unit la France insoumise c’est son programme, ses axes thématiques et les actions que cette perspective commande. De ces considérations il découle les propositions suivantes :

    – la structuration en groupes d’appui doit perdurer même s’il faudrait reconnaître deux sortes différentes de groupes d’appui, voire trois en un sens. Il est nécessaire pour des raisons pratiques d’avoir des groupes d’appui territoriaux ; mais pour des raisons réflexives et d’élaboration du programme, il serait sain qu’il y ait des groupes d’appui thématiques, pouvant correspondre par exemple aux quarante livres thématiques.
    – les groupes d’appui territoriaux doivent demeurer sous un format limité à douze personnes maximum, sauf les exceptions particulières (d’où la mention d’un troisième type) des groupes d’appui d’université ou d’entreprise, mais la logique est la même, il s’agit de réunir des personnes en fonction de leurs affinités au plus proche de chez elles. Chaque groupe d’appui devrait avoir deux référent·e·s dans la mesure du possible afin de respecter l’objectif de parité. Ces groupes d’appui auront la même tâche que celle qui leur était dévolue durant les précédentes campagnes : planification et réalisation des actions en autonomie et en lien avec les thématiques nationales.
    – pour des raisons pratiques et en lien avec la nécessité de l’échelon communal, les GAT (groupes d’appui territoriaux) d’une même commune, ou d’un même arrondissement, ou d’un même canton dans les territoires ruraux devraient se réunir et proposer deux coordinateurs·rices, afin de respecter la parité, au référent territorial nommé par le national (nous y reviendrons ultérieurement). Ces coordinateur·rice·s auraient pour principale fonction de planifier des actions en commun au niveau pertinent, à commencer par l’organisation des caravanes, en liaison avec les associations locales, cela devrait être leur principale tâche.
    – afin d’assurer la liaison avec les différents GAT et d’éventuellement coordonner certaines actions, de résoudre certaines tensions pouvant subvenir, il serait souhaitable qu’une vingtaine de référent·e·s territoriaux soient nommé·e·s (avec par exemple pour cadre de références les anciennes régions) par la coordination nationale. Il est important que ces référent·e·s soient extérieur·e·s à la région, afin de ne pas rentrer dans des logiques de pouvoir et de constitution de fiefs personnels et n’ayant pas de pouvoirs décisionnels. Seulement des missions de liaison, de coordination et de médiation. Afin d’éviter un sentiment d’arbitraire de la part du national, les référent·e·s devraient être proposé·e·s par la coordination nationale et approuvé·e·s par le Comité de suivi (nous y reviendrons ultérieurement). Les référent·e·s territoriaux auraient également pour mission de transmettre à la coordination nationale et au Comité de suivi, réunis ensemble, après enquête, les listes de noms proposés pour les coordinateurs et le cas échéant des candidat·e·s aux élections afin de recevoir l’investiture.

    – les groupes d’appui thématiques réunissent des insoumis·es souhaitant approfondir une thématique particulière ou avec laquelle ils sont familiers (e.g. les droits des personnes LGBTQIA+ ; la politique scolaire etc.) Ces groupes d’appui thématiques, initiés selon les mêmes modalités que les GAT, seraient uniquement axés vers la production de contributions qui seraient envoyées aux différentes commissions thématiques chargées de proposer un programme et des axes lors de la Convention insoumise.

    – la Convention doit demeurer le pilier de l’organisation de la FI. Une réunion une fois l’an (voire deux) devrait suffire. Elle devrait être composée de plusieurs collèges : les référent·e·s des groupes d’appui membres de droit ; les député·e·s nationaux et européens membres de droit ; des insoumis·es ayant mentionné avoir une affiliation partisane, syndicale ou associative tiré·e·s au sort ; des insoumis·e·s sans affiliations tiré·e·s au sort. La Convention aurait pour principale fonction de réunir différentes réflexions, d’en débattre, notamment suite à l’audition des différentes commissions thématiques, et d’élire les deux orateurs nationaux (nous allons y venir). À l’issue de la Convention, le texte programmatique adopté ainsi que les grands axes thématiques seront soumis au vote électronique à l’ensemble des insoumis·es sur la plateforme.
    – les deux orateurs nationaux sont élu·e·s au moment de la Convention pour une durée de deux ans et demi, renouvelable une fois. L’un·e est élu·e parmi les député·e·s européens et nationaux, l’autre par les autres collèges de la Convention en leur sein. Ils sont élu·e·s sur une orientation stratégique et investi·e·s à ce nom.
    – il leur appartient ensuite de constituer une équipe d’une quinzaine de membres, contractuels, qui sera la Coordination nationale, et qui sera exclusivement orientée vers l’action. Cette coordination nationale ne sera responsable que devant les orateurs nationaux et ne devra en aucun cas être élue, afin d’éviter de recréer les BN des forces politiques traditionnelles qui sont davantage le fruit de rivalités de tendances, d’ambitions personnelles et somme toute peu orientés vers l’action concrète. Au sein de la coordination devra se trouver une personne chargée de coordonner les travaux des différentes commissions thématiques en nommant à leur tête des binômes paritaires chargées de recueillir les contributions des groupes d’appui thématiques et d’autionner des expert·e·s.
    – afin de s’assurer de l’exécution de ces missions, il sera nommé un Comité de suivi composé de quinze insoumis·es tiré·e·s au sort pour une durée de un an et qui pourra convoquer les orateurs nationaux et la Coordination nationale, leur demander des comptes, qui devra approuver la nomination des référent·e·s territoriaux proposé·e·s par la Coordination nationale et en siégeant avec la Coordination d’approuver les candidat·e·s investi·e·s par la FI.

    – enfin, il devrait exister des commissions transniveaux : une pour les femmes, une pour les minorités dites racisées et une pour les personnes LGBTQIA+, composé·e·s de personnes concernées tirées au sort et devant s’assurer que la FI reste un espace inclusif et en sécurité et devant assurer des opérations de sensibilisation, formation sur la question à tous les niveaux.

  4. Les groupes d’appui ont permis de rattacher des personnes disséminées sur le territoire, dans les faits, le fonctionnement dépasse largement le cadre des groupes d’appui et plusieurs enjeux sont posés pour renforcer l’action et la lisibilité de la France Insoumise au niveau local:
    1) coordination des groupes d’appui pour mener des actions d’envergure,
    2) quels moyens et quelle représentation (portes paroles?) pour être présent en terme de communication locale
    3) quelles ressources financières pour financer des actions de tractage, affichages, caravane insoumise, local…

    La question est comment s’organiser pour être plus efficace, plus présent et plus visible sans perdre la spontanéité du mouvement.
    Nous avons une formidable opportunité d’appliquer notre programme au niveau de notre mouvement et de faire bouger par l’exemple les mentalités: faire notre propre constituante et mettre en oeuvre un fonctionnement démocratique, ouvert, que nous souhaiterions voir s’étendre à la société toute entière: mandat collectif, parité, limitation des mandats dans le temps, tirage au sort, révocabilité…
    Au travail…

  5. Choisir des portes parole officiels pour chaque région ou département ou circonscription; tirés au sort parmi des candidats soumis préalablement à un entretien et qui s’engagent à ne pas se présenter aux élections (à part pour les municipales dans les petites communes). Pour éviter que n’importe qui puisse parler au nom de la FI en région et nuire à son image. Ce problème va devenir crucial à l’approche des élections.

    Avoir des Insoumis « Relais » en région pour faire remonter l’actualité des régions (revue de presse ou autre). Que ce travail soit effectué en commun au moins par deux Insoumis. Qu’il y ait au national un coordinateur ou « récupérateur » de ces données.

  6. Bonjour,

    A partir d’expériences personnelles (A : professionnelle, B : politique et C : au sein des Insoumis), je souhaites cibler ici des axes possibles (D)pour l’organisation de notre mouvement insoumis

    A: Vécu professionnel

    Lors de ma longue carrière comme fonctionnaire territorial, j’ai eu a gérer des budgets importants en tant que gestionnaire de patrimoines bâti, j’étais donc l’interface entre l’investigation technique (gros travaux de maintenance et d’amélioration tout corps d’états sur un parc de 150 bâtiments à usage publics ou privés) et le pouvoir décisionnaire : les élus du peuple. J’ai beaucoup œuvré, pour ce faire, en produisant de grandes quantités de documents de synthèse , plus ou moins vulgarisés (nécessaire car le secteur marché public est compliqué et austère) afin de donner tous les éléments pour aider à la décision (les enjeux étaient souvent très importants financièrement).
    Sans généraliser, je me suis aperçu (notamment en insérant certaines inepties dans des dossiers) que mes destinataires politiques ne lisaient pas ces éléments indispensables à la connaissance des dossiers qu’ils ont pourtant à arbitrer.
    Ce qui m’amène à un constat ennuyeux :
    Dans ce système (que l’on peut probablement confondre au niveau état) , bon nombre de personnes font leur boulot, mais trop souvent, celui qui doit arbitrer est précisément celui qui n’y comprend rien : l’élu !

    B: Vécu politique

    A mon petit de conseiller municipal de village depuis près de 20 ans, je me suis toujours interressé à la cause publique surtout pour savoir « comment cela se passe », je participe, en plus des réunions municipales à bon nombre de commissions communautés de communes et agglos dans différents secteurs (urbanisme, tourisme, gestion déchets…) .
    Si la plupart du temps, chacun s’implique au mieux et si les prises de paroles sont aussi nombreuses que tumultueuses, il m’est apparu un phénomène très ennuyeux et trop fréquent :
    Lorsque nous abordons des thèmes trop complexes, les débats tournent souvent courts faute de compréhension et les thèmes abordés (souvent venant de « plus haut ») peuvent être validés . C’est sans compter le nombre de fois ou l’on a entendu (on n’a pas le choix, ça se fera quand même …)
    Je crois malheureusement que cela se produit régulièrement et probablement aussi dans l’hémisphère de l’assemblé nationale). Manque de moyens peut-être, manque de garde fou (la non implication des élus n’étant pas sanctionnée) sûrement, un jeu malsain et calculé plus haut, j’en ai bien peur.

    C Vécu insoumis

    Lorsque j’ai assisté à ma première réunion d’ « insoumis », la plupart des membres étaient présents depuis l’origine du mouvement et représentaient à coup sûr un maillon fiable de la chaîne JLM 2017.
    Si autour de la table la cause publique supplante les ambitions personnelles, le calendrier imposait un candidat aux législatives . Ce choix n’ayant visiblement pas plus occupé les esprits que suscité des débats, un binôme est néanmoins sorti du lot à l’unanimité.
    Cependant cet ordre apparemment établi allait être complètement chamboulé…
    En effet, pour faire court et si j’ai bien compris, des invités de dernière minute (par le biais des inscriptions en ligne) ont fait irruption en masse au point de faire basculer la balance à la faveur de leurs poulains (anciens élus ).Candidature « surprise » validée.

    J’imagine que sur les 577 candidatures, ce cas de figure s’est reproduit souvent.
    Il est donc important à mon sens d’énumérer dans un premier temps les conséquences :

    1. Ces proposés députés ne représentent pas le groupe car ils n’ont pas l’historique des deux années de vie des insoumis synonyme d’éclosion populaire, d’échanges, d’idées, de débats dans le respect et la cohésion, bref tout ce qui constitue, à mon sens, le ciment de cette initiative du vivre et réfléchir ensemble.

    2. Une réaction épidermique du groupe ne s’est pas fait attendre et les phrases fusent :
    • on n’en veut plus de ces ges là!
    • ils font parti du « système »!
    • qu’ils restent chez eux, ! (…)
    Formules qui ne sont pas sans rappeler des propos d’autres types de rassemblements qui n’ont rien à faire ici bas, je crois…

    3. Le débat peut se ternir laissant place aux règlements de comptes, jalousies, loin en tout cas des préoccupations majeures qui occupaient jusqu’à présent les réunions.

    Nouveau venu, sûrement moins imprégné du mouvement, j’ai tenté d’analyser les comportements, d’identifier les dangers pour mettre en évidence les écarts majeurs, en connaître les causes et ainsi tenter de trouver des solutions.

    Les futurs députés potentiels n’ayant donc pas le vécu du mouvement qu’il est censé représenter ni son soutien, le premier danger est la rupture du premier maillon, et pas des moindres puisqu’il s’agit de celui qui permet au peuple d’accéder concrètement à la démocratie.

    Le deuxième danger vient du comportement même du peuple insoumis et sa réaction qui peut de prime abord paraître légitime mais qui, à y regarder de près, est en fait une manifestation de stigmatisation d’une catégorie sur fond d’amalgame.
    En effet, de quel droit un groupe, aussi insoumis soit-il, peut discréditer une catégorie (ici des communistes) sous prétexte qu’ils sont ou ont déjà été parlementaires ou élus ?
    JLM lui-même n’est il pas un produit du sérail politique ?
    Non, clairement, on ne peut pas se targuer de défendre une démocratie nouvelle, ouverte, et progressiste en ayant de telles attitudes sectaires.

    Pour autant, l’opportunisme des personnes visées semble quand à lui, bien réel, ce qui constitue le troisième danger : le glissement vers un parti « comme les autres » !

    En effet, si ce type de profil devenait majoritaire, qui pour voter un non renouvellement de mandat ou un plafonnement des indemnités ?
    Pire, dans l’hypothèse où un citoyen lambda serait nommé, moi par exemple,
    Aurais-je la même foi après cinq années à 13000€ de revenus mensuels?
    Aurais-je toujours la même intégrité et désir d’efficacité quant à l’utilisation de cette rente ?
    Me souviendrais-je longtemps de mes collègues qui partageaient le même travail que moi depuis tant d’années au prix de salaires en goutte à goutte sur l’éponge de la société ?
    Aurais-je longtemps conscience de la douleur de mes congénères ?
    Je ne peux aujourd’hui l’assurer.
    Cela implique de trouver des parades.
    Plutôt que de rejeter en blocs les « apparatchiks », Il suffirait d’enlever du mécanisme ce que les opportunistes sont venus chercher : argent et pouvoir.

    Argent : l’intérêt irréfutable du poste étant l’honneur de représenter et défendre le peuple, rien ne justifie de gros revenus. Un salaire calqué sur le revenu raisonnable mettra mécaniquement les arrivistes hors circuit. Par ailleurs, l’élu, confronté aux même contraintes que le peuple, n’aura de cesse que de le comprendre et le défendre.
    Pouvoir : un seul mandat donc, comme prévu, mais surtout un changement nécessaire du rôle.
    Le député ne doit plus être un parlementaire autonome mais le rapporteur auprès de son équipe locale (de l’assemblée vers elle et inversement tant pour les votes que les propositions). Des moyens devraient être donnés en local pour faire vivre l’équipe aux travers de missions indispensables:
    • un vrai groupe d’investigation chargé d’assurer la compréhension et les comptes rendus
    • l’organisation de « forums » publics pour expliquer et comprendre les enjeux
    • la venue d’intervenants techniques pour aider à la décision, pour expliquer les lois, les enjeux écologiques et sociaux, dénoncer les injustices, préparer de nouvelles lois, …

    En validant ce protocole, nous pourrions répondre à trois écarts majeurs de notre système:
    • mettre fin mécaniquement à la connivence et à la corruption politique
    • répondre efficacement aux nécessités d’une démocratie réelle par un circuit court peuple/assemblée
    • éduquer le peuple pour qu’il décide en connaissance de cause (donner la voix au peuple sur la seule base des médias actuels pourrait avoir de graves conséquences)

    A défaut de ces prises de décisions, l’homme étant ce qu’il est, je ne crois pas, par le simple biais du scrutin, à l’indispensable révolution écologique humaine et sociale dont a besoin notre société.

    Je pense que si cela avait été mis sur toute les profession de fois de tous les insoumis candidats lors des législatives dernières, il y aurait eu un « raz de marée » de députés insoumis car c’est ça qu’attendait les gens : une garantie d’une vrai démocratie avec des élus intègres par définition.
    Quand on voie le travail remarquable de notre poignée de députés insoumis à l’assemblée, je vous laisse imaginer s’ils étaient 100 de plus !!!

    Il faut d’ores et déjà tout mettre en œuvre pour que nous tous (les insoumis et tous les concitoyens)
    soyons avisés préparés intéressés concernés bref prêts pour la bonne décision des futurs scrutins.

    D: Idées d’Organisation et orientation « Insoumises »

    A partir de ces trois axes de vécus précités, seule une bonne connaissance de l’existant apportera les bons remèdes à l’existence .

    Pour se faire, il faut un minimum de moyens pour pérenniser se mouvement, pour le faire évoluer, pour valoriser et optimiser le programme.
    La tâche est immense car le monde doit changer, la gauche doit changer :
    – Le bien vivre et la protection du non-vivant doit être intégré dans la constitution
    – La croissance doit devenir tabou au lieu de dogme
    – Le « bien commun » doit être le ciment d’une société humaine et durable
    Pour cela,, la seule arme : savoir, connaître, échanger
    Chaque groupe d’appui pourrait réaliser des soirées débats au plus près des citoyens à partir de thèmes variés dans le but de faire prendre conscience à tous les nouveaux enjeux, le cynique manège des multinationales cautionnés par les gouvernements du monde
    Pour cela, il faudra créer des maquettes types, repérer des vidéos ou « powerpoint »pertinents, faire appel à des intervenants et un minimum d’organisation et moyens.

    Je propose donc qu’un appel de fond soit fait destiné à permettre aux groupes d’appui intéressés de mettre en œuvre ces soirées, montrer au peuple que l’on s’ intéresse à lui tous le temps et partout et non pas à la télé simplement avant les élections.
    Cette collecte peut se faire sur la base du volontariat , cinq euros par adhérent.
    L’éducation peut, à elle seule, si elle est partagée et non opportune changer le monde.

    A bientôt !

  7. Organisation ?
    -pas de bilan de la convention de 2016 : je me débrouille avec les vidéos.
    -quel processus d’élaboration du programme : quand, comment, qui ?
    -commission électorale tirée au sort : quand, pourquoi ?
    -pas d’argent : pas Marseille !!
    Bilan ici dans la 4ème circo du 17 : depuis avril j’ai participé à des réunions à Jonzac une fois par mois.
    Il y avait 35 à 40 personnes de tous les groupes d’appui réunis.
    Les groupes d’appui sont composés d’une personne sauf haute saintonge insoumise et trois monts : à ce jour je ne sais pas trop qui sont les initiateurs et membres ! Lucie Kirchner et Tony Launay animaient, un des initiateurs de chaque groupe, avec un groupe on en fait deux, or en pratique avec deux groupes on en fait un.
    J’ai posé la question « est-ce qu’il y a un intérêt financier à garder des groupes d’appui ouverts alors qu’ils ne fonctionnent pas »? Pas de réponse.
    – Lucie Kirchner de Jonzac en mai m’a fait un groupe à Gémozac et devait me transmettre si des personnes la contacte : silence. Donc je suis à Gémozac mais je ne sais pas si il y a d’autres LFI (ici sur 1500 votants, 244 insoumis que je voudrais bien connaître !)
    – le maillage territorial est une idée superbe et serait efficace mais ici en pratique c’est Jonzac qui règne.
    – autant organiser un groupe par circo qui se réunit à des endroits divers dans la circo.
    Pitié pas d’élu qui se diront « vrai représentant LFI » : un groupe qui vote et décide.
    – pas de réunion privées entre « responsables de groupes » où les autres membres ne sont pas « invités » : leurs mots ici. Tous ensemble, tous ensemble.
    – pas d’information uniquement aux « responsables de groupes » : toutes les informations à tous, transparence.
    Voilà, bonne étude et réussite LFI !

  8. Et je rajoute,

    Les groupes d’appuis ont désigné des candidats aux élections législatives, ont mis en place des campagnes dynamiques, innovantes et parfois victorieuse (c’est le cas pour ma circonscription), et aujourd’hui on nous oppose qu’il est trop tôt pour désigner des représentants, que le mouvement est trop jeune ! Rassurez moi, nous sommes bien la première opposition ? Alors arrêtez de nous prendre pour des imbéciles svp.

  9. Deux constats :
    pour les élections législatives des bulletins de votes, des professions de foi n’ont jamais été livrés et ceci malgré les assurances répétées de Bastien Lachaud jusqu’au matin même de la commission de propagande. Localement nous avions toutes les peines pour avoir de l’info et aucune visibilité sur ce qui se passait. Heureusement qu’il a été possible de tout faire imprimer localement le matin même … dans la plus grande improvisation, et cela n’a pas été sauvé partout.
    Pour le système des cars, il est aussi très difficile de fonctionner avec le système de réservation de la plate-forme, d’obtenir les bonnes infos et le suivi, pour peu que l’on maîtrise la commande locale des cars (ce qui a permis par ex le 23, d’en faire deux avec des prix canons sur Limoges en évitant le trajet harassant de la fois précédente du fait de l’absence de 2ème chauffeur )
    Conclusion : dans sa structuration il est primordial que la FI développe systématiquement les moyens de solliciter prioritairement les compétences locales, à chaque occasion, là où il y en a et leur permettent de travailler avec la force de la plateforme nationale, plutôt que ce soit un incertain et stressant parcours du combattant pour qui veut organiser localement.
    Ce n’est qu’en cas d’absence manifeste de relais local, après proposition de mise en relation local/national simple et suivi, qu’il faut alors tout centraliser (impression et livraison de matériel électoral, fourniture de bus, …). Actuellement c’est plutôt l’inverse qui est pratiqué, ce qui est pour une part contre-productif car peut décourager les ressources locales.
    (Je suis bien conscient que c’est une charge de travail en plus pour les structures nationales mais les résultats seraient plus que proportionnels)

  10. Après la campagne pour les élections législatives et présidentielles qui ont permis à la France Insoumise de s’inscrire dans le paysage politique national et de gagner ses galons d’opposants à la politique de Macron, il s’agit maintenant de renforcer notre assise au niveau local pour s’intéresser à ce que vit la population au quotidien, ses difficultés, ses besoins. Pour cela, les groupes d’appui sont un éléments indispensables. Ils permettent de rendre visible des militants dans une rue, un quartier, une entreprise, un village,.. Cependant, il manque un outil de coordination au moins à l’échelle des communes pour une meilleure organisation de notre activité me semble t il : face à un problème rencontre dans plusieurs quartiers d’une même ville ( ex : la question du nettoyage urbain, celle de la présence de structures de loisirs pour les jeunes, de l’accès à certains quartiers,…) la coordination des actions des groupes d’appui à l’échelon politique décisionnel concerne semble nécessaire. L’exemple ici est communal mais il pourrait aussi s’appliquer au niveau départemental. Cette coordination n’est pas l’instauration d’un échelon hiérarchique mais un outil d’organisation permettant plus d efficacicite au niveau local. Comme nos campagnes se déroulent en fonction d’un calendrier politique que nous n établissons pas, il semble que la même logique de cohérence territoriale doit etre prise en compte pour être entendue. Si chaque groupe d appui s’organise de son côté, nous risquons de disséminer nos forces, ou d’intervenir de manière concomittente sur un même lieu sans concertation. De même des zones pourraient ne pas être couvertes car on pense l’autre groupe s’en occuppe. Cela serait dommage.

  11. Dans ce foisonnement de propositions d’évolution de l’organisation du mouvement, n’oublions pas qui nous sommes et d’où nous venons.

    Un mouvement très jeune initié, façonné à l’occasion de deux séquences électorales majeures. Un mouvement qui n’existerait pas sans l’initiative d’un certain JLM et de formations politiques aujourd’hui associées dans sa gouvernance.
    Un mouvement en rupture avec les pratiques politiques traditionnelles qui a connu un développement rapide sur une très courte période de temps.

    Pour l’essentiel d’entre nous, il constitue une formidable opportunité d’expression individuelle, d’une prise d’initiative sans filtre ni bride tant dans la construction d’un projet commun que dans la bataille politique elle-même. Nous y mêlons nos sensibilités, courants de pensée, attentes, dans une quête de renouveau des pratiques politiques. Chacun d’entre nous y exprime sa propre lecture de la nature du mouvement et du sens même de son insoumission.
    La diversité de nos motivations d’engagement, du sens même donné à l’insoumission, est un marqueur de la singularité de ce mouvement. Elle est la clé de sa dynamique. La pertinence toute entière de la France Insoumise repose sur sa capacité à faire vivre cette diversité, à la valoriser, à lui permettre de converger dans l’action tout comme dans la construction collective d’un contre-projet de société, de ses attendus et conditions de mise en œuvre.
    Le propre du corpus idéologique du mouvement est d’être non exclusif à la différence des démarches politiques traditionnelles.
    Cette diversité s’inscrit dans le large spectre du refus de se soumettre à un ordo-libéralisme hégémonique, de la défense d’un idéal républicain, de la primauté de l’intérêt humain général, d’un nouvel humanisme social et écologique en construction. Elle s’exprime dans autant de communauté de valeurs que de différences de constats, finalités de nos engagements, méthodes pour les atteindre (projet, programme, organisation).

    Elle traverse, irrigue le mouvement où l’empreinte de l’individuel côtoie le renouveau du collectif, y est valorisée dans de nouveaux et puissants espaces de réseaux, une quête de transversalité propice à l’innovation de la pensée et de l’action. Une mise en réseau, une primauté donnée au « flux » sur la structure qui constitue un autre marqueur fort.
    Nombreux sont les espaces ouverts qui facilitent notre compréhension, qui contribuent à notre formation, qui mettent à notre disposition un grande diversité d’outils. Forte est l’action nationale pour affirmer plus encore cette mise en réseau à toutes les échelles.

    Le mouvement doit sa dynamique à la conjugaison de cette diversité, mise en réseau, primauté donnée à « l’initiative et prise de responsabilité individuelle dans l’action », au fait qu’ « est acteur de sa gouvernance celui qui s’en saisit par son implication» tout autant qu’au lien direct qu’y en découle entre l’animation nationale et l’insoumis.
    Autant de principes utiles qui nous ont préservé jusqu’à ce jour de l’émergence d’une organisation lourde sclérosante, de toute gouvernance « artificielle ».

    Pour autant la consolidation de sa dynamique passe aussi par une nécessaire évolution de notre organisation, pour plus de transparence dans la gouvernance, modalités de prise de décisions, plus de démocratie interne dans une gouvernance au quotidien encore trop «verticale et descendante » entre un niveau national aux instances imprécises, un tissu fragmenté de groupes d’appui insuffisamment valorisé dans leur capacité de contribution collective et des insoumis dédiés à l’action, au statut incertain, que seule l’initiative individuelle projette dans les espaces de gouvernance.
    Mais cela ne doit pas nous conduire à réduire le champ des possibles pour y répondre. Evitons de retourner aux « vieilles lune » à l’origine de la sclérose de nombre de formations politiques traditionnelles. Et en la matière une organisation habituelle de parti serait pour le moins contraire à l’essence même du mouvement, à ce qui fonde toute sa pertinence.
    Il ne s’agit pas aujourd’hui d’opter dans l’urgence pour telle ou telle alternative d’organisation, d’instance et modalités bien connues mais d’innover, de dessiner un « sur-mesure » pour un mouvement qui n’a que peu d’équivalent. Il est, pour reprendre les propos récents d’un leader syndical, encore une OPNI dans le paysage politique (entendez un « objet politique non identifié »), un objet que les acteurs de la vie sociale n’ont pas coutume de rencontrer et qu’ils peinent à caser dans la nomenclature courante des partis, syndicats.

  12. Contribution au nom du groupe d’appui de Lagny-Thorigny:

    Nous souhaitons que les principaux concernés décident de l’avenir et de la structure à donner au mouvement. C’est pourquoi nous défendons le principe d’une constituante interne, afin aussi de tester cette nouvelle forme de construction démocratique de règles applicables ensuite par une structure collective.

    Nous proposons ainsi:
    d’abord 1) DESIGNER DES DELEGUE.E.S POUR UNE CONSTITUANTE:

    A- Tirage au sort sur la base du volontariat parmi les militant.e.s des groupes d’appuis + et parmi les militant.e.s des pôles politiques et organisateurs/trices de la campagne 2017
    B- Les militant.e.s issu.e.s des groupes d’appuis doivent être impliqué.e.s dans toutes les décisions.

    ensuite 2) LEUR DONNER COMME BASE DE TRAVAIL
    A- La transparence à tous niveaux.
    Financière: publication des comptes du mouvement.
    Permanent.e.s: qui? quelle légitimité? Quel rôle? Comment? Pourquoi? Combien de temps?
    B- Révocabilité de toute personne élue à l’image de la proposition faite dans l’avenir en commun pour un contrôle militant et transparent.
    C- Transparence de tous les contrats de travail des personnes engagé.e.s au sein de la FI et respect du droit du travail.

  13. Considérant, en liaison avec des événements récents qui ont affecté la France insoumise en Corse :
    1) que nous sommes loin d’avoir maitrisé les fondements de la FI ;
    2) qu’il s’agit de libérer la capacité d’initiative du peuple en s’affranchissant de la tutelle des appareils dont le but ultime est, non les intérêts du peuple, mais celui de leur survie en tant qu’appareil ;
    3) que la prise en charge de l’intérêt général humain par la France insoumise doit nous permettre de dépasser les clivages habituels.
    Il y a lieu d’approfondir ces questions et de préciser les perspectives politiques nouvelles que ses fondements nous ouvrent, de telle manière que les insoumis puissent tous s’en saisir.

  14. – Améliorer les outils de liaison entre le national et les groupes d’appui : il n’est pas concevable à l’avenir que les mails envoyés au national via les quelques boites mails proposées ne reçoivent ni réponse, ni accusé de lecture ni même accusé de réception ! L’expression « lancer une bouteille à la mer » n’a jamais aussi bien porté son nom…
    – Faciliter la coordination inter-groupes d’appui via des sites internet locaux simples d’utilisation et comportant les informations essentielles : coordonnées des référents de groupe d’appui locaux, agenda des actions de ces groupes, compte-rendu des réunions de ces groupes, lien vers les éventuels comptes de ces groupes sur les réseaux sociaux…
    – Faire financer les groupes d’appui certifiés par le national, c’est-à-dire par les subventions reçues des financements publics. Une visibilité sur l’utilisation de ces fonds doit aller de pair avec leur attribution.
    – Visibilité aussi sur la régularité et les échéances de tenue des assemblées du mouvement (= pour l’instant Convention Nationale uniquement mais aussi tout autre assemblée décidée dans le futur).
    – Les Conventions Nationales doivent :
    o Se tenir une fois par an,
    o Petit à petit laisser une place aux délégués issus directement des groupes d’appui certifiés en sus du tirage au sort. La proportion entre les 2 reste à la charge de la Convention précédente. En effet, le nombre de groupes d’appui actuellement créés ne permet a priori pas décemment d’envoyer un représentant par groupe d’appui mais leur « tri » amènera sans doute à quelque chose de plus réaliste (1000 GA et non les plus de 5000 créés actuellement)
    o Conserver le tirage au sort (même si sa proportion peut diminuer au fur et à mesure, voir ci-dessus) et doit s’ouvrir à tous les insoumis inscrits sur la plate-forme et non pas seulement à ceux présents dans des groupes d’appui.
    o Elire un « Bureau Organisationnel » chargé de l’organisation du mouvement (= sur la forme).
    o Proposer un « Bureau Décisionnel » qui sera ratifié par vote par l’ensemble du mouvement
    – La question du programme sera peut-être à aborder dans d’autres instances que la Convention Nationale.

  15. Continuer de nous démarquer des autres en préservant la forme MOUVEMENT, même si cela nécessite souvent une organisation plus marquée. C’est la richesse de notre dynamique, et aussi ce qui fait sa valeur démocratique !
    Attention à préserver cette partie, et ne pas tomber rapidement dans une organisation trop politicienne, avec les proches d’un côté, et la base de l’autre.
    C’est la démarche citoyenne qui a fait la force de la FI, sans cela on risque de tomber dans les mêmes travers que les autres…

  16. Pour un certain nombres d’actions, nous avons besoin d’une structure « officielle », dont la mission sera uniquement fonctionnelle pour permettre aux groupes d’appui, par exemple de :
    – négocier une prestation avec un fournisseur,
    – vendre des badges ou autres sources de revenus locaux,
    – encaisser le paiement d’une réservation de car,
    – réserver un local pour une manifestation,
    – et pour sans doute bien d’autres actions.

    Le statut d’association nous semble intéressant, sous réserve d’autres montages que nous ne connaissons pas.
    Nous voyons deux solutions qui permettent de couvrir les besoins ci-dessus :

    – soit la France Insoumise propose une structure nationale en laissant à chaque groupe d’appui une marge d’initiative (définie dans une charte).
    – soit nous créons des associations à l’échelle locale (agglomération, canton, ou circonscription) dont la structure juridique sera utilisée par les groupes d’appui.

  17. France Insoumise et ses députés;

    Il n’est bien sur pas question que les députés soient sous contrôle. De même que tout le monde connaît la perversité des médias et leur volonté de mettre en difficulté nos représentants ( députés, porte parole). Certaines expressions publiques récentes ont pu mettre les insoumis dans des difficultés lorsque’ils doivent répondre aux interrogations.

    Ne pourrait-on envisager un espace d’échanges entre les représentants de la base de la FI et le groupe LFI à l’Assemblée. Ceux ci apparaissant comme porteurs publics de notre expression.

    Au sein de cet espace d’échanges pourrait être débattus les positionnements à venir face aux propositions de lois, aux interventions de l’exécutif …. Cet espace, médiatisé, montrerait aussi ce qu’est notre conception d’une réelle démocratie « participative » et non délégataire.
    Sylvie

  18. Pour garantir sa pérennité, le mouvement « la France Insoumise » doit continuer de s’appuyer sur les groupes d’appui qui doivent garder leur autonomie fonctionnelle et se référer uniquement au programme et ses livrets thématiques associés.
    Ce mode de fonctionnement permet une amélioration continue et collaborative de notre programme.
    En revanche la limitation actuelle à 12 personnes, par groupe, nous parait insuffisante en zone rurale ou semi-rurale, étant donné les distances en jeu. Pour tenir des réunions efficaces et mener des actions marquantes, il faut à chaque fois mobiliser un nombre suffisant de militants et, fonction des indisponibilités, un nombre autour d’une trentaine, nous semble préférable.
    Par ailleurs une « structure » de coordination légère (sans statut formel, pour interdire la création de « baronnies » locales) entre les groupes d’appui locaux est indispensable pour réagir efficacement à un évènement local touchant un nombre important de communes, voir le département.

  19. Pour une France Insoumise féministe

    L’égalité entre les femmes et les hommes est un enjeu essentiel dans notre société. C’est pourquoi la France Insoumise doit être ambitieuse et exemplaire, tant dans son organisation interne que dans les campagnes et politiques auxquelles elle contribue.

    La France Insoumise doit se doter d’un pôle Féministes Insoumis.es, regroupant des insoumis.es de toute la France, qui permettrait de mettre en place des actions et des campagnes, la diffusion de formations et de guides, une représentation et identification politique féministe du mouvement. Ce pôle féministe devra se conformer aux décisions d’organisation décidées à la Convention de novembre. Nous proposons que Féministes Insoumis.es soit intégré à l’espace politique, s’il existe encore ; qu’au niveau local existe des cercles féministes par ville pour discuter des actions à mener, qui regrouperait des insoumis.es de tous les groupes d’appui de la ville, et même d’autres villes si iels le souhaitent. Féministes Insoumis.es pourrait fonctionner autour de pôles internes thématiques (pôle communication, pôle actions, pôle actualités etc). Des représentant.e.s nationaux géreront la coordination des différents cercles et actions ; iels seront élu.e.s, ainsi que la porte-parole nationale.

    Dans son organisation interne, la France Insoumise doit se doter d’organes de décisions toujours paritaires, que ce soit au niveau local (groupes d’appui ou instances locales) comme au niveau national, ainsi que pour le porte-parolat. Les comités électoraux doivent également désigner des binômes paritaire de candidat.e.s, des listes paritaires, suivant le type d’élections ; mais également de répartir justement les candidates et les têtes de liste dans des endroits que l’on estime « gagnables », car la parité ce n’est pas seulement sur le papier, mais également dans le nombre d’élu.e.s . C’est pourquoi des membres de Féministes Insoumis.es doivent faire automatiquement parti.e.s des comités électoraux de la France Insoumise. Nous proposerons également des guides à l’usage des candidates, mais aussi de tou.te.s les insoumis.es sur les bonnes pratiques militantes contre le sexisme. Nous souhaitons également qu’un.e porte-parole soit issu.e du pôle féministe, afin de représenter la France Insoumise sur ces questions, tant dans les médias que dans des conventions nationales ou internationales, entre autre.

    Afin que notre mouvement soit un lieu où chacun.e peut s’exprimer et militer sans subir d’oppression ou de violence, nous souhaitons la création d’un pôle de « personnes de confiance », qui seront formées afin de recueillir la parole d’insoumis.es victimes de sexisme ou d’agression (on pourrait étendre ce dispositif à la lutte contre toutes les discriminations). Les personnes de confiance pourront ainsi transmettre les problèmes et trouver des solutions (jusqu’à l’exclusion du mouvement) ainsi qu’accompagner les victimes si besoin dans des procédures juridiques.

    La France Insoumise adoptera l’écriture épicène dans toutes ses communications, qu’elles soient internes (site internet, formation, statuts etc) ou externes (communiqué de presse, tracts etc), pour permettre à ce que chaque personne soit représentée.

    La France Insoumise devra être force de propositions dans le domaine de l’égalité entre les femmes et les hommes, en se dotant d’un mouvement, mais également d’un programme résolument féministe, où l’égalité sera une priorité. Les élu.e.s de la France Insoumise se doivent de défendre des textes et propositions de loi allant dans le sens de l’égalité, et également de s’investir aux cotés des Féministes Insoumis.es dans des actions et événements, locaux comme nationaux.

    La lutte contre le patriarcat ne se gagne pas seulement dans la société mais aussi dans notre mouvement : nous devons être un mouvement qui incarne nos idées, tant dans son fonctionnement que dans nos communications.

    « Soyons le changement que nous voulons voir dans le monde » Gandhi

    Amandine Fouillard pour Féministes Insoumises

  20. Question d’organisation

    Il aurait été souhaitable que la date de « fermeture » de la boite soit annoncée à l’avance. Notre groupe d’appui devait se réunir mercredi 11 pour débattre et finaliser notre contribution.

    La boite à idées sera fermée pour les contributions ce lundi 9, mais elle pourrait rester ouverte pour la consultation de façon à permettre à tous –
    en particulier ceux qui pris par des actions de terrain n’ont pas encore eu le temps de le faire- d’avoir une vison complète des interventions.

    Proposition : Il est nécessaire que les groupes d’appui puissent se coordonner sur le plan local – circonscription, département voir plus – pour organiser des actions d’éclats et donner de la visibilité à la France Insoumise. Ce fut le cas pour les casserolades, des Insoumis d’Aubagne ont rejoint les Insoumis de Toulon pour accueillir Edouard Philippe. N’était-ce pas plus efficace que des casserolades à moins d’une dizaine (taille d’un groupe d’appui).
    Mais pour ne pas re-créer les structures verticales confiscatoires du pouvoir en instaurant des « potentats locaux », il faudrait que ces échelons intermédiaires ne soient que des coordinations (coordination de la circo, du département) sans représentants institués avec obligation de représentants des groupes d’appui obligatoirement tournant.

    Aussi bien sur le plan des groupes d’appui que de ces coordinations il est souhaitable qu’elles aient la plus grande autonomie, mais il serait aussi souhaitable que des consultations/échanges réguliers soient instaurés entre la base et le national pour les décisions. On ne peut pas toujours fonctionner, comme pendant la campagne électorale, sur la base de décisions unilatérales.

  21. Les objectifs de notre proposition :

    Les dernières années de notre histoire politique commune ont été marquées la trahison de la direction et des élus de nombreux mouvements de gauche une fois ceux-ci arrivés au pouvoir. L’exemple récent de François Hollande et des dirigeants socialistes nous est très familier, mais ce fut aussi le cas en Grèce où Alexis Tsípras et la majorité des députés de Syriza ont ouvertement bafoués leur programme et le résultat du referendum de 2015 avant de s’allier avec la droite conservatrice pour perpétuer une politique d’austérité criminelle. On peut aussi citer le cas des députés du parti socialiste espagnol, qui, malgré l’opposition de la majorité des adhérents du parti, ont décidés de s’abstenir au moment du vote de confiance au gouvernement Rajoy, permettant au parti conservateur pourtant battu dans les urnes de rester en place. En plus d’empêcher l’application de politiques de gauche, ces trahisons affaiblissent considérablement les mouvements de résistance au libéralisme et découragent les militants qui ont chaque fois plus de mal à repartir de zéro et mettre en place de nouvelles structures dont la crédibilité et la force sont toujours plus faibles. La France Insoumise est en partie née de telles trahisons, celle du parti socialiste notamment, elle est une tentative de les surmonter et de construire une alternative crédible, fiable et sans compromission aux politiques d’austérité libérales. Or nous avons des raisons d’être inquiets.

    L’absence totale de structure du mouvement a été une de ses forces, elle a permis la mise en place rapide d’un vaste réseau de militants qui a fait ses preuves pendant les campagnes présidentielles et législatives, mais elle représente un grave danger pour l’avenir. A l’heure qu’il est, nous, militants de la France Insoumise, n’avons aucun pouvoir décisionnaire, aucune représentation officielle et aucun moyen de contrôler les élus et la direction nationale du mouvement. Cette absence de pouvoir de la base est particulièrement visible dans le cas de la convention. Elle nous a d’abord été annoncée par voie de presse dans le courant de l’été sans aucune consultation, tant sur la date que sur ses modalités (combien de représentants ? choisis comment ? quels thèmes ?), elle a ensuite été déplacée par Jean Luc Mélenchon d’Octobre à Décembre pendant son discours de clôture de l’université d’été, encore une fois sans aucune consultation. On nous annonce finalement que cette convention sera composée d’un nombre inconnu d’Insoumis tirés au sort et de ‘’représentants des différents espaces du mouvement’’ dont on ne sait ni qui ils sont ni combien ils seront. Il ne s’agit pas ici de remettre en cause le principe d’une convention nationale, nous semble d’ailleurs absolument nécessaire, mais de souligner l’opacité complète de sa mise en place et l’absence totale de consultation de la base sur la forme qu’elle devrait prendre.

    Cette absence de contrôle est d’autant plus inquiétante que les élections municipales approchent. Les élus insoumis, il y’en aura sans aucun doute, disposeront d’argent, de postes à pourvoir, de salles et d’un personnel qui leur donneront une influence considérable sur le reste du mouvement. En l’absence de structures internes susceptibles d’être un contre-pouvoir, cette influence sera sans limite. Le désir de préserver une mairie par des élus locaux et leurs clients est la porte ouverte à l’électoralisme, au clientélisme et à toute les compromissions. Il est impératif que la base de notre mouvement dispose de son propre pouvoir interne, susceptible de limiter ces dérives et d’exclure les élus qui ne respecteraient pas le programme de la France Insoumise.

    Le mandat révocatoire, le contrôle des élus, le pouvoir du peuple, prônés dans l’Avenir en Commun ne doivent pas rester que des mots d’ordres, ils ne doivent pas être réservé à la Sixième République, nous devons les mettre en place dès maintenant, dans notre mouvement, pour nous assurer qu’il reste entre nos mains.

    A cet effet nous proposons par exemple la mise en place d’une structure de ce type :

    1- Des groupes locaux (GL)

    Qu’est-ce qu’un groupe local ? :

    L’ensemble des militant-es d’une circonscription législative. Il regroupe donc plusieurs groupes d’appuis. Il ne remplace pas l’action individuelle des groupes d’appuis mais la complète.

    Principe :

    Le pouvoir doit venir des groupes locaux, c’est-à-dire directement des militants, et leur revenir en dernière instance. Le groupe local constitue la base du mouvement. Il représente un instrument de contrôle et de décision susceptible de répartir équitablement les subventions électorales et d’être un contrepouvoir aux élus locaux de la France Insoumise.

    Pourquoi le groupe local en plus du groupe d’appui ? :

    a) Le périmètre de la circonscription électorale est le seul qui permet de répartir simplement et objectivement les aides électorales au niveau local.
    b) Ce périmètre correspond à la pratique des regroupements de militant-es lors des campagnes électorales de 2017. C’est dans ce périmètre que les engagements personnels se sont coordonnés et que les affinités se sont développées.
    c) Dans beaucoup de cas les groupes d’appuis ne correspondent plus à la réalité des regroupements militants sur le terrain. Les groupes d’appui sont trop petits (12), certains sont des coquilles vides qui n’ont jamais existés ou ne se rassemblent plus etc. Ils ne sont souvent plus à l’image des organisations locales.
    d) L’échelle de la circonscription permet une coordination plus efficace et plus simple au niveau du département (il n’y a que 6 circonscriptions dans notre département, il y a des dizaines de groupes d’appui).
    e) Le groupe local est suffisamment petit pour permettre la participation personnelle de chaque militant dans les débats et la prise de décision tout en étant suffisamment grand pour avoir un poids politique au niveau local et national.

    Quel pouvoir pour le groupe local ? :

    a) L’instance décisionnaire du groupe local est l’assemblée générale de circonscription. Elle rassemble tous les militant-es FI de la circonscription qui le souhaitent et se réuni régulièrement.
    b) Les militants du groupe local gèrent les subventions électorales qui reviennent à la circonscription, calculées suivant le nombre de voix obtenu lors des dernières élections législatives. Cet argent permet de financer les actions du groupe local et des groupes d’appuis qu’il regroupe. Pour se faire le groupe local dispose d’une association loi de 1901.
    c) Ils désignent les candidats aux élections locales dans la circonscription et leur font signer une chartre dans laquelle ils s’engagent à appliquer une politique conforme aux attentes du groupe local et au programme de l’Avenir en Commun.
    d) Ils contrôlent les élus locaux. Ceux-ci doivent rendre compte régulièrement de leur action auprès du groupe local. Si les militants estiment que la politique d’un élu de la circonscription ne correspond plus à leurs attentes et au programme de l’Avenir en Commun, ils peuvent décider de l’exclure de la France Insoumise.
    e) Les militants du groupe local désignent parmi eux des représentants au sein du Congrès National de la France Insoumise. Ces représentants signent une chartre auprès du groupe local dans laquelle ils s’engagent à défendre les positions chères aux membres du groupe au niveau national. Ils doivent ensuite rendre compte de leur action au sein du Congrès auprès des militants du groupe.

    2- Le Congrès National de la France Insoumise :

    Principe :

    Le Congrès de la France Insoumise reprend les attributs et les pouvoirs du groupe local au niveau national. Il constitue un contre-pouvoir puissant par rapport aux cadres du mouvement, à la direction et aux élus nationaux. Il permet à chaque groupe local d’avoir son mot à dire dans la gestion du mouvement et s’assure que l’application du programme de l’Avenir en Commun reste bien d’un possible gouvernement de la France Insoumise.

    Qu’est-ce que le Congrès National ?

    Le Congrès National est composé des représentants choisis par les groupes locaux. Il est représentatif de tout le territoire et de la majorité des militants.

    Quel pouvoir pour le congrès national ?

    a) Le Congrès créer différents comités nationaux pour s’occuper de la gestion de la France Insoumise (finance, médias etc.), il nomme les membres de ses comités et contrôle leur action.
    b) Le Congrès élabore et approuve le budget de la France Insoumise.
    c) Le Congrès désigne le candidat à l’élection présidentielle et détermine dans les grandes lignes la stratégie électorale qu’il convient d’adopter. Il fait signer au candidat une charte dans laquelle il s’engage à respecter le programme de la France Insoumise. En cas de victoire du candidat le Congrès contrôle strictement l’action du gouvernement et s’assure de sa bonne conduite. Si son action est jugée insatisfaisante le Congrès peut révoquer son soutien au gouvernement et exclure ses membres de la France Insoumise.

    Ce document n’est qu’une esquisse de structure possible pour le mouvement. Il constitue avant tout une déclaration de principe. Il reste délibérément vague sur certaines questions d’organisation précises qui n’ont pas besoin d’être tranchées maintenant (combien d’échelons intermédiaires ? quel mode de désignation des représentants ? quelle fréquence des assemblées ? etc.). Notre objectif principal est d’attirer l’attention sur la situation inquiétante dans laquelle nous nous trouvons actuellement. La base du mouvement ne dispose d’aucun pouvoir de contrôle et de décision et la mise en place de tels pouvoirs ne semble pas encouragée par la direction nationale de la France Insoumise. Cette situation est inacceptable, les principes de la 6ième République prônés dans notre programme doivent s’appliquer dès maintenant dans notre mouvement. Nous ne pourrons atteindre ce but qu’en mettant en place des structures démocratiques, puissantes et bien définies. Il est impératif de sensibiliser les membres de nos groupes d’appui locaux à ces questions essentielles et de porter ce thème puissamment à la convention nationale dans quelques mois.

    Un groupe d’insoumis du 74.

  22. Bonjour Insoumis à toutes et tous

    La charte des groupes d’appui France Insoumise commence par ces mots : « Les groupes d’appui sont les seules structures permanentes de la France insoumise. » et précise à la fin du paragraphe suivant « Les membres de partis, clubs, associations, réseaux, sont bienvenus dans ce mouvement collectif, s’ils sont prêts à en respecter le pluralisme et la priorité donnée à l’action citoyenne. » Ces deux principes sont, à mon sens, la base immuable de notre organisation.

    1 – Les groupes d’appui sont les seules structures permanentes de la France insoumise. En effet, la diversité des origines et situation de ses membres est proche des réalités de terrain et gage de l’efficacité d’action et d’information de la population réelle. Les élus députés, par exemple, sont et doivent être la représentation de cette diversité.

    2 -Les membres de partis, clubs, associations, réseaux, sont bienvenus dans ce mouvement collectif, s’ils sont prêts à en respecter le pluralisme et la priorité donnée à l’action citoyenne. Autrement dit, aucune organisation, aucun parti, aucune association ne peut prétendre à servir d’épine dorsale ou d’organe d’orientation du mouvement France Insoumise, pas même via un espace leur étant éventuellement réservé à l’échelon national. Ils apportent leur pierre à l’édification du mouvement France Insoumise, au même titre que les Insoumises et Insoumis qui font vivre les groupes d’appui, et donc le mouvement.

    Les groupes d’appui gardent donc leur organisation locale autonome et assument localement l’action et le programme France Insoumise, qu’ils s’attachent, en outre, à améliorer par les échanges avec les diverses parties et secteurs éducatifs, sociaux, associatifs et techniques du tissus local et de la population, contribuant ainsi à alimenter l’information et les choix du mouvement à l’échelon national.
    Ils sont également habilités à aider, soutenir et diffuser les mouvements sociaux locaux, les manifestations culturelles et à participer aux élections locales sous la bannière FI.

    3 – Au niveau de l’organisation nationale, les Conventions à venir auront à tenir compte des deux principes que nous venons d’évoquer, car ils doivent respecter, je cite : « … le cadre et la démarche de la France insoumise dans un esprit d’ouverture, de bienveillance et de volonté de se projeter dans l’action. »

    S’il doit y avoir désignation de « responsables », à quelque niveau que ce soit, ce sera sur un programme précis adopté démocratiquement, avec, à chaque niveau, la possibilité de révocation, selon les mêmes règles que celles envisagées dans l’AEC. Ces responsabilités seront donc le résultat du choix des insoumis et non l’adoubement d’une personnalité quelle qu’elle soit, en vertu du même principe, encore moins la conséquence d’une ambition personnelle.

    4 – L’organisation technique, informatique et logistique sont importantes, elles ont été limites pendant les deux campagnes, et nous en félicitons d’autant plus les b »n »voles insoumises et insoumis qui s’y sont inverti-e-s. Une organisation décentralisée faciliterait sans doute les choses, de ce point de vue, avec maillage du territoire (départements, circonscriptions), sans que ces choix n’équivalent à conférer un quelconque statut d’autorité de fait aux administrateurs de ces éventuelles structures.

    5 – Reste enfin l’épineux problème du fonctionnement financier du Mouvement France Insoumise et de ses Groupes d’Appui, ainsi que des éventuelles structures intermédiaires, compte tenu du fait que les seuls dons ne pourront suffire à eux seuls. Un groupe de réflexion devrait être créé à ce sujet, avec le double souci d’une juste répartition et de transparence, pour être efficace.

    Cette contribution est succincte, car bien des points appelleraient de longs développements et débats. J’espère que l’avenir de nos débats nous aidera à avancer, avec en vue, toujours, l’objectif « L’Avenir en Commun ».

    Claude HUBERT

  23. La représentation
    Le mouvement s’applique à avoir des représentants politiques dignes de cette mission, notamment en remettant les compteurs à zéro à chaque nouvelle élection, une organisation capable de ne pas s’alourdir avec le temps. La sociocratie appliquée sur le terrain, au niveau des GA, un apprentissage pour penser et faire avec le collectif.

    Une société alternative, incluse dans la première, prête à prendre la place :
    Le mouvement s’applique à lui-même et sans attendre les règles/lois qu’il compte faire voter s’il arrive au pouvoir, au maximum de ce qui est possible. Règles fondées sur la compréhension et le consentement.
    Collectif (part de la société) qui fédère et se dote pas à pas de moyens d’agir concrètement, économiquement aux changements de la société.

  24. Pour une culture générale de l’insoumission.
    Seule l’insoumission, en tant que culture générale, libèrera les êtres humains de l’engrenage millénaire qui les broie et les façonne en permanence, génération après génération, siècle après siècle.
    Plus rien ni personne ne doit pouvoir éteindre cette nouvelle étincelle de notre conscience collective. Il nous revient désormais d’agir, individuellement et ensemble, pour que cette étincelle se transforme en un feu vigoureux qui ravage l’ancien monde et se répande à travers la planète entière et la sauve.
    C’est dans ce but que nous avons besoin d’une organisation au sein de laquelle nous nous regroupons. Une organisation d’un type nouveau, inédite dans l’histoire de l’humanité, capable d’impulser toujours en avant notre culture d’insoumission au lieu de la freiner, la broyer, l’étouffer jusqu’à l’éteindre.

    – Même notre organisation doit être soumise à notre insoumission. –

    Il nous faut donc promouvoir au sein de notre organisation, et à tous les niveaux, des dirigeants capables de fait vivre ce type d’organisation. Ces dirigeants émergeront grâce à l’action et à l’expérience. Raison pour laquelle ils ne peuvent être en aucune manière être tirés au sort. Le hasard ne doit avoir aucune prise sur notre organisation. Seuls les insoumis, par le savoir, la connaissance, l’action et l’expérience accumulée et transmise à travers le temps, d’une génération à l’autre, doivent maîtriser le développent permanent de l’organisation.

    Roland RICHA
    Référent du groupe d’action (GA) du Plateau Mont-Valérien à Nanterre

  25. Les groupes d’appui restent les structures permettant le maillage des territoires où l’on conserve le découpage par circonscriptions. Ils sont les moteurs des actions locales. Ils peuvent se réunir à une fréquence qu’ils déterminent eux-mêmes et sont autonomes dans leur fonctionnement. Ils participent à des assemblées citoyennes de circonscription sous la forme qu’ils souhaitent et partagent leurs idées et actions lors de ces assemblées. Il est plus cohérent que l’ensemble des insoumis.e.s soient au courant de ce qui se passe sur la circonscription.
    L’assemblée citoyenne est souveraine.
    • Elle se réunit 1 fois par mois
    • Elle élit ou tire au sort parmi les volontaires, une équipe de 10 personnes, structure plus légère à réunir. Cette équipe propose, impulse et suit les actions. Elle en réfère à l’ensemble des insoumis.e.s de la circonscription par les outils déjà existants, fb et messagerie. Renouvellement à une fréquence à déterminer. Les membres en sont révocables.
    • Un porte-parolat de volontaires tournant y sera choisi. Cela implique pour elles/eux de suivre l’actualité locale et nationale ainsi que la position Fi.
    • Elle désigne des délégués à une coordination départementale rassemblant les délégués des 4 circonscriptions. Cette coordination paraît nécessaire également pour plus de cohérence et pour l’organisation d’actions et/ou d’évènements sur le département. Elle n’est pas décisionnaire.
    On peut imaginer que de ces assemblées citoyennes élisent un certain nombre de délégué.e.s, renouvelables, par département, pour une assemblée citoyenne au niveau national.

  26. Questions financières : la transparence s’impose aussi !
    Rappel : la Charte des candidat.e.s de la FI précisait en son temps, « celles et ceux qui accepteront cette investiture s’engagent à (…) se rattacher à l’association de financement de la FI lors du dépôt de candidature, ce qui inclut la possibilité d’accords de reversement entre cette association de financement et les candidats ou le regroupement politique particulier qu’ils désigneront pour la 1ère comme pour la seconde fraction du financement public ». Question 1 : combien de candidat.e.s 100% FI ? Indispensable pour savoir ce qui restera à la FI du financement public.
    Précision : financement public des partis politiques. Durée : 5 années pleines. Le montant global de ce financement est fixé chaque année par la loi de finances ; le décret de répartition est généralement publié en février et les sous arrivent vers juin (à confirmer). Montant antérieur : 1,42 € par voix au 1er tour des législatives + 37 000 € / année par siège de député. Question 2 : quel contrôle démocratique sur sur ce financement ? Indispensable que la Convention prenne une décision en faveur d’une commission de contrôle (ce qui permettra aussi de savoir comment a été financé l’achat des locaux marseillais … tandis que les GA tirent la langue! ). Question 3 : comment sera financé le MEDIA ?
    La Convention devra aussi se prononcer sur la répartition des financements publics entre le national et les GA. Tout comme elle devra se prononcer (peu importe le choix mouvement ou parti) sur l’existence ou non d’une cotisation et sur les règles de détermination de son éventuel montant. A cela devrait s’ajouter la question du reversement à la FI d’une part des indemnités perçues par les élus, et notamment par les députés.
    Campagne présidentielle : JL Mélenchon a dépensé 10 676 699 €. La CNCCFP se prononcera en janvier 2018 sur la validation des comptes de campagne et sur le montant du remboursement. Précisions : le compte de campagne déposé fait apparaître 2 898 434 € de dons et des recettes de 846 245 € pour « opérations commerciales » (comprendre vente de matériel) !
    A signaler enfin que l’association de financement est obligatoirement dissoute dans les 6 mois qui suivent le dépôt du compte de campagne.
    Il est, en conséquence, indispensable et urgent que soit procédé à l’élection d’une équipe nationale de trésorerie pour répondre à toutes ces exigences ! Transparence !

  27. Place et rôle de l’internet trop envahissant au détriment de ce que j’appellerai pour simplifier « le réel ».
    L’organisation (sur le lieu de travail, la quartier ou le village) doit faciliter le rapprochement et la rencontre des militants autrement que dans la « sphère virtuelle ».
    L’organisation doit permettre une plus grande transparence dans -l’élaboration des décisions- et une collégialité toujours plus grande (L’expérience montre qu’un grand effort est à fournir sur cette question cruciale – trop souvent, on ignore qui prend les décisions).
    L’organisation doit permettre de définir clairement le référent du mouvement face à l’opinion publique en général mais aussi au sein du mouvement… nécessité d’encadrer ces référents pour éviter toute dérive.
    L’organisation doit permettre de définir une politique transparente de financement du mouvement.

    Roland RICHA
    Référent du groupe d’action (GA) du Plateau Mont-Valérien à Nanterre

  28. Ce que j’ai vécu ces derniers mois… :

    * J’ai découvert la FI par l’intermédiaire du CCFD Terre Solidaire qui, avec Oxfam et d’autres ONG, a analysé les programmes des candidat-e-s à l’élection présidentielle à l’aune de ‘15 propositions pour une France solidaire » (1)

    * Je suis allée au meeting de Jean-Luc Mélenchon à Lille pour entendre les orientations de la FI ; au retour, je me suis dit qu’il fallait me mouiller, j’ai donc adhéré au mouvement (2)

    * j’ai regardé sur la plate-forme nationale s’il y avait du tractage à proximité de chez moi et effectivement j’ai trouvé une date dans ma commune de BAILLEUL – je m’y suis rendue et j’ai fait la connaissance de deux personnes – Bérénice et Hervé, notre candidat aux législatives – quelques mots sur nos valeurs humaines communes et au travail ! (3)

    * Hervé m’a ensuite envoyé à une invitation pour une rencontre de préparation de la campagne des législatives et dans la foulée, je me suis jointe au groupe d’appui d’HAZEBROUCK (dans quelques mois, peut-être arriverons- nous à quelques-uns à lancer un groupe d’appui à BAILLEUL pour assurer une proximité avec les habitants et tout spécialement les quartiers plus populaires) (4)

    * Cet été, j’ai pu participer aux Amfis de Marseille (formation FI et présence de partenaires, d’alliés) (cf. 1)

    * Au sein du groupe d’appui, la diversité des participants permet de prendre en compte différents aspects complémentaires :
    – prendre un petit temps durant nos réunions pour approfondir des questions d’actualité comme les ordonnances, le Ceta… afin de pouvoir les redire dans un langage compréhensible par tous… ; – proposer des actions (Caravane insoumise, découverte de la permaculture, rencontre avec un député de la région, etc) ;
    – s’équiper pour assurer une information régulière interne et externe (par internet et aussi par papier) (5)

    + Une question – pour que le groupe d’appui puisse vivre dans la durée, il a besoin d’un petit budget :
    – quelle est l’orientation nationale ?
    – qui est l’interlocuteur national ?
    – quelle marche à suivre ? (6)
    Les points que j’en dégage :
    (1) dialoguer avec des partenaires de la solidarité
    (2) participer à tel ou tel rassemblement favorise découvertes, rencontres et engagements
    (3) accueillir les personnes telles qu’elles sont en allant à ce qui est essentiel pour elles
    (4) inviter à rencontrer d’autres au plus près du terrain
    (5) mettre en valeur les « talents » des membres du groupe d’appui au service du groupe et des habitants en lien avec les orientations nationales et le suivi de l’actualité politique
    (6) avoir un petit budget pour tenir dans la durée

  29. Coline Maigre ne répond toujours pas

    Toujours en attente (comme de très nombreux insoumis) des conclusions du « QG National » suite au questionnaire envoyé par Mme Coline Maigre, coordinatrice des groupes d’appui… il est important de savoir qui n’est plus considéré comme étant dans la France insoumise et combien nous sommes à l’arrivée… ceci, avant la Convention nationale des 25 et 26 novembre.

    Roland RICHA
    Référent du groupe d’action (GA) du Plateau Mont-Valérien à Nanterre

  30. Je pense que la FI doit avoir un minimum d’organisation, autrement tout le monde risque de faire n’importe quoi.
    Le tirage au sort des délégués n’est pas une action démocratique, à mon avis, chaque groupe d’appui doit pouvoir désigner les personnes qui les représenteront.

  31. Les groupes d’appui restent les structures permettant le maillage des territoires où l’on conserve le découpage par circonscriptions. Ils sont les moteurs des actions locales. Ils peuvent se réunir à une fréquence qu’ils déterminent eux-mêmes et sont autonomes dans leur fonctionnement. Ils participent à des assemblées citoyennes de circonscription sous la forme qu’ils souhaitent et partagent leurs idées et actions lors de ces assemblées. Il est plus cohérent que l’ensemble des insoumis.e.s soient au courant de ce qui se passe sur la circonscription.
    L’assemblée citoyenne est souveraine.
    • Elle se réunit 1 fois par mois
    • Elle élit ou tire au sort parmi les volontaires, une équipe de 10 personnes, structure plus légère à réunir. Cette équipe propose, impulse et suit les actions. Elle en réfère à l’ensemble des insoumis.e.s de la circonscription par les outils déjà existants, fb et messagerie. Renouvellement à une fréquence à déterminer. Les membres en sont révocables.
    • Un porte-parolat de volontaires tournant y sera choisi. Cela implique pour elles/eux de suivre l’actualité locale et nationale ainsi que la position Fi.
    • Elle désigne des délégués à une coordination départementale rassemblant les délégués des 4 circonscriptions. Cette coordination paraît nécessaire également pour plus de cohérence et pour l’organisation d’actions et/ou d’évènements sur le département. Elle n’est pas décisionnaire.
    On peut imaginer que de ces assemblées citoyennes élisent un certain nombre de délégué.e.s, renouvelables, par département, pour une assemblée citoyenne au niveau national.

  32. La FI est devenue la première force d’opposition et de proposition grâce à l’implication de centaines de milliers d’insoumis-es. Au point de départ la démarche « solitaire » de Jean-Luc Mélenchon et d’une poignée de femmes et d’hommes comprenant que la dynamique des parties de « gauche » resteraient limitée par des tractations constantes dans les enjeux électoraux.
    A ce stade il s’agit donc de faire perdurer ce mode de mobilisation du peuple que nous sollicitons.
    Les groupes d’appui sont à renforcer et à faire vivre comme possibilité à minima de rencontres au caractère presque informel pour devenir au grè des circonstances des lieux d’élaboration, d’actions selon les questions librement choisies. Le maillage est à développer parallèlement à celui des réseaux sociaux, fantastique vecteur qui a permis notamment à la jeunesse de se sentir concerné et d’agir à un temps « T ».
    L’expérience de notre circonscription témoigne que la force que nous avons acquise au cours des campagnes électorales a pu se concrétiser par le regroupement possible dans des assemblées de citoyens, sur un rythme hebdomadaire, auxquelles ont participé des dizaines de personnes dont, de plus en plus, de jeunes sur des modalités et des fréquences propres à chacun…
    La permanence des actions se fondaient sur l’acceptation globale du programme « l’Avenir en commun » mais aussi sur une équipe d’animation désignée par l’assemblée citoyenne sur un temps limité.
    Il semble souhaitable de proposer ce type de fonctionnement d’un réseau qui procéderait des individus, des groupes d’appui, de l’assemblée citoyenne sur un territoire plus ou moins comparable à une circonscription, d’une coordination départementale et d’une équipe nationale.
    Le caractère démocratique est essentiel, non sur un modèle de parti qui risquerait de rigidifier ce qui ne doit pas entraver la nature « spontanée » du mouvement.
    L’équipe de direction doit être désignée par la convention mettant en pratique ainsi les principes élaborés pour la constituante de la 6 ème république.
    L’enjeu au fond est de faire vivre un mouvement qui avec des rythmes contrastés d’évolution crée une permanence des liens sans avoir la structuration d’un parti.
    La crise de la société est telle que le mouvement FI deviendra plus encore qu’il n’est aujourd’hui un outil, un vecteur, un lieu de regroupement nécessaire dans la création d’un rapport de force face la dévastation sociale et écologique que produit le néo-libéralisme .
    Un salut à tous.
    Gaspard

  33. Il est d’une importance cruciale pour la France Insoumise d’adopter une organisation et une vie « quotidienne » à travers son fonctionnement. L’objectif est bien de faire entrer en mouvement l’ensemble des groupes d’appuis, à la fois de manière autonome, car là est sa force, mais aussi de façon coordonnée, car là est la force de tout mouvement.

    Voici mes idées pour une organisation à l’échelle départementale sur l’ensemble du territoire français :

    – Un bureau départemental représentatif et consultatif composé entre douze et vingt membres (plus leurs suppléant.e.s). Les membres sont proposé.e.s par chacun des groupes d’appuis, après concertation, et forment un mur des candidat.e.s pour le bureau départemental. Un.e seul.e candidat.e par groupe d’appui est présenté.e. Un tirage au sort est ensuite effectué parmi les candidat.e.s proposé.e.s. Le bureau départemental est élu pour deux ans. Son but est de créer le pont entre le département, la région et le national. Ce n’est pas une autorité ou hiérarchie verticale. Il appui les projets, fait remonter les informations, coordonne, propose des assemblées générales, des actions à l’échelle départementale. C’est un organisme fédérateur, qui n’oubliera pas de laisser une large autonomie aux groupes d’appuis.

    – Toujours à l’échelle départementale : j’ai remarqué que les candidat.e.s à la députation faisaient force de rassemblements et de propositions malgré qu’ils ne fussent élus. Serait-il judicieux d’organiser sur le même principe que le tirage au sort après un lot de candidat.e.s présenté.e.s, une élection : Député.e.s Citoyen.e.s de la France Insoumise, dont l’objectif serait de travailler sur le programme de l’Avenir en Commun en lien avec l’actualité et nos député.e.s du national. Cela permettrait de maintenir un courant constant et fort à toutes les échelles. Leurs rôles seraient d’organiser des réunions d’information suite aux amendements, lois…etc, proposer des formations, et faire remonter les propositions, retours et autres…etc. De même, le mandat s’étalerait sur deux ans.

    Quant à un prix d’adhésion, je le propose comme participatif et libre. D’ailleurs, ne serait-il pas intéressant de créer une plateforme de projets à financements participatifs spéciale France Insoumise ?

  34. Une organisation départementale devient indispensable: connaissance mutuelle, existence face aux questions départementales,….
    Une structuration des GA est à envisager en fonction des prochaines élections municipales; présence d’élus locaux fondamentale pour mener des actions.
    Un financement des GA, sous une forme ou sous une autre, est incontournable pour organiser des manifestations et actions sur le terrain.

  35. A partir d’une expérience navrante vécue en Corse :
    1) Il est nécessaire que lfi ait une visibilité sur l’île.
    2) les groupes doivent se voir pleinement confirmé comme outil de base de notre action
    3) Il faut instaurer une ou des formes de coordination sur l’île, dont les modalités soient strictement encadrées aux besoins réels d’efficacité, de telle manière à éviter que par des coordinations, on puisse réintroduire des « directions ».
    Je suis disponible pour y travailler.

  36. Pourquoi pas établir un lien plus visible entre les syndicats et le mouvement des insoumis ?
    Il me semble désormais possible et indispensable que les revendications de parts et d’autres soient soutenues par un élan de solidarité entre le monde professionnel et le mouvement du peuple, puisque représentées par les mêmes personnes… Les syndicats auraient ainsi le soutient du peuple, de plus en plus présent lors de manifestations… Les insoumis pourraient tirer parti de l’expérience en négociations des syndicats… ainsi que du poids qu’ils peuvent apporter à l’organisation d’événements… autant au niveau popularité qu’au niveau financier…

  37. Quelle organisation pour le mouvement ?
    Il faut en finir avec la démocratie représentative. Pour démontrer qu’une démocratie réelle peut fonctionner, il faut que notre mouvement soit organiser comme une vrai démocratie.
    Décision prise du bas vers le haut, aucune ne doit venir d’en haut.
    Pour mettre en place ceci, je propose que notre mouvement soit organiser en respectant les principes de l’Holacraty et sa constitution.

  38. La FI doit rester un mouvement ouvert où on entre et sort facilement et surtout éviter de coller une forme « parti » dont l’engagement peut faire peur. C’est essentiel pour convaincre d’autres (politiques, associatifs) de venir participer à des actions précises.

    La forme GA (géographique et thématique) est la base de l’activité FI. Les GA groupe d’appui pourraient être renommer Groupe d’action pour mettre en avant ce travail militant tourné vers l’action. Cette activité pour qu’elle puisse amener de nouveaux membres doit être visible. Un journal insoumis avec la mise en avant d’actions locales pourraient mettre en avant les actions et développer les liens transversaux entre les différents GA. Les GA ont besoin de pouvoir se financer, aujourd’hui la moindre idée est souvent empêchée car nous n’avons même pas de quoi financer un tract, louer une salle. On ne peut pas continuer comme ça sans être frustré par des problèmes matériels.

    Il me parait nécessaire aussi de ne plus avoir de limite de nombre dans les GA, 12 membres c’était efficace pendant la campagne pour s’organiser vite sur autour de « tâches simples » (tractage, collage par ex) mais dans le temps plus long de développement du mouvement et d’éducation populaire c’est trop restreint pour pouvoir agir/réfléchir/mener une action. D’autant que 12 inscrits ne signifient pas 12 actifs et finalement le travail repose sur trop peu de personnes. Chaque GA doit avoir une souplesse quand à la définition de leur périmètre.
    On doit pouvoir aussi s’organiser de façon thématique ou autour d’une action précise de façon transversale avec des structures souples qui se dissolvent une fois l’objectif terminé.

    Le lien entre le national et le local doit être au cœur de la prochaine convention. Travailler sur des thématiques nationales est primordial pour la visibilité et la cohérence du mouvement mais n’est pas suffisant pour un travail à long terme localement sans paraitre déconnecter des problèmes des citoyens. Il faut aussi qu’on puisse donner notre avis et être consulté, mais aussi pouvoir proposer des actions. Un lien vertical mais qui fonctionne du bas vers le haut autant que du haut vers le bas pour un bon équilibre.

    Il faut faire confiance aux militants quand à leurs liens avec d’autres acteurs locaux et en tout cas encourager ce travail de rassemblement contre les lois du gouvernement. Ce n’est pas de la tambouille (car pas d’enjeu électoral) mais de la coordination et de l’efficacité dans l’action. Comme il y a des espaces (politiques par exemple) au niveau national, on doit pouvoir développer à un niveau local aussi des liens entre tous les acteurs de « gauche » et associatifs.

    Je ne suis pas favorable à des structures départementales, régionales, référents, coordinations etc… Il faut éviter de rajouter des échelons hiérarchiques qui sont souvent l’objet de volonté de mises en avant personnelles et qui peuvent causer des problèmes de clans, de leadership. Il ne faut pas reproduire les formes qu’utilisent les partis politiques qui ont montré leur inefficacité mais innover et s’interroger régulièrement sur nos fonctionnements via des conventions réunissant les GA et le national.

    Tout comme il n’y a pas besoin de chefs, il n’y a pas non plus besoin de l’accord de tous pour monter une action. La solution la plus souple reste : une personne propose une action, si d’autres veulent s’y greffer ils montent un groupe thématique, ils y travaillent comme ils veulent et la réalise. Si personne n’est intéressé par une proposition, l’action ne se réalise pas. Ne perdons pas de temps dans des validations à ne plus en finir qui décourage les initiatives et créent des tensions inutiles.

  39. Au-delà de l’organisation générale il faut aussi penser l’organisation, à l’intérieur des structures nationales et des groupes d’appui, de COORDINATIONS pour travailler sur des thèmes spécifiques (comme le handicap). Aujourd’hui, en matière du travail sur le handicap, nous manquons cruellement de canaux de communication, de coordination, de stratégie, de formation etc. et nous sommes en train de perdre un temps précieux. Les coordinations thématiques doivent donc être plurielles (dans la représentation des personnes concernées), paritaires, revocables et travailler de manière démocratique, transparente et collaborative.

  40. Participation du Groupe d’appui Montagne de Lure à la boîte à idées de la convention Nationale de La France Insoumise.

    Thème 4 Quelle organisation ?

    Notre mouvement est fondé sur un fonctionnement horizontal qui doit être cultivé et amplifié.
    Les groupes d’appui ne sont pas des cellules ou des sections. Il sont le lieu de rencontre d’individus ayant lu et approuvé le programme l’Avenir en commun.
    Cet ensemble est donc à même de le diffuser sur son territoire et de réfléchir, avant son application, à la mise en œuvre locale de celui-ci.
    Il est du devoir voire du pouvoir d’un groupe d ‘appui de s’opposer aux décisions qui pourraient être prises à tous les échelons et qui seraient opposées aux propositions de l’AEC.
    Le groupe d’appui doit être le terrain d ‘expérimentation de nouveaux procédés démocratiques.
    Pour nous les GA qui sont les éléments de base de la FI doivent garder une autonomie d’avis et d’action.
    Ils doivent être porteur d’un avis sur des propositions venues du national.
    Ils doivent agir à l’intérieur du mouvement dans les sens descendant et ascendant :
    descendant en relayant les informations, les mobilisations ( participation aux manifestations…), en proposant des regroupements (écoutes collectives…),
    ascendant en produisant des propositions transmises à l’échelon supérieur, en commentant les propositions descendantes.
    Chaque groupe d ‘appui doit incarner la France insoumise et son programme l’Avenir en commun sur son territoire. Il est donc indispensable de poursuivre la diffusion de celui-ci auprès des élus à tous les niveaux en étant un élément de proposition au sein des comités de quartier, des conseils municipaux, des conseils départementaux, des conseils régionaux, des députés.
    Sa proximité territoriale doit en faire le relais incontournable des luttes de proximité par une information rapide, une réaction rapide, une mobilisation rapide.
    En interne, les GA sont un espace de débats à taille humaine. Ils doivent devenir les lieux de mise en œuvre de systèmes de vote différents (vote par évaluation…).
    Enfin ils doivent développer un système de représentation différent : une fonction, une fois afin de favoriser la prise de responsabilité de chacun des membres. Ce fonctionnement pourrait se traduire par une participation aux conventions nationales d’un certain nombre de représentants des GA, ceux-ci étant tirés au sort.
    Nous nous interrogeons également sur la possibilité d’une instance représentative des GA comprenant un représentant de chacun d’entre eux.
    le GA Montagne de Lure

  41. ENTRE NATIONAL ET LES GA SURTOUT PAS DE STRUCUTRES DECISIONNELLES

    Avec les GA pendant la campagne présidentielle, partout en France dans les campagnes les plus éloignées, comme dans les centres urbains, la mobilisation de milliers d’Insoumises et d’Insoumis à permis une présence formidable.

    A l’heure des questionnements sur notre organisation certains semblent n’appréhender la certes nécessaire clarification de notre fonctionnement qu’au travers des vieilles recettes des structures centralisées et de leurs lourdeurs.

    Je m’inscris personnellement dans le courant qui, sans rejeter toutes les initiatives d’actions et de rassemblements plus ou moins locaux, privilégie la recherche des moyens, outils, initiatives par lesquels nous pourrions transcender l’extraordinaire mobilisation des présidentielle aux cœurs des quartiers, des campagnes, des villages, fussent-ils très éloignés des grandes villes.

    Ce terreau de développement est une réalité, puisque nous l’avons fait exister pendant la campagne. Il s’agit de s’acharner à le faire vivre au jour le jour, à le développer sans limite. Il s’agit d’implanter dans le quotidien visible de tous les gens, quelque soit le lieu où ils vivent, la présence utile et fertile de notre mouvement.

    Les tentatives d’échelons structurés « dotés de moyens financiers », « de locaux », « d’élus »… relèveraient, au mieux, d’une perte sèche de nos potentiels de proximité  dans une centralisation filtrante, au pire, de strates enjolivées attirant comme des éphéméres quelques sombres ambitions de pouvoir personnel .

    Entre le national, dont il faudra fonder les principes de subsidiarité démocratique, et le local nous n’avons pas besoins de structures décisionnelles ! Nous n’avons pas besoins d’élus ! Nous n’avons pas besoins de chefs ! Nous n’avons pas besoins de mandatement et de mandats…

    Cela, faut-il le répéter n’empêche en rien toutes les initiatives d’actions nécessitant des regroupements conjoncturels. Leurs caractéristiques se doivent d’avoir une vie limitée à leur sujet d’action, sans pouvoir.

    Ici notons des divergences concrètes observables au quotidien sur le terrain. Souvent à partir des grandes villes, où les militants se rencontrent plus facilement. Ici et là naissent des idées de structuration « départementale » par exemple. On ignore, ou l’on veut ignorer que ce faisant on existe, au mieux, sous le nom dénaturé de « département » qu’entre quelques GA de moins en moins nombreux à mesure proportionnelle de leur éloignement kilométrique.

    Pour aller plus loin encore, au sein même de nos Groupes D’actions (Appuis), nous n’avons pas besoins d’autre chose qu’une organisation collective d’action. Une adresse, une boite aux lettres des outils… pas de Chefs, pas de Président ou autre responsable. En petit nombre, nous nous réunissons et agissons. Nous faisons face au cœur de l’Avenir en Commun aux développement des actions. Au niveau local ou en nous regroupant, si nous le souhaitons , quand et comme nous le souhaitons et pouvons.

  42. – conserver les GA comme élément de base en étant très ouverts quant à la participation individuelle à ces groupes.
    – créer des groupes thématiques ou d’action à l’échelle d’une ville, métropole, département.
    – nécessité de se coordonner entre GA: coordination physique ou numérique ou les 2 ?
    – avoir des responsables « organisationnels », « porte-parole » pour être plus efficaces et encore plus visibles. Celles et ceux qui seraient ces responsables s’engagent à ne pas être candidats à des élections.( celles et ceux intéressés par une candidature à une élection doivent le signifier et ne peuvent en aucun cas avoir une responsabilité dans l’organisation).
    – question des moyens financiers: faut-il mettre en place une adhésion avec participation financière, se contenter de dons, quelle structure gère ces fonds (asso loi 1901), quelle répartition de la dotation de l’état entre le national et le local ?
    – le tirage au sort: ok pour le principe mais cela a également des limites. Dans les GA seul(e)s un tiers à la moitié des adhérents participent régulièrement aux réunions, débats, prises de décisions. Si les tiré(e)s au sort font partie des absents que représentent-ils vraiment: un tirage au sort au sein d’une liste de volontaires n’est-il pas préférable ?
    – dans tous les cas éviter les prises de pouvoir individuelles et/ou collectives (pas de nouveau front de gauche).

  43. bonjour,
    la question de notre structuration en tant que mouvement capable de fonctionner dans une démarche participative et capable de s’organiser selon des fondements d’éducation populaire me parait être la question à traiter de manière urgente.
    Dans ce soucis de structuration, je trouve l’échelon départemental très pertinent en zone rurale . Il permet selon moi de regrouper suffisamment d’énergies dans les territoires peu habités, de nourrir facilement ces énergies par des débats et des rencontres physiques organisant du lien, de partager des problématiques avec un discernement facilité et de se positionner sur un territoire identifié et souvent apprécié pour sa proximité; le département. ce serait en plus un acte de résistance symbolique à leur disparition programmée.
    D’autre part, la question du » dégagisme » se pose à nous, ici dans notre groupe d’appui ou notre candidat FI aux législatives, ancien front de gauche, s’accroche à son statut de candidat et s’invente une campagne désormais municipale alors que ce n’est pas la priorité de 90 pour 100 des membres.alors il nous renvoie; formez un autre groupe, de toute façon c’est douze maxi!
    Ce genre » d’autocrate » reste certainement minoritaire mais il me semble qu’il faut réfléchir à des outils pouvant tendre à faire diminuer au maximum ce type de dérives passéiste ; ce sont elles qui bâtissent des fractures entres les citoyens et leurs représentants.

  44. Décision du groupe en rapport avec la Convention nationale
    Sur décision de mon groupe, aucun insoumis ne participera à la Convention nationale des 25 et 26 novembre 2017.
    Le groupe étant résolument contre le – tirage au sort – à quelque niveau du mouvement.
    Considérant cette méthode comme profondément anti-démocratique car elle permet au – tiré au sort – de prendre la place d’un(e) délégué(e) élu(e). Et de fait… d’obtenir à l’arrivée une assemblée (La Convention) non ou peu représentative du mouvement.
    Le groupe considère que l’élection d’un(e) délégué(e) nécessite un débat, une confrontation d’idées, une réflexion collective, un retour sur mandat accordé collectivement… Or, il a été décidé de court-circuiter cette procédure par le – tirage au sort – autrement dit, les insoumis sont dans l’expectative d’être tirés au sort, et donc de se remettre au hasard, pour participer à la Convention nationale, l’instance qui décide de l’avenir du mouvement pour les mois à venir.
    Le groupe refuse de cautionner cette méthode.
    Si le hasard décidait que l’un de nous était tiré au sort alors celui-ci respecterait la décision prise en groupe.

    Roland RICHA
    Référent du groupe d’action (GA) du Plateau Mont-Valérien à Nanterre

  45. Au sujet de la Convention nationale :

    – Le tirage au sort d’individus isolés, possiblement inconnus par les militant.es des groupes d’appui, ne représentant donc qu’eux et elles-mêmes n’est en aucun cas un mode acceptable de représentation des insoumis.es.

    – Nous voulons désigner nos représentant.es à la Convention par groupe d’appui (ou par exemple par ville dans les cas où il y a beaucoup de GA) pour que ces derniers portent un mandat impératif issu d’une discussion et d’une décision collective à la base.

  46. Il serait utile de construire et de développer un outil de communication d’un groupe d’appui à tous les autres groupes d’appui de toute la France.
    Cela permettrait, par exemple, de lancer des référendums sur le modèle des votations suisses, des consultations, des propositions d’action.
    Cela induirait une horizontalité effective entre groupes d’appui locaux: une animation des groupes d’appui qui s’auto-organiseraient en réseau et la construction d’une identité France insoumise locale et plus globale. Cela permettrait aussi d’éviter une structuration pyramidale du mouvement.
    Une coordination nationale serait nécessaire uniquement pour de la régulation (respect d’un nombre limité de questions tous les 15 jours, respect d’une charte de fonctionnement…). Cette coordination nationale n’aurait aucune action sur le contenu et la liste des requêtes locales en attente seraient publiques et le système transparent pour éviter détournement et utilisation « téléguidée ».

  47. La FI doit être un mouvement auto-organisé par le peuple pour le peuple, le plus large et ouvert possible à toutes les formes d’organisation (partis, syndicats, associations, etc.), et mettant en oeuvre des principes d’autogestion, de démocratie directe, de rotation et de révocation des mandats qui doivent, autant qu’on le puisse, être impératifs.

    Ce n’est pas en supprimant toute forme de structure – locale, régionale ou nationale – que l’on sortira du « parti traditionnel ». C’est bien plutôt en faisant en sorte que ces structures reflètent la volonté des masses, en assurant aux membres de base le contrôle plein et entier de ces structures. Nous avons un défi à relever qui est de montrer à l’ensemble de la gauche et à l’ensemble de la population notre sérieux quant à la question démocratique et de l’auto-organisation des militant.es : ce n’est qu’à cette condition que nous serons capable de dépasser la simple force électorale et de devenir véritablement un mouvement de masse.

    Le national fonctionne pour l’instant de façon opaque, avec des hiérarchies implicites, non-choisies par les militant.es, et des décisions qui échappent au contrôle militant. Cette situation est décriée par beaucoup de camarades, qui refusent d’être de simples petits soldats des décisions nationales et qui affirment très clairement qu’ils et elles quitteront le mouvement si celui-ci échouait à se démocratiser.

    Quelques pistes pour mettre en oeuvre ces exigences :

    – Autogestion applicable à toutes les structures du mouvement, par le mandat impératif, la rotation des mandats et leur révocabilité.

    – Organisation du national avec plusieurs « espaces », pour que le national soit l’expression de tout le mouvement ouvrier et populaire : un espace des partis, un espace des syndicats/collectifs de lutte, un espace associatif, et une sorte d’espace-parlement des insoumis.es. La décision nationale serait le résultat du dialogue entre ces espaces, l’espace-parlement des insoumis.es ayant un poids plus important car représentant les militant.es de base.

    – Nous devons continuer le travail d’approfondissement du programme, et ne pas en rester à celui de la campagne 2017. Ce programme doit se nourrir de l’expérience de tous et toutes les insoumis.es. Nous sommes riches de tout un ensemble de savoirs acquis dans nos métiers, nos associations, nos expériences de vie.

  48. FI est la principale force d opposition a gauche
    notre but est d arriver au pouvoir d abord localement puis nationalement et cela peut passer par des alliances comme l a fait PODEMOS avec succes et dirige aujourdhui madrid barcelone et d autres grandes villes.nous discutons tres souvent de notre avenir.doit ton devenir un parti comme PODEMOS ou rester un mouvement?
    un parti a un programme un mouvement aussi .les militants ont besoin d un controle democratique sur l organisation ainsi que sur la direction ce qu un mouvement degagé de mecanismes formels de controle du sommet par la base au travers d elections internes, de congres …ne lui apporte pas aujourdhui
    lors de la campagne presidentielle notre mouvement enthousiaste a pu suffire .
    pour les legislatives l absence de coordination a pose probleme .
    dans certains bureaux de vote a AIX les scores ont ete divises par 5 voire par 6 ,entre la presidentielle et les legislatives.
    FI a besoin de se structurer localement et nationalement pour integrer le maximum de jeunes et de salaries .il lui faut donc s armer au travers d un parti en evitant bien sur les derives bureaucratiques , pour arriver au pouvoir et changer l ordre etabli qui est le but supreme de l insoumission

  49. La « boite à idées » ferme donc.
    Des milliers de contributions, jamais aucune réponse de quelque « responsable » que ce soit. On peut même imaginer que personne  » là-haut  » ne lit ce fatras indigeste ! On est dans le flou le plus complet. On ne sait toujours pas la date de la convention. Sur quelle liste seront tirés au sort les participants ? Combien restons nous sur les 500 000 qui ont cliqué sur le site ? Combien aux réunions ? Chez nous ( Gignac 34 ) très peu : sur 35 insoumis invités – réunion de 3 groupes – 7 présents ! Et je partage l’opinion de Roland Richa : un délégué tiré au sort ne représente que lui, alors que s’il était élu par un groupe d’appui, il porterait une parole commune.
    Quelle démocratie, quelle réflexion collective quand on entend JLM déclarer que Hamon serait son premier ministre si nous étions au pouvoir, que FI est LA SEULE force d’opposition au parlement… Cessons de croire que tout va bien, quand les désertions et critiques internes s’accumulent ! Si FI ne se donne pas les structures locales, régionales et nationales permettant un réel fonctionnement démocratique, avec de vrais adhérents, des élections, des représentants légitimes à la place des « orateurs » et « lieutenants » de JLM, et un vrai débat sur la stratégie (en admettant que sur le programme l’Avenir en Commun on est d’accord) FI n’aura été qu’un beau rêve devenu une carabistouille (en Mélanchonnien dans le texte !) de plus.

  50. Hello,

    Voici ma proposition pour une structuration à l’échelon départemental, car le département est un acteur majeur pour la cohésion et la cohérence des luttes ainsi que la compréhension et la proximité avec les gens.

    Mise en place d’un Collectif à l’orga et à la com, référent départemental officiel, élu de la FI.
    Le collectif sera composé de 8 à 10 personnes, max :
    – élus pour un an, non cumulable et révocable,
    – venant de GA différents, de tout le département
    – représentant toutes les tendances de notre mouvement : nouveau, militant politique de tous les bords ( PC, PS, PG…), syndical, associatif
    toutes les tranches d’âge
    toutes les CSP, actifs, inactifs, salariés du privé et du public…etc…
    -avec connaissance de son bout de territoire et de ce qui s’y passe, et implication locale ( ancienne ou récente )

    Le collectif disposera des coordonnées de tous les GA et animateurs, ainsi que de tous les membres des GA, sans cela, la communication n’est pas possible !
    Réunion à minima 1 fois par mois, transmission des toutes les infos du national et du local, lien entre les GA, organisation et coordination au plus près.

    Organisation de formations internes :
    – sur notre programme et pour le développer, l’améliorer, l’enrichir
    – éducation politique…
    – pratiques : comment militer ? au quotidien, en période électorale…, orga de réunions internes, publiques…etc…

    Création d’un journal départemental de la FI ( nom à définir ) qui sera le lien entre les GA, avec la population, avec la presse :
    – contenu politique ( notre programme )
    – les luttes locales
    – les actions
    – les fêtes de la FI, à créer
    – contacter la FI près de chez vous …

    Financement : il est indispensable d’avoir une trésorerie, pour être présents et actifs sur notre territoire
    Nous ne pouvons pas fonctionner que sur des appels aux dons !
    Le reversement financier, suite aux élections, doit être organisée pour assurer la vie quotidienne et locale de notre mouvement !

    On ne peut continuer à fonctionner avec le national d’un côté et les GA dispersés de l’autre
    Beaucoup de GA sont devenus inactifs après les élections, ou peinent à s’organiser et être présents localement
    Que ce soit au niveau national ou local, on voit déjà l’émergence de « clans », de « chefs » autoproclamés, qui parlent et s’agitent au nom de la FI, repartent dans la formation d’ alliances avec les vieux partis politiques moribonds et morcelés ( style Front de gauche bis ), et il n’est pas question de cela !
    On n’est pas à la FI pour refaire ce qui a été fait avec le succès que l’on sait et les mêmes apparatchiks qui cherchent à survivre à tout prix !

    Il y a évidence, nécessité et même urgence à se structurer pour éviter de retomber dans cette vieille politique politicienne et faire enfin de la politique !

  51. Pour la désignation de représentants (porte-parole d’un groupe, candidat à une élection …) par le vote, le type de suffrage ne devrait plus être le suffrage uninominal à deux tours mais le scrutin par jugement majoritaire:

    Cela permettrait:
    – De faire la promotion de ce système de scrutin qui privilégie les logiques de rassemblement autour d’idées fédératrices, plutôt que les discours clivants visant à exploiter des niches électorales.
    – D’empêcher de fait les tambouilles électorales lors des reports de voix
    – De rendre inutile les stratégies des votants de type « vote utile ».

    Intérêt pour France Insoumise:
    – D’expérimenter ce type de scrutin et lui donner de la visibilité pour une proposition ultérieure dans le cadre de la future 6e république.
    – De faire apparaître France Insoumise comme un mouvement novateur, dans l’action pour la démocratie, en accord avec son programme.

    https://www.jugementmajoritaire2017.com

  52. À la FI, la transparence nous effraie-t-elle ? Craignons-nous la démocratie directe ? Avons-nous peur de nous faire confiance ?

    Aux Amfis de Marseille, le 26 aout, Zoé Konstantopoúlou, nous a mis en garde contre les dangers de l’absence de démocratie interne (https://www.youtube.com/watch?time_continue=4102&v=e0vzYs_ubqA, à 1H05, malheureusement avec un décalage du son et de l’image) « Syriza, se déclarait un mouvement qui nageait dans les mouvements sociaux comme le poisson dans l’eau », l’action du référendum du 5 juillet 2015 a rassemblé le peuple contre l’oligarchie et « c’est contre cette dynamique, démocratique et digne qu’a opéré Tsipras pour tuer l’espoir. Pour convaincre qu’il n’y a pas d’autre alternative que la soumission.
    Depuis 2015, pour rompre avec la politique de soumission, révélons ce qui s’est passé en Grèce. Ce n’était pas seulement une capitulation, c’était une trahison. La manière de fonctionner de Syriza était à mon avis, une des raisons décisives de cette trahison. Il n’y avait pas de démocratie réelle dans le parti. Il y avait des mécanismes bureaucratiques tels ceux des partis traditionnels. Il n’y avait pas de transparence dans l’action, ni dans la prise de décision et une dilapidation de l’énergie dans les rapports de force internes qui a désorienté le débat politique alors que la trahison s’accomplissait.
    Il s’agit de procédures internes antidémocratiques, décoratives, dégoutantes, qu’on a le devoir de ne pas répéter. Il faut construire de vrais mouvements politiques, citoyens, en coopération avec les mouvements sociaux, en insistant sur la démocratie, sur des procédures ouvertes, sur la transparence et avec la confiance des citoyens. »

    Pourquoi le tirage au sort ?
    De tous les philosophes, J.-J. Rousseau est le plus hostile à l’idée de représentation. Pour lui, déléguer son pouvoir à des représentants revient pour le peuple à aliéner sa liberté puisque rien ne garantit que la volonté des représentants soit fidèle à la volonté générale.
    Plus tard, l’abbé Sieyès, bourgeois ayant peur du peuple, se bat pour une démocratie ‘représentative’, en affirmant qu’on arrivera toujours à guider le peuple pour qu’il vote pour les ‘bons’ représentants.
    On a encore assisté, aux dernières présidentielles, au leurre formidable de la ‘démocratie représentative’, au piège-à-cons qui fonctionne parfaitement.
    Nos ‘représentants’ sont choisis parmi les meilleurs (‘aristoï’ en grec), on crée une aristocratie au sens propre. On instaure ainsi une bureaucratie, mettant en place des apparatchiks, qui s’autorisent à parler au nom du peuple (ou du prolétariat, selon les époques), qui monopolisent le pouvoir et qui dérivent vite vers la défense de leurs intérêts particuliers.
    Les Athéniens avaient vu le danger, ils ont mis en place un régime qui a fonctionné pendant plus de deux siècles (comme de 1789 à nos jour, pour faire image). Ils n’avaient qu’une seule solution, le tirage au sort, pour une période courte de mandats révocables et contrôlés ainsi qu’une transparence complète sur toutes les décisions.
    Réintroduire une part de représentants élus, revient à gangréner le système. On veut un nouvel organe mais gangréné à 10 % ou 50 % ? Pourquoi ne pas se faire confiance collectivement ? Sortons un peu des méthodes de sexagénaires si l’on veut entraîner les jeunes.

    Besoin d’organisation
    La structuration actuelle, avec de minuscules noyaux de 12 personnes, ne se coordonnant pas, sans transparence, en liaison uniquement avec une direction parisienne (ou marseillaise) qui, certes, optimise l’action dans une élection présidentielle, réalise le pire de ce qu’on peut faire comme fonctionnement pérenne. Il est urgent d’en changer.
    Impossible d’agir avec les mouvements sociaux en local, nous n’avons que des représentants nationaux. Impossible de s’exprimer légitimement dans le débat local, journaux et télévision. Impossible d’avoir une cohérence politique locale. Transparence impossible et impossibilité d’agir en local sans ordre national. L’horreur quoi.

  53. – Garder la liberté des groupes d’appui d’agir à leur rythme et à leur manière.
    – Maintenir la non adhésion financière.
    – Faire des ponts entre l’organisation locale et nationale via des temps de formation.
    – Que la FI nationale soit le lieu/courroie de distrbution de mutualisation/partage des expériences entre groupes d’appui.

  54. Bonjour,

    Sur ce thème, j’aimerais que le mouvement reste un mouvement et qu’il devienne plus démocratique en organisant plus de référendums de type QCM pour orienter les choix.

  55. Une organisation pour un mouvement qui ne soit pas un parti, c’est-à-dire qui repose sur les contributions de ses membres pourrait offrir :
    1. un cadre clair : une vision co-construite qui soutiendrait et rassurerait, assez large pour laisser le champ libre à l’appropriation individuelle, aux nouvelles idées et aux actions
    2. une possibilité pour chacun, où qu’il habite en France, de proposer des idées et d’être soutenu dans leur mise en oeuvre, par exemple via la constitution de groupes dédiés (locaux ou supra-locaux pour des sujets pointus)
    3. un organisation en mode « pyramide inversée », où les instances « du haut » fourniraient du soutien aux instances « du bas », par exemple avec des moyens matériels ou des assistances organisationnelles, en les mettant en contact avec d’autres personnes ou en communiquant sur leurs idées/actions/réflexions, etc.

    L’avantage de la pyramide inversée, si les échelons « supérieurs » jouent le jeu de se mettre au service des « inférieurs », est que ça redistribue le pouvoir de manière plus équitable. Conséquences : ça rend beaucoup moins désirable l’envie de « grimper », ça permet à chacun de trouver une place, ça permet de ne pas se sentir menacé par l’arrivée de nouvelles idées, ça fait donc grossir le mouvement (puisque les nouvelles personnes sont vécues comme des sources d’enrichissement et non des menaces pour son pouvoir)

    Par exemple, comme organisation, on pourrait imaginer un système de cercles (thématiques) départementaux, puis régionaux, puis nationaux, constitués par des représentants des groupes dédiés puis des cercles, pour soutenir les actions locales et diffuser les bonnes idées et bonnes pratiques au niveau départemental, régional, national. A creuser 🙂

  56. Il faut que les personnes constituant « le national » soient élues ou tirées au sort. Je trouve que l’équipe actuelle fait un très bon travail, mais n’étant pas constituée lors d’un processus démocratique, cela nous fait prêter le flan aux critiques inutilement.
    Il faut un diagramme clair de qui en fait partie et de qui s’occupe de quoi dans le « national ».
    Il faut aussi pouvoir redemander de façon régulière qui fait partie du mouvement et qui le quitte pour que le comptage de nos forces soit légitime.

  57. Nous avons besoin d’une forme flexible et autonome qui s'(auto-)organise en fonction des nécessités.
    Il peut y avoir expérimentation et diversité de formes locales.
    Aller vers une forme fédérative qui parte de la base sociale : on décide entre ceux concernés (un quartier pour un quartier, une région pour une région, etc.).
    On peut avoir des leaders mais on ne veut pas de chefs. (Tandis que le groupe gagne en maturité, le leader se convertit en guide, puis facilitateur, puis simple participant.)
    On peut confier certaines prises de décision, mais le mandat peut être impératif sur un ou plusieurs points. Un mandat est toujours révocable.
    Les mandatés peuvent l’être sur (auto) postulation, sur choix de l’ensemble ou au hasard tant qu’il y a accord entre élus et électeurs sur le mandat.

    Il faudra certainement limiter les niveaux d’instances représentatives, ne pas entretenir de bureaucratie. Créer des instances à durée limité, renouvelable ou non.

    Favoriser la mise au vote de l’ensemble, avec résultat qui s’impose.
    Sur initiative « centrale » ou locale.

  58. Bonjour. Faisant partie des 70% des insoumis-ses non encarté-es de base, le message est 1) maintenir ce formidable mouvement citoyen, solidaire avant toute chose puis politique. C’est le seul moyen de rallier à notre cause le plus grand nombres de citoyens-nes de tous bords confondus. 2) Le squelette et colonne vertébrale de la fi c’est la gauche OK mais nous, les 70% sommes la nouvelle peau et donc nous nous sommes tous et toutes des insoumis-ses et que des insoumis-ses aucun rattachement à aucun parti désuet de cette épouvantable 5eme république. 3) La 6eme république et le programme de l’avenir en commun est le fil conducteur et doit le rester. C’est personnellement ce qui m’a amenée dans ce mouvement. 4) Le programme de l’avenir en commun devra rester ouvert à toutes nouvelles propositions, toutes modifications possibles et rajouts de textes possibles, en commun accord par tous, pour son écriture future et ce, par des ateliers d’ecriture en commun qui doivent être mis en place bien avant 2022. 5) La FI doit rester un mouvement citoyen mais on doit trouver une solution pour que chacun contribue selon ses moyens financiers à une quelconque participation afin de se sentir d’avantage impliqué. Don ponctuel, cotisation, cela doit rester LIBRE. 6) Ce mouvement doit continuer comme pour les élections à être un mouvement qui puisse prendre librement des décisions et initiatives à travers les groupes d’appuis. Les prises de décisions horizontales ne doivent pas être occultées, elles sont indispensables pour un travail en commun de terrain comme cela a été fait. D’où l’importance d’un délégué par circonscription élu par les groupes d’appui, élu de maniere horizontale et qui remontera les infos et qui devra etre pris en compte par le national. Notamment ici, pour la convention, le tirage au sort de volontaires est insuffisant. La voix des délégués élus par les groupes d’appui doit pouvoir se faire entendre aussi. 7) Gros problème de matériel insuffisant: il faudrait des tracts, affiches sur le programme de lavenir en commun, des tracts, affiches sur l’actualité du contexte politique et pourquoi pas à télécharger selon nos besoins. D’autres programmes complets en plus petits formats de poche plus faciles à distribuer à 1 euro pièce. 7) Vient donc la question des finances, il faudrait tout d’abord une vision claire et transparente de ce qui a été dépensée et ce qui reste en bénéfice par le national. Je propose de nous envoyer sous forme de camembert, les parts en pourcentages, avec un chiffre représentatif et le nom de la partie concernée. Il nous faudrait aussi un budget alloué par le national pour toutes les circonscriptions départementales fi selon configuration propre au nombre d’habitants afin de pouvoir imprimer en priorité ou tout au moins pouvoir être remboursé sur les photocopies. Priorité pour toutes les élections (municipales à venir) et aussi pour le travail de fond. 8) problème au niveau formation politique si pas élu. Je me suis présentée comme suppléante et j’aimerais proposer ma candidature de maire fi pour poursuivre ce mouvement d’idée mais je n’ai aucune formation politique et je me sens démunie! Malgré le super noyau dur des membres actifs de notre groupe d’appui de la Mayenne, il serait indispensable qu’il y ait plus de possibilites de rentrer en contact avec des députés qui voudraient nous former à ce titre, car maire ne s’improvise pas! Donc soit formation direct par un député designé sur notre propre terrain pour les novices comme moi ou soit formation à travers nos délégués qui iront au national et qui retransmettront. Mais svp trouvez vite une solution , 2 ans cela vient vite et d’autres novices comme moi doivent être demandeurs aussi. Les municipales doivent être pensées des maintenant et donc les moyens et outils de formation par le national aussi afin de nous aider. Ce déploiement est vitale pour préparer 2022 ou peut être avant si macron démissionne par toutes nos actions ! 8) Toutes sortes de sondages en ligne concernant la france insoumise doivent pouvoir etre lancés à nimporte quel moment 9) Merci à tous ceux et toutes celles qui ont contribué à l’écriture du programme, au soutien de notre très cher Jean Luc , à tous nos superbes deputes-es. Continuez, on est là! Résistance et Solidarité. 10) La 6eme République au plus vite! Salutations insoumises.

  59. Il serait pertinent de mettre en place une organisation de la France insoumise au niveau local en plus des groupes d’appui, et notamment à l’échelon départemental.

    Cela nous permettrait par exemple de pouvoir signer des tracts avec d’autres organisations et de nous engager dans des collectifs unitaires au niveau local en tant que FI-département X. En effet, dans cette période post-électorale où les mobilisations contre la politique de Macron sont nombreuses et s’organisent localement, nous nous trouvons écartés de fait de ce type d’initiative inter-orga, et cela me semble assez dommageable pour le mouvement, surtout pour un mouvement qui se veut tourné vers l’action.
    Cela pourrait également permettre la mise en place d’un système de porte-parolat local afin d’avoir une parole légitime pour la FI localement et ainsi d’occuper les médias locaux.

  60. De nombreux commentaires évoquent les notions d’accompagnement ou de médiation, sans toutefois les étayer. Je vous signale que je fais de la recherche sur la théorie de la médiation et que publier au plus vite les résultats de ces recherches pourrait être fructueux pour la structuration et la vie du mouvement La France insoumise (CONFLITS ET PROJETS), mais aussi pour co-construire la sixième république et alimenter toutes les actions de démocratie participative, et plus généralement de co-création, stratégiques dans une période de mutation comme celle que nous sommes en train de vivre.

    Je voudrais vous faire partager ma vision de la politique actuelle : LFI a construit le programme l’avenir en commun adapté à cette nouvelle ère : l’anthropocène. Nous sommes donc les VRAIS et les SEULS CENTRISTES. Tous ceux qui restent sur le productivisme, le compétitivisme et tuti quanti sont devenus les EXTRÉMISTES. IL FAUDRAIT LE RÉPÉTER EN BOUCLE JUSQU’À CE QUE L’ENSEMBLE DES MÉDIAS EN SOIENT CONVAINCUS !
    https://centristesinsoumis.wordpress.com/2017/10/09/les-centristes-dhier-sont-devenus-des-extremistes-sous-lanthropocene/

    J’en viens au but de ce commentaire : VOUS SOLLICITER POUR M’AIDER À FINANCER MES RECHERCHES CAR JE SUIS AU rSa.

  61. Et si on laissait une période, d’exploration, d’incubation, ou les groupes d’appui trouveraient chacun des façons de fonctionner qui correspondent à leur spécificité ? Il serait ensuite possible de mutualiser les initiatives les plus efficientes.
    Nous avons de nouveaux outils pour inventer la démocratie du 21eme siècle. Nous pouvons communiquer tous ensemble par internet. Le réseau est le nouveau mode de structuration, il est indépendant du temps et de l’espace.
    Il me semble que cela pourrait être pratique de dupliquer le modèle du site national internet de la FI ( en plus simple) pour le mettre à disposition des groupes d’appui. Ainsi il y aurait des boites à idées pour des actions locales.
    Des initiatives à visée nationale pourraient être proposées aussi bien par le national que par des groupes locaux, et validées directement par des consultations en ligne.

    Ce qui fait la première force de notre mouvement est que chacun sent qu’il peut y amener sa sensibilité, s’y investir, prendre une responsabilité,ponctuelle ou plus durable. Il ne faut pas verrouiller cela. La deuxième force est de s’investir dans des actions, des convergences de luttes. Le troisième pilier , celui qui d’après moi se cherche, est le rythme. Pour durer, il faut rythmer.

  62. Gael DROUILLARD un des membres du GA Issoire (63)

    Bonjour à tous,
    Après le coup de massue des dernières élection, nous (et moi le premier) reprenons tout juste nos esprits et tentons de nous « réactiver », afin de sensibiliser et défendre nos droits face à la déferlante de nouvelles lois antisociales et liberticides.

    Nous n’avons pas eu le temps de poussé la réflexion comme il était nécessaire de le faire, mais voici 2 points qui sont ressortis de notre dernière réunion (j’espère ne pas déformer les propos tenus et ne rien omettre)

    I) ATTACHEMENT PARTICULIER POUR CONSERVER L’AUTONOMIE des GROUPES D’APPUIS. Dans le Puy de Dôme une pré-réunion départemental au sujet de la convention a été proposée. Dans l’ensemble, cette échelle départementale n’a ni rebuté, ni enchanté, nous pensons effectivement qu’il est nécessaire de trouver un « palier » pour que les informations et organisations puissent circuler convenablement des groupes d’appuis à Paris et inversement.

    Cependant, de façon quasi-unanime, nous ne souhaitons pas retomber dans les travers des partis avec « un chef » même élu à chaque échelon (département etc…).
    Nous avons donc lancer l’idée d’un « PARLEMENT DÉPARTEMENTAL DES GROUPES D’APPUIS ».
    2 représentants (ou 3 selon nombre de groupes d’appuis?) par groupe d’appui représenteraient les adhérents pour échanger dans le « parlement départemental » des observations, idées de chaque groupe et organiser d’éventuelles actions communes… et tout autres initiatives ou prise de décision… Ce parlement pourrait synthétiser les demandes et remarques des groupes d’appuis pour une meilleur communication avec Paris.
    Les représentants seraient choisis par vote lors d’une réunion (idée émise dans mon groupe)

    REMARQUES PERSONNELLES :
    a-En parcourant les commentaires, le système par tirage au sort des volontaires me semble intéressant, ainsi que l’obligation de renouveler/faire tourner régulièrement la responsabilité de porter la parole du groupe pour ne surtout pas concentrer les pouvoirs/responsabilité sur 1 personne. Il faut responsabiliser les groupes et non les personnes.
    b- Pourquoi ne pas renouveler cette idée au national? 1 représentant de chaque département (élu, volontaire tiré au sort) renouvelé à chaque réunion nationale?
    c- Il serait intéressant que les décisions puissent être prise en votant dans les groupes d’appuis.
    Exemple schématique : PROBLÉMATIQUE + vulgarisation du sujet associé ===> réflexion par GA ===> synthèse Départemental ===> Synthèse Nationale ===> solutions les plus pertinentes ===> Vote des GA pour solution 1 ou solution 2 ou solution 3 etc… ===> remontée au national des résultats.
    La base doit garder la main!

    II) PROBLÈME DU FINANCEMENT DES ACTIONS DES GROUPES D’APPUIS
    Nous attendons de pouvoir financer nos actions, nous n’avons apparemment pas de nouvelles de Paris. L’idée de se mettre en association a été émise, finalement nous avons préférer différer la prise de décision à ce sujet, nous sommes dans l’attente.

    Je vous remercie pour la liberté d’expression que permet cette boite!

    Résistance!

  63. La FI doit se construire selon deux logique, une logique horizontale et une logique verticale.

    LOGIQUE VERTICALE
    La tête de la FI ne doit pas avoir de rôle prescripteur sur ce que doivent faire les groupes d’appuis. Elle doit les laisser prendre l’initiative tout en impulsant la dynamique et en ayant les moyens de les recadrer si certains (ou des insoumisES) sortent de la logique horizontale présentée ci-dessus. Elle doit également avoir la main sur les décisions stratégiques. Sa composition doit être construite sur la participation active des membres des groupes d’appuis et des forces politique de la FI sur la base du volontariat et du tirage au sort. Il ne peut y avoir de cumul de participations aux comités.

    Selon moi la « tête » de la FI doit être composée de 5 organes:
    ⁃ Le bureau politique pour impulser la direction de la stratégie nationale: Le bureau politique doit continuer à fonctionner en rassemblant des représentantEs des partis politique engagés dans la FI pour définir la stratégie globale en termes de communication politique, de prises de position sur des sujets politique et de story telling (initiatives, ouvertures de débats politiques, etc.). Le bureau politique doit être ouvert à des membres non-encartéEs en tant qu’observateurs/rices, mais étant un espace politique il doit rester politique. Au sein du bureau politique il est important que de nouvelles têtes apparaissent. Enfin lors de chaque bureau politique un membre du comité de médiation (cf. ci-dessous) doit faire une synthèse de ce qui se passe sur le terrain et de ce qui a été fait pour régler les problèmes. Idem avec un représentant du comité programme si des initiatives programmes sont prises.
    ⁃ Le comité programme pour administrer l’évolution/enrichissement de la doctrine de la FI: une structure dédiée au programme et composée des responsables des livrables doit jouer le rôle d’évaluation des propositions d’ouverture de nouveaux livrets, doivent coordonner et/ou proposer des appels à contributions pour enrichir les livrables, etc. En revanche, toute nouvelle contribution doit s’inscrire dans la philosophie de l’Avenir en Commun et ne peut entrer en conflit avec une position acquise de la FI. Il peut être présidé par une figure nationale du mouvement mais qui n’a pas de pouvoir effectif plus grand que les autres membres.
    ⁃ Un comité de médiation pour assurer le bon fonctionnement de la FI: une structure de médiation doit être créée pour écouter les difficultés rencontrés par les groupes (régler les conflits, couper court à toute tentative de structuration et de prise de pouvoir au niveau local) et créer du lien entre la « tête de la FI » et les groupes d’appuis. Ce comité devrait fonctionner selon le fonctionnement du médiateur de RadioFrance par exemple. Il est le garant du bon fonctionnement de la FI. Il devrait être composé de militantEs qui ne soient pas référentEs pour des partis politiques et qui soient tiréEs au sort sur la base du volontariat avec un renouvellement régulier (car tâche complexe et prenant du temps). Il peut être présidé par une figure nationale du mouvement mais qui n’a pas de pouvoir effectif plus grand que les autres membres. Enfin, en cas de dysfonctionnements majeurs et manifestes de groupes de soutient, il doit être le seul habilité dans la FI à pouvoir prendre des sanctions sur la base d’une décision collégiale.
    ⁃ Comité électoral: comité pour coordonner les candidatures aux différentes élections. Composé de membres de la FI non candidats et tirés au sort sur la base du volontariat et de membres des partis politiques appartenant à la FI (à égalité).
    ⁃ Equipe projets pour assurer l’organisation des évènements.

    A ces organes nationaux, il convient d’adjoindre des outils de coordination telle que
    ⁃ la plateforme: il faudrait pouvoir trouver un système pour que les groupes d’appuis ou les insoumisES puissent être au courant des initiatives et des projets des groupes d’appuis de leur choix (soit dans un rayon kilométrique défini, soit par l’abonnement au flux d’actualité des différents groupes). Cela pose la question de savoir si la plateforme Internet ne devrait pas permettre aux groupes d’appuis de créer une page simple où ils se présenteraient, présenteraient leurs actions passées, mais surtout leurs initiatives / actions futures. Il devrait être possible pour unE insoumisE de (i) s’inscrire au groupe (dans la limite du nombre de membres fixée); (ii) suivre l’actualité du groupe; (iii) s’inscrire pour participer/contribuer à une initiative proposée par le groupe.
    ⁃ Une base documentaire: il est important que la FI joue son rôle d’université populaire en proposant un ensemble de références bibliographiques et de fiches thématiques qui permettent de donner aux insoumisES des bases pour pouvoir se former aux thématiques d’actualité et de mieux structurer leurs idées et arguments. Ces références et fiches thématiques pourraient être proposées par les groupes « livrets thématiques ».
    ⁃ la communication: des modèles de communications (ou un outil de création en ligne) devraient être disponibles pour créer des affiches et autres pour promouvoir les évènements locaux.

  64. La FI doit se construire selon deux logique, une logique horizontale et une logique verticale.

    LOGIQUE HORIZONTALE
    La logique horizontale doit reposer sur le principe de la multitude. Les groupes locaux, qui doivent rester très légers en termes de structure (10-15 membres, pas de responsables qui aurait un pouvoir au niveau local ou national), devraient avoir différents rôles.
    ⁃ diffuser les idées et faire campagne: Je pense qu’une partie de la mission d’université populaire doit être prise en charge par les acteurs locaux. On pourrait imaginer, par exemple, la mise en place de « caravanes locales » sur des thématiques liées à l’actualité. La forme de ces actions doit revenir aux groupes selon leurs compétences et leurs envies. Cependant les arguments et informations diffusés par les membres doivent être construits sur la base de la documentation apportée par la FI au niveau national (cf. ci-dessous).
    ⁃ Participer à la vie locale: il faut que les membres des groupes, qui bien souvent participent déjà à diverses associations, rencontrent les porteurs de revendications locales pour réfléchir aux problématiques ainsi présentées et consigner localement ce qui devra être proposé aux prochaines élections locales.
    ⁃ Aider les populations; le principe de la caravane doit être généralisé au niveau local pour aider les populations (droits, etc.)
    ⁃ Se former : les groupes d’appuis doivent réfléchir aux problématiques portées par les livrets et chercher à se les approprier et les approfondir. Cela peut passer par des séances de lecture des références de la FI (cf. ci dessous), des mini-conférences données par des insoumis compétents, des revues de presse, etc.
    ⁃ Faire des propositions: il faut garder la possibilité d’enrichir les livrets existant par l’ouverture annuelle des boîtes à contributions thématiques. Il faut également que les groupes locaux qui se soient emparés d’une question non traitées par les livrets puissent faire une proposition de nouveau livret et donc d’une consultation qu’il coordonneraient. La pertinence de proposition de nouveau livret pourrait être tranchée par le comité programme (cf. ci-dessous) et par un vote auprès des membres (ex: éviter les livrets trop locaux).
    ⁃ Décliner le programme au niveau local: les groupes locaux doivent réfléchir aux enjeux locaux des livrets. Ils doivent sur la base de leur réflexion, sonder la population locale sur ses besoins et synthétiser ces besoins par thèmes. Il faut que l’organisation de la rédaction du programme local reprenne le principe de la rédaction du programme national en privilégiant le face à face et le relationnel « physique » au virtuel.

    Pour synthétiser, le rôle des groupes locaux est triple: (i) diffuser et approfondir le programme national; (ii) décliner au niveau local (ville/département/région) le programme national (préparation des futures élections et légitimation de la FI comme une force locale autant que nationale); (iii) l’inscription auprès des populations en les soutenant dans leur quotidien citoyen.
    Les groupes de soutiens doivent rester légers pour optimiser leur agilité et la prise d’initiative tout en limitant les comportements opportunistes et politiques. Toutefois, multiplier les groupes d’appuis ne doit pas créer une concurrence entre eux. Ils doivent pouvoir être associés aux initiatives de chacun sur la base du volontariat. Un groupe X propose, les membres du groupe Y sont intéressés par l’initiative dont ils ont été mis au courant via la plateforme, Cela créerait de la coopération plus que de la compétition entre les groupes et permettrait d’éviter que les membres s’enracinent dans un seul groupe et crée des baronnies locales en les incitant aux participations croisées.

  65. La réussite de LFI passe par sa démocratisation interne. Il existe un vide préjudiciable entre les GA et la direction nationale, dont le fonctionnement est d’ailleurs opaque. On ne peut pas réclamer une 6è république plus démocratique, avec les principes de révocation, de non cumul, de tirage au sort, etc., sans les appliquer au sein de notre mouvement.

    Suivant cette logique, je suis pour la mise en place d’une ASSEMBLEE CONSTITUANTE qui déciderait de l’organisation de notre mouvement. Ainsi, nous ferions à ce niveau ce que nous voulons pour la vie politique de notre pays : ce serait exemplaire et très convaincant pour attirer de nouveaux insoumis.es. Cette Constituante à l’origine d’un nouveau souffle pour LFI :
    – serait formée pour 1/3 de membres élus issus de groupes d’appui non membres d’un parti, 1/3 de personnes tirées au sort non membres d’un parti, 1/3 issus des organisations politiques présentes au sein de LFI.
    – proposerait en trois mois un projet de fonctionnement qui se réfère aux objectifs et valeurs du programme (pas de caste, proéminence du collectif, révocation, mixte de membres élus et tirés au sort …) et des différentes contributions émises dans cette boite à idées.
    – un projet débattu ensuite aux seins des groupes d’appui pendant trois nouveaux mois
    – un projet sanctionné le septième mois par un vote de l’ensemble des insoumis.es.

    Qu’une constituante interne soit mise en place ou non, je souhaite que LFI adopte une structuration qui assure la démocratie interne au sein du mouvement. Voici quelles pourraient être les différentes instances de cette organisation, qui devront respecter la parité F/H :
    – Les GROUPES D’APPUI (GA). Ce ne sont plus seulement des groupes d’appui à un candidat, il faudrait les renommer « groupes d’action » par exemple. Il faut que le niveau national leur attribue des moyens financiers et des locaux (en passant par les Comités départementaux). Les GA conservent une grande autonomie d’organisation et d’initiative. La limite irréaliste de 12 membres est supprimée. Les référents doivent être élus régulièrement. La forme associative offre à un ou plusieurs GA un cadre souple qui peut permettre d’organiser des événements, de développer l’éducation populaire, de réunir et gérer des ressources financières, etc. Des réunions intergroupe sont organisées au moins une fois par an à l’échelle de la circonscription ou du département. C’est à cet échelon que sont données les investitures aux élections locales par un vote des insoumis. Nul ne doit pouvoir être candidat à des élections au nom de LFI sans avoir reçu mandat des insoumis par leur vote.
    – Les COMITES DEPARTEMENTAUX regroupent les référents ou des représentants élus des GA à l’échelle départementale (élus révocables, renouvelés tous les deux ans, etc). Cette instance aurait une fonction de coordination et d’organisation pour les mobilisations importantes du département ou nationale, pour donner de la lisibilité aux prises de position de LFI dans les luttes locales et en sens inverse alimenter les réflexions des élus et de la direction nationale, pour la gestion financière (répartir les moyens entre GA notamment), pour organiser les élections et tirages au sort dont seront issus les membres du Comité national.
    – Le COMITE NATIONAL est l’instance législative et décisive de l’organisation. Il est constitué pour moitié de représentants délégués par les comités départementaux qui les ont désignés lors d’assemblées générales départementales réunissant les membres des GA, pour 1/4 d’insoumis.es tirés au sort parmi les adhérents qui sont inscrits sur le site national et pour 1/4 de représentants des organisations politiques membres de l’espace politique de LFI.
    – Ce comité national soumet à l’ensemble des insoumis.es inscrits dans les GA des candidats à L’EQUIPE DE DIRECTION NATIONALE, élus par les insoumis.es pour deux ans (révocable, etc.). Le rôle de cette équipe : coordonner les actions nationales, formaliser et approfondir le programme politique et les orientations stratégiques en fonction de l’actualité.
    Les débats politiques qui sont nécessaires à la vie démocratique de l’organisation et à la formation des adhérents ont lieu dans les groupes d’appui, parfois au niveau départemental mais aussi sur le site national à l’aide des outils informatiques, ce qui permet aux adhérents non actifs d’y prendre part. Lors de choix particulièrement décisifs, des votations concernant l’ensemble des adhérents peuvent être organisées sur internet sur décision du Comité national.

    Il s’agit d’un canevas qui, tout en dessinant une organisation démocratique, tente d’éviter les pièges bureaucratiques et dont le but est de permettre aux adhérents d’agir avec la détermination et la confiance que donne un mouvement dont les rouages sont en cohérence avec la philosophie politique qui est au fondement de notre engagement : le pouvoir au peuple pour le peuple. L’organisation et les règles de fonctionnement interne de LFI devront donner lieu à la rédaction de statuts qui devront être approuvés par un vote en ligne de tous les insoumis.es. Même principe pour les futurs amendements auxdits statuts.

  66. «  La manière de fonctionnement de Syriza était à mon avis une des raisons, un des facteurs principaux, décisifs qui a permis cette trahison.[celle de Tsipras] Il n’y avait pas de démocratie réelle dans le parti, il y avait des mécanismes bureaucratiques tel qu’opèrent dans les partis traditionnels. Il n’y avait pas de transparence dans l’action et la prise de décision…. Il faut construire des vrais mouvements politiques citoyens avec de la coopération avec les mouvements sociaux en insistant sur la démocratie des procédures ouvertes la transparence et la confiance des citoyens » Zoé Konstantopoúlou lors de son intervention aux amphis d’été.

    Après la période des campagnes électorales menées tambour battant et avec le succès que l’on sait par l’équipe de campagne réunie autour de jean Luc Mélenchon et relayée par des milliers d’insoumis, nous devons aborder un second temps qui s’inscrit dans la durée. Le fonctionnement « de combat » adopté dans l’urgence de la campagne et accepté pour tel par l’ensemble des insoumis doit maintenant s’adapter à de nouvelles exigences. Des victoires ne seront possibles que si notre mouvement perdure et se renforce.
    Prenons le temps du débat, de la co-construction!  Comment concevoir la création d’un mouvement nouveau dans sa conception en une convention de 48 heures  sans débat de fond pour irriguer le mouvement ? (et abonder une boite à idées n’est pas débattre)
    Nous réclamons pour le pays une 6e République, une Assemblée constituante. N’est-ce pas par cela qu’il faudrait nous aussi commencer ? , Construire ensemble, consulter et non informer ! Consulter les insoumis sur les modes de désignations des délégués, (désignés dans la transparence au sein des groupes d’appui, lors d’Assemblée citoyennes) sur l’organisation du débat, prendre le temps de mener celui ci dans les groupes d’appui, élargir l’équipe (qui la désigne? comment ? sur quelle base? )chargée de la synthèse de la boite à idées, voir mettre en place un système de vote par internet comme on a su le faire pour arrêter la décision de vote du 2°tour. Quant à l’équipe « dirigeante » il est évident qu’elle doit être élue, révocable. il se pose évidement une question de formation mais on pourrait envisager un « tuilage » soit remplacement par moitié soit l’ancienne équipe accompagnant pendant 6 mois la nouvelle équipe

    Se pose aussi le pb de l’espace politique; Quelle place ? quel poids dans notre mouvement? Comment articuler ses débats avec ceux des insoumis?

    Bref comme disait Zoé un mouvement construit sur « la démocratie des procédures ouvertes la transparence et la confiance des citoyens »

    Sylvie

  67. Ma réflexion sur les finances :
    Le financement de la France Insoumise doit rester au sein de l’association nationale. Les groupes d’appui, individuellement ou regroupés, devront pouvoir adresser à l’équipe nationale une demande de financement pour une action. Sur la base d’une argumentation complète et des devis ratachés, l’équipe nationale pourra accepter de financer l’action et les factures lui seront alors adressées.

  68. Contribution des Insoumis.es 5e Nord

    Sur les quatre points mis dans la Boite à Idées, le point n°4 « Quelle organisation pour le mouvement ? » est celui qui a le plus retenu l’attention des Insoumis.es de la 5e circonscription du Nord.

    Un consensus se dégage chez nous. Insoumis.es de la 5e circonscription du Nord, nous nous sommes mis en mouvement car convaincu par le programme « l’Avenir en Commun ». Peu d’entre nous avaient jusque là connu des activités militantes ou avaient une carte politique ou syndicale. Notez que aucun d’entre nous n’a sa carte au Parti de Gauche, ni au Parti Communiste. Ainsi sur notre territoire, au niveau de chacun des groupes appuis (Haubourdin, Bauvin, Wattignies et Seclin), ce sont souvent des citoyen.es libres de toute appartenance politique qui se sont organisés, en privilégiant le dialogue sur la circonscription. Nos réunions ont plus souvent été communes que dans notre ville propre.

    Nous reconnaissons et avons eu le bonheur de voir la bonne mise en forme du mouvement lors de la campagne présidentielle et la qualité des actions, manifestations et réunions qui ont permis de réaliser le score de près de 7 millions de suffrages et un taux d’adhésion très fort au programme. Nous avons aimé les formes novatrices et l’aspect libre que l’on a donné aux Insoumis.es locaux afin de mener localement la campagne.
    Toute fois, nous avons eu quelques réserves durant les Législatives, notamment dans le choix des tracts et des affiches officielles qui privilégiaient Jean Luc Mélenchon à la réelle mise en avant des candidats de terrain ! Sur la 5e circonscription, outre le fait que nous n’avons jamais reçu les affiches officielles, nous avions choisi de ne mettre que la nôtre.
    Cette leçon des législatives nous a permis de voir que certaines décisions sont prises en haut et ne laissent pas assez de liberté à la base.
    Nous ne souhaitons pas être des « bons et mutiques petits soldats » que l’on manoeuvre après que la direction aurait choisi elle seule, un thème, une action !

    Si il semble naturel et logique que la France Insoumise, fusse t-elle un mouvement, est au moins un appareil directionnel, nous pensons que les Insoumis.es doivent avant tout rester au plus près du terrain.
    Les groupes appuis sont une base établie, reste à vérifier que ceux qui existent ait bien une fonction militante réelle. Pourtant, de part notre expérience, chaque membre des groupes appuis de la 5e circonscription du Nord a établi des liens avec les autres, ainsi nous préconisons la nécessité de pouvoir créer une structure au moins au niveau de la circonscription : Nous voulons avoir la possibilité de créer une association loi 1901 !

    La première raison étant purement financière. De par ses statuts qui sont très encadrés, une association Insoumise serait la plus à même d’avoir des fonds propres (ex : récupérer à hauteur de 75% au local et gérer les 1,42 euros / voix des Législatives) et de rester ainsi non tributaire des désidérata du national. Chaque Insoumis.es serait dans cette association co-président et nous souhaitons que la démocratie soit une règle forte. Il faut que les fonctions de trésorier, secrétaire etc… soient soumis à un turn-over électif afin de ne voir se créer des « petits chefs » ou des barons locaux.
    Nous ne voulons pas que des cadres politiques bien ancrés dans une ville s’arrogent de fait un pouvoir sur les groupes appuis de ces territoires.

    Nous pensons nécessaire la création de quelques niveaux intermédiaires, types départementaux ou régionaux mais aussi thématiques transversaux au niveau national, car l’interrogation et l’expérience dépasse les limites administratives strictes.

    La France Insoumise préconise en premier lieu un profond renouvellement des modes d’organisation politiques et la mise en place d’une 6e République. Il faut que cet acte soit mis en oeuvre dans le mouvement afin de montrer que nos paroles sont aussi mises en action d’abord chez nous ! Il en va de notre crédibilité devant les électeurs.

    Les Insoumis.es de la 5e Circoncription Nord.

  69. Groupes d’appui et coordinations de Groupes d’appui
    Le mouvement met l’accent à juste titre, depuis le début de sa mise en place mais plus encore depuis cet été (rappel lors des Amphis de Marseille), sur l’importance du Groupe d’appui (GA), qui doit avoir une réelle vie et agir au plus près du territoire où il est inscrit, notamment à l’échelle d’un quartier dans une grande ville (dont il sera question ici).
    Cette importance du GA a un fondement :
    – La FI n’entend pas être un « mouvement politique » déconnecté de la réalité, mais ancré dans un territoire que le GA doit apprendre à connaitre (connaissance des gens, des associations…) : nous devons y être comme des « poissons dans l’eau »
    – La FI est en rupture avec la façon de « faire de la politique » des partis du vieux monde qui se sont coupés de plus en plus du peuple, quand bien même ils s’en réclamaient. Nous devons au contraire réinvestir les quartiers en permanence. Personne ne doit pouvoir se « réclamer de la FI » sans un travail de terrain.
    La nécessite de coordonner nos actions
    La FI doit réussir à articuler prise en compte du terrain et politisation de la population par l’impulsion de campagnes nationales. Ces campagnes, dans la dernière période, se sont concrétisées par la diffusion de tracts nationaux contre les ordonnances, ou l’organisation de la marche du 23 septembre ou encore les casserolades du 30 septembre.
    A chaque fois, une coordination à l’échelle de la ville est nécessaire. Pour les tracts, qui « descendent » de Paris, 1 seul interlocuteur récupère un stock pour la ville auprès du diffuseur départemental (à Lille en ce qui nous concerne) : à charge ensuite d’en faire une répartition entre les différents groupes de la ville. Il s’agit là d’un fonctionnement de bon sens, au risque sinon de multiplier les interlocuteurs.
    De même, quand il s’agit d’organiser un déplacement à Paris (bus au départ de Tourcoing), cela nécessite de la coordination, ou encore quand il s’agit d’organiser la casserolade : chaque groupe d’appui ne peut décider seul dans son coin, une telle initiative nécessitant un regroupement de forces en un seul point.
    Nous pourrions parler encore d’initiative locale comme une « braderie » en centre-ville qui concerne toute la ville et où il s’agit d’organiser un stand de la France Insoumise : il faut une coordination à l’échelle de la ville. De même, nous avons organisé le 16 septembre une caravane qui a tournée sur 3 quartiers dans la journée : cela nécessite du matériel (barnum, sono, etc..) et de la ressource militante supplémentaire qui dépasse le cadre d’un seul groupe d’appui. De même, des diffusions aux portes des grandes entreprises nécessitent la mise en commun du travail de plusieurs groupes.
    Voilà pourquoi, une coordination des groupes d’appui de la ville a été mise en place, avec un fonctionnement très souple :
    – réunion des différents animateurs des GA, élargie aux militants les plus actifs : pour coordonner les activités en dehors des activités propres de chaque GA ; pour veiller à la bonne répartition des amis qui rejoignent le mouvement dans les différents groupes de quartier (à noter par exemple que, dans une grande ville, les gens circulent d’un quartier à l’autre bien entendu, et que les contacts faits en un point doivent être parfois transféré à un autre GA – cela s’organise)
    – mise en place d’une page Facebook qui relaie les différentes activités et qui visibilise la France Insoumise sur la ville (les différents animateurs de groupe en sont administrateurs)
    A ce stade, il n’y a pas de « porte-parole » à l’échelle de la ville, mais un collectif d’animateurs.
    Bien entendu, ce fonctionnement nécessite que la coordination des groupes d’appui soit par définition ouverte en permanence à tout nouveau groupe d’appui qui viendrait à naître.
    Dans l’absolu, actuellement, il est aussi possible qu’un GA préfère agir dans son coin, sans coordination avec les autres GA de la ville : mais dans ce cas, il ne pourrait avoir accès au matériel national de la FI, à moins qu’il soit décidé que dorénavant chaque GA peut accéder directement au dit matériel, ce qui paraît peu envisageable dans les grandes villes où les GA sont nombreux ; de même il faudrait veiller que, dans ce cas, ce groupe d’appui ait une zone bien délimitée… au risque d’entrer dans une concurrence fâcheuse de territoire avec d’autres GA. Autant dire qu’une coordination est bel et bien nécessaire pour s’organiser à l’échelle de la ville.

  70. Contribution à une organisation de la FI.
    1) Principes généraux
    Garder :
    1) l’adhésion gratuite à partir de la plate forme internet FI
    2) la possibilité de créer des groupes d’appui (GA) selon la volonté des adhérents
    3) les grandes décisions nationales par vote électronique de tous les adhérents
    Ajouter :
    4) l’obligation pour chaque adhérent d’adhérer à un groupe d’appui, tout en restant libre de contribuer à l’activité du groupe ou de rester inactif.
    5) création de coordinations locales (CL) des groupes d’appui à l’échelle d’un territoire allant de la circonscription législative au département en passant par la commune.
    Fonction des CL : assurer une cohérence à l’échelle d’un territoire donné. L’échelle territoriale de chaque coordination locale est laissée à l’appréciation des groupe d’appui. Chaque coordination locale désigne en son sein par vote à la majorité simple en AG physique au moins un duo de porte parole à parité de genre. D’autres fonctions peuvent s’ajouter selon les besoins repérés. Chaque mandat est d’un an, renouvelable 2 fois. Rôle des porte parole : en interne local animer les échanges, coordonner les actions à l’échelle du territoire de la CL ; en interne national représenter les groupes d’appui à la coordination nationale ; en externe local relations avec la presse, les autres organisations. Les porte parole sont destinataires du fichier des adhérents du territoire de la CL.
    6) création d’une coordination nationale (CN) de la FI. Fonctions de la CN : assurer une cohérence entre niveaux national et local, impliquer les groupes d’appui et les adhérents dans l’élaboration des grandes décisions nationales, former les adhérents…
    Coordination nationale de 300 membres constitués en 3 collèges chacun à parité de genre : collège des élus et animateurs nationaux, collège des porte parole de CL tirés au sort selon répartition géographique à définir, collège des adhérents tirés au sort parmi des volontaires et selon une répartition géographique à définir. Le collège des « cadres » nationaux ne peut pas excéder le quart des membres de la CN. La CN se réuni en au moins 2 séances annuelles ordinaires en octobre/novembre et mars/avril. Les collèges « porte parole des CL » et « adhérents » sont désignés pour un an de septembre à août de l’année suivante. Si besoin des suppléants sont également désignés. Si la désignation des élus FI est réglée de fait par le vote populaire lors des élections, une procédure de désignation des animateurs nationaux impliquant les adhérents doit être mise en place.
    7) une contribution financière à l’activité des groupes d’appui, via leurs coordinations locales. En plus des campagnes nationales il est primordial que les groupes d’appui puissent éditer leur propres campagnes locales, adaptées aux particularités des populations et enjeux de leurs territoires. Deux systèmes sont possibles :
    – chaque coordination locale dispose d’un droit de tirage annuel dans une caisse nationale selon une péréquation nationale. Les factures sont réglées par un trésorier national.
    – chaque coordination locale crée une association locale pour ouvrir un compte bancaire alimenté par la trésorerie nationale selon la même péréquation que précédemment. Cela implique de créer un mandat de trésorier local.
    Les ressources financières de la FI sont : financement public selon les résultats des élections législatives, dons des personnes physiques. Si l’adhésion est gratuite, les adhérents sont régulièrement invités à faire un don selon leurs moyens.

  71. Contribution du groupe CAR 18 et (Paris 18e) en vue de la Convention FI 2017
    https://agir.lafranceinsoumise.fr/groupes/ec936b99-d108-4c19-aae1-1dcaf387c730/

    L’une des thématiques qui sera discutée lors de notre prochaine Convention Nationale concerne la structuration à donner à notre mouvement. Le message annonçant la création d’une boîte à idée ouverte pour préparer cette Convention Nationale indique : qu’« il s’agit de recenser les premières idées d’un mouvement politique novateur et collectif ». Lors des amphis d’été de la fin du mois d’août, il a été question d’« auto-organisation » pour qualifier le mode d’agir à construire pour la France Insoumise. Concevoir FI comme un mouvement collectif et auto-organisé, c’est faire de l’idée d’une organisation démocratique reposant sur l’activité collective et la participation de tous ses membres aux processus décisionnels, notre horizon politique commun.
    Nous partageons cette ambition. Elle ne pourra se concrétiser que par un vaste débat collectif fondé sur l’échange et la confrontation des expériences et des conceptions. Il nous paraît néanmoins crucial de réunir quelques conditions pour avancer dans cette voie.

    Les « groupes d’appui » constituent selon nous les espaces d’activités et d’initiatives collectives névralgiques de notre mouvement. En tant que force motrice de l’auto-organisation de FI, il est légitime qu’ils se dotent de tous les attributs d’une puissance collective autonome : la liberté d’initiative et d’organisation, la liberté d’association avec d’autres groupes d’appuis, sur une base territoriale et/ou sur des logiques thématiques politiques. Dans la mesure où la dynamique des « groupes d’appui » repose selon nous sur la conduite commune des activités politiques et la responsabilité mutuelle de ceux qui y prennent part, on peut les considérer comme des « communs ». Pour être en phase avec cette approche, il serait d’ailleurs judicieux de changer leur nom. Loin de signifier le pouvoir collectif et l’auto-gouvernement, la notion de « groupe d’appui » renvoie à la subordination à une entité extérieure et surplombante. Ce qui convient dans le cadre d’un soutien à une candidature à l’élection présidentielle, n’est plus forcément adapté aux exigences d’un mouvement démocratique pérenne.

    Comment conjuguer auto-organisation et volonté d’incarner une organisation politique globale et cohérente politiquement ? Nous n’avons pas la prétention de résoudre à quelques-uns et en quelques lignes une équation qui retourne les cerveaux du mouvement ouvrier depuis plus de 150 ans. Il nous apparaît cependant important de poser quelques principes de base pour bien aborder le problème.

    L’organisation politique d’ensemble de notre mouvement, comme ses orientations politiques, devraient procéder de l’association de l’ensemble des « groupes d’appui » aux processus décisionnels, d’une rencontre et d’une mise en cohérence de leurs activités politiques.
    Cela implique d’élaborer un mode de représentation inclusif instaurant la possibilité d’une liaison continue entre les « groupes d’appui », une porosité constante et un dialogue permanent entre représentés et représentants.

    Aux antipodes de l’entreprise de confiscation de pouvoir permanente qu’est devenu notre gouvernement représentatif, cette représentation inclusive serait le prolongement et l’élargissement politique logique de l’auto-organisation des « groupes d’appui ». Fidèle à l’appel de la France Insoumise fondé sur le large rassemblement des forces de transformation sociale et écologique pour mettre un terme aux modalités actuelles des rapports de pouvoir politique et socio-économique, elle permettrait aux « groupes d’appui » d’entrer en résonance les uns avec les autres, d’exprimer, de gérer et de trouver les voies de dépassement de leurs éventuels conflits et désaccords.

    Ils pourraient ainsi véritablement s’instituer en tant que mouvement politique collectif cohérent, puisque les propositions et les stratégies politiques produites via ce mode de représentation inclusive représenteraient bien plus que la somme de leurs activités et leurs opinions.
    La cohérence exige donc que la méthodologie employée pour la pérennisation du mouvement se fasse l’écho de notre ambition politique commune. Il est possible, selon nous, de donner dès maintenant à la FI cette impulsion démocratique, en orientant notamment l’organisation de notre prochaine Convention Nationale dans ce sens.

    Il suffit pour cela, pour nourrir la boîte à idées, de privilégier les contributions collectives de « groupes d’appui » ou de « groupes d’appui associés » par rapport aux contributions individuelles.

    Il convient aussi, logiquement, de substituer au tirage au sort des « insoumis » pris individuellement une représentation des « groupes d’appui » ou de groupements de « groupe d’appui » (pour éviter de se retrouver avec un nombre pléthorique de délégué.e.s) au moins égale à la représentation des « partis politiques » alliés.
    Rien n’empêche, en revanche, l’équipe chargée d’élaborer la synthèse globale de ces contributions, en amont de la tenue de la Convention Nationale, d’être, elle, tirée au sort. Le tirage au sort n’a en effet de sens, selon nous, que s’il est intégral et que s’il est attaché à des « charges » précises. Ce mode de désignation correspond donc parfaitement à une mission consistant à identifier précisément et à présenter de manière concentrée nos accords, nos points de dissensus et les problématiques politiques saillantes qui se posent à notre mouvement.

    C’est cette synthèse qui servirait de support de discussion aux délégué.e.s des « groupes d’appui » ou de fédération de « groupes d’appui » présents à la Convention Nationale.

    De la sorte, au lieu de reposer sur la constitution d’une collection d’individus atomisés, les travaux de notre Convention Nationale s’appuieraient alors sur une dynamique collective de travail permettant à la fois aux « groupes d’appui » d’exister en tant que forces auto-organisées et à notre mouvement de progresser dans la voie de la constitution d’une culture politique et démocratique commune.

    Exprimer ces idées, collectivement, en tant que « groupes d’appui », les soumettre à la Convention Nationale est une façon pour nous de contribuer à la construction d’un tel mouvement politique collectif et auto-organisé. Notre contribution commune se veut un appel au débat, ouvert et fraternel.

    Nous nous associerons à toutes les initiatives allant dans le même sens, comme celle des insoumis de Marseille qui ont constitué un groupe de travail pour promouvoir l’auto-organisation de notre mouvement et ont rédigé un texte appelant à préparer notre Convention Nationale dans cet esprit.

  72. LE COLLECTIF DE LA CÔTIÈRE (AINSOUMIS) PROPOSE :

    1/ Gagner en efficacité ; fluidité : qu’une ORGANISATION HORIZONTALE soit recherchée et réfléchie en plus d’être descendante pour une meilleure communication et une gestion de tous –
    Chacun responsable à son tour, dans chaque groupe ; partager les responsabilités, répartir les taches récurrentes et ponctuelles, soit par thème, compétence…

    2/ de préciser la LOGISTIQUE actuelle ; l’améliorer…
    par département, plus rapide, plus efficace ? envisageable ?
    (nous avons reçu des tracts en retard ou au dernier moment ou pas ceux que nous attendions)-

    3/ la possibilité du choix de ses ALLIANCES ÉLECTORALES LOCALES ; selon les collectifs FI ; que ceux-ci soient consultés ; aient leur mots à dire… Un débat national doit préciser les enjeux ( cadre de cohérence clair accepté de tous avec ou sans alliances…ou prérogatives données aux groupes locaux…)

    Nous jugeons sévère l’autorité faite sur la non communication et/ou alliance avec les communistes ou autres partis ; chaque groupe d’appui doit avoir le choix de s’exprimer et contribuer si une alliance claire est envisageable ou non dans son canton, département… (La posture prise nationalement face aux élections sénatoriales est anti-démocratique ! et totalement déplacée, voire même caricaturale ! – le cas des élections régionales de décembre en Corse est symptomatique du besoin de démocratie interne ! ) …

    N’oublions pas que notre objectif est d’agir pour le bien du peuple…

    Les insoumis doivent absolument représenter un MOUVEMENT DIFFÉRENT des parties existants qui sont continuellement en concurrence et ne regardent plus l’intérêt suprême du peuple, mais leur place sur l’échiquier et l’aspect FINANCIER.
    Nous ne devons pas être tentés de jouer à la guerre entre les intervenants du monde politique, être agressif, arrogant.

    Arrêtons de passer notre temps à critiquer pour construire, mais CONSTRUIRE, informer, éduquer sans blasphémer, d’autres s’en chargent TROP !

    PHILOSOPHIE, DIPLOMATIE !

    Bien-sûr il y a l’aspect financier, mais celui-ci ne doit pas être première place.

  73. Je pense que pour lutter contre la politique de Macron et compagnie, travailler de pair avec l’ensemble des syndicats est une bonne chose .
    Mais il sera peut-être nécessaire aussi de s’allier avec d’autres partis politiques de gauche, ceux faisant parti du Front de gauche mais aussi d’autres partis tel le NPA ou Lutte ouvrière . Rester ouverts aussi aux autres, ceux qui n’appartiennent à aucun parti politique ou encore à ceux qui, au centre ou à droite, ne sont pas d’accord avec la politique de Macron et de l’Europe. Nous pourrions être le mouvement qui a su créer l’alliance pour agir dans un but commun. Bien sûr, ils ne s’agit pas pour s’unir le temps de la lutte de renier nos idées mais seulement de mettre en avant ce qui nous unit pour gagner, à la condition que chacun fasse de même, bien sûr.
    Alors pour ne pas être repoussoirs, il faudrait arrêter de clamer que nous sommes les seuls à nous opposer à Macron car ce n’est pas vrai et cela en énerve et repousse plus d’un ( pour exemple, je pense au journal « Marianne »).

    D’autre part, la France insoumise doit rester un mouvement et ne pas devenir un parti. Malheureusement, cela ne fonctionne pas comme cela dans tous les groupes d’appui. Certains candidats faisant de la politique ou étant syndiquées depuis de nombreuses années et vivant sur leurs habitudes, ont eu un comportement qui s’apparentait plus à celui d’un parti qu’à celui d’un mouvement, allant jusqu’à monopoliser la parole et les prises de décisions.
    De démocratie participative , il n’était plus question. Je ne sais pas comment on peut lutter contre cela, mais ce que je sais, c’est que que je suis partie car je ne suis pas un mouton et je pense qu’il doit toujours y avoir une place pour le partage des idées, que chacun doit pouvoir les proposer aux autres, voir être écouté.
    Il n’est pas question pour moi de faire de la politique comme on entre en religion et je ne suis pas seule à être comme ça.
    Peut-être pourrait-on aider au « bon fonctionnement » de tous les groupes d’appui en mutualisant les pratiques qui fonctionnent, c’est à dire dans lesquelles chacun se sent à l’aise, à envie de rester, et de faire venir plus de monde?

  74. Ma réflexion :
    Les groupes d’appui doivent garder leur légitimité politique de mener des actions locales et de porter une parole insoumise. Ils doivent garder leur mode de fonctionnement citoyen ouvert comme actuellement.
    L’équipe nationale doit rester garante de la cohérence du mouvement, des actions à caractère nationals et de la validation des groupes d’appui sur la base du respect des nouveaux statuts qui seront établis par la convention. Ses membres devront être élus. Nous devons mette en place une assemblée nationale, moitié élue, moitié tirée au sort, auprès de laquelle l’équipe nationale rendra compte de son activité à période régulière pour approbation.
    Nous devons mettre en place des comités administratifs territoriaux (territoire à définir, départements où régions) chargés d’assurer le respect des statuts lors de la tenus des assemblées du choix de nos candidats. Ils seront composés pour moitié d’insoumis élus et pour moitié d’insoumis tirés au sort. Ce sont des membres de ces comités qui devront présider ces assemblées, un élu et un tiré au sort pour chacune. Ces comités auront aussi pour rôle de gérer les conflits.
    Les nouveaux statuts devront être ratifiés par un référendum des insoumis des groupes d’appui validés.

  75. Je pense qu’il est nécessaire de faire évoluer le programme de la FI. Certains points, même s’ils sont emprunts de bon sens et de justice sociale, comme par exemple imposer une grille de salaires de 1 à 20, me semblent parfaitement irréalisables dans le secteur privé. Et, dans le secteur public, une grille de 1 à 20 est bien trop large… Une grille de 1 à 5, voire 1 à 7, devrait être la règle.

    Un autre point pose également problème (même si je le partage globalement): l’anticapitalisme « primaire ». Ne serait-il pas plus judicieux de travailler à concevoir un système ou une formule visant à mettre le capitalisme au service de la collectivité (par exemple, au moyen de la création d’un fonds souverain national avec nationalisation partielle des entreprises du SBF 250 – j’ai déjà planché sur cette idée et les sommes générées à terme pourraient couvrir une grande partie des besoins sociaux).

    La question est la suivante: comment, dans notre organisation, pouvons-nous faire évoluer le programme, au-delà du petit groupe d’intellectuels à la tête de la FI ?

  76. Dans l’immédiat les insoumis-e-s pourraient se regrouper en associations au plan local pour disposer au moins d’une structure juridique et les groupes d’appui pourraient se maintenir pour permettre une visibilité des points de contacts sur les réseaux sociaux. Cependant notre mouvement ne pourra pas fonctionner longtemps sans la mise en place de structures et l’ utilisation d’outils permettant un réel fonctionnement démocratique.
    La convention qui va se tenir ne sera pas représentative de l’ensemble du mouvement. De mon point de vue, elle n’aura pas la légitimité pour décider de nos modalités d’organisation. Cependant, il est temps que des militant-e-s impliqué-e-s à des niveaux divers dans ce mouvement se retrouvent pour dresser un état des lieux, faire l’inventaire des moyens et des outils dont nous avons besoin pour continuer à agir ensemble et réfléchir aux formes possibles d’organisation qui pourront être validées démocratiquement. Les nouvelles technologies nous donnent une bonne partie des outils importants. Une adhésion par internet permet la réception d’information et la mobilisation pour une action mais ne permet pas toujours une véritable expression . En effet, nous avons pu voir lors de la consultation des insoumis-e-s à propos du 2ème tour des présidentielles que beaucoup d’entre nous ne se s’étaient pas exprimé-e-s. La force de la journée du 23 septembre 2017 a révélé notre détermination à rester rassemblé-e-s bien au-delà des périodes électorales autour de nos élu-e-s pour avancer ensemble sur la base de « l’avenir en commun ». Trouvons ensemble les moyens pour faire grandir l’énergie, la force et l’espoir que nos rencontres autour de ce programme nous ont donnés.

  77. Bonjour les Gens,

    J’aimerais qu’on puisse mettre en place des petits groupes de travail locaux, sur des thématiques précises (traitement des déchets, consommation en circuits court, agriculture urbaine, animation des artisans et des petits entrepreneurs autour de sujets clés, initiation au droit, essaimages etc…).

    Il faut rentrer dans l’action et dépasser les discours (qui sont bien fondés et parfaitement justes) mais qui ne suffisent pas à diffuser une représentation juste de nous et de nos idées. Il faut les amener au plus près des gens par des petites actions qu’il faut pouvoir coordonner sur un territoire.

    Je suis volontaire pour developper ce genre de projets.

    Fraternellement,

  78. Je rajoute un élément qui me parait évident mais les GA se coordonnent également ensemble. Ils s’aident si besoin est sur des actions « coup de poing » où le nombre d’insoumis.e.s doit être important. L’échange d’idées sur des actions est primordial. Les insoumis.e.s ne doivent pas se sentir isoler. Nos circonscriptions sont denses en habitants et il est parfois difficile d’être sur plusieurs terrains à la fois. La solidarité des GA est celle de l’Insoumis.e !

  79. En dehors des groupes d’appui déjà existants, je suggérerai la création de ‘socioprofessionnelles’, autour de grands thèmes : santé (il faut des réponses appropriées pour les 8 nouveaux vaccins du ministère de la santé, par exemple), éducation (programme d’éducation sexuelle du ministère de la santé, par exemple), urbanisme, énergie,
    Cela ne s’épuise pas, de mon point de vue, dans les livrets thématiques, et cela peut agglutiner des nouvelles personnes.

    Thèmes divers : pour réflexion
    * Contre la professionnalisation de la politique : absolument oui, modalités à étudier
    * Contre la réélection de députés et d’autres élus dans la vie politique : tous les autres ? à étudier …

  80. Différent des partis politiques, notre fonctionnement doit être différent:
    LA TRANSPARENCE doit être notre 1er pilier et particulièrement la transparence financière.
    L’argent généré par les législatives est très important. Rattaché-e-s à l’association La France Insoumise, nous allons récolter des millions d’euros pendant 5 ans.
    Ce sont les groupes d’appui qui l’ont gagné à la sueur de leur front. Ce sont les membres des groupes d’appui qui se sont fâchés avec bon nombre de copains du pcf à cause de cet argent.
    Aussi cet argent doit redescendre. Et tout cela doit se faire en toute TRANSPARENCE. Moi même candidat, j’ai signé la charte ANTICOR qui exige la transparence.
    Nous devons mettre en adéquation nos paroles et nos discours avec nos actes.

  81. La structure : Plate-forme nationale avec des personnes élues et partout des groupes d’appui, convient au mouvement. Mais il faudrait un ou plusieurs porte-paroles pour représenter le département vers l’extérieur (autres départements, médias, organisations, associations etc.). Ces représentants élus par les insoumis sont dépourvus de pouvoir de décision et peuvent être révoqués.

    Quelques idées en détail:
    1) Plus de transversalité et de communication entre les groupes.
    2) Définir une coordination et des relais de communication entre les groupes d’appuis.
    3) Un site internet départemental semble une bonne réponse aux besoins actuelles de communication, l’agenda au sein du site également. Il est important que l’union se fasse autour d’actions concrètes. L’agenda est donc une centralisation, à but informatif, des événements du département, et permettront une meilleure communication/clarté et une centralisation des actions.
    Il pourrait alors être utile de créer, à travers le site, une interface de discussion type « tchat » départemental, forum, au niveau des villes, mais aussi interne aux groupes d’appuis afin de pouvoir mieux communiquer.
    4) Il peut être intéressant de se réunir sous forme thématique, allant au delà des groupes d’appuis qui existent déjà. Cette proposition de « groupes d’appuis thématiques » peut se faire occasionnellement et réunir des insoumis de plusieurs groupes d’appuis. Outre l’aspect de communication et d’échange plus que positif, il nous permettra de rencontrer des insoumis d’autres groupes et de partager des idées et réflexions d’éducation politique par exemple.
    5) Il apparaît important de donner plus de flexibilité aux groupes d’appuis, qui peuvent paraître parfois trop fermés et peu flexible à certaines propositions ou adaptations. 
    La limitation à 12 du nombre de personnes par groupe d’appuis est à revoir. En effet, pour certaines grandes villes c’est un nombre insuffisant.
    6) Plusieurs portes Parole départemental :
    Leur rôle devrait être de fédérer, de communiquer, et sans aucun pouvoir de décision. Ils peuvent être révoqués comme le prévoit l’avenir en commun.
    Le mandat de ces représentant devrait pouvoir changer et être définit au préalable, pour une durée déterminée. Ce système permettrait un roulement des représentants, une dynamique plus démocratique et innovante, mais également de faire de l’éducation politique en intéressant et impliquant les insoumis volontaires.
    Ces représentants devront être élus par les insoumis pour plus de démocratie et non pas par les responsables de groupes d’appuis.
    7) Coordonner la communication:
    Un groupe de communication départemental composé de référents de chaque groupe d’appui, pour permettre une communication homogène et transversale. Nous pourrions élire des volontaires, faire des tirages au sort, et avec des mandats à durée déterminée.

  82. La France Insoumise doit rester un mouvement où chacun puisse se sentir accueilli avec ou non une couleur politique.
    Une structure du

  83. Les groups d’appui sont le terreau qui nourrit les gens des idées structurées et rédigées dans le Programme « L’Avenir en Commun ». Mais ils sont également nourris des doléances des gens, de leurs propositions, de leurs attentes, de leurs souffrances. Tous ces mots et maux doivent être connus de la France Insoumise et de l’Equipe à l’échelon nationale, et de nos député.e.s., représentants élus. C’est cet ensemble qu’il faut développer, étendre mais il est impératif que chaque insoumis engagé dans un groupe d’appui soit formé, informé et donc maîtrisé les lignes de l’AEC pour expliquer aux gens ce que nous voulons changer, transformer dans notre pays. 1/ Formation des animateurs des GA sur les thèmes principaux de l’AEC, sur les thèmes dictés par l’actualité gouvernementale, parlementaire, sociale (dans ce cas, la formation peut se faire sur internet via un document structuré) par département ou région (selon l’étendue et le nombre d’habitants) ; 2/ Formation des animateurs des GA pour la parole en public : pas évident lors d’organisation de réunions publiques, de débats, d’animer des débats…. Les formations reçues par les animateurs des GA doivent impérativement être transmises aux insoumis.e.s engagé.e.s dans les GA. 3/ Moyens financiers : aider financièrement les GA pour l’impression de tracts, investissement dans un matériel durable (ex. kakémono)? sur présentation de devis et factures. 4/ Référents juridiques au niveau national. 5/ Un outil afin de faire « remonter » les synthèses des actions faites par les GA sur le terrain. Par exemple, des actions sur les conditions de vie dans les logements sociaux sur plusieurs quartiers. Les problèmes sont souvent les mêmes. Des actions collectives permettent de faire connaître le problème et de le régler ponctuellement mais il est intéressant de faire partager cela au national mais aussi aux autres GA.6/ Enfin, possibilité de faire un point régulier (trimestre ou semestre) sur tout cela réunit entre le national et le local. Développer les référents par région et département (selon importance) mais bien entendu, ne surtout pas multiplier les intermédiaires !

  84. Bonjour à tous,
    modeste membre d’un groupe d’appui, au sens où c’est la première fois que je m’engage dans un mouvement politique, je suis plutôt dans la démarche de lire et d’écouter l’ensemble des attentes et des propositions de chacun. Une question importante et qui a surgi lors de nos réunions pourrait être le financement des actions des groupes d’appui, pour organiser des ateliers citoyens, publier des tracts etc.

    Je pense qu’intimement la FI doit s’articuler autour de ses groupes qui ont une portée locale. Des groupes de réflexion également émerge là où je suis on pourrait ensuite les impliquer dans la réflexion autour des propositions de campagnes futures. Pour moi il y a effectivement 2 entités une d’action tournée sur le local (Groupe d’appuis GA), et une plus de réflexion (GR), tourné sur les campagnes, philosophie politique , sujets de société etc.

    Dans ma tête je me représente les GA comme une association de type loi 1905 dont le financement serait distribué au niveau de toute la FI d’une part puis de sources extérieures ( dons des membres du groupe par exemple). Cela me semblerait être une gestion souple et rendre indépendante la structure dans ses prises d’initiatives. Un coordonnateur au niveau national pourrait rendre compte des actions chaque année, et des actions pour l’année suivante, ce qui permettrait d’adapter les budgets selon les besoins. L’idée directrice c’est de rendre souple l’action des GA.

    Pour la gestion des GR: elle se base sur de la réflexion donc nécessite a priori peu de moyens financiers si ce n’est de trouver un endroit où se rassembler. Leurs travaux seront un matériau d’échange à l’ensemble des groupes d’appui et pourront être exploité pour de l’action. Si les GR ont besoin de financements particuliers, ils s’en référeront à leurs groupes d’appuis respectifs où se trouvent leurs membres.

    Les groupes d’appuis ont des membres aux inspirations diverses, et les rythmes d’engagement sont différents. Ce que je propose ici n’a aucun caractère obligatoire mais plus de conseils venant du bon sens. Plutôt que d’attribuer des rôles spécifiques à un ou une personne, s’approprier tous ensemble différentes responsabilités, pour qu’ainsi toute personne soit remplaçable en cas d’indisponibilité. Favoriser le recrutement au sein des groupes quitte à ce qu’ensuite ils se scindent. 12 membres me semble effectivement une bonne limite pour de bons déroulements de réunions mais il est très rare d’expérience d’avoir à toutes les réunions tous les membres. Donc autant rester permissif sur ce nombre. Si vraiment un groupe se retrouve en sureffectif, la question d’une scission en 2 ou 3 autres groupes se posera soit en d’autres groupes d’appui ou de réflexion.

    Par ailleurs mais là ça peut être débattu, il faudrait effectivement expérimenter le principe d’assemblée constituante pour éprouver au sein de la FI le projet de 6ème République. Par exemple au sein d’une grande agglomération en urbain/périurbain, en regroupement de plusieurs cantons dans le périurbain/rural. Ces assemblées de petit groupe et taille humaine (on pourrait élire pour le coup une assemblée de 12 personnes qui pourrait travailler justement sur un projet de constituante. Cette constituante n’aurait aucune valeur institutionnelle (quoi qu’elle pourrait faire émerger des idées) mais cela permettrait de se rendre compte du travail à fournir pour un véritable projet institutionnel lorsque la FI accédera enfin au pouvoir! 🙂 Bien sur ces «constituants » peuvent user de tous les moyens nécessaires mis à disposition par la FI et se faire aider des groupes d’appui, etc..

  85. Améliorer les outils de liaison entre le national et les groupes d’appui : il n’est pas concevable à l’avenir que les mails envoyés au national via les quelques boites mails proposées ne reçoivent ni réponse, ni accusé de lecture ni même accusé de réception ! L’expression « lancer une bouteille à la mer » n’a jamais aussi bien porté son nom…
    Faciliter la coordination inter-groupes d’appui via des sites internet locaux simples d’utilisation et comportant les informations essentielles : coordonnées des référents de groupe d’appui locaux, agenda des actions de ces groupes, compte-rendu des réunions de ces groupes, lien
    vers les éventuels comptes de ces groupes sur les réseaux sociaux…
    Faire financer les groupes d’appui certifiés par le national, c’est-à-dire par les subventions reçues des financements publics. Une visibilité sur l’utilisation de ces fonds doit aller de pair avec leur attribution.
    Visibilité aussi sur la régularité et les échéances de tenue des assemblées du mouvement (= pour l’instant Convention Nationale uniquement mais aussi tout autre assemblée décidée dans le futur).
    Les Conventions Nationales doivent :
    o Se tenir une fois par an,
    o Petit à petit laisser une place aux délégués issus directement des groupes d’appui certifiés en sus du tirage au sort. La proportion entre les 2 reste à la charge de la Convention précédente. En effet, le nombre de groupes d’appui actuellement créés ne permet a priori pas décemment d’envoyer un représentant par groupe d’appui mais leur « tri » amènera sans doute à quelque chose de plus réaliste (1000 GA et non les plus de 5000 créés actuellement)
    o Conserver le tirage au sort (même si sa proportion peut diminuer au fur et à mesure, voir ci-dessus) et doit s’ouvrir à tous les insoumis inscrits sur la plate-forme et non pas seulement à ceux présents dans des groupes d’appui.
    o Elire un « Bureau Organisationnel » chargé de l’organisation du mouvement (= sur la forme).
    o Proposer un « Bureau Décisionnel » qui sera ratifié par vote par l’ensemble du mouvement
    La question du programme sera peut-être à aborder dans d’autres instances que la Convention Nationale.
    Ne pas reproduire les structures de parti, c’est-à-dire de faire en sorte qu’un insoumise dispose pleinement de sa liberté d’engagement : « que l’on puisse disparaître du jour au lendemain sans rendre de compte ».

  86. J’ai eu envie de commencer par cette phrase de A. Gramsci, extraite d’une ses lettres, du 24/11/1917 :
    « Occorre cambiare noi stessi»,
    soit : « il faut nous changer nous-mêmes».

    Ensuite, en guise de préalable, je pense qu’il ne faut pas figer aujourd’hui l’organisation ni les modalités de fonctionnement de la FI.
    Il nous suffit de mettre en place une organisation minimale, simple, mais claire, très ouverte à l’expérimentation, et nous donner rendez-vous … dans un an.
    Dans un an on fait le bilan, et on amendera, on ajustera.

    En bref, au regard de ces modalités de fonctionnements, je pense qu’on ferait un bon pas en avant si on pouvait :

    1. Clarifier « Qui Fait Quoi » et à quel titre  (délégué ou pas, autoproclamé, proposé …) ;
    2. Élargir la CAPACITÉ D’AGIR et faciliter la prise de parole des «Taiseux» ;
    3. Mettre en place de modalités de « AUTO CONTRÔLE », simples, pour éviter la concentration et l’abus du pouvoir ( nous ne sommes que des humains …)

    Pour ce faire, permettre :
    – lors des discussions : la parole » tournante », la limitation du temps de prise de parole ;
    – dans la gestion des groupes d’appui : créer lorsqu’il est possible des trinôme des » référents » ou représentant. Le trinôme permet non seulement le renouvellement des référents mais aussi l’élargissement des compétences, et la continuité du fonctionnement par passage de témoin (ex sur les 3 référents, avec un mandat de 3 mois, 2 restent et 1 référent passe la main à un nouveau volontaire ou tiré au sort) ;
    – limiter la durée du « mandat » dans le temps, pas de mandats consécutifs, pour les éventuels élus aux instances ( ça vaut aussi pour les mandats d’élu, conseillers, maires, députés, etc.) ;
    – diffuser la pratique du tirage au sort ;
    – créer un veille « indépendante » sur le fonctionnement de la FI (pourquoi pas par ANTICOR ). Elle servirait surtout pour faire un diagnostic sur notre pratique et nous améliorer.

    4. Poursuivre notre expérimentation de l’auto-organisation pour renouveler la démocratie (réfléchir n’empêche pas d’agir). Débattre , s’instruire, pratiquer …continuer à re- interroger l’efficacité de la fonction représentative. Pourquoi ne pas ouvrir un LIVRET THÉMATIQUE sur l’auto-organisation ?

    5. Mode d’ORGANISATION  (local, national)
    5.1 Les Groupes d’Appui : favoriser la prise d’initiative et l’autonomie de groupes, faciliter leur mise en réseau.
    5.2 Créer des « instances » (et permettre la création de nouvelles sous libre impulsion des insoumis) de :
    « Coordination des ACTIONS » et
    « Direction/s STRATEGIQUE/s » .
    Quel périmètre pour ces instances ? Les limites administratives actuelles (commune,département,région) ne sont pas nécessairement, le plus pertinentes. Ces instances seront plus efficaces si leur périmètre est lié au terrain d’action et/ou à la thématique.
    D’ailleurs, la question d’un périmètre figé, égale se poserait en priorité dans le cas de la représentativité (un x % d’élus sur une base électorale de x nombre de électeurs).

    5.4 Renouveler la rencontre annuelle, sur la base de l’Université d’été, (ou de printemps …), lieu de débat et d’élaboration des orientations.

    Et en dernier :

    Prenons l’habitude d’avancer par ajustements progressifs. Prenons le temps de nous tromper. Prenons surtout le temps de ne pas faire des dégâts.

    La FI en vaut la peine. La bataille sera longue, et nous souhaitons la gagner.

    Virginia Sartoris
    GA Menilmontant Paris 20 ème

  87. Jean-Louis Boutevin F.I
    Socialistes Insoumis
    Bonjour,
    Contexte : notre arrivée dans le paysage politique participe de la déflagration des partis traditionnels et de la décomposition avancée d’une Vème République à bout de souffle. Notre postulat de s’adresser en priorité au peuple est également pour bon nombre de nos concitoyens une nouveauté qui a suscité un intérêt extrême fort et incroyable dans le dépassement des appartenances politiques traditionnelles. Notre but n’est pas une énième refondation de la gauche ! Ce concept ayant au fil du temps perdu toute sa pertinence. Historiquement ses valeurs et ses combats demeurent des repères idéologiques et culturels indéniables. Mais nous sommes maintenant dans un combat contre des oligarchies qui ne cherchent même plus à respecter des semblants de démocratie. (Ordonnances loi travail, casse de la Sécu, fiscalité, constitutionnalisation de l’état d’urgence, etc). Nous sommes arrivé en très peu de temps à nous imposer comme la seule force d’opposition à LREM ! Nous sommes également pour 38% des Français comme la seule force d’opposition crédible, structurée et capable de proposer une alternative.
    Actions : Je pense au regard de ce qui est en train de se passer sur le front social après la réussite du 23 septembre, qui a changé la donne dans les rapports de force alors que le pouvoir pensait naïvement que ce serait une promenade santé . Un front syndical est en train de naître grâce aux nombreux militants de terrain qui n’acceptaient pas la résignation de leurs dirigeants devant un tel recul social et humain avec cette loi travail 2! Notre mouvement est là aussi un point d’appui majeur pour tous ceux qui ne résignent pas ey pour ceux qui cherchent comment résister !

    Dans mon département (Les Landes), la présence de F.I le 10 avec la fonction publique sera un élément supplémentaire dans le rassemblement de celles et ceux qui refusent cette politique qui est faible avec les riches et fort contre les pauvres !
    Ce travail de la F.I au quotidien, sur le terrain est primordial.
    Modalités : pour gagner la bataille politique, il faut d’abord gagner la bataille culturelle !
    1. Je pense que ce combat a déjà été en parti gagné grâce à notre programme « L’avenir en commun » qui est une colonne vertébrale incroyable par sa cohérence dans sa proposition d’un nouveau paradigme de notre planète.
    2. Cahiers thématiques : Ces cahiers sont des matériaux extrêmement riches et qui permettent à tout a chacun de s’approprier des idées et un discours politique cohérent dans chaque domaine. Vous pouvez même faire des suggestions ou des propositions nouvelles pour enrichir et actualiser ceux-ci.
    3. S’organiser, animer, créer, agir, auprès de ses voisins, ses collègues, ses camarades, ses amis, dans les associations, les syndicats, etc.
    Exemples : Avec mon groupe d’appui nous allons travailler sur un cahier thématique autour des enjeux de la forêt Landaises et de ses filières. Avec des camarades de la Drôme et de l’Aveyron qui font de même nous allons confronter nos pratiques pour avoir une approche plus fine de cette filière.

    En tant qu’élu local, je veux mener sur le territoire des Landes avec d’autres élus une vaste réflexion sur les différentes lois de décentralisation qui ont amené à la déstructuration et à l’éloignement des élus locaux de nos concitoyens. Repenser la République (VIème) pour redonner une cohérence spatiale de notre pays en lien avec une autre Europe. Comment articuler la commune, le département, la Région, l’Etat et L’Europe. Ce sera dans la campagne es Européenne l’occasion de faire entendre une autre musique. Et cela permettra de relier l’Europe aux réalités sociales, économiques engendrés par cette vision là aussi allemande des territoires.(entre-autre).

    Organisation : Il a été rappelé lors de la réunion de l’espace politique auquel je participe en tant que « Socialistes Insoumis » les principes suivants :

    « Il avait été rappelé que F.I est et restera un mouvement. Que les groupes d’appuis restent la structure politique de référence sur les territoires. En aucun cas des structures départementales ne peuvent être créé. Ceux qui se proclament référents départementaux ne sont pas habilités ni légitimes à le faire.

    Je pense que ces règles me semblent intéressantes à garder en tant que principes généraux. Néanmoins et je l’observe au quotidien, il est difficile dans la communication vers l’extérieur (presse régionale) de faire passer l’information. Ce qui revient le plus souvent c’est : « mais qui représente au niveau départemental F.I ». Je pense que nous devons être capable d’imposer de nouveaux mode de communications plus transversales. Il n’est pas interdit d’imaginer sur des moments particuliers et autour d’initiatives locales de se réunir à plusieurs groupes d’appuis. Dans les Landes nous envisageons de créer une fête des insoumis chaque année (?). Certains réfléchissent à la création d’un journal mensuel, bi mensuel (2/4 pages) en ligne et sur papier avec la même mise en page et la même police.

  88. Tout doit partir des groupes d’appui
    Le plus possible, les actions doivent s’appuyer sur ces structures plus agiles.
    Mais il faut s’appuyer le plus possible sur les compétences des uns et des autres. Car souvent, il y a dans ces groupes des restes de l’histoire des militants qui y sont (et qui reprennent parfois, par réflexe ou facilité, les habitudes des partis politiques classiques)
    Si quelqu’un se sent rejeté, ou s’il se sent peu écouté parce que, peut-être, il est moins à l’aise avec le militantisme « à la papa » (utile, lui aussi, évidemment), il ne faut surtout pa sl’écarter. Car chacun peut aider à sa manière.
    J’insiste sur ce point car nombreux sont ceux qui furent déçus après les résultats des élections et qui peinent à revenir vraiment, à se remettre en mouvement. Le plus souvent, ceux qui restent sont des militants aguerris, souvent très politisés, souvent syndiqués, et c’est bien. Mai sil ne faut surtout pas oublier les autres.
    Attention, si les idées peuvent et doivent venir de la base, elles doivent aussi venir « d’en haut » car il est évident qu’il faut une stratégie globale, nationale, une cohérence, une stratégie, et que tout cela ne peut pas se faire uniquement par des mouvements locaux.
    Ce qu’il faut, c’est que d’où qu’elles viennent, les idées puissent se développer si elle sont conformes aux enjeux du programme l’avenir en commun. Il faut donc gagner en fluidité et en rapidité dans la circulation des idées (et pour cela, il faut des outils, cf. section ad hoc)
    Enfin l’argent est le nerf de la guerre. Si une idée survient et qu’elle est bonne, rendre possible sa réalisation. La plupart ne demande qu’un faible financement. Mais ce financement doit pouvoir se faire. Faut-il que les groupes d’appui se constituent en associations 1901 ou quelque chose du genre ? Peut-être.

  89. – Durant les campagnes, il a été difficile de pouvoir entrer en contact avec la national, sur ce point-là il y a clairement des choses à faire.
    – Clarifier qui sont les décisionnaires au niveau national (FI et/ou PG), le rôle de chacun.
    – Créer une structure départementale afin de faciliter la gestion, stockage, échanges, etc
    – Prendre en compte les difficultés et moyens selon la géographie (ruralité/ville)
    * Nombre de personnes, déplacements, moyens d’actions
    * Que du budget puisse être alloué aux groupes locaux, département. Dans notre groupe, on a cotisé pour faire imprimer des tracts et imprimer une bâche. Ça ne nous dérange pas d’investir du temps et de l’argent, mais ça ne sera pas tenable éternellement. Il faut soit recevoir du national, soit être légalement disposé à pouvoir faire des actions permettant de récolter des fonds.
    – En Alsace, avec notre droit local, on peut faire plus de choses d’un point de vue associatif, cela doit être pris en compte également.
    – Définir quelles sont les choses et limites que peuvent faire les GA. Jusqu’à quel point peut-on parler ou faire une action au nom de la FI ? Par exemple, si l’on souhaite soutenir une entreprise en difficulté, un artisan, une association, une décision d’une mairie, préfet, etc.
    – C’est un truc bête, mais proposer des lectures, articles, livres permettant d’en apprendre d’avantage sur la gestion de groupes, méthodes d’actions, démocratie participative, prise de parole, etc

  90. Quels objectifs poursuivre ? Garder la souplesse d’utilisation des GA, donner des moyens notamment financiers aux bases locales, équilibrer le pouvoir entre national et local, adopter un fonctionnement aussi démocratique que possible, ne pas recréer une organisation trop complexe.
    Suggestions pour y parvenir :
    _Des GA plus libres de se structurer, se regrouper, avec la possibilité de désigner des porte-parole à l’échelle de la commune pour un temps limité
    _L’adhésion à la FI d’un clic (adoption des principes de la FI), sans cotisation (encouragement aux dons et financement public seront donc les ressources de la FI)
    _Une coordination départementale de la FI gère une fraction des financements publics (à débattre, par ex 25% au prorata du nombre d’Insoumis répertoriés dans le département) qui lui est reversée, sous statut loi 1901. Sa direction est élue pour deux ans par les Insoumis du département, rend des comptes chaque année, ses responsables sont révocables et ne peuvent faire 2 mandats consécutifs.
    _L’échelon départemental est celui qui permet de désigner des délégués aux conventions nationales, responsables devant les Insoumis du département, délégués qui élisent une instance nationale de direction de la FI. Il veille au développement de la FI là où c’est nécessaire sur le territoire du département.
    _Fin des conventions sans pouvoir réel car sans représentativité. Plus de confiance aux organisations locales.
    En conclusion, il est temps que la démocratie prenne droit dans le mouvement, sous peine de le décrédibiliser. La contradiction entre nos objectifs politiques et la réalité de la FI serait trop forte pour être longtemps supportable.

  91. Pour garder l’enthousiasme et le côté nouveau du mouvement, celui-ci doit selon moi et bien d’autres être le moins jacobin possible. Je sais que JLM s’emploie à faire émerger d’autres « leaders » et ça commence à porter ses fruits. Mais ça ne suffit pas, il faut décentraliser les prises de positions, peut être régionaliser les actions, pas d’échelon plus bas, ça n’a pas de sens et engendre des jalousie et petits chefs. Nos élus députés sont extrémement légitimes mais issus de territoires où notre victoire était possible. Les représentants régionaux ne seraient pas forcemment nos députés, ça serait même un mélange local-national. Privons par là même les médias d’un prince ou d’une princesse maudit(e) trop facilement la cible de critiques. Et pour impliquer plus de monde dans nos combats, pensons plus local. Ça c’est nouveau et ça peut tout changer.

  92. Après 2 campagnes électorales qui nous ont demandé un engagement personnel mais aussi un travail collectif d’innovation et de réflexion;il apparaît nécéssaire pour ne pas s’essouffler d’avoir un soutien matériel financier et logistique du national.Par contre les groupes d’appui doivent pouvoir bénéficier d’une autonomie de fonctionnement et pouvoir se structurer selon des modalités définies en assemblée citoyenne qui sera toujours souveraine.Pour la convention la nomination de délégué-é-s départementaux devront être élu-e-s en assemblée citoyenne pour représenter chaque département au national.Ceci me paraît être les fondements d’une véritable démocratie et d’une prise en compte de toutes les problématiques du territoire

  93. Une organisation nationale selon ces principes :

    – transparence : un organigramme connu de tous et dont les évolutions sont publiques
    – une rotation des postes régulières (par ex tous les ans) pour ne pas créer des « notabilités » ou des « lassitudes »
    – les groupes d’appui comme structure de base qui dialoguent avec les instances nationales via le site internet
    – une structure par collège à égalité des uns des autres : un collège des groupes d’appui, un collège des organisations soutenant la FI (l’espace politique), un collège tiré au sort, un collège des élus (je suis dubitative sur ce dernier car les élus n’ont pas forcément à être différenciés des militants) -> peu de réunion de cette structure qui sera lourde mais un fonctionnement régulier via internet
    – un organigramme validé par ces collèges pour des questions pratiques : une équipe de communication, une équipe d’organisation…
    – garder un flou autour de la question des porte-parolat pour ne pas trop personnaliser tel ou tel car finalement le fait d’avoir des nombreux participants dans les médias nous donne une meilleur visibilité qu’en avoir seulement 2 ou 3

  94. Quelle organisation pour le mouvement?

    Depuis la fin du second tour des élections législatives, la France insoumise est rentrée dans une nouvelle phase de son existence.
    D’abord parlementaire (session de juillet), puis contestataire (rentrée sociale…), elle poursuit son développement dans une phase existentielle, de demande de structuration pour certains, de mobilisation perpétuelle pour d’autres voire de mise en retrait pour d’autres encore.
    Dans cette situation nouvelle, le peuple de la France insoumise s’interroge légitimement sur la « coupure absolue entre les groupes d’appui et la direction nationale ».
    En effet, la Charte des groupes d’appui favorise un maillage du territoire, mais interdit toute structuration départementale : « aucun groupe ou rassemblement de groupes d’appui ne peut constituer de structuration ou d’outils intermédiaires à l’échelle d’un département, d’une région ou tout autre échelle en dehors de ceux décidés par le mouvement (direction nationale) ». Des insoumis mandataires élus ou tirés au sort localement ne pourraient-ils constituer une Assemblée citoyenne de la France insoumise réuni périodiquement pour contribuer à la vie du mouvement.
    Aussi, comment la présidence de la France insoumise (non élue), a-t-elle prévue de passer la main ou d’élargir l’instance décisionnaire?
    Les statuts de l’association de la France insoumise déposés en octobre 2016 doivent nécessairement le prévoir. Quand cette information sera-t-elle diffusée?
    Plutôt qu’un tirage au sort « individuel » pour choisir les insoumis qui pourront participer à la prochaine Convention nationale, mais qui ne pourront porter que leur propre parole, ne serait-il pas souhaitable que tous les groupes d’appui puissent être représentés par un binôme de mandataires?
    Certes, les participants pourraient être nombreux à faire le déplacement, mais le processus constitutif d’un mouvement qui oeuvre pour la VIème République ne peut s’élaborer et se décider en comité restreint.
    Il faut se donner les moyens de réussir cela, et ne pas tomber dans les écueils de la division des forces en présence.

    Isabelle Van Quackebeke
    Philippe Gachet-Mauroz,
    James GEORGES
    du GA Insoumis Majolans

  95. Une organisation locale selon ce modèle :

    – les groupes d’appui comme structure de base avec une autonomie de chaque groupe
    – une coordination des groupes à l’échelle locale : agglomération et département (voire pour certains sujets région) sans pouvoir décisionnaire mais afin de coordonner les diffusions de tracts, les cortèges en manifs, etc…
    – les décisions locales se feraient en AG locale des militants avec possibilité de voter par internet, dans un lieu ou pendant l’AG : une validation nationale peut être utile pour des décisions sensibles (élections sur des sites à enjeux…) mais l’échelle concernée par la question doit rester un socle (la ville pour les décisions de ville, l’agglo, le département, la région…)
    -> afin de ne pas avoir de militants opportunistes prendre pour les décisions la liste des inscrits sur le site plusieurs mois avant

  96. Pour un mouvement démocratique

    La France Insoumise se doit de se doter d’outil démocratique pour garantir la participation de chacun dans ce mouvement. La FI ne peut continuer comme aujourd’hui : le national qui donne des « indications » que les groupes d’appui doivent mettre en place. Il s’agit bien de faire de la politique et le débat d’idées y est plus que nécessaire.

    I/ Passer d’une fonctionnement pyramidal à un mouvement démocratique :
    Il faut que les GA puissent orienter les prises de décisions du national. Il faut un réel mouvement du bas vers le haut. Aujourd’hui, c’est tout l’inverse, nous assistons à des injonctions du national nous disant comment nous devons faire. Nous devenons de simples pions à qui on demande de mettre en place des décisions prises on ne sait où. Il faut en finir avec cela. Il s’agit d’appliquer tout simplement à nous même ce que l’on exige dans notre programme. N’ayons pas peur de la démocratie ! Dans chaque département, il faut l’élection d’un bureau n’ayant qu’un pouvoir exécutif. De même, il est nécessaire d’avoir des assemblées générales départementales souveraines, émanation des GA ; et élire un « conseil national » avec des représentants mandatés de chaque département qui porteront les messages et orientations du local. Et cela nécessite certes d’agir localement, mais aussi d’avoir de vrais débats d’idées.

    II/ La prise de décisions ;
    Qui dit débat d’idées dit aussi prises de décisions : comment décide t-on dans la FI ? Doit on toujours s’attendre à un tweet assassin de Mélenchon lorsque ce dernier n’est pas d’accord avec une décision prise par un GA ? Est-ce Mélenchon qui décide ? Il est nécessaire que chaque GA puisse décider et ce de façons démocratiques : le consensus plutôt que le compromis plutôt que le vote : il faut évidemment privilégier le consensus. Néanmoins, celui-ci est parfois difficile à trouver. Il se peut donc que le compromis soit nécessaire. Il s’agit d’une négociation où chacun fait un effort pour se retrouver sur une position commune. En cas d’impossibilité, il reste le vote à la majorité absolue.

    Pourquoi prendre des décisions ? Dans tout regroupement de personnes, il y a des décisions à prendre. Afin d’éviter d’avoir une confiscation du pouvoir comme on peut l’observer déjà dans certains groupe d’appui, il s’agir de mettre des gardes fou. Rotation des mandats, organiser des tours de parole, limiter leur temps… encore une fois, exigeons à nous même ce que l’on exige pour le pays.

    III/ Un devoir de changement
    La FI ne peut continuer à fonctionner ainsi. En nous transformant en simple exécutant du national, il est sûr que des milliers de personnes quitteraient le mouvement. J’ai vu des « responsables locaux » avoir des propos délirants sur ce que devrait être la FI. A vouloir ne pas faire comme les autres, la FI est en train de devenir pire. Nous nous devons d’être exemplaire sur notre fonctionnement démocratique, il en va de notre crédibilité politique. De même, localement nous ne sommes pas les seuls acteurs du mouvement social. Nous ne pouvons fonctionner seul sous prétexte que nous serions les seuls à gauche ou que nous aurions fait les meilleurs résultats électoraux. Il faut faire preuve d’ouverture et œuvrer à l’unité sur des bases politiques décidées collectivement. Aujourd’hui, nous sommes dépossédés de notre pouvoir de réflexion et d’action. Merci de ne le donner à tout ceux qui font la FI, y compris à ceux qui sont sur le terrain. C’est ça un mouvement démocratique !

  97. D’abord, j’explicite une définition personnelle de la démocratie : organisation du débat contradictoire et limitation structurelle du pouvoir de dirigeants/coordinateurs au cas échéant.

    Parce que la mesure numéro 1 de l’Avenir en Commun est la 6ième République, parce que nous avons compris que structurellement aucune des mesures suivantes ne pourrais être appliquées et de manière durable, parce qu’il est nécessaire que les actes soit conformes au discours, alors, nous devons faire de la France Insoumise une organisation démocratique et novatrice.
    Nous avons tout avantage à cela :
    – la France Insoumise devient un laboratoire de pratique particulièrement utile lorsque nous seront au pouvoir,
    – la légitimité de nos portes paroles, candidats et coordinateur deviens considérable et nous coupons l’herbe sous le pied des procès d’intentions médiatiques,
    – nous apportons un argument imparable lors du militantisme : on l’a fait, alors on pourra le faire au pouvoir.
    – finit le Vénézuela et toutes ces foutaises sur l’autocratie que nous voudrions mettre en place
    – nous organisons le débat contradictoire afin de faire évoluer l’Avenir en Commun aux mutations inévitables de la société française

    Comment faire. Voici mon avis très personnel, nécessairement partial et incomplet :

    – la base sympathisante est celle ayant soutenu la France Insoumise via la présente plate forme. Un sympathisant peux rejoindre les groupes d’appuis, être tiré au sort pour la Convention Nationale, et choisis les candidats nationaux.

    – la base militante est composé des groupes d’appuis. Elle nommes ses délégués à la Convention, et choisit les candidats locaux

    – la Convention à pour mission de définir la charte de la France Insoumise et celle des Groupes d’Appuis et de désigner les membres de la coordination nationale. Elle réalise la synthèse de boites à idée servant d’inspiration aux axes programmatiques nationaux et à l’évolution des Chartes. Les délégués des groupes d’appuis y forment le conseil des groupe d’appuis, dont le rôle est de faire appliquer les Chartes.

    Les coordinateurs nationaux ont pour mission de définir les stratégies, et de réaliser la transmission des informations, des financements et du matériel dans le cadre de la Charte.

  98. La France insoumise est structurée en deux entités: le mouvement citoyen et l’association d’autofinancement. Contrairement à ce que Wikipédia affirme envers et contre les avis de tout le monde ce n’est donc pas vraiment un parti mais une sorte de micro parti (pour le côté administratif) et pour le reste c’est bien un mouvement.
    Voici le programme d’organisation que j’aimerais voir débattu pour la Convention Nationale
    – GRAND DEBAT :
    Outre les groupes d’appui qui structurent la France insoumise, le mouvement devrait élaborer une sorte de grand débat permanent sur les questions de l’Avenir en Commun comme le fait le Discord Insoumis mais cette fois sur un site internet spécialisé relié à la plateforme numérique. Il y aurait ainsi les sections principales du programme (urgence démocratique, urgence sociale, urgence écologique, urgence européenne, progrès humain et frontières de l’humanité) dans un grand débat où l’on pourrait librement débattre sans devoir se connecter sur un réseau social appartenant à une multinationale.

    – PLAN MEDIAS ALTERNATIFS AU SERVICE DU PEUPLE:
    Comme vu dans le livret thématique « Des médias au service du peuple », il y a beaucoup de communications de la part des orateurs et même des militants insoumis. A l’image des émissions Esprit de Campagne et de la technique de franceinfo: il faudrait créer une chaîne de télévision disponible à la fois sur la TNT, et à la fois en direct sur Youtube, les réseaux sociaux. On pourrait ainsi voir les actualités sur tous les supports sauf qu’ici ce ne serait pas de la propagande macroniste mais bien des informations qui amènent à la réflexion et l’analyse. Cela permettrait également de faire des réunions de groupes d’appuis nationales où chaque groupe d’appui pourrait filmer sa réunion et le faire partager sur la chaîne.

  99. Plutôt en accord avec les GA de la Mayenne sur ce que l’on veut ou pas. Aussi le sentiment que l’on est des petites mains et non décisionnaires tout en endossant les prises de position et paroles des dirigeants nationaux FI / PG.
    Constats :
    – très peu d’insoumis-es issu-es du monde ouvrier, chômeurs, employé-es (comment leur donner la parole, la place centrale ? voir ma proposition d’ateliers de la 6ème république)
    – très peu de militants sur le terrain et dans la continuité, grande différence entre les clics de soutien à JLM et la volonté de débattre en réunion, d’aller convaincre (diversité évidente des attentes du mouvement, ne pas se contenter des coups de com et photos sur facebook, assurer un suivi relationnel avec les habitant-es, les asso locales, ne pas se substituer à elles mais coconstruire au local)
    – si la campagne présidentielle et le discours pédagogique de notre leader a su éveiller l’espoir, il convient de poursuivre ce travail de fond sous d’autre formes et ne pas tout miser sur internet (les milieux populaires ne passent pas leur temps à lire et à s’exprimer politiquement sur internet), plutôt miser sur la proximité, les ateliers sur les sujets qui préoccupent les gens, entraide et informations concrètes, travail en réseau avec les autres (les insoumis débarquent parfois sur les sujets que d’autres maitrisent très bien !), construire des réponses avec les gens, les partager avec nos député-es, avec la population, montrer la démarche que l’on ambitionne avec la 6ème république
    – l’absence de moyens des GA et le contact direct insoumis/direction nationale a favorisé la prise de pouvoir par quelques opportunistes (candidats autoproclamés, boite à idées sans débat dans les GA, pas d’organisation élue démocratiquement, pas de porte parole local …à il faut donc remédier à ces dysfonctionnements en structurant notre mouvement avec des coordination, modalités démocratiques de désignation, et articulation avec le national tant pour le relais d’initiatives, décisions à partager que les aspects matériels et financiers. Les GA, bases de notre efficacité doivent pouvoir tirer un tract, fabriquer une banderole …

  100. J’ai l’impression qu’il y a deux écoles qui émergent, ceux qui pensent qu’il faut structurer un tant soit peu le mouvement dans une sorte de hiérarchie de territoire, GA / Métropole-circo / Région / National (certain ajoute même département), et ceux qui pense qu’il faut garder une horizontalité maximale du mouvement avec un relais national … Je plaide farouchement pour la seconde option. La hiérarchie tue la réflexion, l’initiative et l’innovation. Or ce sont les 3 clés du succès de la FI jusqu’à présent.

    Mais il faut plus de transparence sur le national par rapport à l’existant. C’est un vrai problème. Le publique et même les militants ne savent pas comment est organisé la national, qui décide, qui produit… etc… Il me semble qu’il faudrait au moins un organigramme public des différentes branches (éventuellement quelques noms des responsables).

    Faire une élection d’un comité/conseil national pour lui donner de la légitimité, c’est démocratique ! C’est je pense que très important pour couper court à l’accusation de mouvement sectaire, au service de JLM.

    Il faut travailler le lien entre GA et le national. Une meilleure communication. Ré-affirmer les rôles de chacun, j’ai l’impression qu’un malaise s’installe.

    Nous devons aussi discuter du lien entre les députés et le mouvement. Mais j’ai l’impression que la dessus le lien se fait naturellement.

  101. Les insoumis de l’agglomération de Rouen et de ses environs réunis le 4 septembre ont choisi de faire une proposition commune à la boîte à idées. Ce n’est donc pas en mon nom que je m’exprime, mais pour le compte de ce collectif d’Insoumis soucieux de faire une proposition partagée et pas seulement individuelle.

    Nous demandons ainsi que :

    – Soit réalisé un échelon intermédiaire entre les GA et le national. Les objectifs sont d’avoir plus de fluidité entre les différents niveaux de décision (local et national) ainsi que d’améliorer la force et la cohérence de nos actions sur le territoire,

    – Soit défini un organigramme clair des responsables nationaux, avec la limite temporelle et en termes de responsabilités de leur mandat, ainsi que soit décidé collectivement la modalité de leur désignation. Nous demandons également que leur révocabilité soit actée et formalisée afin d’être en cohérence avec notre programme.

    – Soient fournis des moyens de financement autonome au niveau local afin que les GA puissent réaliser leurs actions et organiser leur vie militante,

    – Enfin, que le fonctionnement de la « boîte à idées » ainsi que le processus de décision pour la nouvelle organisation découlant de la Convention nationale soient éclaircis et ceci sans négliger les groupes d’appui.

    Pour les Insoumis réunis le 4 septembre à Rouen

  102. Ne pas présenter un candidat aux élections, mais un groupe de personnes défendant les positions de l’AEC. (Trouver un cadre pour ce faire sous la 5e?)
    Ainsi les débats pourraient être concentrés sur le fond et non la forme avec les traditionnelles critiques sur le physique/les choses faites 40 ans plus tôt, etc…

  103. Objectif : tracer des pistes de réflexions appliquées à la démocratie interne en s’appuyant sur Imperium de Frédéric Lordon.
    Les institutions (l’État par exemple) sont des instances de capture de la puissance de la multitude, c’est-à-dire de la volonté collective, là où ce n’est pas la raison qui guide mais les passions. Créer une institution (mouvement LFI ou constituante) suppose une autorité sociale (affect commun cristallisé que tout le monde reconnait) qui va s’imposer à tous (consensus) et qui, par construction, génère nécessairement de la verticalité, forte ou modérée. L’imperium, droit que définit la puissance de la multitude, est la force qui va contraindre dans la durée les tendances centrifuges de l’horizontalité liées aux passions et aux disconvenances (dissensus), avec tous les risques de la capture du pouvoir contre lesquels il faut se prémunir. L’horizontalité reste la promesse d’un désir commun qui ne peut se passer d’un minimum de verticalité sous peine d’éclatement.

  104. L’organisation actuelle: actions décidées par le national, occupation du terrain par des groupes d’appui était sûrement efficace pour une élection présidentielle mais pose de nombreux problèmes pour un mouvement inscrit dans la durée:
    – Comment sont décidées les orientations nationales? Qui les met en musique?
    – Comment peut-on agir localement sans recevoir des « ordres » du national?
    – Comment élargir localement le mouvement?
    – Comment avoir une gestion financière transparente?
    Etc

    Localement, FI n’est pas considérée comme une force politique dans la mesure où elle n’a pas d’interlocuteur, pas de ligne politique locale, pas de prise de décision et d’action légitime en dehors des groupes d’appui.

    Il faut donc constituer des instances intermédiaires qui ne sont pas forcément liées à une découpe géographique pré-existante (les départements ont certaines aberrations dans leur découpage qu’il n’est pas opportun de reproduire). Les bassins de population semblent une bonne réponse mais suivant les territoires peuvent aussi générer des problématiques entre centre et périphérie. On peut donc envisager des regroupements de groupe d’appuis pour atteindre des tailles critiques suffisantes pour:
    * être connu et reconnu localement vis-à-vis des organisations proches (organiser par exemple des réunions publiques avec des syndicats locaux sur la loi travail, des manifs, des actions coup-de-poing), vis-à-vis des médias locaux
    * constituer des groupes de travail performants
    * mutualiser des ressources (compétences, locaux, matériels)

    Il faut nécessairement que ces instances se dotent d’une gouvernance démocratique (tirage au sort, révocabilité). La même chose doit être appliquée au niveau national. Hormis les député-e-s élu-e-s, les têtes médiatiques doivent avoir une légitimité pour parler au nom des Insoumis.

    Enfin, il faut penser le financement de ces instances, mettre de la transparence là où actuellement on observe un gros trou noir en lieu et place de données et informations qui devraient être accessibles à tous les militants.

  105. Question 4 : principes d’organisation du mouvement :
    Assurer une transparence sur l’organisation (répartition des responsabilités) et sur le financement
    Les groupes d’appui restent la base locale et leur coordination se fait de manière souple lorsque le besoin s’en fait sentir,
    Des conventions nationales semestrielles sont souhaitables, et un système d’ échanges entre 2 conventions doit être mis en place pour la prise en compte et la valorisation des expériences des GA, pour l’articulation avec celles des élus et initiateurs nationaux.
    Toutes les contributions sont accessibles à tous, réparties par thèmes , regroupées pour celles qui sont voisines. Il est important de faire  ressortir les problématiques différentes.
    Les GA fonctionnent en auto-financement pour leurs activités ordinaires et font appel à la trésorerie nationale pour des actions de plus grande ampleur.
    Pou les finances nationales de la FI, les priorités et le financement des actions des GA  sont gérés par un collectif national composé d’élus, d’initiateurs nationaux et de membres tirés au sort pour une période limitée . Odile Lhéritier-Jean et Nicole Lorant- Alain Barlatier
     

  106. Soutenir les Jeunes Insoumis·es pour diffuser l’Avenir en Commun dans la jeunesse !

    Entre la scandaleuse baisse des APL de 5€, le projet de sélection à l’Université et la réforme du code du travail qui nous garantit un avenir de précaires, Macron attaque les jeunes sur tous les fronts. Notre mouvement est face à une responsabilité historique : notre candidat, Jean-Luc Mélenchon, a réalisé plus de 30% des voix et est arrivé en tête chez les jeunes ! Nous devons donc être les fers de lance des mobilisations dans la jeunesse contre Macron et implanter la France Insoumise sur tous les lieux d’études, de vie et de travail des jeunes !

    C’est l’objectif des Jeunes Insoumis·es ! Suite à nos rencontres aux AmFIs d’été, des groupes d’appui à destination des jeunes naissent ou se réactivent sur tout le territoire pour entrer en action. Des groupes de travail sont mis en place sur la base du volontariat pour élaborer le matériel et les actions des Jeunes Insoumis·es. Notre premier tract nous a permis d’appeler les jeunes à participer à la Marche contre le coup d’Etat social où nous avons mis en place un cortège des jeunes très réussi ! Notre deuxième tract, imprimé à 500 000 exemplaires, va nous permettre d’aller au contact d’un maximum de jeunes pour qu’ils entrent en résistance contre les attaques de Macron. Nous avons également une présence remarquée sur les réseaux sociaux nous permettant de diffuser des contenus tournés vers les jeunes et leurs préoccupations. Dans de nombreuses villes, des jeunes se regroupent et mettent en place des actions originales afin de s’adresser au plus grand nombre. Nous prévoyons d’organiser des rencontres des Jeunes Insoumis·es afin d’élaborer les campagnes de la France Insoumise à destination des jeunes, de se former mutuellement et de réfléchir aux formes de mobilisations des jeunes. Il est également primordial de poursuivre notre réflexion programmatique en continuant le travail réalisé par les livrets thématiques, dont le livret jeunesse.

    Nos premières réussites nous montrent qu’il faut continuer dans ce sens : l’élaboration de nos actions vis-à-vis des jeunes par les jeunes en lien constant avec le mouvement dans son ensemble ! Ceci implique notamment des moyens financiers pour produire du matériel et pour rembourser les frais de transports lors de rencontres. De par sa situation, la jeunesse peut être le secteur qui entraîne toute la société pour mettre Macron en échec. Notre objectif est clair : mobiliser la jeunesse et redonner espoir aux jeunes qui sont l’avenir de ce pays en construisant l’alternative politique !

    Imad Attamimi (Montpellier), Théo Chevallier (Paris), Manon Coléou (Conflans sainte Honorine), Aliaume Couchard (Clermont-Ferrand), David Guiraud (Les Lilas), Jules Lavalou (Marseille), Leïla Mathias (Lyon), Sarah Soilihi (Marseille)

  107. Bonjour
    En terme d’organisation je parlerai de notre expérience à Nîmes.

    Groupes d’appui : limiter la taille des GA à 12 personnes est un non sens qui ne colle pas à la réalité de ce que nous avons vécu. Pendant les campagnes électorales, nous avions sur notre circo (la 6eme) 3 groupes d’appui importants en nombre : 1 autour des candidats d’une cinquantaine de militants « permanents », et 2 autres aux extrémités du territoire, de 15/20 insoumis chacun. Ce sont ces 3 groupes qui ont été le plus actif. Les GA de quelques personnes se sont, soit raccrochés aux gros groupes soit n’ont milité quasiment que pour la présidentielle.
    Depuis la fin de campagne, le groupe autour des candidats rejoint par des militants d’autres circo, a décidé de monter une association » La maison des Insoumis » ou « LAMI », pour conserver le local de campagne qui nous avait apporté beaucoup de visibilité. L’idée était également de conserver la dynamique qui animait le groupe et d’y puiser l’énergie nécessaire (raisons invoquées par tous). C’est aujourd’hui une vraie réussite car depuis le 1er juillet, toutes les semaines, et ceci malgré les congés d’été… de 30 à 50 personnes sont mobilisées et se réunissent pour mener des actions ensemble. Qui peut se prévaloir d’une telle mobilisation ?
    Notre association est un outil au service des insoumis qui permet au delà des actions politiques stricto sensu d’organiser grâce à des commissions de travail, des actions visant à récupérer des fonds et de la visibilité (féria, café insoumis, concerts) mais aussi de travailler en interne et en externe sur des thématiques comme l’éducation populaire, la pauvreté etc.. Notre association s’est dotée d’un bureau de 7 membres et d’un CA élargi à 25 membres. Elle compte auj 103 adhérents.
    Pour la marche du 23 septembre nous avons été plus de 50 à monter sur Paris avec mise en place et suivi des différents transports : bus mais aussi billet collectif de train, covoiturage .. fédérateur de solidarités qui ont permis à des insoumis aux revenus modestes de participer.

    L’organisation de la FI pourrait intégrer ces structures associatives en complément des GA.
    3 ou 4 par territoire, (dans le Gard il y a déjà 2 associations) qui constitueraient des structures support des GA sans aucune notion hiérarchique et qui pourraient recueillir les fonds nécessaires à l’activité des GA.
    1 membre à minima de chaque GA pourrait s’il le souhaite être dans le bureau ou le CA de l’assos la plus proche.. Les différentes associations pouvant également se retrouver en fonction des thématiques ou des élections. Les GA constitueraient le maillage terrain des actions militantes..
    Bonne réflexion…
    Karine Voinchet

  108. Les groupes d’appui devraient pouvoir se constituer à partir de 12 membres mais sans limites de participants, à l’échelle d’un quartier, d’un canton, d’une ville, d’une circonscription. Une grande souplesse devrait être possible pour regrouper des GA au niveau d’une ville ou d’un canton ou d’une circonscription afin d’avoir une force militante qui puisse coordonner ses actions pour une meilleure efficacité. Ainsi, les GA pourraient fédérer davantage les citoyens sur la base de L’Avenir en commun et même faire des propositions d’amendements programmatiques et d’actions militantes. Depuis les élections, des groupes d’Insoumis se sont regroupés par circonscription et par ville, il serait démocratique de les laisser poursuivre leurs dynamiques car ils organisent des Labos thématiques et des agitations populaires. Au sujet des moyens pour fonctionner, des cotisations pourraient être perçues par les GA ou les regroupements de GA. De plus, comme La FI devrait toucher un financement de l’Etat en fonction des voix obtenues à La Présidentielle et aux Législatives, il serait juste d’en reverser une partie aux GA ou aux regroupements de GA. A l’échelle d’un département, sans avoir de fédération, une coordination départementale des GA pourrait être autorisée afin de coordonner des actions, des réunions thématiques, des communications internes et externes. Pour chaque niveau d’organisation de La FI : le national, les GA, les regroupements de GA, les coordinations départementales, une même règle démocratique pourrait s’appliquer par l’élection de bureaux collégiales, réélus tous les ans lors d’assemblées générales d’Insoumis.

  109. Cette contribution à la boite à idée n’est pas personnelle, mais collective. Elle émane de l’ensemble des groupes d’appuis du Département de la Mayenne, qui en a voté ensemble la publication sur cette page de la boite à idées.

    Tout d’abord, notre mouvement doit être à l’image de la France que l’on veut construire. La question démocratique est en ce sens fondamentale (il n’y a qu’à voir les déboires bien actuels d’En Marche ! pour s’en convaincre…) et doit recevoir toutes les attentions en s’étalant dans le temps, irriguant l’ensemble de l’organisation dans un mouvement de haut en bas et de bas en haut.
    De plus, la formulation de la question induit que la FI sera forcément un mouvement, occultant le débat de la construction d’un parti. Or ce débat doit, à nos yeux, avoir lieu de manière transparente, ouverte et égale dans l’ensemble de l’organisation. Certains d’entre nous pointent ainsi le risque qu’un mouvement soit moins démocratique qu’un parti.
    Enfin, notre organisation doit concilier rapidité, efficacité, transparence et prise de décision collective (= être démocratique).

    1. Ce que nous ne voulons pas :
    -La personnification permanente autour de leaders charismatiques (même si l’incarnation à certains moments de la FI et de notre camp social par un Ruffin, un JLM… est utile et qu’il faut des porte-parole mais à parité, tournants et dont le mandat est révocable…)
    -Un mouvement éphémère, uniquement électoraliste, activé seulement, depuis le sommet, pour les campagnes électorales nationales et dont les insoumis ne seraient que les « colleurs d’affiches » et « distributeurs de tracts »…
    -Un mouvement seulement tourné vers l’action et confiant la réflexion, le débat et la construction politique à une « direction nationale », existante de fait autour de membres du PG ou de « figures nationales », non choisie.
    -Un mouvement politique qui servirait d’écurie de course à des élus (ou candidats à l’élection) nationaux et locaux
    -Un mouvement politique qui fonctionne dans les faits à l’opposé de la démocratie qu’il propose pour les institutions politiques nationales et locales (alors que nous défendons la 6e République)
    -Un mouvement feignant la démocratie interne tout en pratiquant de fait une technocratie, c’est-à-dire le gouvernement des compétents qui exclut les membres des classes populaires des postes de direction et d’animation de l’organisation
    -Un mouvement pyramidal dans lequel les orientations et décisions politiques sont élaborées et prises au sommet puis légitimées à posteriori par des consultations de type plébiscitaire
    -Un mouvement dont les courants ne serviraient que la carrière politique et la recherche de pouvoir de leaders/animateurs inamovibles et opportunistes
    -Un mouvement organisé sous une forme territoriale en favorisant l’émergence de barons locaux
    -Un mouvement dont les actions et campagnes sont financées au coup par coup et dont les groupes et structures locales n’ont pas de financement pérenne

    2. Ce que nous voulons
    -Un parti/mouvement durable qui favorise l’engagement et la participation dans le long terme, qui forme sur un plan théorique et pratique ses adhérents et militants et incite à la prise de responsabilité, au sein de l’organisation, des personnes les plus éloignées de la politique
    -Un processus constituant pour réfléchir au mode de fonctionnement du parti/mouvement et rédiger ses statuts collectivement et à la base de l’organisation
    -Un mode d’organisation favorisant à la fois une réflexion politique approfondie et contradictoire (entre courants, motions, sensibilités ?), et des délibérations permettant une position commune de la FI en interne comme vers l’extérieur
    -Un mode d’élection des dirigeants nationaux et locaux qui favorise le renouvellement (et l’émergence de nouvelles personnalités) et limite la constitution d’une caste dirigeante inamovible pratiquant la cooptation
    -Un parti/mouvement qui met en œuvre des procédures internes permanentes de prises de décisions collectives : élection, votes, tirage au sort, délégation, démocratie directe, mandat révocable…faisant de la FI un laboratoire de/pour la 6e République
    -Un parti/mouvement politique dont les groupes d’appui (à renommer ?) sont la cellule de base de l’organisation. Ces groupes d’appui sont financés par la national de manière équitable (les gros groupes des grandes villes finançant les petits des départements ruraux par exemple), à partir de l’argent public récolté à l’occasion des élections ou/et grâce aux cotisations de ses adhérents (barème de cotisations qui peut être très progressif et commencé très bas…) ou/et par des campagnes de dons
    -Un parti/mouvement qui organise de manière régulière des consultations et des votes internes (voie numérique ?) pour arrêter les positions de l’organisation (nous défendons la révolution citoyenne, 2.0 ?)

  110. D’abord et surtout ne pas devenir un parti.

    Ensuite, il me parait absolument nécessaire de prolonger les (supers) ateliers auto-organisation des amphis d’été de façon formelle et de prendre des décisons sur l’organisation à la fois en fonction de ces ateliers et des remontées des groupes d’appui.

  111. J’ai survolé les différentes contributions et il me semble que nous nous rejoignons tous sur deux critères impératifs :
    – la nécessité de ne pas reproduire les erreurs des anciens partis avec l’installation dans une forme de pouvoir par la verticalité.
    – l’horizontalité, si elle est plus que souhaitable, n’est pas structurante.
    Donc, il nous faut conjuguer une organisation qui nous permette le lien entre le local et le national dans les deux sens. (faire remonter les difficultés et nécessités du terrain et communiquer sur les propositions retenues au niveau national).
    Cela pourrait passer :
    1) par des sites web départementaux qui seraient des outils de communication privilégiés pour la synthèse des actions des groupes d’appui du département, et qui permettraient des objectifs et des actions communs, en même temps qu’ils apporteraient une information sur les actions envisagées par tel ou tel GA.
    2) On pourrait également envisager l’élection de coordinateurs qui feraient office de courroie de transmission du local au national et inversement, avec un mandat uniquement de porte-parole (et non de décision) qui serait limité dans le temps (par exemple un an).
    Il me semble aussi, que plus largement, il faudrait des règles qui s’appliquent à tous:
    – Révocabilité à tout moment des responsables (avec des critères d’encadrement).
    – Mandat unique et non renouvelable (pas de carriériste)
    – Mandat court
    – Découpler la fonction de porte parole et de dirigeant
    – Des responsabilités en binômes…
    Et puis aussi, si nous voulons pouvoir être actifs, il faut des moyens financiers pour des banderoles, des tracts, des journaux etc. On ne peut pas compter éternellement sur les dons.
    Et dernière suggestion, la charte devrait être assouplie concernant la limitation à 12. Autant cette injonction était compréhensible au moment de la campagne pour essaimer le territoire. Mais, maintenant qu’il faut structurer tout cela, je pense qu’il n’est pas utile d’imposer un nombre maximum.

  112. Qui a dit?
    « Il faut qu’un jour n’importe qui puisse diriger, jusqu’au jour où il n’y aura plus besoin de dirigeants »
    Réponse, le lundi 09 octobre à 11h30 … une demie heure avant la fermeture de cette « boîte »

    Roland RICHA
    Référent du groupe d’action (GA) du Plateau Mont-Valérien à Nanterre

  113. PROPOSITION D’ORGANISATION POUR LE MOUVEMENT « LA FRANCE INSOUMISE »

    Attention! Ce texte fait référence à certains concepts dont l’explication plus détaillée est disponible dans :

    https://drive.google.com/open?id=0Bwb9F0327EnHeno1aV9QVk5XTnM

    En examinant les nombreuses contribution des citoyens insoumis dans la boîte à idées concernant
    le thème de l’Organisation de notre mouvement, il se dégage un élément central plutôt unanime:

    « La France Insoumise » doit rester un Mouvement citoyen démocratique horizontal

    et ne pas devenir un Parti Politique traditionnel.

    Notre organisation interne doit se construire, donc, en opposition à celle des partis politiques traditionnels qui suivent toujours un schéma de « verticalité », sous prétexte d’efficacité dans le processus de prises de décisions et définition des actions collectives, mais aussi comme résultat d’aspirations individuelles ou de groupes pour exercer un rôle prédominant.

    Ma proposition d’organisation part de ce principe d’horizontalité en ajoutant des éléments de structuration qui garantissent d’éviter, d’une part les impuissances de l’anarchie, et de l’autre, l’introduction de hiérarchies non nécessaires pour arriver à constituer une organisation politique et sociale efficace.

    Pour notre mouvement, le problème se pose de comment structurer notre organisation interne de sorte qu’à l’intérieur ne se reproduisent pas les rapports dominants/dominés qu’on veut éliminer de la société dans son ensemble. Ce problème est posé pour tous les projets révolutionnaires.

    Historiquement, il y a eu des débats et de confrontations autour de l’horizontalité. Les anarchistes ont soutenu la position d’une horizontalité totale et radicale et d’autres courants révolutionnaires (marxistes, léninistes, staliniennes réformistes, etc.) ont soutenu la nécessité d’introduire des formes de verticalité plus au moins contrôlée par les bases, au nom de l’efficacité d’action. Des excès dans les deux directions sont à déplorer, malheureusement.

    Nous, en tant que mouvement citoyen « La France Insoumise », qu’aspire à transformer de font en comble le système capitaliste de production et d’instaurer l’ecosocialisme, sommes héritiers de ce problème concret dont la solution est loin d’avoir été acquise dans le domaine du concret.

    Entre l’anarchie et la hiérarchie, il y a une forme de fonctionnement des systèmes complexes (un système social humain comme notre mouvement en est un) que se situe entre ces deux extrêmes. Il s’agît de ce que les cybernéticiens appellent une hétérarchie.

    Un système social devient hétérarchique :
    1) quand il est doté d’un réseau de communications distribué sans cloisonnement des informations qu’y circulent;
    2) quand les individus se regroupent en sous-réseaux de taille plus réduite;
    3) quand ces sous-réseaux agissent de façon autonome;
    4) quand tous les sous-réseaux se concertent entre eux; et
    5) quand tous les individus n’attendent pas d’ordres, mais
    agissent avec grand initiative et prennent le commandement dans les domaines de leur compétences.

    Ceci suppose que tous les membres du mouvement aient des comportements compatibles avec la poursuite d’un objectif global commun et partagé, ce qui nous amène à former nos adhérents d’une façon approfondie.

    Le fonctionnement actuel de notre mouvement « La France Insoumise » se ressemble déjà beaucoup a un schéma embryonnaire de structure hétérarchique:

    1. nos groupes d’appui auto-créés pour mener la campagne présidentielle de Jean-Luc Mélenchon et promouvoir le programme « Le Futur en Commun » pourraient constituer déjà les embryons de futurs sous-réseaux autonomes.
    2. notre plateforme internet ouverte à tous les adhérents pour s’informe et contribuer pourrait constituer déjà l’embryon d’un futur réseau de communications distribué non hiérarchique
    3. nos habitudes d’action basées sur le mot d’ordre: « la seule consigne est : n’attendez pas les consignes – agissez! », est déjà la préfiguration des réflexes conscients des comportements individuels autonomes qui font fonctionner une structure hétérarchique

    Ce qui nous manque encore c’est de rendre tout cela conscient pour tous et de développer
    autour de ces principes une vraie culture citoyenne insoumise, bien étoffée de clarté conceptuelle et de savoir-faire autonome, uniformément acquis par tous nos membres.

    De l’organe de base du mouvement

    Actuellement, l’organe de base du mouvement « La France Insoumise » est de facto le groupe d’appui.

    A-t-on besoin de changer cela pour structurer le mouvement? Me réponse est catégorique: il ne faut pas y toucher!, quitte seulement à lui donner un autre nom, mais il faut préserver à tout prix cette granularité de dix à 15 membres par groupe d’appui et de les auto-diviser en deux si les adhérents montent en nombre.

    Mise à part le fait que cette structuration à fait ses preuves lors des campagnes présidentielles et législatives, les raisons théoriques que j’ai expliqué plus haut viennent renforcer mon refus à innover dans la matière.

    Faut-il créer des instances régionales? Mon refus est catégorique aussi. Ce qui semble aller de soi dans une structuration hiérarchique, n’est nullement nécessaire dans une structuration qui veut faire émerger l’hétérarchie dans notre organisation.

    Il y aura de besoins de coordination régionale, certes, mais la nature distribuée de notre réseau de communications permettra de l’établir à travers la concertation par propagation d’idées et d’initiatives, et au besoin, par la convocation à des assises régionales ou par circonscription comme nous l’avons déjà expérimenté de manière réussie lors des élections.

    Si notre objectif est de toujours prioriser l’horizontalité et le débat démocratique autour de toutes les idées qui concernent le mouvement, il ne faut surtout pas créer des instances hiérarchiques intermédiaires.

    De la gouvernance du mouvement

    Je distingue ici la question de la Gouvernance de ce que traditionnellement on entend par la Direction.

    Notre mouvement horizontal et démocratique se donne à soi-même des objectifs à accomplir collectivement
    .
    Ces objectifs sont de deux types:

    Objectifs stratégiques: ce sont les objectifs a long terme du programme « Le Futur en commun », qui permettent de visualiser les lignes générales d’action pour une période marquée par le rapport de de force dans lequel nos nous trouvons face à nos adversaires (hier c’était amener notre candidat à la Présidence, aujourd’hui c’est la constitution d’une opposition politique en dispute pour l’hégémonie)

    2. Objectifs tactiques: ce sont les objectifs spécifiques à court terme de notre action pour réaliser les objectifs stratégiques de la période. Actuellement, ce serait le maintien d’une offensive permanente de notre Groupe de Députées à l’Assemblée Nationale ; la mobilisation nationale de nos adhérents pour convaincre de plus en plus de citoyens sur la nécessité de constituer un mouvement social offensif contre les ordonnances macroniennes, par exemple.

    De par sa nature, les objectifs tactiques demandent toujours une capacité à décider des actions concrètes en très peu de temps, avec une grande réactivité aux événements politiques et sociaux qui surgissent.

    Cela demande de disposer d’un organe de gouvernance capable d’analyser le cours des événements et de prendre des décisions sans nécessairement ouvrir des consultations à la base. Cet organe, constitué actuellement par nos député.e.s et notre équipe de campagne crée pour les élections présidentielles et législatives, doit être normalement constitué de manière démocratique.

    Je propose que pour chaque période stratégique identifiée, cet organe, quel qu’il soit le nom adopté, soit constitué par nos représentants élus et par des délégué.e.s des groupes d’appui dans une proportion à décider. Ces délégué.e.s peuvent être élu.e.s par région, par exemple, et tiré.e.s au sort dans une proportion à décider.

    Les décisions prises par cet organe peuvent concerner seulement des objectifs tactiques préalablement établis par une Convention Nationale.

    Les Conventions Nationales doivent être convoquées annuellement, Un bilan de résultats doit être soumis par l’organe de gouvernance à la Convention avec la même régularité.

    En cas de besoin, l’organe de gouvernance peut décider de convoquer une Convention Extraordinaire, en raison d’un événement marquant qui affecte notre position dans le rapport de forces avec nos adversaires à un moment donnée, ou qui change la nature de la période.

    La composition de l’organe de gouvernance peut être remanié partiellement lors d’une Convention, en fonction des résultats des débats sur le bilan.

    L’organe de gouvernance se structure internement de façon autonome, mais propose un Responsable National pour l’exercice d’un an qui doit être approuvé par la Convention, par majorité simple.

    De la notion de « colonne vertébrale » du mouvement

    Pour résoudre la question de l’efficacité permanente de l’action invoquée dans les partis traditionnels comme la raison pour établir des structures hiérarchisées à différents niveaux, et constituer ainsi l’appareil permanent du parti, avec des échelons territoriaux et des prérogatives de direction politique, il faut penser le besoin d’efficacité autrement.

    Un mouvement, de par sa nature ouverte, inclusive de différents sensibilités et opinions, distribuée en multiples territoires différents et dont les membres se réclament d’un fonctionnement horizontal, se trouve en difficulté quand il s’agît de mettre en œuvre des activités très spécialisées.

    Sans avoir recours à la construction d’un appareil bureaucratique, il est possible de confier des tâches spécialisées à des membres particulier.e.s qui ont de l’expérience, des compétences, des ressources propres et une disponibilité au delà de ce qu’un citoyen courant peut fournir au mouvement.

    En réalité, il n’y a aucune raison pour que des structures spécialisées autour d’une tâche deviennent des organes permanents au sein du mouvement. Cela se produit au sein des partis traditionnels précisément parce que ces structures sont permanentes et suscitent alors des convoitises pour occuper tel ou tel poste et offrent des voies d’ascension hiérarchique pour ses membres.

    Par contre, si les tâches spécialisées qui obéissent à des vrais besoins politiquement approuvés par le mouvement, elles peuvent se structurer et organiser de façon temporellement limitée: autour de la notion de mission.

    L’ensemble de missions que le mouvement identifie au cours de son action collective générale peuvent être menées a terme par des structures composées par des adhérents qui se mettent au service du mouvement pour les accomplir sans pour autant constituer un appareil de parti.

    Ces membres à vocation « missionnaire » sont en réalité la « colonne vertébrale » du mouvement. Ils existent et ils soutiennent l’ensemble avec leurs capacités individuelles, leurs expériences et leurs savoirs-faire; mais ne se constituent pas en structure permanente. Ils.elles accomplissent des missions et reviennent après à leur groupe d’appui (ou ne le quittent pas)

    Je propose, donc, qu’en dehors de l’organe de gouvernance, il n’y aura pas d’autres structures
    internes à caractère hiérarchique au sens politique du terme. Toutes les activités qui demandent la construction de sous-structures spécialisées, avec des membres professionnalisé.e.s et l’usage des ressources centralisées, n’auront aucune faculté de direction sur l’ensemble du mouvement.

    Ces structures spéciales seront des commissions « ad hoc », crées pour accomplir un objectif concret dans un délai préétabli, décidés lors d’une Convention Nationale. Ses membres seront recruté.e.s par l’organe de gouvernance en fonction de critères de compétence, disponibilité et de confiance, parmi des adhérents candidats que les groupes d’appui peuvent proposer.

    La responsabilité de ces recrues est essentiellement d’ordre technique et leurs décisions doivent être soumises à un responsable nommé par l’organe de gouvernance. La mission des recru.e.s se termine avec l’accomplissement des objectifs données. Si il y a lieu à reconduction d’une mission, la commission « ad hoc » peut être partiellement ou totalement remaniée au moyen d’une nouvelle procédure de ré-recrutement décidée en Convention.

    De l’apport d’autres organisations ou partis adhérents au mouvement

    L’adhésion au mouvement est majoritairement individuelle, mais il y a des adhésions de groupes plus au moins organisés qu’il faut tenir en compte. A tout moment, leurs positionnements en tant que groupes doivent être connus en tant que tels par le mouvement, mais la participation de leurs membres doit rester individuelle dans tous les cas de figure.

    Une de ces organisations pourrait proposer éventuellement d’assumer, par exemple, une des
    missions évoquées plus haut. Il ne faut pas accepter qu’une organisation existant par ailleurs
    comme groupe organisé assume des missions dans son intégralité. On peut accepter que ces
    organisations détachent des membres pour participer dans une commission « ad hoc » à titre
    individuel.

    Une participation collective d’un groupe se ferait toujours en détriment du besoin de former nos adhérents à participer dans toute sorte de missions, ou bien, d’utiliser à bon escient les capacités et les expériences acquises par nos adhérents individuels.

    De même, la participation aux groupes d’appui, notre organe de base, doit se faire toujours à
    titre individuel, pour contrer les pernicieuses pratiques de l’entrisme qui ont fait des ravages
    dans multiples organisations horizontales qui on tenté la voie de construire des mouvements
    solides.

  114. Prenez un compas, construisez une cible et inscrivez en partant du cercle extérieur les mots, insoumis(e) > association « éducation politique » > groupe d’appui ville > GA pays > GA circonscription > GA départemental ? > GA régional? > FI national > Europe? > monde??.
    Certaines de ces instances correspondent à des élections qui impliquent aux groupes d’appuis des objectifs et matériaux de communication communs. Hors période d’élection, il reste un programme FI et des groupes d’appui qui doivent continuer à se faire connaître au niveau local.
    A chacun de s’impliquer aux niveaux qu’il veut et aux périodes dans le temps qu’il souhaite : les groupes d’appui sont constitués de personnes attachées à leur liberté d’engagement et d’initiatives.
    Je vous fais part de ma propre vision, et je suis attachée à une organisation permettant à chacun de trouver l’anneau ou les anneaux de la cible où il souhaite s’investir.
    Ne reproduisons pas les anciens modes de fonctionnement des partis politiques.

  115. Qui a dit?
    « Il faut qu’un jour n’importe qui puisse diriger, jusqu’au jour où il n’y aura plus besoin de dirigeants »

    Réponse, le lundi 09 octobre à 11h30 … une demie heure avant la fermeture de cette « boîte »

    Roland RICHA
    Référent du groupe d’action (GA) du Plateau Mont-Valérien à Nanterre

  116. Elir des représentants dans chaque groupe local (2 portes paroles), pour des bureaux exécutifs dans chaque département (5 personnes par exemple et 2 porte paroles) et pour un bureau national (10 par exemple et 2 portes paroles). Chaque groupe local fera remonter les résultats à Paris. Chaque porte parole sera élu pour un an. On procèdera aux élections chaque année. On votera aussi dans chaque groupe local avant les élections (1 an avant) pour la stratégie à adopter au niveau national (alliance ou pas avec tel ou tel parti, candidat, thèmes et formes des campagnes).
    Faire ces élections le même week end, partout en France, dans chaque groupe d’appui.
    Seuls les personnes enregistrées sur la page internet de leur groupes local pourront voter.

    Faire aussi des réunions publiques, des manifs, des évènements les dimanches apres midi. Seul jour où on a le plus de gens dispos. Faire des manifs non plus qu’à Paris mais dans les 9 grandes (et centrales) villes de France pour permettre à tous de participer (Paris, Lille, Strasbourg, Lyon, Marseille, Toulouse, Bordeaux, Nantes, Bourges).

  117. Le mouvement France Insoumise doit avoir un fonctionnement conforme à ce que nous prônons pour la société. Nous ne pouvons vouloir imposer une sixième république et avoir un fonctionnement pyramidale et peu démocratique de la 5ème. Ce qui doit être le fil rouge de notre organisation c’est la démocratie et surtout le contrôle du pouvoir par les insoumis.
    La question du pouvoir est centrale pour avoir une organisation qui ne ressemble pas à un parti politique traditionnel. Certes ont ne peut empêcher la représentation et des instances de décision en dehors des grandes consultations des insoumis mais le contrôle doit pouvoir être permanent et des contre-pouvoirs doivent être mis en place.
    Quelques propositions de règles qui doivent s’appliquer à tous:
    – Révocabilité à tout moment des responsables
    – Mandat unique et non renouvelable (pas de carriériste)
    – Mandat impératif
    – Mandat court
    – Découpler la fonction de porte parole et de dirigeant
    – Orientation stratégique par une consultation des membres
    – Proportion de tirage au sort dans toutes les instances
    – Des responsabilités en binômes…
    Pour stimuler la réflexion et les innovations politiques, nous pourrions mettre en place une sorte de conseil scientifique chargé de lancer des réflexions et aussi de donner de l’information à tous.

  118. Il ressort de la lecture des contributions de la boite à idée que les insoumis désirent plus de démocratie, plus de transparence et plus de coordination entre les GA.
    La structuration de LFI doit donc répondre à ces 3 objectifs.
    On pourrait imaginer :
    * un collectif d’ animation national non élu mais représentatif des diverses sensibilités des Insoumis et fonctionnant au consensus .
    En cas d’impossibilité d’obtenir un tel consensus, on recourt à une consultation directe de la base : vote après débat sur les différentes propositions dans les collectifs locaux et, pour assurer la transparence du scrutin, publication des résultats de chaque collectif sur la plate-forme avant la centralisation.
    * une coordination départementale ( 2 ou 3 personnes issues des collectifs locaux) pour coordonner les actions des collectifs sur le terrain.
    * une coordination régionale pour des actions plus larges
    sans oublier de donner des moyens financiers à chacun de ces niveaux : collectifs locaux, coordination départementale, régionale.

  119. RECENSER LES DÉSIRES ET ASPIRATIONS INDIVIDUELS
    Il me semble important de permettre à chacun, quelque soit son lieu de vie, de prendre la place qu’il souhaite avoir dans le mouvement. N’imposer donc aucune entrave à la participation de chacun, les groupes se formant d’eux-même avec les personnes qui s’y présentent.
    METTRE EN PLACE UN DISPOSITIF DE COMMUNICATION HORIZONTAL.
    Je pense simplement qu’il est absolument nécessaire qu’il y ait des personnes centrale dont le seule rôle est de faire le tour de tous les groupes d’appui, d’en recenser les structures, les besoins, les projets, les aspirations… et de rendre service à travers la vision large qu’ont ses personnes sur la pluralité et la diversité des groupes d’appuis. Un peu comme pouvait le faire un facteur de campagne auparavant (avant les dérives néolibérales). Au-delà donc de groupe d’appui, il me semble devoir y avoir une trame/toile horizontales liant les groupes entre-eux.

  120. Après l’extraordinaire campagne électorale présidentielle JLM 2017 au résultat inespéré, et pour tout dire inattendu, celle des législatives qui a suivi a clairement marqué le pas en dévoilant la faiblesse de l’implantation, dans les milieux populaires, des groupes d’appui FI, trop souvent attachés à des échanges communiqués dans un entre soi confidentiel et parfois condescendant, plutôt qu’à réunir les conditions d’un véritable combat social de masse.
    De plus, ils apparaissent bizarrement à la remorque d’un Front de gauche mort depuis longtemps, aussi des autres partis de gauche et d’extrême gauche qui, pourtant, en-dehors de divergences politiques normales, n’hésitent pas un instant à traîner dans la boue nos porte-paroles et à discréditer, chaque fois que possible notre mouvement dont ils sont en fait jaloux, tant ils le considèrent comme un concurrent redoutable de leurs propres structures très usées, aussi crépusculaires que groupusculaires…
    Il n’est pas concevable que 36 % de notre population ou 17 millions de personnes, incluant les 8,9 millions de pauvres au sens de l’INSEE, abandonnées et écœurées par les partis ou groupuscules traditionnels, ne soient pas représentées politiquement parlant, alors qu’elles sont en situation de précarité, dans le malheur, car ce n’est pas parce qu’on dépasse le taux fixé du millier d’euros mensuel qu’on n’est pas pas dans la misère…
    C’est vers cette urgence sociale, et vers tous les exclus que génère ce mode de production capitaliste sauvage, que notre formidable dynamique politique issue de la Présidentielle doit désormais se tourner, en refondant et en fédérant des comités FI partout avec quelques règles de fonctionnement, ouverts à tous, bénévoles, ayant les mêmes droits, sans permanents ni hiérarchisation de fonctions parce que soumis au mandat impératif, innovant ainsi fondamentalement vis à vis de tous les autres partis de gauche !
    L’action de ces comités doit être permanente, surtout audible et accessible pour les gens que l’on veut rallier, c’est-à-dire faire exactement l’inverse des mémorables Nuits debout ! Il s’agit non seulement d’intervenir à chaque événement local digne d’intérêt, mais aussi de réagir au plan global toutes les fois que cela paraîtra utile.
    Face à ce pouvoir actuel très réactionnaire, mais aussi passablement déboussolé et en fin de compte déliquescent, FI présente la seule alternative politique avec son programme L’avenir en commun qui, dans son résumé comme dans son détail, constitue la base sur laquelle s’appuyer dans l’action.
    En conséquence, il n’est pas imaginable que ses membres actifs appartiennent à d’autres partis politiques qui n’agissent – on le sait bien – que dans l’intérêt de leurs propres structures et passent leur temps disponible à casser les positions FI.
    Un bureau fédéral composé des élus FI, de ceux qui ont rédigé L’avenir en commun et fait la campagne présidentielle, confirme la ligne politique et le programme.
    Enfin, dans le cas tout à fait plausible où l’occasion d’accéder au pouvoir venait à se produire, il revient à ce bureau fédéral d’indiquer et d’expliquer comment il procédera pour résister aux manœuvres destructives du capitalisme et contrer ses attaques terribles auxquelles un tel gouvernement aura à faire face.

  121. Bonjour,

    Besoin de logistique FI (caravane, tracts, etc …) pour aller dans les quartiers populaires, marchés,… logistique FI propre, agissant pour la FI
    Pour être indépendant des « associations », des opportunistes locaux, qui promeuvent les appétits électoraux de leur petite personne en usant de la FI, sabotant systématiquement les initiatives nationales, frontalement ou sournoisement… pour promouvoir celles de leurs « copains » (et coquins? »), leurs futurs tripatouillages électoraux aux dépens de la FI, qui donnent une image à l’opposé des valeurs de la FI

    Besoin de communication inter groupes d’appuis pour faciliter l’action de groupe. Le cloisonnement actuel fait perdre des forces. Le colibri, c’est bien, une jolie image, mais groupé, avec un même sens politique, plus efficace.

    Besoin d’organisation plus structurée, de cohérence politique sur l’action de groupes d’appui ou de personnes se prétendant insoumis(es).
    Le soutien à la démocratie n’est pas le soutien de personnes qui manipulent les images sur Internet, et exercent des pressions physiques et morales intolérables en démocratie sur quiconque ne pense pas comme eux.
    Besoin de clarté quand aux personnes impliquant la FI dans de telles conditions, en contradictions avec la position de JLM, du National.
    Le coup d’état social est grave, l’heure est plus à promouvoir la FI, informer, aller sur le terrain, mobiliser, qu’à faire de l’activisme associatif local, centré sur lui-même, anti-jacobiniste…comme un âne…

    Plus de cohérence plus d’organisation plus de communication plus d’unité

    Les pauvres, les précaires, ceux qui se font dépouiller, comme nous les handicapés, on veut des insoumis qui se comportent en insoumis, on veut pas des bobos qui mettent une casquette castriste quelques minutes pour la frime, mettent des gants pour casseroler contre l’UPE, représentant du Medef…..
    L’insoumission c’est une attitude, une façon d’être envers l’humain, alors si pour certains « insoumis » ce ne sont encore que des mots, trouver un moyen pour leur dire d’aller voir ailleurs … Parasitée la FI locale, faut la traiter bio 🙂

  122. La force de la FI a été les groupes d’appui qui ont permis de créer du lien localement et ont su être présents sur l’ensemble du territoire en étant réactifs et innovants.
    Mais quelle reconnaissance aujourd’hui ? Et quels moyens d’agir sur le long terme pour s’implanter durablement et en étant surtout identifiables ? (Et ne pas être récupérer ?)
    Il faut donner un réel statut à ces groupements en permettant de pouvoir déduire des impôts les sommes versées au groupe pour son fonctionnement quotidien (achat de tracts, de badges, organisation de réunions, d’apéros, de caravanes ..etc) et en ayant une trésorerie transparente; il faut désigner des relais terrain clairement identifiés par une élection interne et locale et bien évidemment révocables; favoriser les liens et les échanges entre groupes pour utiliser les bonnes idées mais aussi permettre l’organisation à grande échelle d’évènements locaux.
    Que les membres de groupes puissent élire les dirigeants nationaux de la FI, eux aussi révocables; car seuls les députés élus ont été choisi par le peuple –
    Il faut plus de communication: groupe/national, national/groupe, et groupe/groupe.
    Et surtout ne pas devenir un parti politique dans le sens strict du terme, la FI ne doit pas absorber les partis existants et ne doit pas jouer des alliances de circonstances en gardant une ligne claire: SON PROGRAMME. La FI doit respecter ses partenaires et ne pas tomber dans le buzz permanent.
    Faisons de la politique autrement pour un devenir respectueux des Hommes et de son environnement.

  123. Garde-fous de base :
    • Comment éviter que le référent d’un groupe d’appui ne devienne un candidat inamovible à toutes les élections et ne finisse par considérer le groupe d’appui FI qu’il est censé animer comme son groupe? Je propose que personne dans un groupe ne puisse se présenter à plus d’une élection républicaine sur une durée de 10 ans.
    • Reprécisez le rôle du référent : est-il le chef d’une équipe qui doit le porter au pouvoir ou l’animateur d’un groupe dont il porte la parole et le travail collectif ?
    • Pratiquons ce que nous prônons : instaurons un référendum révocatoire dans les groupes en ce qui concerne les référents et toute personne qui nous représente

  124. Pour moi la FI doit une structure ouverte sans adhésion financière mais avec l’obligation de signer la charte des valeurs de la FI, la même que celle signé par les candidats es aux législatives moins la partie financière.
    Malgré tout il faut une organisation style constituante et renouvelé tout les ans. Cela se ferait par tirage au sort départemental, avec 1 ou une représentant e pour 10000 Habitants. Avec un maximum de 5 délégués par département.
    Le tirage devra se faire au niveau national.
    Les sortants es ne pourront pas être renouvelé l’année suivante.
    Les parlementaires seront hors tirage et siègeront durant tout leur mandat.
    Cette assemblée se réunirait 6 fois par ans.
    Les délégués devront organiser des consultations des groupes d’appuis entre deux assemblées.
    Ils seront les représentants leur porte parole de la FI sur le département.

  125. Il est impératif que la démocratie se développe à tous les échelons de FI, des GA au sommet.

    La méthode pose problème :
    -contributions individuelles minimes au détriment du collectif
    -représentation

    Si le principe du tirage au sort semble favorable à l’implication d’une grande diversité d’insoumis, il fait peser le risque que les tiré.es au sort qui ne se connaissent pas et ne représentent pas des groupes soient atomisés et en position d’infériorité par rapport à la direction en place de FI. Il serait judicieux d’établir un équilibre en représentant aussi non seulement les espaces pré-existants mais les collectifs locaux.

    La direction de FI doit devenir transparente, avec une base souveraine à qui il revient de décider sur les questions politiques et le cadre opérationnel.
    Ses dirigeant.es doivent être élu.es pour s’exprimer en toute légitimité et sans ambiguité (prises de positions de dirigeant.es dont on ne sait pas si elles engagent FI, leur personne propre ou leurs partis respectifs).

    998 signes
    Contribution collective du GA FI Pyrénées Paris 19 pour la Convention nationale

  126. Comment faire de La France Insoumise un mouvement politique «Unique» Donc?

    1. Les propos utilisés

    Évitez les propos « Forts & Choc » ça alimente de façon inutile les journaux qui détournent les propos… La population les interprète mal.
    Utilisez plutôt la solution suivante évoquée à plusieurs reprises :

    « Rendez-vous dans les villes où vous pourrez tenir des meetings « Conférences » afin d’expliquer a la population les idées à l’origine du programme « L’avenir en commun ». »
    Les conférences étant beaucoup mieux vu qu’une manifestation contentons-nous du « soutenir » les manifestations.

    2. l’Europe. « Refondation & souveraineté diplomatique Française »

    Les changements concernant l’Europe proposé par « La France Insoumise » n’ont pas été compris dû à la « diabolisation » ainsi que l’acharnement médiatique lors des élections présidentielles.
    Il est donc important de réaffirmer votre détermination à transformer l’Europe.
    Tout en expliquant vos « Plan A & B » pour parvenir à réussir ces derniers ayant été détourné par la presse

    3. Rencontre et Interviews citoyen.

    Rencontrer les Français(e)s victime des politiques inégalitaires pour « Prouvé » réellement que la politique actuelle ne changera rien. À chaque fin évoqué une idée tirée du programme « L’avenir en commun » et expliqué ce qu’elle changera et comment.

    4. Être un mouvement qui propose et répondant de façon intelligente aux critiques émises à l’encontre du mouvement.

    Proposer les idées publiées à travers le programme « L’avenir en commun » à l’Assemblée nationale même en cas de refus. Afin d’effacer l’image de parti qui ne propose pas qui se contente de critiquer

  127. Une petite remarque: Bien garder à l’esprit qu’une possibilité de fonctionnement au sein de la FI ouverte à l’absence de contraintes est aussi une force. Je réalise que je serais absolument incapable de passer autant de temps sur les réseaux sociaux en contribuant à France Insoumise d’une manière ou d’une autre si je n’étais pas absolument libre de le faire, si cela ne dépendait pas de mon seul bon vouloir et de mon désir. Insoumission quand tu nous tiens.

  128. Je constate un double échec de la mobilisation contre le fameux coup d’etat social. Il faut donc donner plus de pouvoir (groupes plus larges ou reliés efficacement entre eux) à la base, plus d’autonomie (ce qui permet de motiver les troupes) et une meilleur communication entre groupes (com’ horizontale) et la direction (verticalité). La direction devrait etre élue par les membres, avec pour mission une représentation médiatique / communication externe et la définition du cadre du « combat politique » et de la stratégie d’action.

    Pourquoi ne pas s’appliquer à nous même ce qu’on recommande au pays, en commencant par élire une « assemblée constituante » qui définira l’organisation du mouvement ?

    Alternativement, on peut rester sur un modèle vertical ou la direction, certes plus compétente et expérimenté que la base, définit la stratégie d’action. Mais dans ce cas les groupes doivent avoir plus d’autonomie et de moyen d’action pour fournir la motivation nécessaire.

    On voit bien les limites du modèle vertical de Macron, a nous de répondre par un contre modele plus pertinent, humain et enthousiasmant.

  129. Le maillage du territoire étant un objectif reconnu, sa réalisation doit se faire suivant 2 voies : A- une voie strictement citoyenne se déployant à travers la création de toute une série d’associations dont le but n’est pas directement politique (au sens électoral) et la participation, au titre d’une appartenance associative ou à titre personnel, aux actions citoyennes menées par d’autres associations et dont le thème fait partie de ceux défendus par la FI.
    B- une voie plus directement politique à travers l’action des différents GA. C’est sur ce second aspect que portent les propositions d’organisation suivantes :
    – La coordination locale FI : regroupe les délégué·e·s des GA d’un territoire urbain/rural donné sur la base de l’élection et de la révocabilité (le nombre par GA ne devant pas dépasser 2). Coordonne les actions d’intérêt local; coordonne les moyens d’action au niveau du territoire local. Doit se doter de porte-parole (éventuellement, plusieur·e·s si spécialisation par thématique) qui rendent audible et visible la FI dans les rapports avec les acteurs locaux, institutionnels, associatifs, politiques.
    – La communauté de territoire FI : composée de représentant·e·s de l’ensemble des GA soit du territoire-Région (Hypothèse 1), soit du territoire-Département (Hypothèse 2). Les délégué·e·s sont élu·e·s pour 1/2 parmi par les membres des coordinations locales et par leurs membres et pour 1/2 tirés au sort parmi les membres des GA composant les différentes coordinations locales. Réunions 1 à 3 fois par an + réunions extraordinaires en tant que de besoin. Instance de synthèse et force de proposition politique, la communauté de territoire FI arrête les orientations et actions d’intérêt régional (si Hypothèse 1) ou départemental (si hypothèse 2) en lien avec le niveau national. Se dote de porte-parole (éventuellement, plusieur·e·s si spécialisation par thématique).
    – Conseil des communautés de territoire FI : composé de représentant·e·s de chacune des communautés de territoire (suivant hypothèse 1 ou hypothèse 2), de représentant·e·s des député·e·s FI et de représentant·e·s tiré·e·s au sort parmi les membres des différents GA. Choisi·e·s sur la base de l’élection/révocation. Réunion annuelle. Décide des orientations stratégiques et des actions politiques de la FI. Se dote de porte-parole (éventuellement, plusieur·e·s si spécialisation par thématique). Se dote d’une instance exécutive collégiale : le gouvernement des communautés de territoire FI dont les membres doivent être représentatifs de la composition du conseil des communautés.

  130. L’ association semble le meilleur « format » : avec élection des personnes ayant des fonctions au bureau ou au conseil d’administration.
    Comment être légitime pour porter les valeurs des insoumis ? créer une profession de foi que toute personne souhaitant participer aux actions devra signer pour faire valoir le programme (le contenu de cette profession de foi sera sur les valeurs de la FI)
    Les actions nationales doivent être soumises à approbation par vote majoritaire en un clic via le net : chaque individu signataire de la profession de foi peut participer à ce vote.
    En amont des actions nationales les GA peuvent être mis à contribution pour proposition.

  131. Suite à une réunion des groupes d’appui de la Circonscription de Foix (09), il a été retenu :
    *Si la création des groupes d’appui se fait sur Chrome et non sur Internet Explorer ou tout autre navigateur, il faudrait au moins que cette info apparaisse dès l’ouverture du navigateur choisi par le militant, sinon la carte est incomplète et donne lieu à des inscriptions à localisation aléatoire
    **Il y a nécessité d’une coordination des groupes d’appui au moins à l’échelle d’un canton ou d’une circonscription sinon à l’échelle d’un département, lors de contacts avec d’autres organisations (syndicats et autres associations pour les luttes à venir
    ***Une action efficace peut-elle se construire en dehors d’une structure organisée (Parti)?

  132. La dynamique de la FI reposant sur les groupes d’appui à créer le mouvement pour les élections présidentielle et législative mais ne sera pas suffisant pour les autres échéances électorales.
    Les groupes d’appui sont des multitudes d’entités diverses, qui ne sont pas audibles dans le débat politique local. Sans élus locaux, le mouvement n’a pas de porte-parole en local. Or il est compliqué de rassembler les gens et de faire campagne sans des visages et des gens à promouvoir et sans une organisation claire soit :
    – des instances locales élues qui coordonnent les groupes d’appui et représentent le mouvement ;
    – des formations pour les militants ;
    – une cotisation financière (non obligatoire) ;
    – des débats réguliers ;
    – un texte fondateur.

  133. Que La France insoumise s’applique à elle-même « les assemblées constituantes »
    1. assemblée constituante locale, éventuellement au sein des communes : dans ce cas plusieurs groupes d’appui volontaires de la commune ou de plusieurs communes (pour les groupes restreints en nombre ou les petites communes) se réunissent et créent une assemblée constituante en désignant ses porte-parole ou référents thématiques membres de l’assemblée constituante, pour une part par un vote de candidats et pour une part par un tirage au sort le même jour.
    2. assemblée constituante direction nationale de la France insoumise : dans ce cas ce sont tous-tes les insoumis-es issus-es des groupes d’appui certifiés, des insoumis-es inscrit sur la plateforme de la France insoumise qui participent à un vote des candidats d’une part et au tirage au sort d’autre part. Idéalement, les candidats à l’assemblée constituante idéalement pourraient proposer de travailler sur la thématique de leur choix.

  134. @ VALLENET

    Que signifie : « Dans un proche avenir, nous aurons à gérer l’utilisation de moyens importants y compris au niveau local. » ?
    Seriez-vous en possession d’informations que nous ignorons?

    D’autre part, je peux vous affirmer que 10€ c’est beaucoup d’argent à nombreux d’entre nous…
    et que tous paient leurs cotisations retraites.

    Roland RICHA
    Référent du groupe d’action (GA) du Plateau Mont-Valérien à Nanterre

  135. De quoi avons-nous besoin ?

    De manière provocatrice je répondrai : De pas grand-chose sauf à continuer à faire du neuf c’est tout !

    Nous avons, une ligne politique, L’avenir en commun, une stratégie pour prendre le pouvoir et l’appliquer , fédérer le peuple avec la tactique de nos groupes d’appui ( appellation non déposée), expliquer, convaincre, agir et aider à l’auto-organisation des citoyens sur les problèmes qui les préoccupent au quotidien.
    Voilà déjà de beaux points d’appui qui doivent nous éviter de passer du temps en congrès, colloques et autres réunions d’ instances locales et centrales pour définir ce que nous avons déjà.

    Différentes interventions, dans la boite à idées, insistent légitimement sur une aspiration à l’horizontalité et à la démocratie dans le fonctionnement de notre mouvement.

    De mon point de vue, malgré toutes les précautions prises, mandats limités, tournants,révocables il est plus que certain, d’autres organisations s’y sont essayé, que des structures telles que comités, coordinations, associations deviendraient rapidement des lieux de pouvoir, dans lesquels se dérouleraient non seulement des processus de prise de pouvoir, de leadership mais aussi de longues discussions sur le bien fondé de telles ou telles formes d’initiatives .

    Les GA aujourd’hui décident, expérimentent et lorsque c’ est probant, cela se diffuse. D’un mouvement ouvert, inclusif, créatif nous passerions à un mouvement semblable aux partis traditionnels. Pire peut être, car nous en aurions alors tous les inconvénients sans en avoir, s’il y en a, les avantages.

    L’organisation en groupe d’appui ( groupe d’action, groupe local d’action…..) ouverts, autonomes dans leur décision d’activité, ont démontré leur efficacité, dans les élections mais aussi en ce début de rentrée dans les luttes et particulièrement contre le coup d’état social .

    Reste, toujours de mon point de vue, un problème de communication, d’échange entre ces groupes sur un même territoire.

    Les circonscriptions électorales étant derrière nous, les occasions de se rencontrer, d’échanger existent moins.
    La proposition de Christian Costantino me paraît toute à fait pertinente :
    « En Seine-et-Marne, dans le Val-Maubuée, nous possédons une petite expérience menée avec la plateforme « Insoumis.e.s du Val Maubuée » créée lors de la campagne présidentielle. L’idée était d’avoir une plateforme commune, un site internet faisant office de réseau social, participatif pour que tous les insoumis.e.s de ce bassin de vie soient au même niveau d’information « pour mener la campagne de la France insoumise collectivement et efficacement ». On doit pouvoir creuser cette piste et envisager également une réunion à périodicité régulière (une fois par mois?) des GA d’un même territoire.
    Autre problème pour les GA, le financement d’actions spécifiques ( tract locaux adaptés par exemple…) Peut être pourrions-nous prévoir, au sein de la trésorerie nationale, un budget dédié à ça avec droit de tirage des GA sur des critères à définir.
    Bien évidemment, il est nécessaire d’avoir au niveau national une équipe technique et logistique en charge de la fabrication du matériel et de sa diffusion comme, au niveau local, une équipe chargée de sa réception et diffusion.

  136. Les groupes d’appuis doivent être autonome dans les campagnes et les actions à mener, cependant il nous faut trouver un moyen de coordination des divers groupes d’appuis selon les échelles géographiques (Quartier, Villes, Département, Région). Pendant la campagne des coordinations aux niveaux des circonscriptions ont fonctionné, si la circonscription n’est pas la meilleure échelle hors législatives il nous faut s’inspirer de ces mises en pratique pour les adapter à d’autres échelles, notamment au niveau des grandes villes et département.
    Le point névralgique de l’organisation reste la question financière, nous pensons à quelques pistes pour y répondre tel que le financement à la demande des campagnes (comment décider ?), le financement national par années des groupes d’appuis avec un budget pour chacun mais se pose le souci des différences de taille et de localisation des GA.

  137. Il est nécessaire de reconnaître, à priori, que les membres de la FI ont vocation, s’ils le souhaitent, à être tout à la fois:
    – des MILITANTS pour l’ACTION, comme l’ont été les groupe d’appui et leurs membres tout le long des présidentielles et des législatives. ( dispositif et structure « MOUVEMENT »)
    – des MILITANTS pour la RÉFLEXION, le DÉBAT, la DÉCISION « POLITIQUE ». ( structure « POLITIQUE »).
    Cette seconde dimension étant le parent pauvre de notre séquence électorale qui fut toute orientée vers l’action encadrée dans le temps. On avait pas trop le choix. Mais maintenant on ne peut plus éviter de se concentrer sur ce second pilier et sa relation avec le premier.

    Comment doit-on nous organiser pour que ces deux jambes de l’action politique soient aussi solides, créatives, participatives l’une que l’autre ?. En clair si le deuxième pilier n’est pas aussi structuré que le premier, nous ne disposerons pas collectivement de l’efficacité recherchée. Et je suis convaincu que nous n’arriverons pas à atteindre nos objectifs politiques ultimes.
    Deux questions nous sont posées tout de suite à propos de la couverture complète du champ politique, auxquelles nous devons répondre maintenant:

    QUESTION N°1: Est-ce que les deux fonctions (MOUVEMENT et PARTI) doivent être réunies dans la même organisation, la même structure ? Ou bien est-il souhaitable de les dissocier ? Et dans cette hypothèse de dissociation, quelle est la liaison organique entre les deux parties?

    QUESTION N°2: N’est-il pas temps de changer le discours convenu et un peu démagogique quelques fois sur la dangerosité du Parti Politique en général (alors que la plupart des membres de l’équipe dirigeante de la FI ont fait et font de la politique dans des structures partidaires)? Et ouvrir clairement la réflexion collective sur le meilleur mode d’organisation politique pour ceux des insoumis qui souhaitent assumer pleinement les deux fonctions.

    Il serait intéressant à ce propos de mobiliser l’histoire de cette question. Elle est très riche et instructive. Elle doit éclairer notre réflexion. Nous ne devons plus continuer à stigmatiser, de façon générale et indistincte, la « forme parti » car il n’y a pas « une » forme parti, mais plusieurs. Nous devons revisiter ces questions qui ont été présentes tout le long de l’histoire du mouvement ouvrier et socialiste et qui ont donné lieu à des réussites et à des impasses nombreuses:
    – AVANT GARDE / MOUVEMENT DE MASSE / COURROIE DE TRANSMISSION
    – PARTI D’ÉLUS / PARTI DE PERMANENTS / PARTI DE MASSE
    Cette réflexion doit bien entendu intégrer les nouvelles formes de « mobilisation – participation » qui se sont manifestées avec éclat au premier semestre 2017: la capacité des réseaux sociaux numériques à structurer le « MOUVEMENT » dans le cadre d’une évolution structurelle fondamentale de notre société: l’accès massif des « gens » à l’éducation et donc à la capacité d’expression.
    On peut reconnaître, et je fais partie de ceux là, qu’il y a eu de la part de JLM et de « son équipe » des intuitions géniales afin de redonner vie à l’espoir, à l’esprit de résistance, au plaisir de se retrouver et de tourner la page .. mais maintenant nous devons « construire », toutes et tous là ou nous sommes.
    Je suis convaincu pour ma part qu’il ne faut pas mélanger dans une même structure les deux types d’investissement militant. Il faut que l’un et l’autre, « le MOUVEMENT et le PARTI », soient autonomes mais pas indépendants. Cela ne peut pas fonctionner sur les mêmes modes. Et il faut éviter à tout prix de retomber dans les ornières des courroies de transmission. Une élite éclairée et dirigeante d’un côté et de l’autre côté un mouvement qui se mobilise sporadiquement mais dont la ligne politique est fixée par l’avant garde. Cette articulation entre MOUVEMENT et PARTI doit constituer à l’évidence le coeur de notre réflexion. Mais il faut pour cela parier sur l’intelligence collective de notre mouvement. Il faut lancer le débat courageusement.

  138. J’ai participé aux deux campagnes récentes et plus particulièrement à celle des législatives où j’étais mandataire financier du candidat de la circonscription « Clermont Montagne »(63). Nous avons constaté que certains groupes d’appui étaient efficaces mais que d’autres étaient « bidons ».
    Il est maintenant urgent que notre mouvement s’organise car, la nature ayant horreur du vide, on assiste à l’apparition de « chefs » autoproclamés. Dans un proche avenir, nous aurons à gérer l’utilisation de moyens importants y compris au niveau local.
    Le premier impératif est de recenser les adhérents. je suis partisan d’une cotisation avec un montant minimum faible (10€) pour n’écarter personne.
    Le bon niveau de décentralisation me parait être le département. Le groupe d’appui c’est trop instable et trop petit et la circonscription est artificielle et inadaptée pour certains scrutins. (Ex: la commune de Clermont-Ferrand est répartie sur trois circonscriptions)
    Dans chaque département on aurait un CA de 30 à 50 membres (suivi le nombre
    d’habitants). Une moitié du CA serait tirée au sort parmi des volontaires qui s’engageraient à ne pas être candidats aux élections à venir. L’autre moitié serait élue par les adhérents. Deux secrétaires et deux trésoriers seraient désignés par le CA parmi les membres tirés au sort. Deux porte-paroles seraient désignés parmi les membres élus.
    Chaque CA désignerait de 2 à 6 membres pour composer le CA national qui comprendrait aussi les députés FI.
    Toute décision importante, au niveau local ou national, nécessiterait la consultation des adhérents concernés suivant le modèle de celle organisée pour le second tour de la présidentielle.
    Les statuts adoptés en novembre doivent être provisoires.

  139. – ne pas rester juste un mouvement mais devenir un groupe solidaire d’opposition et de proposition, quitte à ne pas devenir un parti politique ancien mais moderne … il faudra bien en devenir un ou assimilé si on veut que les gens votent pour la FI, rester un mouvement uniquement va nous essouffler inexorablement

    – permettre une adhésion claire et identitaire au groupe, pas juste tout le monde l’est ou peut le devenir mais il faut que ça se voit aussi afin de rassembler, on est bien tous ensemble autour d’un programme, d’idées, de propositions non ? alors il faut une étiquette claire et visible sinon se flou va devenir pénalisant

    – afficher clairement nos soutiens, nos actions, nos emblèmes afin d’afficher clairement nos luttes permanentes, par exemple lors des manifestations il faut que tout le monde ait au moins une étiquette la FI, pas juste la récupérer le jour J mais que chacun l’ai sur lui comme une carte de soutien au mouvement ou qqchose du type.

  140. Contribution du groupe de travail « organisation » du groupe d’appui d’Ivry sur Seine à la préparation de la convention nationale des 25 et 26 novembre 2017

    Le Mouvement des insoumis a besoin :

    – des groupes d’appui qui s’expriment et échangent entre eux sur un espace public « groupes d’appui » sur le site de la France insoumise
    – d’une équipe d’animation nationale qui a son espace sur le site FI
    – de commissions de travail nationales, en fonction des besoins, mais avec, au minimum, l’actuelle commission « L’avenir en commun » dont le travail est exemplaire et, évidemment, la commission financière.

    L’équipe d’animation nationale :

    Son rôle fondamental est d’élaborer des propositions de mise en œuvre du programme « L’avenir en commun » par l’ensemble du mouvement sous toutes les formes paraissant souhaitables en tenant continuellement compte de l’expression des groupes d’appui sur leur espace.
    Elle se doit d’informer régulièrement le mouvement sur les faits politiques majeurs dont il doit tenir compte dans son activité.
    Elle doit gérer les relations avec les autres organisations politiques.

    Une commission de contrôle financier composée de membres tirés au sort est chargée de vérifier les comptes et de faire les observations permettant d’améliorer l’utilisation des finances.

    Composition et fonctionnement :

    – Elle doit être formée des 17 députés et d’à peu près autant d’insoumis tirés au sort parmi les volontaires issus des groupes d’appui. Ces tirés au sort sont renouvelés par moitié tous les deux ans par nouveau tirage au sort. Les membres tirés au sort sont bénévoles et révocables.
    – Elle fournit un compte-rendu au moins annuel d’activité complété par des flashs d’information mensuels sur son espace du site FI.
    – L’équipe d’animation nationale participe par le biais de certains de ses membres aux commissions de travail nationales et sollicite celles-ci pour son travail quand elle en a besoin.

  141. 1- Co-animation des groupes d’appui
    Les groupes d’appui, pour être validés et reconnus comme tel doivent notamment etre co-animés à parité. C’est le cas du groupe d’appui que je co-anime. Les deux co-animateurs doivent pouvoir avoir accès à l’espace de gestion du GA sur la plate-forme ainsi qu’aux demandes d’inscription, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui sinon la parité n’est que de façade.

    2- Financement des groupes d’appui
    Une commande d’affiches et de tracts nationaux raisonnable et permettant de tenir 2 semaines, coûte environ 20€ de frais de port (pour Grenoble par expl). Cela revient à 40€ par mois à la charge des groupes d’appui. L’achat de matériel payant (micro, megaphone, banderoles) ou l’impression de tracts locaux revient aussi aux militants. Ce n’est pas normal. Nous donnons de notre temps, mais beaucoup ne peuvent payer ces frais. Il faut mettre en place un système de péréquation nationale pour que chaque groupe d’appui (ou ensemble de groupes d’appuis sur un territoire donné) bénéficie d’une enveloppe permettant simplement de militer.

  142. Dans notre groupe d’appui nous avons , depuis la fin des vacances d’été, travailler sans relâche à faire du 23 sept un succès (tractages, affichages, actions). Ceci étant fait nous devions passer à la réflexion sur la convention avec éventuellement une contribution collective du groupe d’appui. Nous nous réunissons tous les 15 jours, notre prochaine réunion est donc lundi 09 octobre au soir mais nous apprenons le 05 que la boîte à idée ferme le 09 à midi . Si une prochaine fois on pouvait connaître les échéances à l’avance (la boîte fermera le ..) cela nous permettrait d’anticiper; le temps long des groupes d’appui n’est pas forcément le même que celui d’une plateforme. Et après ça va se passer comment? on va le savoir quand?

  143. Les membres du groupe d’appui 11e insoumis (75), après en avoir délibéré, proposent :
    – Améliorer les outils de liaison entre le national et les groupes d’appui : il n’est pas concevable
    à l’avenir que les mails envoyés au national via les quelques boites mails proposées ne reçoivent ni réponse, ni accusé de lecture ni même accusé de réception ! L’expression « lancer une bouteille à la mer » n’a jamais aussi bien porté son nom…
    – Faciliter la coordination inter-groupes d’appui via des sites internet locaux simples d’utilisation et comportant les informations essentielles : coordonnées des référents de groupe d’appui locaux, agenda des actions de ces groupes, compte-rendu des réunions de ces groupes, lien vers les éventuels comptes de ces groupes sur les réseaux sociaux…
    – Faire financer les groupes d’appui certifiés par le national, c’est-à-dire par les subventions
    reçues des financements publics. Une visibilité sur l’utilisation de ces fonds doit aller de pair
    avec leur attribution.
    – Visibilité aussi sur la régularité et les échéances de tenue des assemblées du mouvement (=
    pour l’instant Convention Nationale uniquement mais aussi tout autre assemblée décidée dans le futur).
    – Les Conventions Nationales doivent :
    o Se tenir une fois par an,
    o Petit à petit laisser une place aux délégués issus directement des groupes d’appui certifiés en sus du tirage au sort. La proportion entre les 2 reste à la charge de la Convention précédente. En effet, le nombre de groupes d’appui actuellement créés ne permet a priori pas décemment d’envoyer un représentant par groupe d’appui mais leur « tri » amènera sans doute à quelque chose de plus réaliste (1000 GA et non les plus de 5000 créés actuellement)
    o Conserver le tirage au sort (même si sa proportion peut diminuer au fur et à mesure, voir ci-dessus) et doit s’ouvrir à tous les insoumis inscrits sur la plate-forme et non pas seulement à ceux présents dans des groupes d’appui.
    o Elire un « Bureau Organisationnel » chargé de l’organisation du mouvement (= sur la forme).
    o Proposer un « Bureau Décisionnel » qui sera ratifié par vote par l’ensemble du mouvement
    – La question du programme sera peut-être à aborder dans d’autres instances que la Convention Nationale.
    – Ne pas reproduire les structures de parti, c’est-à-dire de faire en sorte qu’un insoumise dispose pleinement de sa liberté d’engagement : « que l’on puisse disparaitre du jour au lendemain sans rendre de compte ».

  144. La FI est actuellement dépourvue de toute forme de fonctionnement démocratique. Cette situation ne peut plus durer. Il est impératif que les porte-paroles et autres titulaires de tâches fonctionnelles ne soient plus cooptés selon des procédures officieuses, mais reçoivent un mandat en bonne et due forme pour occuper de manière légitime leurs fonctions.

    – Proposition 1 : mettre en place une instance nationale élue par tous les insoumis, par un vote en ligne. Chacun pourrait faire acte de candidature jusqu’à une date donnée (pour éviter les candidatures opportunistes de dernière minute). Cette instance ne devrait comporter qu’un nombre limité de personnes (une vingtaine environ), révocables, occupant des tâches bien définies, notamment de porte-parolat.

    – Proposition 2 : mettre en place une sorte de parlement de la FI, réunissant deux ou trois fois par ans des délégations des départements (élues par un vote en ligne avec un nombre de représentants proportionnel au nombre d’insoumis enregistrés dans le département) et, pourquoi pas, une partie des participants tirée au sort. Cette instance supplanterait les conventions nationales et serait indépendante de la première, se dotant d’un bureau à même de définir son ordre du jour et son calendrier de réunions.

    – Proposition 3 : localement, transformer les groupes d’appui en groupe d’action. Généraliser un cadre d’action territorialisé pour éviter les groupes affinitaires qui incitent au fractionnisme ou à l’isolement (groupes de jeunes par exemple). Cela peut être un lieu de travail (entreprise, université, établissement scolaire, etc.).

    – Proposition 4 : éviter de structurer de façon excessive les instances locales. Néanmoins, des coordinations départementales et régionales (voire municipales dans les grandes villes) réunissant les animateurs de groupes d’action doivent être envisagées, pour des questions de logistique mais aussi pour préparer les futures échéances électorales.

    – Proposition 5 : généraliser les investitures aux élections par un vote des insoumis, par Internet, avec date butoir d’inscription (cf propal 1). Nul ne doit pouvoir être candidat à des élections au nom de la FI sans avoir reçu mandat des insoumis par leur vote. Les prochaines élections ayant toutes lieu au scrutin de liste, la nomination d’un comité électoral n’est pas nécessaire : le choix souverain des insoumis primera.

    – Proposition 6 : soumettre au vote des insoumis toute proposition d’alliance électorale avec d’autres forces politiques. Ni sectarisme, ni tambouille : discutons de toutes les possibilités de manière apaisée et tranchons par un vote.

    – Proposition 7 : calculer un accord de reversion entre le national et les échelons locaux pour les finances du mouvement. Il y a parfois nécessité localement d’imprimer des tracts, des affiches, ou de louer des locaux. On ne peut systématiquement dépendre du national pour avoir des moyens et la situation actuelle, où des insoumis payent de leur poche du matériel, est intolérable. C’est une demande légitime car le financement public des partis est basé sur le résultat du premier tous des législatives, suite à une intense campagne de terrain, œuvre d’insoumis motivés dans toutes les villes et villages de France !

    – Proposition 8 : rédiger des statuts pour regrouper les règles de fonctionnement de la FI, et les faire approuver par un vote en ligne de tous les insoumis. Même principe pour les futurs amendements auxdits statuts.

    C’est compliqué de faire fonctionner un mouvement de masse de façon démocratique, mais ça n’en reste pas moins nécessaire !

  145. Propositions
    – L’autonomie des groupes locaux. C’est le pouvoir de décider et d’agir sur tout ce qui concerne le territoire local du groupe dans le cadre du programme de l’avenir en commun. La charte des groupes doit garantir que cette autonomie locale ne permette pas des dérives antidémocratiques dans les groupes locaux ; cela implique une instance d’intervention contraignante chargée de faire respecter la charte.

    -Le contrôle démocratique de nos représentants en inscrivant comme principes de fonctionnement le mandatement, la rotation des mandats et la révocation à toutes les échelles.

    -Une organisation qui permette ce contrôle démocratique.
    A l’échelle du département : les groupes locaux mandatent des délégué(s) si nécessaire.
    A l’échelle nationale : 1 délégué par département réunis en convention plusieurs fois par an Ils décident et valident les axes politiques de FI. Des consultations électroniques des adhérents sur des sujets trop urgents sont utilisées entre 2 conventions.
    Un travail avec les députés par le biais d’atelier législatifs et par leur présence aux « conventions » des délégués des départements.

    -Une instance nationale permanente représentative du mouvement. Donc avec des militant-es non encarté et membres de la seule FI.
    Son rôle réagir à l’actualité dans le cadre du programme et des décisions validées par les conventions nationales ; ce n’est pas une direction politique.
    – La convention de novembre doit être l’occasion d’acter une charte de fonctionnement minimum de FI.

  146. Brève relation de la vie d’un GA de canton de province. Simple illustration de difficultés rencontrées pour nourrir la réflexion sur le futur. Un chef lieu de canton de quelques 14 000 habitants ; un GA peu nombreux avec des gens volontaristes qui réussit à organiser deux réunions publiques très réussies avec orateur national et après diffusion de quelques 20 000 flyers … durant la campagne présidentielle – ce qui semble susciter quelque « jalousie » autour. Durant celle-ci, on ne voit jamais le candidat à la législative (extérieur à la circonscription !), peut-être trop préoccupé à se trouver une suppléante (3 différentes en un mois et demi !). Bilan : dans un zone rurale, pas très révolutionnaire, ni ouvrière d’ailleurs, on double le nombre de voix de JL Mélenchon par rapport à 2012 pour réaliser (18,7% des SE) ! Arrive la législative dont le bilan ne sera jamais fait politiquement ! Mais si l’on en croit le compte de campagne, celle-ci semble s’être réduite au tirage (et à la diffusion) d’un tract à plusieurs dizaines de milliers d’exemplaires. Au plan des résultats : perte de 60% des voix obtenues à la présidentielle. Cela est suivi « d’une tambouille » visant à écarter la quasi totalité des animateurs de la campagne présidentielle au prétexte qu’ils n’auraient pas participer à la campagne législative ! Et constitution d’un nouveau GA (sur le même périmètre), notamment sous l’impulsion de personnes extérieures à la vie locale !
    Si une nouvelle charte des GA doit être rédigée, ne devrait-elle pas éclairer sur les modes de désignation des animateurs, de constitution de GA et d’affiliation à un GA, etc. et écarter toute forme d’exclusion qui serait « fondée » sur une divergence de points de vue.
    Beau bilan : des acteurs.trices de la FI sont écartés ! L’entre-soi semble préférable aux yeux de certain.e.s !

  147. Soutenir les groupes d’appui désorganisés. Certains résistent mal aux manoeuvres clivantes de nos ennemis. En régions, les affiches PHI se font plus rares.

  148. FI doit être un lieu de débat démocratique, d’action et d’élaboration de sa politique.
    La prise de décision doit appartenir à tous les membres. Elle doit se faire dans la transparence. Après une structuration dans le cadre de la campagne électorale, il faut passer à une autre étape.
    Conserver la « souplesse » du mouvement, mais le structurer avec une épine dorsale: les groupes d’appui (changer le nom, le mot appui suppose une fonction unique de mise en œuvre)
    • « faire le tri » dans l’existant. Certains ne fonctionnent plus.
    Proposer (et non imposer) des regroupements (notamment dans les milieux urbains) ?
    • rester souples dans leur constitution
    • élection d’un référent + 1 référent tiré au sort parmi les volontaires pour 1 ou 2 ans, non reconductibles. Sont chargés de rendre compte de l’activité, de faire remonter les idées, les débats…
    • sont maîtres de leurs initiatives locales, dans le respect du programme et des valeurs de la France Insoumise
    • nécessité d’une coordination par département ou par région ? dans ce cas pas de pouvoir de décision. Coordonne l’action, l’information… entre le national et le local (à voir : les modalités de sa composition)
    Favoriser le débat au niveau local, faire remonter les débats, propositions, décisions… (pas uniquement ce qui est majoritaire) au niveau national.
    Equipe nationale
    Elue par le niveau local pour moitié et pour moitié par tirage au sort parmi les volontaires. 1 ou 2 mandats maximum. Les députés n’en font pas partie. Elle doit rendre des comptes à tous les insoumis et motiver ses propositions. Elle désigne un groupe chargé de la mise en œuvre des décisions (porte-parole, suivi internet…)
    comité des organisations au sein de FI (PG, PCF…) : doit agir dans la transparence et rendre compte de ses débats
    A tous les niveaux, les élus doivent pouvoir être révocables
    les finances : sans instaurer une cotisation, il faudra bien se pencher sur la question. Cela ne peut reposer que sur le seul bon vouloir de chacun.
    Je constate qu’il n’est pas question d’approfondir et/ou développer notre programme l’avenir en commun. On ne peut pourtant pas fonctionner (pendant combien de temps ?) sans débattre sur nos orientations. Nous ne sommes pas une machine électorale qui construirait un programme uniquement à l’occasion des élections.

  149. Bonjour,
    nous avons besoin d’une organisation au niveau local avec des liens à préciser entre les régions, départements, et avec nos députés.
    1- quelles définitions, quels participants, quels liens avec les différents groupes de travail au niveau national, une participation de référents régionaux pourraient fluidifier les liens et relations.
    2- définir des référents, par thèmes, par sujets, par actions, un mode de désignation à trouver qui permettent le volontariat, le renouvellement des personnes, et de permettre à ceux qui hésitent de se lancer.
    3-besoin d’être identifié au niveau local, difficile de savoir quelle echelle choisir, l’échelle du département semble spontanément se dessiner. Nous avons besoin d’être identifié par une adresse commune, un groupe de personne qui gère cette adresse et les contacts, un lieu pour stocker et organiser les commandes de matériel, voir de se réunir.
    4- les prises de paroles, les communiqués de presse sur des évenements locaux importants, sur le soutien des luttes. Il est important que l’on trouve un modèle nous permettant de réagir et de prendre la parole rapidement sur des thèmes de nos territoires d’actions, par un système de groupe thématique par exemple

  150. Les membres du groupe d’appui du Trégor (22), après en avoir délibéré, proposent :
    La structure groupe d’appui avec autonomie semble répondre aux attentes. Mais le plafonnement à 12 personnes est irréalisable en zone rurale. Elle se réduit à 3 ou 4 membres « actifs », ce qui n’est pas envisageable pour les actions à mener. Les insoumis s’épuisent. Une animation tournante serait dans ce cas, souhaitable, voire indispensable,
    Les actions à mener sur le terrain, nécessitent souvent, pour ne pas dire toujours, une concertation des groupes d’appui : la menace de fermeture d’un hôpital, une extraction minière ou de sable sur le littoral, la fermeture d’une entreprise ne peut en aucun cas être l’affaire d’un seul groupe d’appui. C’est tout un bassin qui est en cause, Il y va de notre crédibilité. Il faut donc imaginer une structure de coordination des groupe d’appui pour un canton ou un bassin ou une circonscription au besoin. Ce qui n’empêche pas le fonctionnement des groupes tels qu’ils sont.
    Les groupes d’appui, doivent pouvoir disposer de moyens financiers (collecte de fonds, dons, produits de ventes…). Ceci est indispensable pour permettre aux groupes d’être réactifs immédiatement sans passer par des autorisations de dépenses fastidieuses qui prennent du temps. Exemple d’un service d’urgence d’hôpital supprimé, publié dans la presse : nous devons être en mesure dans les 5 à 6 jours de publier un tract, ceci est matériellement impossible si cette action doit recevoir l’aval et la facturation de cette prestation par le national, qui, de surcroît, nous revient plus cher. La solution serait donc une structure associative adossée à un groupe d’appui, voire plusieurs (convention inter groupes).

  151. Les groupes d’appui ont apporté une réponse efficace mais ponctuelle à la campagne présidentielle.
    Concernant les législatives, il en fut tout autrement car des difficultés sont apparues puisqu’il a fallu fédérer/regrouper des groupes d’appui pour mener la campagne électorale sur les territoires des circonscriptions.
    Par ailleurs, nous sommes nombreux à avoir constaté l’opportunisme ou des coups de force imprévisibles de personnes à peine actives ou surgissant au dernier moment pour faire valoir des influences personnelles et imposer leurs volontés ou pour faire capoter des décisions acceptées par le groupe.
    Depuis l’été, une relative démobilisation s’est installée sur le terrain, il y a beaucoup de membres virtuels dans les groupes d’appui ou des groupes d’appui sans aucune activité.
    Il devient urgent de transformer une machine électorale en mouvement politique.
    Il faut passer à une autre organisation avec adhésion à une structure de base territoriale pour bien définir la légitimité des personnes et des groupes à se déclarer de la France Insoumise.
    LFI doit se constituer collectivement au niveau local (territoire, ville, commune) en association loi 1901 pour avoir une personnalité juridique avec un fonctionnement collégial, des décisions autant que possible prises sur le mode du consensus et des référents locaux parmi les membres actifs ( durée limitée à fixer, renouvelable ou pas, possibilité révocatoire etc… ).
    S’agissant des référents locaux, ils sont désignés ou élus par les membres actifs des associations locales ( porte-parolat, presse, secrétariat, trésorerie, négociations politiques diverses etc… )
    Une coordination nationale et départementale des associations locales est souhaitable, sachant que des actions locales doivent pouvoir être menées dans le respect du programme et des valeurs LFI.
    L’ancrage local semble incontournable avec des élus représentatifs et des militants connus dans une perspective électorale, avec notamment 2020 en point de mire.
    Il faut installer LFI dans les territoires !
    Nous prônons la révolution citoyenne par les urnes, alors il faut s’organiser dans une perspective électorale, pas uniquement centrée sur la présidentielle.
    Le tirage au sort n’apparaît pas comme une bonne solution pour parvenir à l’objectif recherché, y compris lorsqu’il s’agit de constituer une convention nationale.
    Il appartient aux collectifs locaux LFI de désigner leur(s) représentant(e)s à tous les niveaux parmi les volontaires.
    Les associations locales LFI doivent pouvoir être aidées financièrement ou par divers moyens par le national LFI en complément des cotisations locales.
    Un référent trésorier rend compte aux niveaux national, départemental, local.

    L’opportunisme et/ou les tentatives d’influence personnelle, voire même le hasard, doivent être bannies de notre organisation. Seules doivent compter la valeur de l’exemple militant et la volonté de s’engager sur les valeurs fondamentales de LFI.

  152. Cet espace de discussion révèle bien ce que sont les Insoumis: ce sont des insoumis !
    Les mille signes ne sont pas respectés, certains s’y expriment plusieurs fois, se répondent, les textes reflètent des représentations de la réalité bien différentes, la manière de s’exprimer des gens laisse parfois apparaître à quelle culture politique ils pappartiennent etc….
    Et il n’est donc pas caricatural d’appeler FI un « mouvement »…
    Dès lors comment le structuer sans brimer les enthousiasmes, en lui faisant gagner de la cohérence et de l’efficacité politique ? Car après tout, la politique, c’est justement de savoir faire cohabiter les différences…

    Il sera ici principalement évoqué ce qui se passe à Quimper depuis février 2017: l’entrée en campagne présidentielle, la campagne législative et ce qui s’observe maintenant. Rapidement, à gros traits, petit historique qui ressemble peut-être à ce qui s’est déroulé ailleurs…:
    Au départ, 6 ou 7 personnes se sont réunies, essentiellement des militants associatifs ou syndicaux (LDH, Attac, SUD etc..). Certains avaient pu trainer un peu dans des partis politiques (Ensemble, EELV, PS etc…) mais en étaient vite sortis déçus, mettant en cause la bureaucratie de ses structures et les copinages qu’elle nourrissait.
    Quelques coups de téléphone et la douzaine de personnes pour constituer un premier GA s’est mobilisée… Dûment enregistré sur le site officiel.

    Puis l’idée de favoriser la création d’autres GA devient l’objectif prioritaire.
    Le site JLM 2017 est utilisé pour créer des évènements et des personnes s’incrivent… Nous prenons contact avec elles, organisons des réunions hebdomadaires dans un troquet de la ville. Le nombre d’Insoumis qui nous rejoignent augmentent. Nous arriverons vite à être une bonne trentaine de militants actifs, de Quimper et ses alentours…
    Nous décidons de décentraliser notre café-politique hebdo dans d’autres quartiers de la ville et dans des communes de la circonscription législative, toujours dans l’idée de favoriser la constitution de GA autonomes. Mais cela fonctionne mal… Force est de constater que c’est le grand groupe qui crée le véritable sentiment d’appartenance à la France Insoumise: ilgalvanise davantage l’esprit de militance, il favorise l’ouverture de débats plus riches et il permet de constituer un groupe capable de créer des évènements médiatiquement visibles.

    Dès lors, nous décidons de nous donner des régles d’organisation interne fondées sur le réalité de ce que nous appelons « l’Assemblée Générale des Insoumis de la 1 er circo du Finistère. »
    Nos réunions restent hebdomadaires avec en première partie une AG « Insoumisde la 29-1 », consacrée à l’organisation des actions militantes des campagnes, suivie ensuite d’un café-débat, ouvert à d’autres citoyens, pour explorer nos contradictions éventuelles, les confronter au programme « l’Avenir en commun ». Ce faisant, nous développons un véritable travail d’éducation populaire.
    Nos AG deviennent l’unité souveraine des décisions qui nous concernent, Nous nous donnons des régles de prises de paroles, nous mandatons certains pour des fonctions précises (liste de diffusion, regroupement de matériels, rédaction de CP etc..)
    Nos café-poliques attirent des gens nouveaux, certains, peut-être seulement par curiosité, mais une dynamique est née et elle rayonne…
    AG et café-débats deviennent un creuset de politisation.Tous s’accordent à reconnaître qu’ils sont des lieux où l’on parle « politique » d’une manière plutôt enthousiasmante…
    Le site de la FI est une référence pour alimenter les contenus, JLM vient à Brest et c’est un grand moment où nous prenons notre part, l’AG choisit ses candidats pour les législatives, la campagne bat son plein…
    Nous ferons 10 % des voix (Le député sortant était URVOAS et il ne sera pas réélu!).
    Aujourd’hui, nos continuons à nous retrouver chaque semaine pour accompagner le mouvement social en cours, mais nos discussions peinent, depuis quelques temps, à sortir des discours performatifs. Ceux-ci visent essentiellement à nous satisfaire d’être ensemble sans trop continuer à explorer nos contradictions, les dépasser et engager notre structuration politique. Nous ne sommes plus fixer sur une échéance électorale gagnable et la construction collective, concrète, rapide du mouvement devient indispensable, au risque d’un essoufflement…
    Les freins en présence :
    Certains comprennent mal la pertinence du format des GA à 12 que, de fait, nous avons plus ou moins abandonné localement (quelques autres voient dans ce nombre particulier le modèle cistercien de fondation des abbayes ! Mais estiment que cette structuration « en granulés » doit encore être explorée – sans néanmoins être capables de lui donner une consistance réelle…)
    Ailleurs, dans des circos ajacentes, c’est davantage les anciens du Front de gauche qui étaient à la manoeuvre. Les groupes constitués pour les campagnes électorales n’ont pas résisté aux traditionnelles formes pyramidales de prises de décision du PG ou du PC. Ils ont explosé en vol et certains de leurs militants viennent rejoindre ceux de la 29-1, organisés jusqu’alors, sur un mode horizontal.
    On voit bien qu’il va être difficile de caporaliser les Insoumis de base…

    On peut alors suggérer de penser à une organisation du mouvement qui s’inspirerait des mouvements d’éducation populaire:
    un conseil scientifique qui met au service de la base des connaissances, des expertises, des éléments de réfléxion, des propositions programmatiques pour enrichir encore « l’Avenir en commun ».
    des groupes locaux qu’on laisserait s’organiser comme bon leur semble (au moins dans un premier temps) pour mandater des délégués (avec mandat impératif pour toujours établir un contrôle des évolutions par la base elle-même.) dans des instances départementale et régionale que la Convention devra définir.

    L’enjeu est moins de penser tout de suite une organisation qu’on jugerait efficace et démocratique que de laisser la base s’organiser en expérimentant des constructions qu’elle réfléchirait et évaluerait elle-même.

  153. @Richa Roland
    Excellente remarque ! mais bémol :
    – cette modification de dernière minute fout le bordel dans le fichier de ceux qui essaient de suivre depuis le début ! [boîte ouverte depuis près de DEUX mois !]
    – il faut toujours aller en bas de page pour laisser un commentaire … bénéfice ? [on n’a plus la dernière contribution sous les yeux !]
    – je conclus : pour ma part, modification tout à fait mineure, car on ne peut toujours pas « soutenir une proposition » [ou dire son désaccord !] ; on ne peut toujours pas créer un fil pour discuter une proposition, etc.
    Au final, tout cela semble très largement improvisé … et on continue à se demander si depuis l’ouverture un.e humain.e est derrière et lit les commentaires postés … sauf si toute adaptation de bon sens doit passer par une validation de la hiérarchie ?!?
    Et pour le fun, je dirais, comme un certain Richa Roland dans un autre post : « revenons au sujet » de cette boîte « quelle organisation pour la FI ? »
    Très cordialement

  154. 1/ Les groupes d’appui : laisser les groupes s’organiser comme ils le souhaitent. Créer de l’émulation en publiant un journal commun sur le web de leurs actions. Les groupes d’appui ont pour rôle essentiel de sensibiliser les gens au programme l’avenir en commun : critique des actions du gouvernement, pédagogie, rencontres et évènements festifs pour être visibles. Nous devons augmenter le capital de sympathie de la France Insoumise et se poser en force d’alternance pour demain.
    2/ Le national est un support aux actions des groupes, financier, site internet commun… Il maintient le programme, le fait évoluer (le complète, l’adapte, l’améliore) en sollicitant contributions comme la présente boite idée et des référendum internes. Il garantit l’image du mouvement dans les médias en tant que force d’alternance. Des représentants peuvent être élus (par circonscription par exemple) par les groupes d’appui.
    3/ les membres, les sympathisants : annoncer 550 000 membres juste par ce qu’ils ont cliqué une fois en soutien à la candidature de JLM est de l’ordre de l’illusion. Assumons notre nombre et demandons régulièrement (une fois par an ?) à chacun de confirmer son engagement (son clic). Par ce moyen, on juge de l’efficacité des actions et de notre capacité à convaincre.

  155. Une organisation souple mais organisée.

    1/au niveau des groupes d’appui :
    – assurer vraiment la désignation de 2 animateurs par groupe à parité
    – être souple sur le nombre de personnes dans les groupes d’appuis (à 12 le groupe ne vit pas)
    – permettre à un groupe qui le souhaite de se constituer en association local pour gérer les réservations de salles, une petite trésorerie etc

    2/ au niveau départemental
    – créer une boucle mail d’échange entre animateurs de groupes pour se coordonner
    – légitimer les personnes à s’exprimer auprès de la presse locale sur des enjeux départementaux (méthode à discuter, par exemple : élection locale et mandatement national)

    3/ au niveau national
    – pérenniser le principe d’une ou deux conventions nationales par an, assurer la participation des groupes d’appuis au processus des conventions
    – Etudier les modalités possibles d’élection de l’équipe nationale (par tous les insoumis ? par la convention ? pour combien de temps ? etc.)

  156. Bonjour

    A quelques heures de la fermeture de la « Boîte à idées » … les organisateurs ont compris qu’il fallait inverser l’ordre de parution des contributions… à savoir, commencer par la plus récente.
    Comme aurait dit l’autre… « vaut mieux tard que jamais »
    Si seulement ça pouvait être appliqué à la « France insoumise » … à savoir qu’elle marche sur ses pieds !

    Roland RICHA
    Référent du groupe d’action (GA) du Plateau Mont-Valérien à Nanterre

  157. Bonjour, je partage beaucoup de ce dit Serge Victor. A force d’y réfléchir, je me dis que c’est vraiment la seule bonne approche : appliquer à nous-mêmes notre approche démocratique, mettre du tirage au sort, garantir la parité et s’assurer que’, s’il y a responsable(s), il y a mandat unique et on s’assure de faire tourner les fonctions entre volontaires et on met du révocatoire si problème.

  158. Version courte :

    Les insoumis : souverains : sommet de la structure de la France Insoumise

    Les groupes d’appui : regroupement d’insoumis à un niveau local : relais et coordonner les actions des différents cercles dont les actions se passent sur leur territoire.

    Les cercles (groupes d’action) : regroupement d’insoumis qui se réunissent pour une tâche spécifique.

    Le collège, membres tirés au sort sur une liste de volontaires pour l’ensemble du département. Ses membres ne peuvent briguer aucun mandat politique et sont révocables par les insoumis réunis en assemblée ; a notamment pour tâche de gérer le budget.

    Les candidats aux élections : élus et révoqués par les groupes d’appuis. Ils doivent notamment s’abstenir de briguer un poste à responsabilités au sein de LFI.

    Le porte-parole de la F.I. : exprime au niveau départemental, la position de LFI. Il est élu et révoqué directement par les insoumis réunis en assemblée tous les ans.

    Le représentant de la F.I. : Élu jusqu’aux élections et révocable à tout moment par les insoumis en assemblée (à la manière des candidats) : mission de négocier les éventuelles alliances avec les autres formations politiques locales.

  159. Contribution du Groupe d’appui Villeneuve/ Les Angles (Gard)

    L’un des buts de notre mouvement est l’élaboration collective d’un cadre politique innovant. Il conviendrait de préciser le cadre participatif. La charte actuelle ne le met pas assez en avant.
    Ce cadre doit permettre d’aller à l’encontre de la captation du pouvoir par un individu ou un groupe au détriment de la majorité.
    La Charte engagera chaque membre à la construction effective d’une démocratie participative, à chaque niveau de décision (local comme national).

    Ce qui est à éviter :
    – l’instrumentalisation des membres de la FI (utiles dans l’exécution mais écartés des prises de décision sous prétexte d’efficacité ).
    – La monopolisation de la parole et des décisions : les décisions importantes se prennent à l’issue de débats. La plus grande disponibilité ou l’investissement massif de certains ne LEUR ACCORDE AUCUN privilège sur la PRISE de décision.
    – Le refus de la critique lorsque celle ci vise la mise en œuvre sur le terrain des déclinaisons locales du programme de l’Avenir en commun.
    – La captation du mouvement par un parti politique (comment comprendre que des réunions PG insoumis, PC insoumis aient eu lieu aux Amfis SANS EXPLICATION PREALABLE ?). Si des structures ou relations existantes sont réutilisées cela doit se faire dans la plus grande transparence.
    – Une fédération d’associations n’ayant aucun compte à rendre sur leur fonctionnement politique interne ; au contraire des médiateurs doivent être désignés pour s’assurer du respect de la Charte « complétée » à chaque niveau du mouvement et rendre publiques leurs analyses ou décisions.

    Ce qui est à formaliser :
    – le fonctionnement du groupe d’appui :
    -son périmètre d’action : il doit obéir à une logique de consultation, d’auto-organisation, de mise en œuvre et d’évaluation des actions du groupe d’appui mais doit pouvoir s’infléchir à la logique de l’action.
    – sa charte éthique établissant le fonctionnement participatif : mode de prise de parole équilibrée pour l’élaboration collective des projets, vote et évaluation collective des actions.
    – la transparence entre le national et le local : comment sont désignés les cadres du mouvement, comment rendent-ils compte à l’ensemble des membres du mouvement de leurs choix, comment peut-on les informer de points de désaccord.
    -Le rôle des métropoles en tant que relai dans l’organisation.
    -La question financière doit être appréhendée par l’ensemble des insoumis. Les modalités de financement ne doivent pas déterminer le choix de l’organisation mais l’inverse.

  160. Proposition (version longue)

    Introduction

    La France Insoumise est un mouvement populaire dont l’objectif à sa création était de rassembler le peuple autour des enjeux humanistes et écologistes de notre époque en vue des élections présidentielles et législatives de 2017. Sa structure souple, à base de groupe d’appuis, de volontariat et d’une grande autonomie en a été sa force, permettant un renouvellement indispensable et une efficacité de proximité malgré un budget de campagne très limité.

    Au lendemain des élections présidentielles et législatives, ce mouvement populaire grandement légitimé par les suffrages doit répondre à de nouveaux enjeux : la consolidation de ce qui a été acquis durant la campagne tant en forces vives qu’en couverture médiatique, la fédération toujours plus grande de nouveaux citoyens qui pour certains n’ont pas pu voter ou s’impliquer ou qui hésitent encore à le faire, le soutien de ses élus aux législatives, la préparation des nouvelles échéances électorales et enfin la préparation d’actions au niveau local. Ce dernier point est primordial car il nous permettra de montrer, par exemple, qu’il est moins question pour nous d’idéologie que de changer concrètement notre société. Les personnes impliquées dans le mouvement pourraient se décourager une fois le soufflet des élections retombé et nous nous devons de leur proposer un nouvel outil pour continuer leur travail sur la durée.

    La structure de la France Insoumise se doit d’évoluer afin de répondre le plus efficacement possible à ces différents enjeux, tout en conservant son esprit d’initiative et de liberté. Il n’est donc pas question de se conformer aux structures traditionnelles de partis politiques, mais d’appliquer à nous-mêmes la vision défendue par le programme l’Avenir en commun. Dans cette optique, nous vous faisons une proposition de structure qui conserve l’esprit de la démocratie participative et du contrôle des institutions par le peuple, et qui servirait de cadre de travail pour les années à venir.

    I Responsabilités internes

    Les insoumis : Souverains, ils sont au sommet de la structure de la France Insoumise
    Ils s’organisent géographiquement en groupes d’appui (commune ou quartier).
    Ils s’organisent par cercles pour une tâche donnée (éducation populaire, chaîne Youtube, etc…).
    Ils élisent et révoquent les différents responsables de la France insoumise.

    Les groupes d’appui : Ils sont un regroupement d’insoumis à un niveau local. Ils servent de relais cohérent et peuvent coordonner les actions des différents cercles dont les actions se passent sur leur territoire. Ils disposent idéalement d’un local ou d’un lieu de rendez-vous identifiable, facilitant les réunions de coordination et l’accès de nouveaux sympathisants au mouvement.
    Chaque groupe d’appui désigne par élection un représentant.

    Les cercles (groupes d’action) : À la manière des groupes d’appuis, ils sont un regroupement d’insoumis qui se réunissent pour une tâche spécifique.
    Le cercle peut être un groupe d’appui, la réunion de plusieurs groupes d’appui ou un regroupement composé d’individus venant d’horizons différents.
    La seule obligation des cercles est de se déclarer auprès du collège.
    Les actions des cercles peuvent être en partie financées par le collège.

    Le collège : Le collège est une instance dont les membres sont tirés au sort sur une liste de volontaires pour l’ensemble du département.
    Ses membres ne peuvent briguer aucun mandat politique et sont révocables par les insoumis réunis en assemblée.
    Leurs mandats sont de 3 ans.

    Le collège a pour tâches :
    de gérer les conflits interne en proposant sa médiation ;
    d’exclure une personne du mouvement ;
    de coordonner les tâches d’organisation au niveau départemental ;
    de convoquer les différentes assemblées ;
    de gèrer le budget ;
    de valider la composition de l’équipe du porte-parole

    Les candidats aux élections de la République française : Ils sont élus et révoqués par les groupes d’appuis.
    Exemple : les groupes d’appuis de Montpellier élisent la liste pour la Mairie de Montpellier aux municipales.

    Ils doivent :
    S’abstenir de briguer un poste à responsabilités au sein de la France Insoumise ;
    Présenter un casier judiciaire vierge (bulletin n°3);
    Présenter tout éventuel conflit d’intérêt avec le mandat qu’ils convoitent ;
    Se manifester lors de la session de déclaration d’intention politique, moment où les membres de la France Insoumise souhaitant briguer un mandat électif se déclarent.
    Signer la charte de la France insoumise.

    Le porte-parole de la F.I. : Le porte parole exprime au niveau départemental, la position de la France insoumise dans les médias.
    Il est élu et révoqué directement par les insoumis réunis en assemblée tous les ans ; ne pouvant utiliser son exposition médiatique pour s’imposer comme candidat, le porte-parole ne peut briguer aucun mandat pour une durée déterminée
    Son équipe est validée par le collège sur sa proposition.

    Le représentant de la F.I. : Élu jusqu’aux élections et révocable à tout moment par les insoumis réunis en assemblée (à la manière des candidats), il a pour mission de négocier les éventuelles alliances avec les autres formations politiques locales.
    Le représentant rapporte le fruit de ses négociations aux groupes d’appuis concernés qui valident ou non ses propositions par un vote.
    Le représentant ne peut briguer aucun mandat politique.

    II Organisation

    L’échelon de structuration se veut souple et en phase avec les enjeux électoraux. Néanmoins certains organes internes ont vocation à être stables.
    Le collège et le porte-parole exercent leurs prérogatives au niveau départemental.
    Les autres fonctions (candidat, représentant) seront désignées et auront des contours conformes aux prochaines échéances électorales.

    Les réunion de coordination
    Les réunions de coordination sont convoquées par le collège à raison d’un rythme choisi par lui ou à tout moment par les insoumis via une procédure d’initiative populaire.
    Les réunions de coordination réunissent les groupes d’appuis, les cercles et le collège et s’organisent en fonction de la prochaine échéance électorale.
    Les initiatives des cercles sont présentées ainsi que l’état de leurs avancements.

    Déclaration d’intention politique
    Réunion au cours de laquelle les insoumis voulant briguer un mandat lors des prochaines élections se déclarent candidats.
    Une fois qu’ils sont candidats, ils ne peuvent plus briguer aucune responsabilité interne jusqu’aux élections.

    La révocation
    Elle peut avoir lieu, si 10% des insoumis (du groupe d’appui, de l’assemblée, etc…), réclament l’organisation d’un référendum ; celui-ci est alors organisée proposant oui ou non à la révocabilité.
    Si la révocabilité est prononcé, une nouvelle élection est organisée.
    Il ne peut y avoir de référendum révocatoire qu’une fois tous les 6 mois.

  161. Permettre la transparence, la lisibilité de l’organigramme (qui fait quoi?). Nous avons besoin, pour rester motivés, d’être rassurés quant au fait que la France Insoumise ne deviendra pas davantage un parti au sens traditionnel du terme. Les législatives, avec ses décisions imposées et ses parachutages scandaleux, nous ont donné un avant-goût de ce que nous pourrions devenir. Ne faisons pas cette erreur. Il faut accorder une plus grande confiance à la force et à l’intelligence du peuple ! Les députés les plus efficace et les plus populaires sont bien ceux élus par les Insoumis de la base, pas ceux parachutés par la volonté du haut de cette pyramide qui ne devrait pas exister. Allons au bout de notre pensée. Le pouvoir doit aller au collectif dans un véritable effort démocratique.
    Contribution d’Annabelle Hernandez et Constance Gontier.

  162. Anne-Françoise Prunières, GA de Paris 5ème
    Organiser la démocratie dans la liberté
    La direction du mouvement doit être légitime, non autoproclamée, représentative de TOUS les militants et transparente dans ses décisions. Une structuration très simple, démocratique et souple est nécessaire :
    – Un conseil national (en même temps conseil d’administration de l’association LFI) élu pour 2 ans. Constitué par 2 délégués par département et 30 tirés au sort parmi les ex candidats aux législatives puis aux autres élections, pour profiter de leur expérience de terrain. Une rotation des délégués souhaitable.
    – des groupes d’appui locaux (GA) : une réunion au moins 1 fois/mois sauf l’été. Des responsables élus pour 1 an. Une réunion de tous les adhérents du département au moins une fois/an.
    – Des Commissions thématiques nationales ouvertes à tous en fonction de leurs connaissances ou implications thématiques. Ce sera l’instance de réflexion programmatique de la FI.
    – La création d’un groupe informel, genre « Les amis de JLM » permettant d’entendre les avis de personnalités dont JLM se sent proche. Avis publics,. 1 réunion annuelle en dehors des relations directes de JLM avec eux.
    – Pérenniser l’organisation du siège avec quelques permanents
    – Mettre à disposition des GA d’un local dans chaque département pour entreposer le matériel avec un/une permanent.e (mi-temps ou moins ?) pour planning réunions des groupes et permanence téléphonique.
    – Une rubrique sur le site consacrée aux travail de nos députés.

    Dans toutes ces instances (sauf « amis de JLM ») révocation possible à tous les échelons à la majorité simple, dès 6 mois de mandat, plus 1 consultation des adhérents de l’échelon à mi-mandat. Non cumul des fonctions, y compris pour nos élus.
    A tous les échelons, principe d’un binôme, homme/femme si possible, élu directement par les militants, y compris à la tête de la FI.

    Définir le rôle de JLM (représentant de la FI ? président d’honneur ? délégué général ?) pour qu’il n’ait pas à gérer le quotidien, mais reste à part entière notre chef de file intellectuel et politique.

    Laisser les GA proposer au Conseil national des alliances avec d’autres partis en les justifiant. Préparer les municipales dès maintenant.

    Être attentif au fonctionnement de la FI dans la France rurale : les réunions y sont difficiles à cause de l’éloignement. Mettre à disposition une plateforme sécurisée de type Skype, pour une meilleure participation. Cette plateforme servirait aussi pour les commissions thématiques.
    Conserver la gratuité de l’adhésion mais proposer un barème suivant revenus.
    Amitiés à tous

  163. mettre les mains dans le cambouis
    notre intelligence collective se mesurera à l’impression de nos pas (menus) sur le terrain.
    les militants FI ont le besoin/devoir impérieux de faire de la politique une impulsion.
    une forme géométrique d’envergure variable (modèle biologique, assimilable au système respiratoire des mammifères, par exemple)
    je propose une unité militante composée par 5 militants:
    4 points de vues différents soutenant une contradiction « éclairante » au pas à pas;
    pour qu’un cinquième militant (porte-voix au centre de gravité de ce corps) introduise et/ou exporte une synthèse, strate par strate, du local au national.
    chaque partie prenante au débat par cellule de 5, ayant vocation à diffuser (porte-voix) en amont et/ou en aval
    -tout cela est bien confus;
    -diffus, dirais-je.
    merci

  164. Comme sans doute beaucoup de militants insoumis qui sont actifs depuis la dernière séquence électorale, nous avons appris, il y a peu, les modalités de choix des participants à la convention de novembre. Ces modalités sont une aberration 70% de personnes tirées au sort et 30% de représentants politiques. Sur quelle liste se fera ce tirage au sort!!!Peut-être est ce clair pour les organisateurs mais pas pour nous. Nombre de contributions insistent à juste titre sur le caractère souverain des groupes d’appui, unités de base du mouvement. Si on est d’accord avec cette idée, il faut une part significative de délégués choisis par les GA eux mêmes, ou les coordinations locales existantes, selon des modalités définies par eux seuls : élection, tirage au sort, autres… Si un tirage au sort sur des listes préétablies (encore une fois lesquelles ?) d’amis de la FI est possible et même souhaitable, il doit être limité. Comment peut-on discuter de la structuration du mouvement en Novembre et écarter de fait les GA de cette convention.

  165. La FI a besoin de 2 choses pour devenir pérenne, tout en restant légère:
    – de fonctionel
    – de « responsables ».
    Fonctionnel: aujourd’hui, seuls les référents des grpes d’appui (qui se sont, par essence, autodésignés), savent quels sont tous les « adhérents » de leur grpe. Pour connaître et entrer en contact avec d’autres Insoumis, il faut en passer par le référent de leur grpe. Pas très pratique: cela nécessite des recherches. Par département, ou par circo, les référents devraient pouvoir disposer de la liste de leurs homologues. Plus simple ainsi pour se retrouver dans des actions plus larges que celles limitées à l’aire géographique du grpe.
    Une coordination départementale semble aussi nécessaire. Dont l’action se limiterait à des actions départementales. Pour des actions plus locales , les collectifs de grpes, créés en fonction d’une action, évolutifs dc, conviennent.
    Qui pour y siéger? Des personnes dont le nbre serait fction du nombre d’Insoumis du département. Elus par les adhérents dans une liste de volontaires tirés au sort (pas de tirage au sort intégral parmi ts les Insoumis, bcp n’ayant aucune envie de prendre une telle charge. Tirage au sort parmi des volontaires, parmi ceux dont certains auraient trop envie de prendre cette charge). Parité évidemment. Mandat limité à 1 an (?) renouvelable 1 fois, pour éviter les fentes de situation.
    C’est parmi ces élus qu’on pourrait trouver les porte-paroles de la FI. Aujourd’hui, n’importe quel référent peut parler au nom de la FI. Pas ts ont l’honnêteté de préciser qu’ils ne s’expriment qu’au nom de leur grpe. Les élus de la FI sont bien sûr a priori tout désignés pour être Porte-parole; ils ont l’onction du suffrage universel.
    Trésorerie. Aujourd’hui, seule MP Oprandi, trésorière du PG, a la haute main sur cette question, au niveau national. Mais à un niveau inférieur? Un trésorier départemental? Même s’il n’y a pas de cotisation d’Insoumis, il peut y avoir des dons, des recettes. Au niveau de grpes, réuni ou pas, mieux vaut continuer à gérér bénévolement, tous ensembles, le peu que l’on a en fction de ce qu’on veut faire. Ca responsabilise les Insoumis, et représente, par un appel financier ponctuel, une sorte de participation, de « cotisation ». Quant aux abus éventuels, plus on est basique, plus il est facile d’en parler. En principe.

  166. L’organisation est intimement liée au projet qui oriente notre action. Toutefois, il est clair que nous ne voulons plus de ces organisations verticales mais une organisation où la démocratie réelle est mise en œuvre. Cela impliquera au minimum, à déléguer des fonctions par une élection directe et des mécanismes souples pour les révoquer, un contact fluide des fonctions avec l’ensemble dans un cadre délibératif, consultatif, participatif et flexible, et à des consultations obligatoires pour les décisions importantes.

    La crise de la représentativité et des institutions a généré un rejet compréhensible des structures organisées de la part des gens. À mesure que la déstructuration avance, les divisions entre les dirigeants se renforcent et ces failles peuvent permettre l’avancée de nouvelles formes d’organisation. Le défi consiste donc à constituer un autre type d’organisation plus dynamique qui permette de canaliser de façon fluide la volonté du plus grand nombre. Il faut résoudre le problème des niveaux d’organisation qui doivent permettre la délégation de fonctions et de responsabilités sans tomber dans les sphères bureaucratiques enclines à la manipulation.

    Il n’est pas simple de trouver un point d’équilibre entre les anciennes formes de structures ankylosées, manipulables par les coupoles, et la tendance à l’émiettement de l’horizontalité.

    Mais si nous essayons de définir quelques questions très élémentaires sur les caractéristiques que devraient avoir notre organisation, elles seraient d’avoir une organisation très agile et peu structurée, adaptée au moment actuel. Notre organisation doit très bien définir ses objectifs et en fonction d’eux, sa stratégie et, sur la base de cette stratégie, déléguer les aspects tactiques aux personnes adéquates. Dans le champ de la tactique, ces personnes devraient avoir la liberté d’action suffisante afin de faciliter la prise de décision, mais des mécanismes souples de révocation de mandats doivent exister pour faire face à de mauvaises récupérations. Tout changement dans la stratégie devait être approuvé à la majorité des membres de l’organisation. Dans les organisations de volontaires, tous ne sont pas impliqués dans les délibérations quand il y a des décisions d’importance à prendre en simultané, mais tous devraient avoir le droit de le faire s’ils en ont l’intention, et tout cela pourra être facilité par le biais des réseaux.

    Nous avons aussi besoin :
    – de Leader, de porte-parole mais pas de chefs.
    – de groupes de base restreint (10-20 personnes) avec des référents qui tournent. Ils initient ou appuient les initiatives locales
    – de coordination entre groupes de base à différentes échelles et sur différents thèmes pour d’éventuelles actions communes (pertinence de l’échelle)
    – de temps de regroupement (rencontre sociale) à différentes échelles.

  167. Le mouvement politique la France Insoumise appelle un certain nombre de réflexion et de perspectives pour l’avenir. La structuration politique nationale qui doit être mis en place après la Convention se doit de garder l’essence même de ce mouvement c’est à dire ne pas être un parti ceux-ci on montré leurs limites et la mise à l’écart de la masse populaire qui ne se reconnait plus dans ce type de représentation. L’organisation politique nationale doit donner le cadre, les fondements, la méthode, le sens de nos actions politiques sur nos territoire. Il est bon de se poser une question de base : quel est le devenir de la FI et se doit-elle d’avoir une ambition politique qui vise à prendre le pouvoir sur toutes les strates existantes (Région, Département, Canton, ComCom, Commune…) Personnellement je le pense et il est impératif de se structurer et de s’organiser pour cela tout en gardant la dynamique générer par les Groupe d’Appui au plus prêt des citoyens. Pour cela il me paraît incontournable de mettre en lace une organisation politique et des référents élus localement sur chaque département. Il faut des instances qui puissent être en capacité de fédérer, d’animer les Groupes d’Appui rattachés. Il est nécessaire d’avoir des référents politiques départementaux reconnus comme tel par les collectivités locales et territoriales en capacité d’intervenir et d’agir sur le terrain. De plus cela permettra de développer la création de Groupe d’Appui afin de mailler le plus possible le territoire qui reste l’originalité de notre mouvement. Ceci doit permettre et maintenir une ligne cohérente des actions entreprises. La crainte de reproduire une ligne verticale sclérosante et par trop hiérarchique doit être vite écartée. Le simple fait d’avoir des GA permettra d’éviter toute déviance en la matière. Il doivent garder leur marge de manoeuvre et d’action mais autour d’un cadre établi. Les GA doivent-ils s’organiser en mode associatif, cela semble nécessaire de nos jours pour pouvoir agir concrètement. Cela pourrait se mettre en place en inter groupe de proximité le tout rattaché au département sous un mode Fédéral ou autres. Pour les groupe d’appui je suis convaincu que c’est là que se gagne les élections, que c’est là par nos actions, notre présence que notre mouvement est et sera reconnu autour des valeurs qu’il partage. Il faut t-il avoir une dimension politique qui permet d’intervenir sur les collectivités de proximité je le crois car il y a une meilleure réactivité et efficacité pour intervenir localement et cela ne pourra que favoriser la reconnaissance des gens et surtout redonner du crédit à l’action politique. De plus il y a plusieurs secteurs d’action possibles et complémentaires de type « éducation populaire ». Sans être pompeux nous avons un devoir de permettre une meilleure compréhension et objectivité des concitoyens sur ce qui fait le monde et les pouvoirs inhérents. Actions d’émancipation, de pédagogie, de rencontre, de partage, d’entre-aide, de convivialité un tout qui fait société voilà ce qui fera notre force. Actions de soutien au plus prêt du terrain afin d’aider les plus démunis à sortir de leur isolement et de trouver le chemin à suivre. J’aurai encore bien de propos à tenir aussi je souhaite et j’adhère à ce mouvement au plus profond de mes convictions pour renverser les pouvoirs en place.

    Fraternellement Bernard

  168. 1)Améliorer les outils de liaison entre le national et les groupes d’appui : il n’est pas concevable à l’avenir que les mails envoyés au national via les quelques boites mails proposées ne reçoivent ni réponse, ni accusé de lecture ni même accusé de réception ! L’expression « lancer une bouteille à la mer » n’a jamais aussi bien porté son nom…

    2)Faciliter la coordination inter-groupes d’appui via des sites internet locaux simples d’utilisation et comportant les informations essentielles : coordonnées des référents de groupe d’appui locaux, agenda des actions de ces groupes, compte-rendu des réunions de ces groupes, lien vers les éventuels comptes de ces groupes sur les réseaux sociaux…

    3)Faire financer les groupes d’appui certifiés par le national, c’est-à-dire par les subventions reçues des financements publics. Une visibilité sur l’utilisation de ces fonds doit aller de pair avec leur attribution.

    4)Visibilité aussi sur la régularité et les échéances de tenue des assemblées du mouvement (= pour l’instant Convention Nationale uniquement mais aussi tout autre assemblée décidée dans le futur).

    5 ) Les Conventions Nationales doivent :

    -Se tenir une fois par an
    – Petit à petit laisser une place aux délégués issus directement des groupes d’appui certifiés en sus du tirage au sort. La proportion entre les 2 reste à la charge de la Convention précédente. En effet, le nombre de groupes d’appui actuellement créés ne permet a priori pas décemment d’envoyer un représentant par groupe d’appui mais leur « tri » amènera sans doute à quelque chose de plus réaliste (1000 GA et non les plus de 5000 créés actuellement)
    – Conserver le tirage au sort (même si sa proportion peut diminuer au fur et à mesure, voir ci-dessus) et doit s’ouvrir à tous les insoumis inscrits sur la plate-forme et non pas seulement à ceux présents dans des groupes d’appui.
    -Elire un « Bureau Organisationnel » chargé de l’organisation du mouvement (= sur la forme).

  169. Il y a nécessité de se structurer de façon plus « lisible et visible » mais également une nécessité de démocratie .
    Les « porte-parole » doivent être élus et révocables comme le prévoit la 6ème république. Lors d’une décision importante à prendre, il doit aussi y avoir vote style référendum. Ainsi l’élu aura un mandat clair et saura quelle position il doit défendre.

    Je suis septique sur la représentativité des groupes d’appui. Lors des législatives j’ai pu constater la limite de ce fonctionnement : élaborer à 10/12 des propositions de candidatures , laisser Paris décider du candidat sans tenir compte du terrain et sans discussions avec les partenaires (PCF en particulier) , toutes ces actions ont multiplié les candidatures de gauche et ouvert un boulevard à LRM. Les groupes d’appuis ne peuvent pas être que des petits soldats . D’autant que les groupes d’appui sont en partie constitués de personnes qui ne s’étaient jamais engagées. Si cette configuration a été efficace pour l’élection présidentielle, elle ne peut perdurer.

    Si je reviens aux législatives , c’est Paris qui a choisi les candidats sur les listes proposées par les GA. La stratégie de JLM a été de transformer cette élection en élection nationale: « j’ai eu 7 millions de voix à la présidentielle donc j’aurai aussi 7 millions ». La suite on la connait. Seulement sur le terrain , cela ne se passe pas comme ça. Des fractures ont été créées et elles laisseront des traces. On ne peut pas vouloir changer la politique et se comporter de façon aussi centralisatrice. Paris ne connait pas tout et ne doit pas décider de tout.

    Un débat démocratique doit avoir lieu ;
    On nous regarde. De notre capacité à créer une vrai alternative avec un fonctionnement démocratique ouvert et pluraliste, naitra ou non la réussite future.

    Pourquoi ne pas prendre le temps de mettre en place une constituante pour discuter de l’organisation de notre mouvement ?

  170. 1) Il faut créer des espaces démocratiques de décisions efficaces (12 membres « engagé-es » au triple maximum) pour chacun des niveaux « territoriales ou d’entreprise.

    Les membres sont désignés démocratiquement tous les deux par les membres engagé-es de chaque niveau et sont renouvelables 1 fois. Ils donnent de la lisibilité sur leur décision et consultent les groupes d’appui sur les décisions à prendre. En cas de vacances des cooptations après appel à candidature apporte de la fluidité sans perte d’énergie.

    Elles et ils ont des pouvoir de décisions dans la France soumise sur les choix stratégiques et à tout niveau territoriale et pourront « auditer » leurs elu-es à chacun des niveaux (pouvoir de révocation).

    2) Les décisions doivent être prises par des membres « insoumi-es engagé-es ». Des membres donateurs financiers et/ou militant-e bénévoles qui donnent de leur personne et reconnu comme tel. Ces membres du mouvement financent toute l’organisation dans une pyramidale.

    L’intégration individuelle à la structure de France insoumise est de fait actée annuellement dès que le don ou l’acte bénévole est vérifié par les groupes. Ces membres peuvent être organisés dans des partis ou syndicats mais auront signés la charte de membre.

  171. Pour être crédible, la France Insoumise doit s’appliquer à elle-même son propre programme. On ne peut convaincre le peuple de la nécessité d’une 6e République démocratique si on ne fonctionne pas de façon démocratique. Le peuple a trop longtemps été trompé par des partis dont les actes trahissaient toujours les paroles. Nous avons un devoir d’exemplarité.

    La direction du mouvement doit donc être élue. La direction actuelle s’est instituée elle-même, ce qui était compréhensible dans le cadre d’une campagne électorale, avec un mouvement constitué ex-nihilo pour soutenir un candidat dans dans le cadre d’un scrutin uninominal très personnalisé. Mais nous passons à une autre séquence. Il faut donc une direction élue, de préférence paritaire, avec un mandat limité dans le temps.

    L’organisation en groupes d’appui doit donner lieu aussi à des pratiques démocratiques. Les initiateurs de groupe n’ont pas à en être les animateurs ad vitam aeternam. Ils doivent pouvoir passer la main à des animateurs élus ou même tirés au sort, là aussi pour un mandat limité dans le temps. Ces groupes doivent pouvoir se fédérer de façon souple dans des actions communes à l’échelle qui convient à ces actions : quartier, canton, commune, agglomération, département, circonscription, région… On peut aussi concevoir des groupes ou commissions thématiques non limités à un cadre géographique, avec possibilité de création et d’inscription via la plateforme comme pour les groupes d’appui, mais sans la limitation à 12 membres qui n’aurait dans ce cas aucun sens.

    La possibilité de révocation est un des axes fondamentaux de notre programme. Nous devons nous l’appliquer à nous-mêmes. Chaque fonction, élective ou non (animateur/animatrice de groupe d’appui, responsable de telle ou telle tâche ou de commission, porte-parole officiel.le du mouvement, et bien sûr directeur/directrice de campagne…) doit pouvoir être révoqué.e par referendum local ou national auprès des membres à partir de pétitions signées par un nombre de membres à fixer selon les cas.

    A la limitation des mandats dans le temps doit s’ajouter le non-cumul des mandats ou tâches effectives. Il n’est par exemple pas souhaitable lors d’une campagne électorale qu’un directeur de campagne national siège dans le comité électoral chargé de valider les candidatures.

    La convention du mouvement doit être réunie régulièrement. Constituée de représentants de « l’espace politique », de tirés au sort (dans un but d’implication citoyenne et de dé-professionalisation de la politique), elle doit aussi intégrer des représentants des groupes d’appui. Cette convention ne doit pas être une chambre d’enregistrement des décisions prises en haut mais une véritable assemblée décisionnaire. Sans sombrer dans les écueils des congrès soporifiques des partis traditionnels et de leurs jeux d’appareil, elle doit permettre un minimum de débats.

    « L’espace politique » et « l’espace des luttes » doivent pouvoir intégrer de nouvelles formations politiques ou associations et de nouveaux collectifs. L’adhésion ne doit pas être opaque mais validée par la Convention du mouvement, de façon transparente, après demande officielle d’adhésion et délibération de la Convention.

    Les outils informatiques doivent être utilisés pour organiser des consultations en ligne, sur le modèle de celle qui avait eu lieu entre les deux tours de l’élection présidentielle. La direction du mouvement et la Convention doivent avoir l’initiative de telles consultations, qui peuvent prendre la forme de sondages indicatifs ou avoir valeur de referendum interne décisionnaire. Mais il faut aussi que l’initiative puisse venir des adhérents eux-mêmes. On peut par exemple imaginer qu’une pétition réunissant 10% des adhérents entraîne une consultation de l’ensemble du mouvement.

  172. INSOUMIS DU PAYS D’IROISE 3e Cir du 29
    Je trouve que le national ne s’appui pas assez sur les coordinateur de groupe. Nous l’avons vu dans l’organisation des transports pour la marche a la Bastille, dans le questionnaire adressé aux membres des groupes, Qui mieux que les coordinateurs connaissent le mieux les membres des groupes? Nous pouvons nous rapprocher d’autres groupes de même régions pour organiser des actions, rassemblements, déplacements, groupage pour cde de matériel et bien d’autres actions. ils peuvent également etre les portes paroles de leurs membres.

  173. DONNER LE POUVOIR, TOUT LE POUVOIR… AU PEUPLE !
    LE PEUPLE SOUVERAIN DOIT DÉFINIR LUI MÊME SES RÈGLES DE FONCTIONNEMENT POLITIQUE
    (Jean Luc Mélenchon – l’avenir en commun 2017)

    Inspirons nous de notre projet politique pour notre projet d’organisation. Mieux… appliquons le !

    Ce qui fonde notre mouvement c’est :
    – notre adhésion au programme «l’avenir en commun»,
    -l’engagement de citoyens autonomes et responsables, son caractère simple et convivial,
    – notre liberté d’expression et d’organisation
    Si celles-ci peuvent accepter un cadre, des règles, elles ne peuvent supporter de restrictions.

    La gestion du temps est un des éléments de pouvoir ! Comprimer le temps c’est réserver le pouvoir à quelques uns (ceux qui en ont). Le temps des citoyens n’est nullement celui des organisations, il est donc indispensable de veiller à cet élément précieux pour une vraie expression démocratique.

    PARLONS D’ARGENT !

    Ou s’administre l’argent, conditionne le vraie lieu de décision, de pouvoir. Comment et par qui il est géré détermine un élément important d’une vie démocratique.

    Les financements publics de la vie politique sont extrêmement aléatoires. Ne l’oublions pas. Si des moyens nouveaux de fonctionnement au niveau local ou national (locaux, salariés…) peuvent s’envisager voir être légitimes, l’afflux d’argent peut provoquer des excès en la matière.
    Ces financements peuvent aussi ou à la fois contribuer, conduire à des dérives, à un désengagement militant, priver de moyens les actions ponctuelles avec des citoyens ou de fond (formation, information…). Pire, influer sur la ligne, la stratégie politique… regardons autour de nous.

    On ne peut pas, claironner vouloir faire une révolution citoyenne sans changer la façon de financer les outils d’organisation de l’expression politique de ces citoyens. Il faut inverser la polarité de ces financements en la plaçant au plus près des citoyens… le groupe d’appui. Ce changement contribuera également à diminuer le risque de basculer dans les pièges du syndrome centralisateur inhérent à toutes organisations.

    Protégeons nous le plus possible des dérapages en organisant là aussi la transparence, l’horizontalité. Les dépenses doivent coïncider aux choix, aux priorités politiques débattus et adoptés en assemblée. Une présentation comptable par « grands thèmes » est donc indispensable (fonctionnement et autres axes d’actions votés).

    PISTE DE RÉFLEXIONS
    Une constituante
    – formée pour moitié de membres élus , de l’autre tirée au sort
    – qui propose en trois mois un projet de fonctionnement qui se réfère aux objectifs et valeurs du programme (pas de caste, proéminence du collectif, révocation, citoyens au cœur des décisions, mixte de membres élus et tirés au sort …) et des différentes contributions émises
    – un projet débattu ensuite aux seins des groupes d’appui pendant trois nouveaux mois de débats/contributions
    – un projet sanctionné dès le septième mois par un vote populaire

    Une organisation en marguerite avec le groupe d’appui au cœur
    Deux organes politiques
    – les groupes d’appuis
    – la F.I. nationale
    Quatre organes d’actions, d’organisations, d’initiatives…
    – des groupes thématiques
    – des groupes territoriaux (zone de vie traditionnelle, circonscription, bassin : économique, d’emploi, frontalier …)
    – une coordination régionale
    – une, des coordinations départementales

    Les citoyens au cœur
    – l’autonomie des groupes d’appuis, doit être assurée par les ressources provenant du financement public et des cotisations, si cotisation (75% groupes d’appui et 25% national). Toutes autres contributions financières des groupes d’appui (organes d’actions, d’organisations…) sont laissées aux choix, aux délibérations des groupes
    – la transparence financière, par l’adoption en assemblée annuelle d’un budget prévisionnel par thème. Deux présentations d’étape établies (mai et octobre) sur l’état des dépenses et recettes. En décembre trois commissaires aux comptes( 1élu, 2 tirés au sort) seront chargés avec « l’argentier » de l’élaboration des comptes annuels quand ceux ci ne nécessitent pas un expert comptable.
    – le contrôle, en assemblée annuelle par la présentation, l’explication, les commentaires et l’adoption (ou non) d’un rapport d’activité/orientation, du comptes de résultats, du bilan financier et d’un nouveau projet d’orientation

    Pour le national, une organisation politique sur des bases de transparences et de contrôles identiques mais tri-annuelle.

    Quel fonctionnement pour les groupes d’appui
    La forme associative semble donner à l’engagement citoyen un cadre souple :
    – suivant l’objet, elle peut intervenir sur tous les aspects de la vie courante (logement, consommation, énergie…)
    – le caractère populaire et souple avec des membres engagés, d’autres moins voir des sympathisants
    – un outil démocratique
    – un outil d’éducation populaire
    – un outil de gestion des ressources (ex : permet les demandes de prêts de locaux…)
    – une charte commune à minima peut être partagée…

    Une autre forme peut retenue (ex : micro parti). Quelque soit la forme d’organisation retenue elle doit préserver, favoriser l’autonomie, la transparence, la recherche de convergences et faire l’objet de votes.
    Cette volonté de convergence ne doit pas « asphyxier » les expressions, les éclairages différents. Pour nourrir le débat, ces « éclairages » (maxi 2) seront présentés dans les autres lieux de débats avec le poids qu’ils représentent (voix obtenues).
    La participation financière (hors financements publics) peut s’envisager sous forme de dons ponctuels (campagne, actions spécifiques…), et/ou de cotisations. Si cotisation, elle doit être traitée au niveau local et proposer plusieurs formules.
    Chaque mandat doit être révocable avant son terme, chaque mandatement doit faire l’objet de comptes rendus réguliers et écrits si nécessaire.

    Interrogation
    Dans la période de réflexion préliminaire à la mise en place d’un type de fonctionnement, il semble important de répondre à un certain nombre de questions. L’organisation recherchée devrait en tenir compte.
    – Analyse de la situation politique en France.
    – Forces et faiblesse de la FI dans les campagnes électorales 2017
    – Quelle stratégie de conquête du pouvoir ?
    – alliance ou pas ? avec qui ? Au niveau national et international.
    – populisme de gauche ou rapport de classes ?
    – sur quelles forces de transformation la FI peut-elle s’appuyer ?
    – la conquête de l’État est-elle suffisante pour transformer la société ?
    – quelles relations avec les structures alternatives locales ?

    Ces questions nécessitent un effort d’information de la part des militants, des membres et pas seulement en interne et dans l’entre-soi. Il demande aussi un investissement important dans la formation pour comprendre les enjeux non seulement à court terme mais qui impliquent plusieurs générations.

    Bien que j’y participe par ces quelques lignes, je suis septique sur la finalité de ces contributions. Comment, par qui, avec quelle méthode va t’on y travailler ? Je crains comme certains l’on dit, que l’on reprendra que ce qui va dans le sens souhaité.

    J’espère me tromper. Pour l’instant, nous sommes « une organisation » à deux têtes, l’une pensante (le PG) l’autre exécutante (la FI). Cette situation ne peut durer.

    Refaire l’erreur du PG (une organisation centralisée pareille aux autres partis) serait une grave faute et signifierai pour nombre d’entre nous, pour la classe ouvrière la fin d’une espérance. La façon de gagner compte autant que la gagne.

  174. Au vu de nos ressources limitées sur le terrain ( beaucoup d’inscrits mais peu d’actifs ) Il me semble qu’une organisation territoriale locale permettant le regroupement et la mutualisation opérationnels de nos moyens est à définir et à mettre en place impérativement et au plus vite.
    A priori selon les densités démographiques nous pourrions regrouper les GA , toujours opérationnels actuellement , par cantons , par quartiers ou par arrondissements.
    Ces GA regroupés pourraient ainsi travailler avec leur bassin de vie , y compris ceux à cheval sur deux départements quand il s’agit de zones péri urbaines éloignées de leur centre administratif (préfecture).
    Cette organisation territoriale souple et peu étendue , en plus des mutualisations de moyens , permettrait une circulation et une communication physiques effectives plus fréquentes entre les membres de ces nouveaux GA.
    Pouvant se réunir plus facilement pour débattre , la démocratie locale de la FI s’exercerait plus aisément.
    Ces structures locales désigneraient leurs représentants qui assureraient les articulations avec la FI au niveau national , avec d’autres structures politiques et associatives.
    Ces représentations nominatives seraient limitées dans le temps et s’exerceraient dans un périmètre de responsabilités strictement définies ( un porte parole n’a pas de mandat pour prendre une décision , sauf si son GA requalifie sa mission si nécessaire ).
    Nous éviterions ainsi l’empilage administratif des structures intermédiaires des partis traditionnels qui sont un obstacle majeur entre la base et le sommet.
    Les ressources financières seraient réparties entre le national et ces GA ; les 2 niveaux aillant la responsabilité d’en faire la collecte regroupée au niveau national.
    Les GA seraient autonomes dans leurs actions dés lors qu’elles s’inscrivent d’une part dans le cadre de la plate forme politique de notre programme et d’autre part dans le cadre des décisions prises au niveau national.
    Pour les assises de la FI à venir (quand ?) dans le tirage au sort des participants il est nécessaire d’y inclure aussi un quota de référents de GA qui tout au long des 2 campagnes de 2017 ce sont investis à fond.
    Il paraitrait étrange que des personnes inscrites récemment participent à ces assises
    et qu’en soient exclus des militants actifs depuis de longs mois .
    D’autant plus que vu d’en bas et de loin des sous groupes insoumis ( ex entre autre : les insoumis communistes) semblent pouvoir avoir eux aussi des représentants à ces assises.
    Il est vrai que l’urgence politique nous impose des priorités mais il faudrait rapidement structurer la FI car il ne faudrait pas qu’elle finisse en micro cartel politique parisien avec quelques têtes d’affiches nationales que nous ne verrions plus qu’au travers des médias dominants.
    Cette structuration est d’autant plus nécessaire qu’elle devrait permettre à des milliers d’insoumis de participer plus efficacement sur le terrain à la vie de la FI , d’y faire leur part , d’y exprimer leur créativité et d’utiliser au mieux les outils collectifs.
    Nul doute qu’elle nous permettra enfin de savoir comment désigner démocratiquement nos instances et nos représentants nationaux.
    Amitiés Insoumises

  175. De fait, promet Manuel Bompard :
    Un organigramme précis va être publié en même temps que la méthode, dans lequel il figurera, comme Charlotte Girard ou, sans nul doute, Coline Maigre qui coordonne les fameux groupes. Sans vote, ni consultation sur leurs noms, mais sans exclusive.

    Le peuple est systématiquement tenu à l’écart des décisions. Tout au plus a-t-il le droit de voter une fois tous les cinq ans sans possibilité d’intervenir ensuite. Il est temps de faire confiance aux citoyens INSOUMIS et de permettre le débat et l’expression de la souveraineté populaire en toutes circonstances.

    Créer un droit de révoquer un élu en cours de mandat, par référendum, sur demande d’une partie du corps électoral

    Instaurer le référendum d’initiative citoyenne et le droit des citoyens de proposer une loi
    Rendre obligatoire le recours au référendum pour réviser les statuts de la France Insoumise qui n’existent pas et garantir le respect de la décision populaire.
    De fait, promet Manuel Bompard :

    Le rôle essentiel et pivot de Jean-Luc Mélenchon, avec une France insoumise fondée autour de sa personne. Les statuts l’attestent.

    Quels statuts, les statuts de l’association pour le remboursement des frais de campagne ?????

    ARTICLE 1 — FORME ET DENOMINATION Il est formé entre les adhérents aux présents statuts, une association régie par la loi du 1“ juillet 1901 et le décret du 16 août 1901 ainsi que par la loi n° 88—227 du 11 mars 1988 modifiée, relative à la transparence financière de la vie politique et la loi du 15 janvier 1990 modifiée.
    ARTICLE 2 – OBJET L’association est un mouvement citoyen qui a pour but de regrouper les soutiens de Jean—Luc Mélenchon à l‘élection présidentielle de 2017 et celles et ceux qui font le choix d’une France insoumise et d’un Avenir en commun !
    ARTICLE 3 – LES ADHERENTS Est adhérente toute personne qui : — est à jour de sa cotisation, dont le montant est fixé par le règlement intérieur, d’adhérent-e et d’élu-e, – s’engage à respecter les présents statuts et le réglement intérieur. Toute nouvelle adhésion doit être approuvée par le Bureau de l’association à la majorité quaiiñée des trois—quarts. La qualité de membre de l’association se perd par : démission adressée au Président, de plein droit pour non renouvellement de cotisation, décès, radiation prononcée pour motifs graves portant préjudice à l’association par le Bureau. :“PN!” Tout membre démissionnaire ou exclu est sans droit sur les fonds associatifs de l’Association.
    ARTICLE 4 – RESSOURCES DE L’ASSOCIATION Les ressources de l’Association se composent : – du versement annuel des aides attribuées aux partis et groupements politiques conformément aux articles 8 à 9-1 de la loi du 11 mars 1988 modifiée. — des prestations inhérentes à son activité, — des reversements reçus du mandataire financier désigné conformément aux dispositions de l’article 11 de la loi du 11 mars 1988 modifiée, – du remboursement de frais exposés pour service rendu par « La France Insoummise », — des intérêts et revenus des biens et valeurs appartenant à « La France Insoumise », – de toutes autres ressources autorisées par les textes législatifs et réglementaires en vrgueur. En application de l’article 11 de la loi n°88-227 du 11 mars 1988, La France Insoumise recueille des fonds par l’intermédiaire de l’Association de Financement de La France Insoumise » (AFLFI). La France Insoumise s’interdit de recevoir directement ou indirectement tout don ou cotisation émanant d’une personne morale autre qu’un parti politique, conformément aux dispositons de la loi du 19 janvier 1995. __

    À moins qu’il y ait d’autres Associations. Je croyais que ceux-ci ne servaient juste à se faire rembourser les frais alors pourquoi parler de statuts sur la légitimité de Jean-Luc Mélenchon.

    Il est le leader incontesté de la France Insoumise, et nous lui demandons de mettre en application une démocratie interne.

    Mais la question de la gouvernance mérite d’être posé, selon certains militants interrogés. Elle ne le sera certainement pas, à en croire Manuel Bompard, qui valide la légitimité des députés comme sorte de “supra instance politique” élue directement par le peuple.

    Nous sommes le peuple des Insoumis, et nous sommes fier d’avoir 17 députés, mais ce ne sont pas une instance supra politique, ou comité central.Ils ne sont pas élus par le peuple des Insoumis.

    Nous avons la possibilité de voter électroniquement, comme nous l’avons fait pour le 2e tour des présidentielles, alors allons-y , ouvrons les débats et votons.

    QUESTIONNAIRE :

    -Jean-luc Mélenchon est-il le chef incontesté de la France Insoumise OUI NON




    ET MAINTENANT REMPLISSONS LES CASES

    Alain Marchesini

  176. Pousser les regroupements de GA dans les agglomérations pour obtenir une taille critique qui ELLE SEULE permet de faire des actions dans la durée. Une action quotidienne ou hebdomadaire aux côtés des gens est épuisante et va finir par disparaitre faute de participants.

    Pour éviter les baronnies, on reste sur un système totalement démocratique, 1 homme, 1 voix, participation libre à chaque projet.

    Implication de chacun et non plus suivre les ordres d’en haut, comme c’est encore trop souvent le cas, « quand le National dit, on fait » ne marche plus, fini le bon temps du militantisme à la papa, à la PC.

    Chacun est rentré, facilement, pour faire ce qu’il peut/veut dans la FI, il faut faire avec ses capacités et s’organiser en local, mais il faut que tout le monde se sente adulte dans le mouvement et non relégué au niveau de petite main. Trop vivent bien dans ce mode d’organisation dépassé…

  177. Qui est insoumis ?

    Voilà une vraie question, comment savoir que quelqu’un est un insoumis, qu’il peut disposer des fonds de la FI et participer aux votes lors des choix de la FI, lors du choix des personnes qui représentent la FI hors du cercle de la FI.

    Je ne vois que la cooptation, une personne qui est assez impliquée dans un GA ou groupe de GA a démontré sa capacité à travailler pour la FI, il est donc dans le mouvement et il normal qu’il participe aux décisions le concernant. Comme seuls les personnes qui paient des impôts en France sont français, sans idée sur l’origine de cette personne, seules les insoumis qui participent à la vie de la FI ont le droit de décider pour la FI. Droit qu’on leur a bien entendu laissé dans la constitution de la FI

  178. Bonjour,

    Organisation : Démocratique, Démocratie réelle à tous les niveaux, pas un petit groupe autodésigné qui fait des propositions que tout le monde valide, ça c’est un parti à l’ancienne, le PC par exemple.

    On parle d’une VIème république, il FAUT la mettre en œuvre dans la FI sinon on va, encore et facilement, nous rire au nez, tous les médiacrates n’attendent que ça.

    De plus c’est nécessaire pour que le mouvement fasse quelque chose de positif. Un secrétaire, un vrai secrétaire qui n’a pas d’idées personnelles étalées sur la place publique, mais qui remonte les idées de tous ceux ont participé à un sujet.

    TOUT le monde doit pouvoir être révocable par les Insoumis. Jean-Luc Mélenchon, Charlotte Girard ne valent pas plus que moi ou n’importe quel autre insoumis, ils sont les voix de la FI car nous le voulons bien…. D’ailleurs, quand on sort de la FI, JLM est trop vu, je sais qu’il ets difficile de sortir du jeux médiatiques, mais il faut que la FI montre qu’elle fonctionne à plusieurs même si JLM est très talentueux.

  179. Pour être membre occasionnel et/ou virtuel du GA de Christophe Cailloux et voyant le travail opéré par les membres actifs des GA de ma ville, j’appuie avec force toutes ses propositions que j’ai lues dans le détail.
    J’ajoute que je souhaite plus de transparence et davantage de démocratie dans le choix des orientations politiques majeures de la FI, notamment dans les alliances politiques et dans le choix des représentants locaux (la démocratie peut aussi prendre la forme de tirage au sort).
    Je souhaite que les représentants locaux soient choisis par la base, par nous et/ou parmi nous, et selon les modalités que nous choisissons et non par la volonté obscure et arbitraire de décisions nationales sans consultation locale préalable, souvent (pas toujours) afin de favoriser des membres du PG.
    On n’a rien contre le PG, c’est juste qu’on préférerait choisir nous même ou qu’au minimum il y ait une base claire, une règle commune établie, écrite quelque part, qui nous permette de comprendre les règles de désignation, parce que pour l’instant le sentiment est souvent à l’incompréhension. Surtout dans un mouvement qui prône l’horizontalité, on a souvent l’impression que les décision sont prises de la manière la plus verticale qui soit.
    En résumé, il faut avoir un minimum de structuration et de règles communes, non par alourdir la prise de décision, mais pour la clarifier et la rendre compréhensible à tous.

  180. J’ajouterai que sur cette boite à idée ou pour les prochaines, chaque insoumis puissent liké ou disliké chaque proposition afin de voir les idées qui plaisent au plus grand nombre.

    Et on aimerait savoir sur quelle base se font les tirages au sort pour la prochaine convention. On aimerait que ce ne soit pas que sur les initiateurs des GA certifiés comme c’était le cas à la convention de Lille car c’est bien trop limitatif.

  181. Je me permets de publier ici une analyse partagée par de nombreux insoumis locaux de ma région, mais aussi par d’autres, ailleurs.
    Je tiens d’abord à signaler que je ne suis pas un « touriste ». Depuis le mois de décembre 2016, soit dix mois, je milite sur le terrain dans une agglomération qui compte 300 000 habitants de façon très active (tractages, collages et porte à porte à foison), y compris cet été et depuis la rentrée contre la loi travail XXL et autres réformes anti-sociales. J’ai de plus été directeur de campagne pour la FI lors des dernières élections législatives dans une circonscription de cette agglomération.
    NB : J’utilise le terme GA pour Groupe d’Appui.

    > Prochaine Convention Insoumise

    • Proposition de 2 formules de participation à faire coexister :

    Formule A : 1 ou 2 insoumis mandatés élus (binôme homme femme) à la majorité ou tirés au sort parmi des volontaires dans chaque département par une assemblée départementale de TOUS les insoumis de TOUS les GA, de manière à être représentés par des militants qui connaissent bien le terrain, la situation FI locale, la population locale, qui sont riches d’une expérience militante et être force de propositions pertinentes. Bien sûre ces personnes choisis sont des porte-paroles avec des mandats impératifs, ils portent une parole collective.

    Formule B : Tirage au sort qui permet à des nouveaux ou à des personnes qui n’ont pas franchi le pas du militantisme de participer.
    Pour le tirage au sort, 2 formes de tirage à panacher :

    – 1 tirage parmi TOUS les animateurs et responsables de tous les GA (pas uniquement les GA certifiés comme c’était le cas aux dernières conventions)
    – 1 tirage parmi les + de 500 000 insoumis nationaux

    Dans l’objectif d’obtenir une assemblée qui puisse débattre de façon fructueuse, il me paraît raisonnable de limiter les tirés au sort à 100 à 200 au maximum pour chaque formule.
    On devrait limiter le nombre de participants à pas plus de 400/500 personnes. On peut donc faire 100 ou 200 représentants des GA + 200 personnes tirés au sort (100 dans chaque tirage) faisant un total de 300 personnes.

    > Organisation FI locale

    A/ Beaucoup de GA sont inactifs, soit parce qu’ils n’ont jamais été actifs (comme plusieurs GA de ma ville), soit parce qu’ils sont devenus inactifs après les élections.

    B/ D’autres GA ayant des effectifs trop faibles pour fonctionner (1 à 3 personnes) se sont rapprochés pour constituer des inter GA opérationnels d’une dizaine de personnes. Les forces militantes réellement actives n’étant pas si nombreuses, même dans les grandes villes, il peut sembler cohérent de s’organiser en GA de ville ou en inter GA de ville avec ou sans représentants de chaque GA (par exemple, binôme homme femme si possible) pour se coordonner, partager des informations et occuper le terrain efficacement. De façon à faire participer tout le monde et à conserver un groupe gérable, il faudrait cependant veiller à ne pas dépasser une vingtaine de personnes par inter GA.

    C/ La limite à 12 personnes par GA semble trop restrictive car il faut différencier les membres actifs qui viennent souvent aux réunions et actions de terrains et les membres occasionnels, voire virtuels, qui sont juste inscrits au GA mais que l’on ne voit jamais. Par exemple, le GA de la fac de ma ville comptait une centaine d’inscrits sur le GA pour à peine dix actifs !
    Il me paraîtrait donc utile de pouvoir définir plusieurs catégories de membres et de fixer à 15 ou 20 le nombre de membres actifs sans mettre de limites pour les deux autres catégories (occasionnels et virtuels/numériques).

    D/ Proposition de réaliser et diffuser un Manuel d’explication de l’organisation d’une réunion participative, qui explique notamment le partage des rôles : une personne chargé de faire le compte rendu de la réunion envoyé à tous les membres du GA, un animateur de séance qui gère les tours de paroles avec une priorité aux personnes parlant peu pour éviter la monopolisation de la parole par quelques militants et pour encourager les moins habitués à parler en public (souvent des femmes, des personnes timides, des précaires, des personnes moins diplômées et des militants débutants). Idéalement, ces rôles doivent tourner et être assurés par des personnes différentes à chaque fois. L’ordre du jour de la réunion doit être validé par tous en début de réunion et il doit être possible d’y ajouter des sujets. A la fin de la réunion, la date et l’ordre du jour de la prochaine réunion doivent être discutés et validés.

    > Articulation FI locale et équipe FI nationale : Pour une 6ème République dans la France Insoumise.

    A/ Il existe un manque de d’informations et de communication entre les GA locaux et l’équipe FI nationale. Pour faciliter les échanges d’informations entre la base militante et l’équipe dirigeante de la FI, il paraît important de réfléchir à un minimum de structuration et d’articulation sans forcément rentrer dans un système complexe et lourd à gérer.

    B/ Les GA pourraient former des assemblées départementales une, deux ou trois fois par an de façon à envoyer des représentants élus paritaires révocables (homme-femme) vers la FI nationale. Ou si on veut éviter les tensions possibles d’une élection interne, on peut tiré au sort les porte paroles parmi les volontaires et changer de personnes à chaque fois. On pourrait imaginer 2 représentants paritaires par département venant à tour de rôle régulièrement : 1 fois tous les 1,2 ou 3 mois à Paris, désolé mais c’est la ville la plus centrale de France pour participer à l’échelon national avec les fondateurs de la FI et les membres des différents espaces de la FI Nationale. Cet échelon pourrait s’appeler par exemple le Conseil National Insoumis et permettrait la circulation d’informations, des échanges, débats et prises de décisions sur tous les sujets touchant à la FI sans tabous et en toute transparence donc avec compte rendu vers les GA.

    C/ Le but est de construire un vrai lien durable entre la base de la FI et sa direction nationale. Une mise au clair et une structuration démocratique minimale est vraiment nécessaire, car beaucoup d’Insoumis (y compris des militants du PG) souhaitent que les principes d’une VIe République Participative et Démocratique s’appliquent dans la FI. Cela permettrait par ailleurs de faire taire les critiques récurrentes sur l’organisation « verticale » du mouvement et la centralisation parisienne.

    > Financements

    A/ Pensez vous mettre au point une transparence sur le budget de la FI et il y aura t-il un financement de la FI nationale vers les GA afin de les aider dans leur mobilisation, notamment contre la loi travail XXL et les prochaines réformes d’insécurité sociale ?

    B/ Pour l’instant, chaque GA fait payer ses membres pour les frais (tracts et affiches à imprimer et coller, fabrications de pancartes et banderoles, achat de mégaphones, etc.) et c’est pas vraiment tenable sur le long terme, notamment pour les GA où les membres ont de faibles revenus. Pourriez-vous s’il vous plaît communiquer sur ce sujet et nous préciser quand les financements de l’État dont la FI va bénéficier au titre du résultat des dernières élections législatives seront redistribués vers les GA locaux ?

    C/ D’autres part, si les GA qui ont la chance de compter des membres du PG peuvent emprunter des salles municipales et disposent de matériel ou d’argent, d’autres sont sur ce point totalement démunis. Or, la France Insoumise, sur le terrain, est très loin de se limiter au PG : il est donc urgent de réfléchir à une organisation permettant à tous les GA d’accepter les dons et de disposer d’une assurance, notamment pour les réunions publiques.

    Optionnel : Noms des groupes d’appui
    Proposition de changer les noms des groupes d’appui qui étaient à la base destinés à appuyer la candidature de JLM. Les élections étant terminées, il pourrait paraître logique de changer les noms. Par exemple GL ou GLI pour Groupes Locaux Insoumis, SL ou SLI pour Sections Locales Insoumises, GA ou GAI pour Groupes d’Actions Insoumis.
    Si on garde le nom groupe d’appui, il faudrait donner une nouvelle signification à ce terme en expliquant qu’on appuie le programme l’avenir en commun et la FI et non plus le candidat JLM.

  182. – donner un peu de pouvoir à chacun dans la France Insoumise sur le programme
    – il y a des insoumis qui ne sont pas dans des groupes d' »appui » ( terme à changer)
    – ne pas maximiser le tirage au sort ( je préfère le vote et plutôt par tête)
    – pour des questions de financement il faudra bien donner un statut( juridique) aux groupes locaux
    – trop d’horizontalité débouche sur plus de verticalité
    Franck Bernon

  183. Une des difficultés actuelles des GAs depuis la fin des élections législatives est éminemment d’ordre financière : nous n’avons aucun moyen de financer nos propres tracts, nos propres affiches et autres matériels de campagne.
    Pour que les GAs puissent organiser ses propres actions sans attendre d’instructions ou de matériels de campagne du national, il est nécessaire que les GAs puissent avoir un financement propre. Ce financement dont une partie devrait venir du national (ce qui nous revient du financement public des partis politiques à partir des résultats aux législatives) et une autre part des insoumis des GAs (si on met en place des cotisations ou des dons pour le fonctionnement des GAs ).
    Si comme on semble se diriger, on refuse que l’ensemble des insoumis s’organise sous la forme hiérarchisée d’un parti politique, il me semble nécessaire que sur des groupements de communes ou des communes ou des arrondissements pour les grandes villes, on mette en place au moins une association de financement qui permette de recueillir ces fonds pour les redispatcher dans les GAs. Mais se pose alors le problème, pour les cotisations ou les dons, des moyens de bénéficier des réductions d’impôts qui vont avec les financements des partis politiques. En effet, il serait idiot de s’interdire ces avantages sous prétexte que l’on ne veut pas de structure hiérarchisée. Il faudrait alors que les cotisations et les dons soient versées à l’association LFI, qui nous reverseraient ensuite sur notre trésorerie. Mais il faudrait définir de façon précise le statut de ces associations de financement. Peut-être définir un modèle de structure pour éviter des problèmes de fraudes et de mauvaises gestion de ces trésoreries et définir clairement les règles que doivent suivre les trésoriers de ces associations de financement pour qu’il n’y ait pas de mauvaises surprises.

  184. Bravo au groupe de Nanterre pour son opposition au tirage au sort. Le tirage au sort c’est peut-être beau sur le papier, mais c’est profondément anti-démocratique ! Ce dont la France Insoumise a besoin, c’est bien de démocratie, de transparence et de construction en commun, justement pour un Avenir du même nom !
    Tirage au sort, cooptation, sièges réservés, etc. tout cela ressemble furieusement à quelques bons vieux partis bien critiqués dans les rangs de la FI.
    Alors, mouvement d’Insoumission pour refuser ces méthodes ! Tous ensemble ! oui !

  185. Puisque la consigne est de ne pas attendre les consignes, les groupes d’appui sont moteurs. Émulation qui engendre une effervescence intellectuelle se traduisant par des propositions citoyennes.
    Chaque groupe doit pouvoir choisir ou nommer des représentants sur le département. (deux représentants par groupe d’appui).
    Créer une plate-forme collaborative des groupes d’appui pour faire circuler les actions à l’échelle du Rhône.
    Il faut un comité électoral indépendant.
    Sensibiliser et interpeller des députés FI sur les  luttes du terrain.

    Il faut des députés en lien avec le Rhône en fonction de leurs compétences respectives au moment des différentes actions. Ils seront sollicités librement par les groupes d’appui.

    Faciliter une auto organisation locale, s’appuyer sur un consommer local, une culture locale et une vie associative locale.
    Se rapprocher des zones rurales : les grands oubliés.

    La France insoumise tend à des insurrections citoyennes sur différents fronts. Il s’agit d’être présent dans tout ça.

  186. Tout d’abord en tant que non encartée et primo militante je voudrais que la France Insoumise reste un mouvement et ne devienne pas un parti.
    Néanmoins j’avoue que nous avons besoin de nous organiser. Donc voici mes propositions :

    Au niveau national :
    • création d’un bureau stratégique composé des 17 députés, de membres de partis affiliés à la FI et de membres associatifs et de non encartés.
    • création d’un référent élu ou désigné lors de la convention pour chaque région, idéalement pour chaque département. Un référent qui puisse être disponible pour toute question des GA référents et qui puisse également intervenir en cas de problème entre GA ou éclaircir certains points de fonctionnement.
    • consultation de la base pour chaque décision stratégique via un questionnaire envoyé aux 500 000 inscrits
    • pluralité au niveau des portes paroles Plus de non encartés serait vraiment très bien. A l’heure la majorité fait partie du PG et en tant qu’insoumise je ne sais pas parfois s’ils s’expriment en tant que PG ou FI. Condition importante pour etre porte parole : connaître tous les sujets à fond pour avoir du répondant face à ces vautours de pseudo journaliste
    * Création de commission au niveau national pour améliorer LAEC avec intéraction au niveau local
    * les élections municipales arrivent bientôt. Transposition de LAEC au niveau local avec des propositions pragmatiques et réalisables rapidement. Ex: transposition d’une démocratie participative au niveau local : proposer la méthode utilisée par la mairie de Madrid pour que chaque citoyen d’une municipalité puisse apporter un projet et en fonction du nombre d’accord à ce projet (% de la population) le projet est accepté et étudié en fonction du planning du budget etc de la mairie

    Au niveau local :
    • les GA ont besoin d’un statut juridique pour pouvoir louer des salles, bénéficier des lieux d’affichage, pouvoir interpeller les élus locaux etc etc , être autonome au niveau financier quite à se faire rembourser par le national
    • la revue de certification doit être revue. Ex j’ai 22 personnes inscrites sur mon GA, beaucoup d’entre elles font partie d’un autre groupe d’appui ou ont déménagé et c’est la croix et la bannière pour les faire se désinscrire du site. Solution : envoyer la liste avec l’accord de la personne au national afin que la désinscription puisse se faire de la plateforme directement.
    • Garder un mouvement ultra horizontal avec les GA ou autoriser la création de groupement de GA et dans ce cas s’organiser pour éviter qu’un groupe d’individus puisse prendre le « pouvoir » sur les autres. Ex : si besoin d’un référent local ou d’une zone géographique déterminée, il faudrait que ce référent soit désigné de la façon suivante (volontariat et parmi les volontaires, tirage au sort avec système de révocation si le référent ne respecte pas ses engagements) Interdire les prises de décisions de certains groupes sans consultation préalable de tous les inscrits de la plateforme.
    • Création de commission inter groupe d’appui au niveau local pour réfléchir sur des sujets spécifiques et proposer des actions en fonction de ces sujets
    • amélioration des outils de communication

  187. Il manque à la FI une organisation par département. Cela nous a gêné pendant la campagne pour les rapports avec les autres partis (qui leur parle d’une seule voix ?) et dans la communication avec la presse locale au moment des résultats, car une expression par ville crée trop d’intervenants pour être audible. Ca a laissé le champ à des porte-paroles auto-proclamés, et à des manœuvres personnelles faites au nom du mouvement. Ni clair politiquement ni classe vis-à-vis des militants.

    Il serait bien de créer deux ensembles au sein de la FI : un parti, avec membres et cotisants, reversement des cotisations, élections, etc ; et un mouvement toujours ouvert aux sympathisants, avec allées et venues libres et dons à envoyer au national et liberté d’avoir des cagnottes locales.

  188. Décision du groupe en rapport avec la Convention nationale

    Sur décision de mon groupe, aucun insoumis ne participera à la Convention nationale des 25 et 26 novembre 2017.
    Le groupe étant résolument contre le – tirage au sort – à quelque niveau du mouvement.
    Considérant cette méthode comme profondément anti-démocratique car elle permet au – tiré au sort – de prendre la place d’un(e) délégué(e) élu(e). Et de fait… d’obtenir à l’arrivée une assemblée (La Convention) non ou peu représentative du mouvement.
    Le groupe considère que l’élection d’un(e) délégué(e) nécessite un débat, une confrontation d’idées, une réflexion collective, un retour sur mandat accordé collectivement… Or, il a été décidé de court-circuiter cette procédure par le – tirage au sort – autrement dit, les insoumis sont dans l’expectative d’être tirés au sort, et donc de se remettre au hasard, pour participer à la Convention nationale, l’instance qui décide de l’avenir du mouvement pour les mois à venir.
    Le groupe refuse de cautionner cette méthode.
    Si le hasard décidait que l’un de nous était tiré au sort alors celui-ci respecterait la décision prise en groupe.

    Roland RICHA
    Référent du groupe d’action (GA) du Plateau Mont-Valérien à Nanterre
    http://f-i.jlm2017.fr/nanterrereseau/plateau_mont_val_rien

  189. comment apporter de nouvelles idees a un groupe noyaute par des anciens du pg qui entendent mais n ecoutent pas parce qu ils savent et amenent avec eux leurs anciens fonctionnements et pratiques ils cadrent a deux ou trois les reunions avant leur tenue n ecoutent personne et l oon ressort disperses avec comme mot d ordre ce qu ils avaient prévus avant la reunion
    expliquez moi comment un groupe comprenant cent inscrits n arrive pas a mobiliser plus de dix personnes soit a ses reunions soit dans ses actions
    pas d ouverture on ne donne pas a penser pas de perspectives limite il faut leur approbation pour la boite a idee pas de pedagogie pas d ecoute sur dix pages de notes dix pages de problèmes aucune proposition aucune resolution la structure elle existe manifestement les anciens du pg impose leur point de vue ils ont raison ls savent alors a quoi bon ecouter les autres pour se mettre au service de la collectivite
    rien ne change c est toujours la course au mandat

  190. Il faut une organisation décentralisée correspondant aux échelons de délibérations politiques actuels, pour préparer et organiser les actions de proximité et les futures échéances électorales locales (villes , cantons et quartiers, arrondissements, départements) avec des moyens de fonctionnement clairs et transparents. L’utilisation du financement public doit être claire, avec des moyens déconcentrés pour permettre la réalisation d’actions de terrain et l’organisation de la démocratie interne. Ce fonctionnement doit s’appuyer sur des associations déclarées et décentralisées, représentées et coordonnées au niveau national. A l’inverse de la Macronnerie, nous devons avoir des débats politiques à partir du programme FI, afin de l’améliorer, de le faire évoluer. Les représentants du mouvement doivent bénéficier d’une légitimité interne. L’articulation de la FI avec les partis qui ont été à son origine et d’autres groupes doit être transparente, afin de garder une place réelle aux adhérents non encartés avant l’émergence de la FI. Il importe que les militants locaux aient les moyens de contacter les adhérents, les signataires et les sympathisants directement.

  191. réflexions:la france insoumise cette structure ou tous viennent au contact de tous et arrivent à se mélanger sans se perdre,nous a permit aujourd’hui ce que nous sommes.cette fluidité est celle du vivant qui nous fait et nous entoure,à l’origine de ce que nous défendons l’ecosocialisme
    propositions:réussir la perméabilité par la multiplication de relais entre la tête et les pieds dont un sur l’évolution des idées et un autre sur le recensement des actions…
    :privilièger notre immersion dans le tissu social des secteurs sous représentés et mise en concordance des actions de nos députés avec les nôtres

  192. Je trouve difficile la question des groupes d’appui devant se limiter à 12. Dans le groupe d’appui où je milite, nous faisons des plénières tous les mois (avec à peu près 30, 40 participants) et nous travaillons sur différentes thématiques au sein de groupes de travail restreints. Je comprends votre souci d’être au plus près du terrain mais nous le sommes déjà, même si nous devons améliorer notre organisation pour faciliter notre action (et d’ailleurs nous nous attachons à parfaire notre organisation). Ce dispositif à 12 m’apparaît très contraignant.

  193. Pourquoi ne pas commencer à très court terme par la création, sur le modèle de l’AN, d’une sorte d’assemblée nationale bis formé de 577 insoumis disponibles qui seraient choisis dans un premier temps par l’équipe en place et les députés sur la base d’une lettre des motivation et des apports que les prétendants retenus devraient faire valoir à plusieurs niveaux dans l’établissement de cette institution . Ce serait une première étape moins centrée sur la représentativité et plus sur les forces vives disponibles ; d’autres étapes par la suite seraient tout à fait envisageables et souhaitables.
    Je propose de l’appeler : La Constituante Citoyenne Participative
    L’idée directrice serait de garder le contact et de construire l’avenir. Une forme de banc d’essai pour le futur.
    L’assemblée pourrait se réunir 2 à 3 jours par mois en suivant le calendrier de l’AN. Les frais seraient pris en charge par le mouvement.
    Elle serait composée de deux types de commissions :
    – Le premier type se calquant sur l’AN et ses commissions, restant étroitement liée à l’actualité des travaux des députés. Elle se manifesterait dans les médias par ses prises de position sur ces questions.
    – Le seconde type pour la mise en place d’une constituante en vue des élections présidentielles et législatives de 2022 ; pour développer le programme ; pour établir une sorte de charte des règles minimums à respecter pour le bon fonctionnement interne aux insoumis.
    Les députés pourraient à tour de rôle y prendre part, à titre en premier lieu d’invités et d’observateurs.
    Les travaux de l’assemblée seraient filmés et accessibles sur le net dans la transparence la plus grande possible.
    Cela permettrait particulièrement dans la confiance réciproque :
    – Aux députés en place, de garder le contact avec la base. De partager leur savoir et savoir-faire. D’avoir des retours sur leur action respective. De recevoir du soutien et des idées de combat.
    – Aux membres de cette assemblée ( les « Insoumitants »), figures fortes et actives et aussi potentiellement futurs députés , de se faire la main en se familiarisant avec les procédures en vigueur, d’expérimenter , d’apprendre et d’approfondir le travail de débatteur, d’acquérir les postures médiatiques utiles, d’apporter de nouvelles pratiques qui se feront jour tout au long de ce processus. Et de permettre aussi par les prises de position publique de l’assemblée une autre visibilité du mouvement.
    – Aux insoumis dans les groupes de soutien, de garder un contact fort seul et en groupe, de se former et aussi de faire passer des propositions, des informations et des expériences, se préparer pour la suite, de débattre entre eux et de proposer de nouvelles actions.

    Je vous propose pour finir un slogan que beaucoup pourraient partager dans cette constituante et au-delà :

    De la part des gens, les singularités peuplant la vie.

  194. ORGANISATION FI
    De manière récurrente ci-dessus, une proposition particulièrement intéressante revient : mettre en pratique (à une échelle réduite) l’idée d’ une « ASSEMBLEE CONSTITUANTE » (trouver un nom plus adapté), qui définirait non pas le contenu de la Constitution (modalités d’organisation de la société), mais les modalités d’organisation du mouvement « France Insoumise ».

    Comme c’était proposé dans le programme, cette Assemblée:
    – siégerait pendant une durée définie (6 mois? 1 an?)
    – serait composée de militants « confirmés » [syndicalistes, membres du siège, membres de groupes d’appui, responsables d’associations… (élus? désignés?)] et des personnes tirés au sort parmi ceux qui ont soutenu la candidature JLM.

    Cette expérimentation à petite échelle, tout en tordant le cou à l’idée d’un MOUVEMENT AUTOCRATIQUE, donnerait une CREDIBILITE au projet d’Assemblée Constituante, prévu par la France Insoumise. Elle permettrait aussi de se confronter aux éventuelles difficultés liées à la mise pratique de cette idée novatrice.

  195. Deux choses a éviter absolument me semble t il :

    1) Ne pas avoir de courants, de motion etc on sait et voit bien a quel point c’est une plaie qui produit plus de problèmes et de division qu’autre chose.

    2) Ne pas avoir de « sous orga », typiquement les sous orga dites « jeunes », c’est n’importe quoi, là encore ca crée de la division et dès le départ au delà de ca du cloisonnement tout a fiat néfaste sur tous les plans.

    Pour le reste:

    A priori, la position prise semble il depuis le début de s’axer la base du programme qu’on a et a son amélioration semble etre pas mal.
    Garder donc l’accord de fond tout en évitent les querelles formelles sur les actions.

    Si élus et responsables dans le mouvement il doit y avoir il faut je crois s’assurer du roulement de ses responsables, tout en gardant évidemment l’expérience et en assurant les transitions, en continue.

    Il faut se populariser, sortir absolument des circuits classiques des autres partis/mouvements qui « recrutent » tous aux même endroit avec les notions de carrière et de professionnalisation que cela produit …

    Continuer de mettre le paquet sur le numérique et faire ca carré, etre toujours plus indépendant des GAFAM et utiliser autant que possible du logiciel libre évidemment. (voir avec l’asso Framasoft par exemple etc)

  196. La France Insoumise – Propositions de structuration
    Constat aujourd’hui : Je n’ai trouvé nulle part d’explication sur le mode d’organisation actuel du mouvement de La France Insoumise. Cela donne l’impression d’une direction auto-proclamée qui occupe le terrain médiatique, qui alimente la réflexion, qui décide ce que le mouvement doit faire ou ne pas faire, qui lance les actions à déployer sur le territoire national et localement, qui créé les supports de communication pour les actions tant nationales que locales, qui adresse des directives sur les prises de position nationales ayant des répercussions locales. Les insoumis doivent se payer les frais de communication ou de transport des actions locales, les frais de local,…
    Les Insoumis sont à l’intérieur des Groupes d’Appui et conduisent des actions très locales et pour l’instant assez timides (débats- réflexions – casserolades,…).
    Les prises de position et actions sur des politiques conduites localement le sont par des élu.e.s inscrits par ailleurs dans le Parti de Gauche et qui en retirent leur légitimité d’intervention : ex Licenciements à Général Electric, Emplois aidés au Conseil Régional ARA ou à Grenoble Alpes Métropole.
    Des messages adressés individuellement par des Insoumis restent sans réponse à ce jour… Négligence ? Mépris ? Incapacité à traiter ?
    L’impression aujourd’hui est d’être, au niveau des groupes d’appui, « les petites mains » d’un pouvoir central autocrate et à l’organisation opaque…. Ce qui, je l’espère, n’est souhaité par personne !
    Que sont ces « espaces » dits des luttes, des groupes politiques, des livrets thématiques ? Qui les compose ? Sont-ils des groupes fermés/ouverts ? Peut-on y accéder ?

    Quelle organisation veut-on ?
    Une organisation exemplaire sur le plan démocratique, qui permette : des échanges fluides entre la base (= les GA) et la direction nationale et inversement et des décisions prises en toute transparence.
    – Un Mouvement, plutôt qu’un Parti : chaque Insoumis peut adhérer à la charte des GA mais garder sa liberté d’expression et notamment le droit de ne pas être en accord avec des directives prise par le mouvement.
    Une organisation du bas vers le haut :
    – Des Insoumis rassemblés dans des Groupes d’Appui Locaux (GAL) : des actions conduites localement et entre GA voisins : à leur initiative ou sur proposition du national. Proposer des formations des référents-animateurs des GA. Nomination des référents des GA une fois par an (type AG associative)
    – Des rassemblements inter-GA à l’échelle départementale (IGAD) et régionale (IGAR) pour conduire des actions dont l’ampleur nécessite une mobilisation importante. Désigner des référents mandatés pour initier ces rassemblements, avec nomination renouvelée chaque année. Ils donnent leur avis sur les décisions stratégiques à prendre au niveau national.
    – Une équipe nationale dirigeante élue démocratiquement par tous les Insoumis inscrits dans les GAL. Son rôle : coordonner les actions nationales, organiser les conventions nationales, formaliser et approfondir le programme politique et les orientations stratégiques en fonction de l’actualité.
    – Une convention nationale : qui se réunit une fois par an et qui revisite les orientations stratégiques et le programme et fait des propositions qui seront soumises au vote de tous les Insoumis. Composition : pour moitié tirage au sort parmi les Insoumis des GAL et pour moitié désignation de volontaires et/ou experts sur des thèmes programmatiques.
    – En parallèle : désigner des référents thématiques dans les départements et régions afin de donner de la lisibilité aux prises de position de LFI dans les luttes locales et nationales et soutenir et alimenter les réflexions des experts nationaux. Ex : j’ai une certaine connaissance de la situation des migrants pour militer dans des associations locales. J’ai été abordée pour être référente LFI localement auprès de ces associations et auprès d’élu.e.s d’autres organisations de gauche pour conduire des actions locales groupées. J’aimerais pouvoir bénéficier d’une légitimité pour agir officiellement au nom de LFI (si l’on ne veut éviter la « tambouille »). Je suis moi-même élue municipale.

    – Les modes de prises de décision :
    o Vote électronique à la majorité double (2/3 des voix de tous les insoumis). Chaque Insoumis a un numéro d’électeur et peut donc voter à distance.
    o Au consensus

    – Les moyens : Les recettes de l’Etat au mouvement de LFI sont réparties entre le national et le local (échelle du Département) – Trouver une clé de répartition équitable. Si ce n’était pas suffisant, voir la possibilité d’une cotisation départementale. L’utilisation de ces crédits sera pour conduire des actions locales.

  197. Tant dans une dynamique d’éducation populaire que dans la perspective d’installer plus fortement la Fi dans le paysage culturel, il me semble intéressant d’organiser un événement d’ampleur dans l’année 2018 dans chacun des départements français. Pour cela, l’équipe nationale devrait faire plusieurs choses. Premièrement, faire choisir un thème et deux ou trois intervenants (pas forcément membres de la Fi) à chaque département, et coordonner les choix pour qu’un large spectre de thème soit abordé et qu’un même intervenant ne se retrouve pas choisi par plus de deux départements. Deuxièmement, provisionner une somme d’argent destinée à aider à l’organisation de ces événements. Troisièmement, mettre sur pied dans chaque département une coordination exclusivement destinée à l’organisation de cet événement annuel et départemental ; et composée de cinq insoumis-es locaux, un membre de l’équipe nationale et les intervenants choisis.

  198. Faire une plateforme numérique et physiquement présente pour permettre à tous de formuler des interpellation avec affichage des réponse en toute transparence.
    Permettre à tous de faire des propositions et que celles ci soient votées via vote expressifs (vote majoritaire/ Vote par notation/Vote par classement)
    Permettre à tous de pouvoir démettre sous réserve d’une argumentation honnête et objective et de recueillir une proportion de vote expressifs (vote majoritaire/ Vote par notation/Vote par classement) suffisant.
    Publier en toute transparence le budget y compris des élu(es)

    Merci et bonne soirée

  199. Proposition de fonctionnement pour la France insoumise (texte déjà présenté le 6 octobre mais, après discussion et réflexion, modifié sur quelques points)

    La société nouvelle à laquelle nous aspirons ne doit pas reconduire les tragiques errements du passé qui ont décrédibilisé pour de nombreuses personnes l’idéal du socialisme et du communisme. Notre mouvement n’est qu’un moyen au service de notre dessein politique. Ce moyen doit être en adéquation avec le but poursuivi sinon il finira par pervertir ce dernier. Si notre résolution est de construire une société dans laquelle règnent la justice sociale et la démocratie la plus complète, notre outil politique doit être à l’image de cet objectif. La France insoumise doit donc mettre en place un fonctionnement qui soit en harmonie avec le programme profondément démocratique qu’elle a défendu au cours des récentes campagnes électorales.

    La direction du mouvement doit en conséquence être légitime et non autoproclamée. Elle doit être l’émanation de l’ensemble des adhérents.
    D’autre part, les choix politiques doivent résulter des débats et des choix élaborés par les adhérents membres des groupes d’appui mais aussi des adhérents qui n’appartiennent pas aux groupes d’appui ou bien y sont inactifs.

    Les groupes d’appui représentent la France insoumise sur leur secteur d’intervention. Chacun d’entre eux décide de ses actions sur son territoire. Ils doivent pouvoir se coordonner au niveau départemental. Coordination où sont représentés chacun des groupes d’appui qui délèguent des représentants qui d’une réunion sur l’autre ne sont pas forcément les mêmes.
    Cette coordination départementale est chargée d’assurer la représentation du mouvement au niveau départemental et quand cela s’impose de prendre des décisions. Chaque réunion du collectif départemental détermine quels sont les militants chargés d’effectuer telle ou telle tâche. L’objectif est d’assumer la présence politique de l’organisation au niveau départemental, d’impulser les initiatives nécessaires et d’organiser quand cela est utile des assemblées générales.

    Un comité national est l’instance législative et décisive de l’organisation. Il est constitué sur la base de représentants délégués par les départements qui les ont désignés lors d’assemblées générales départementales. Une partie des délégués sont d’autre part tirés au sort parmi les adhérents qui sont inscrits sur le site national.
    Les délégués d’une réunion à l’autre ne sont, là encore, pas obligatoirement les mêmes. Cela de façon à permettre la rotation des militants et d’éviter ainsi la cristallisation d’une bureaucratie intermédiaire qui affaiblit l’élaboration démocratique.

    Ce comité national élit une équipe exécutive (pour un an ou deux ?) qui est chargée de conduire l’organisation entre deux réunions du comité national. Les membres de cette instance sont révocables par le comité national.

    Les débats politiques qui sont nécessaires à la vie démocratique de l’organisation et à la formation des adhérents ont lieu dans les groupes d’appui, parfois au niveau départemental mais aussi sur le site national à l’aide des outils informatiques, ce qui permet aux adhérents non actifs d’y prendre part. Lors de choix particulièrement décisifs, des votations concernant l’ensemble des adhérents peuvent être organisées sur internet sur décision du comité national.

    Ceci est un canevas qui, dessinant une organisation réellement démocratique, essaie d’éviter les pièges bureaucratiques et dont le but est de permettre aux adhérents d’agir avec la détermination et la confiance que donne un mouvement dont les rouages sont en cohérence avec la philosophie politique qui est au fondement de notre engagement : le pouvoir au peuple pour le peuple.

  200. Dans cette organisation il faut s’appliquer ce que l’on peut porter dans ce que nous appelons l’urgence démocratique:
    Les groupes d’appui doivent être représentés à une convention annuelle nationale sans passer par une instance départementale. 2 représentants (un homme et une femme)de ce groupe d’appui peuvent être désignés par le groupe ou tirés au sort sur la base d’un volontariat. Liberté au groupe de se déterminer sur le mode désignation
    Une instance départementale peut être créée composée par 2 représentants ( homme,femme)de chaque groupe d’appui, différents des représentants désignés au niveau national. Cette désignation peut être effectuée comme citée précédemment soit désignation ou tirage au sort sur la base du volontariat dans chaque groupe d’appui.
    Concernant la représentation départemental à une convention nationale: 2 représentants (une homme, une femme)par département. Pas de proratisation du nombre de représentants en fonction du poid du département. La voix des petits doit compter autant que la voix des grands!
    Ces représentants groupes d’appuis et départementaux désigneront à chaque convention la représentation nationale qui devra être paritaire( homme et femme).
    La représentation nationale sera composée 1) de 2 élus(femme, homme) de chaque corps ( élus municipaux, communautaires, départementaux, régionaux, députés , sénateurs, députés européens) soit un collège de 14 membres. Chaque corps devra procéder aux désignations en son seing.
    2) 8 représentants des groupes d’appui(paritaires homme femme) 8 représentants departementaux( paritaires).
    La représentation locale devra toujours être majoritaire par rapport à la représentation d’élus de la FI.
    Le cumul de la représentation: pas de cumul dans les 3 représentations GA, départementales , nationales
    Durée de la représentation : pas plus de 2 conventions consécutives toutefois renouvelable après 2 conventions d’interruption si il y a eu continuité de présence dans un groupe d’appui
    Doit permettre un renouvellement de la représentation.
    La révocation des représentations dans chaque échelon : la représentation départementale pourra être révoqué à la demande des 2/3 des insoumis inscrits dans les groupes d’appui
    La représentation nationale pourra être révoquée à la demande des 2/3 des représentants GA et départementaux.
    Dans ces possibilités de révocations les GA resteront très forts dans l’initiative et la force du mouvement.

    Remarque: Aucune cotisation ou carte d’adhérent ne pourra être demandée ou exigée au insoumis des groupes d’appui.
    Les GA et représentations départementales proposeront à la représentation nationale les candidats aux élections locales pour validation.

  201. Quand on est un GA en rase campagne, on est bien obligé de sortir la tête de l’eau pour voir comment les autres nagent. Donc, on a absolument besoin d’avoir des liens avec les activités des autres GA. C’est ce qu’on fait, bien sûr, mais, pour dépasser le niveau actuel de bricolage, il faudrait qu’une charte un peu plus développée structure un fonctionnement axé sur des thèmes (d’action, de réflexion), pour recenser les personnes et les groupes-ressources, à un niveau à déterminer (départemental ?) à l’aide d’outils à construire.

  202. la démocratie quelle question ! Contrairement à ce qu’a dit JLM lors des amphi d’été : le mouvement doit être inclusif et démocratique – alternance entre gouvernant et gouverné, mandat limité dans le temps, tirage au sort…
    de toute façon, on a pas le choix
    Il ne faut pas que la composition de la convention nationale soit comparable à celle de Lille où les GA naissaient ou alors il faut organiser dans chaque département une ou deux journées de réflexion pour permettre à tous les tirés au sort à avoir qch à dire et qch qui soit partagé par leur groupe.
    il ne faut pas non plus que le spectacle à destination des médias l’emporte plus sur l’objet de la convention qui est de réfléchir à notre organisation
    enfin il faut de la transparence – qui est dans l’équipe de coordination, comment a-t-il été désigné ? Depuis quand pour quoi faire ?- et de la formation – il faut ouvrir cette coordination pour qu’une relève soit possible.
    la démocratie, c’est la possibilité pour n’importe qui d’être en situation de réfléchir, agir et aussi décider.
    philia insoumise

  203. Que ça nous plaise ou non, les questions économiques sont prédominantes. Il faudrait doter l’organisation d’un département économique apte à répondre en permanence à la pensée économique pilonnée à chaque seconde dans les médias. On n’insiste pas assez sur les économistes français et étrangers qui ont soutenu le programme de FI. FI peut et doit devenir un acteur de poids de la pensée économique. Par ailleurs, un tel département pourrait contribuer à former les militants et sympathisants.

  204. Pour que chacun puisse s’exprimer et être responsable il faut déjà mettre une démocratie directe. En effet, il ne faut jamais oublier que des personnes dépourvu d’outils numériques doivent aussi voter ! Ne pas oublier les personnes en situations de handicap tout doit être accessible.

    Pour l’organisation globale du mouvement je propose les étapes suivantes :
    1) expression de tout les points de vue pour tous avec un effort d’argumentation neutre (pour / contre)
    2) Tirage au sort de personnes participantes à des débats contradictoires tout en conservant l’équilibre représentatif (CSP, ruraux/métropolitains, actifs/inactifs, valides/invalides, aidants, niveau de richesse)
    3) synthèse des résultats de l’étape 1 et prise de connaissance par les personnes tiré(e)s au sort
    4) Réalisations des débats
    5) Synthèse des débats, publication
    6) Prise de décision et/ou modif par vote de tous(tes) via méthode de scrutins expressifs (vote majoritaire/ Vote par notation/Vote par classement) s’inspirer de la primaire.org qui a déjà fait cela.

    Pour les responsables de la france insoumise faire des délégué sur les thématiques du programme, un(e) responsable du comité de scénarii pouvant changer/transformer/bloquer le programe, un(e) responsable de la proximité, un(e) responsable des enjeux exterieurs. Ils/elles sont nommé/es par moyens de vote expressifs (vote majoritaire/ Vote par notation/Vote par classement) renouvelé tout les 2ans.
    Etablir un comité de surveillance (du budget, votes, éthique des élu/ues) élue à 45% par vote expressif (vote majoritaire/ Vote par notation/Vote par classement) et 45% par tirage au sort puis 10% d’intellectuels reconnus pour leurs neutralité.

    Le process peut paraître long voir complexe mais il est transparent et démocratique, et prouvera que la france insoumise est novatrice et dans l’esprit des lumières.

  205. Bonjour,
    Mes remarques concernent la représentativité, au sein du mouvement, des différentes forces politiques et des militants non encartés.
    Un Parti se structure avec une organisation verticale, nationale et locale, ce que ne souhaite pas la direction de la FI, ni une grande partie des militants de base. Dont acte.
    Cependant, les militants ne voulant pas d’une structure partidaire souhaitent malgré tout de la démocratie interne au sein du « parlement » de la FI, ce qui est a priori légitime mais aussi un peu contradictoire, la démocratie nécessitant un minimum de structure. Le tirage au sort peut être une solution à cette contradiction.
    La représentativité concerne à la fois certaines décisions de politique générale, de stratégie, de gestion des moyens financiers issus des campagnes électorales, des modes opératoires de désignation des candidats aux futures élections…
    Je ne crois pas qu’il faille avoir peur de la démocratie au sein des mouvements politiques, tout comme au sein de la République.
    La FI étant un mouvement d’insoumis intelligent, je ne doute pas que les militants suivront de près cette organisation et cette structuration et se feront entendre autant que nécessaire, comme l’ont fait les militants de notre principal « parti rival », dont la base est représentée à hauteur de 25% de leur Conseil.
    PS: je suis étonné de la transparence des échanges de la boite à idée mais en suis très satisfait.

  206. Contribution. Création de commissions « France Insoumise thématique (FIT). Convention Nationale LFI des 24 et 25 novembre 2017.

    La construction de LFI, après les échéances électorales de 2017, nous oblige à réfléchir au fonctionnement futur de notre mouvement.

    Au delà des réflexions sur l’organisation des Groupes d’Appuis, de leurs liens avec les structures nationales actuelles, il faut, me semble-t-il, créer des structures de travail permanentes qui proposeraient des thèmes de construction politiques.

    Nous pourrions créer des commissions « France Insoumise thématique (FIT)» en dépassement de notre socle Programmatique « L’Avenir En Commun (AEC)» et de ses Livrets Thématiques (LT) pour aller au delà de ces derniers et ainsi les nourrir de propositions concrètes de gouvernance.

    FIT « Economie », FIT « Droit, Justice, Liberté » , FIT « Droit du Travail », FIT « M6R Constituante », FIT « Relations Internationales », FIT « Défense », FIT « Relations avec le Parlement », FIT « Fonctions Publiques », FIT « Services Publics », FIT « Transports », FIT « Aménagement du Territoires », FIT « Collectivités Territoriales », FIT « Education Nationale », FIT « Etudes Supérieurs », FIT « Recherche et Développement »…

    Ces FITs pourraient être composés de 70 membres non permanents avec un bureau d’une dizaine de personnes qui serait chargé du fonctionnement (Invitations, ODJ, Compte Rendu des travaux…).

    Ces FITs pourraient aussi suppléer les parlementaires, en lien avec leurs assistants, dans leurs argumentaires au Parlement (leurs commissions AN et Sénat).

    Des FITs pourraient aussi être créer pour travailler avec les élus des Collectivités Territoriales en lien avec la FIT « Collectivités Territoriales ».

  207. Bonjour Amis Insoumis, Camarades, Fainéants, Illettrés, Compagnons, Riens, Têtes Dures, qui foutez le bordel!

    Je mets mon commentaire dans cette rubrique même s’il est possible qu’il en concerne d’autres…

    Sur l’organisation de la France Insoumise,

    Le « mouvement » doit-il se transformer en « parti politique » ?

    Il y a un aspect juridique dans cette question, hors de mon champ de compétences, que je ne saurais trancher, peut être sera-ce une nécessité juridique et administrative…

    En revanche, en terme d’organisation, il m’apparait assez clairement que nous devons éviter de recourir aux mêmes structures que les partis utilisaient jusqu’ici avec des sections locales, départementales, régionales, nationales… ça n’aurait pas de sens au regard de ce qui a fait l’ADN de la F.I. : le mouvement, le soulèvement devrais-je dire, de tout un tas de gens, très divers, vers l’Avenir en Commun.

    Nous devons garder une forme qui permette le plus possible l’expression individuelle et collective…

    Comment ?

    Conserver le maillage que constitue les groupes d’appui pour toutes les actions locales, en faire des relais de l’information… Toutefois, un point (au moins) fait polémique dans le formalisme de la charte actuelle, il s’agit de la limitation à 12 membres : si c’est très suffisants dans certains endroits, c’est beaucoup trop restrictif dans d’autres.

    L’obligation de parité dans l’animation est à conserver.

    Il serait sans doute intéressant d’avoir des relais qui soient désignés par les groupes d’appuis d’un département par exemple, (2/4/6, à parité et au pro-rata du nombre d’habitants/militants?), et qui soient pour un temps donné la voie de communications aller-retour avec la F.I. et qui pourraient être réunis 1 ou deux fois l’an pour une convention de stratégie. Leur mode de désignation pourraient être le tirage au sort soit dans tous les insoumis ou seulement dans une liste de volontaires. Ils auraient un « mandat » limité à un temps court (1 an) non immédiatement renouvelable et ne pourraient pas être « désignés » plus de 3 fois en tout.

    Ils seraient également le point de contact pour remonter les infos vers les instances Nationales… ils n’auraient pas de « pouvoir de décision », ni d’autorité de quelque nature que ce soit.

    La prise de décisions est laissée à la libre appréciation du « niveau » auquel elle (la décision) s’applique (G.A., la commune, le département, etc.) en concertation des Insoumis concernés, idéalement avec un vote (niveau de « majorité » à définir selon les sujets… Certains G.A. travaillent en prenant leurs décisions seulement à l’unanimité !

    Afin de s’assurer que les décisions sont prises conformément à la stratégie et aux buts de la F.I. elles sont prise au regard de l’application d’une charte « étique et politique » que chaque membre des G.A. s’engage à mettre en œuvre, voire signe lors de son inscription, ou a postériori pour ceux déjà inscrits à la F.I. …

    Questionner l’Avenir en Commun régulièrement. Parce qu’il a été écrit et pensé au regard d’un contexte que la politique du gouvernement actuel va considérablement bouleverser, il faut se laisser la possibilité de l’amender pour prendre en considération l’impact de la catastrophe Macron.

    Nous n’avons pas de Chef en la personne de Jean-Luc Mélenchon,mais un porte-voix, toutefois nous devons nous doter d’un double organe de direction : l’un  « politique » et l’autre « temporel ».

    Le « temporel » est dédié aux questions « triviales » de gestions de la « collectivité », de la « structure » : à l’organisation des manifestations et autres évènements, il n’a aucune « prise » sur le politique. C’est un support à l’action. Il doit comporter des permanent-e-s qui sont les chevilles ouvrières du mouvement sur le plan administratif, comptable, juridique etc…

    Le « politique » doit être un espace ouvert et tourné vers les militants. Les élus de la F.I. y sont « membres de droit » pendant la durée de leur mandat. Y sont également intégré les « relais » des G.A. par voie de communication électronique, ou présidentielle (sur tirage au sort ?), afin de pouvoir intervenir dans un débat ou une discussion.

    En tout état de cause il ne doit pas y avoir de « hiérarchie », nul ne doit avoir de « pouvoir » sur qui ou quoi que ce soit…

    La « tête » de la France Insoumise doit être collégiale et multi-personnelle, il faut garder cette notion de « porte-voix »  avec d’un coté des élus et d’autres qui ne le sont pas mais sont pertinents pour intervenir dans les médias compte tenu de leur parcours ou de leur investissement sur tel ou tel sujet. La tête est là pour parler, voir, et entendre, réfléchir, mais pas imposer quoique ce soit…

    La question de la responsabilité civile des organisateurs pour une conférence ou un évènement quel qu’il soit doit aussi nous amener à réfléchir à la création ou non de structures locales…

    Le financement

    Outre les moyens liés au financement des partis politiques, il me parait nécessaire d’instaurer une « cotisation » qui soit fixe et minimale (5€/10€ ? X 500000 = 2.5/5M€ tout de même), en laissant la possibilité aux militants de cotiser plus. Il faut également permettre la possibilité de cotisations « suspendues » : Je donne 5€ pour moi plus 5€ pour autrui qui pourrait demander à être « pris en charge » (demandeur d’emploi par exemple), avec un système transparent.

    On pourrait également instaurer une cotisation à vie, sur un montant plus conséquent avec un éventuel paiement fractionné (3 ou 4 fois), de X00,00€ et qui donnerait la qualité de « membre à vie de la F.I. » et permettrait de rentrer une masse d’argent immédiatement importante. Si 10000 personnes (2 % de nos inscrits) cotisent « à vie » sur la base de, mettons 200,00€ ça fait tout de suite 2M€ qui rentrent…
    Comptablement ça peut s’étaler sur 3 ou 4 ans et permettre de disposer d’une « cagnotte » de départ.

    Il serait également intéressant de valoriser les journées de « bénévolat » (participation à la préparation d’évènements) pour le compte de la F.I. en « équivalent-cotisation »…

    Les GA doivent pouvoir bénéficier de financement pour l’organisation de leur manifestations, éditions de tracts locaux etc. pour ça la F.I. doit dégager des moyens attribués sur la base d’un dossier d’action succinct (comment qui quoi combien ou quand pourquoi), et remboursé a posteriori sur production de factures. Au delà d’un certain montant (2/300€?), sur de gros évènements la F.I. pourrait financer a priori mais sur la base d’un dossier plus fourni.

    Utilisation plus « efficiente » des moyens de communication électroniques : possibilité de diffusion de messages ciblés aux militants d’une zone géographique donnée : via les listes des GA, permettre l’annonce d’une manifestation, d’un évènement, la diffusion d’un sondage, l’annonce pour le soutien d’une grève, etc. sur une zone donnée, y compris et surtout à la demande d’un GA local.

    Pour faire court : favoriser fluidifier l’expression et la circulation de la parole militante, permettre l’implication de chacun, ne pas créer de structure de pouvoir mais de responsabilité, au-delà de l’AEC impliquer les Insoumis autour d’une « Charte de l’Insoumission ».

    Enfin, un question reste entière : que faire du PG ? Je n’en suis pas membre, mais il me semble que sa coexistence avec la F.I., comme réminiscence du vieux monde contre lequel nous nous élevons, est un non sens, même si je reconnais et je salue le travail effectué depuis sa création, et me félicite qu’il ait aboutit à la création de la F.I. …

    Merci à tous et encore bravo!

    Et maintenant place aux Jours Heureux!

    Guillaume

  208. Une remarque en passant… Pourquoi continuer à parler de groupes d’appui ? Nous ne sommes plus dans une démarche électorale, et ce n’est plus un appui à un candidat, voire à un programme qui nous caractérise, mais l’action pour mettre en place une révolution citoyenne …
    Alors groupe de base ? groupe d’action? ou autre chose ?

  209. Pour finir, je tenais à faire part d’une difficulté que nous n’arrivons pas à résoudre sur Strasbourg: La collaboration avec la section du PG. Depuis les législatives, il y a une vrai volonté de prise de pouvoir. Nous avons essayé à maintes reprises de trouver des compromis sans résultats. Actuellement, le PG sur Strasbourg a clairement pris pour position de se désengager de toutes les actions France Insoumise en défilant à part et avec leur banderole. De même, il n’organise plus aucune action sur le terrain, par contre utilise sa capacité de financement pour organiser des réunions « Forum Des Insoumis » dont le but est de monter une structure locale comme pour un parti classique en proposant déjà les membres PG de la future structure. Cette situation créée des tensions au sein des militants et nous déplorons déjà le désengagement d’un certain nombre d’entre-eux. J’ai du mal à concevoir qu’un responsable de GA faisant parti du PG, m’écrive qu’il dissout son GA car il n’a pas le temps de s’occuper de la France Insoumise car il fait parti du PG. Je ne nie pas le rôle essentiel qu’à joué le PG dans l’organisation de la France Insoumise, mais je déplore que sur Strasbourg nous soyons face à une situation de blocage et de scission. J’aimerais donc savoir si c’est un phénomène isolé et savoir qu’elle sera la position de la France Insoumise vis à vis des personnes qui s’auto-proclament représentants départemental de notre mouvement. Pour moi, il y a un grand risque d’éparpillement des bonnes volontés et surtout d’affaiblir l’image et la force de la FI.

  210. Pendant la Présidentielle et les Législatives, nous avons travaillé à 3 groupes d’appui sur 2 circonscriptions. Moyennant quoi, nous étions suffisamment nombreux pour assurer tous les tractages sur les marchés et les gares, pour organiser 2 réunions publiques… Et pour faire tout ça, nous n’avons pas respecté la limite d’un seul groupe de 12 personnes mais cela ne nous a pas empêché d’être efficaces et aujourd’hui, les groupes existent toujours et travaillent ensemble ou séparément. Donc tout baigne.
    On travaille bien entre nous mais on ne sait pas à qui s’adresser quand on a une question à poser au national :
    – On a fait 2 vidéos et elles ont gentiment tourné sur nos pages facebook alors qu’on aurait aimé un relais sur la page de la FI.
    – On a le projet de créer une association locale pour pouvoir louer des salles, offrir un verre à la fin de la réunion… doit-on demander une validation et à qui ?
    – Si on fait une réunion publique, on va créer nos propres tracts avec le logo FI. Peut-on demander une participation financière à la FI ? A qui on s’adresse ?
    Il y a une belle communication descendante (du national vers les insoumis) mais pas de communication ascendante (des insoumis vers le national).

  211. Pour moi la France Insoumise doit rester un mouvement citoyen politique et non s’organiser en parti classique, ni en agglomérat de partis.
    De part l’expérience de ma campagne aux législatives et des actions que nous continuons à mener, nous sommes performants car tout est organisé horizontalement, les idées des uns et des autres sont pris en compte et nous décidons en commun des actions que nous souhaitons mettre en pratique. Depuis 1 mois nous avons recentrer les 9 groupes que nous avions créés sur la circonscription où j’étais candidate sur les 3 groupes les plus importants et nous faisons deux réunions mensuelles communes . Cela nous permet de jouer l’entre-aide et d’être très réactifs. Nous sommes en train de faire la même chose avec deux autres GA de Strasbourg. Je pense que La France Insoumise est efficace grâce à ce mode de fonctionnement qui laisse les militants libres de réfléchir et d’organiser une action même en dehors des réunions et de la proposer via un support internet aux autres militants. Pour chaque groupe, une personne ( responsable ou animateur-trice) tient à jour la mail liste et diffuse les informations. Reste le PB du financement, il faudrait effectivement trouver une solution pour aider les GA à financer leurs actions, sans que pour autant nous nous retrouvions dans un système pyramidale de parti avec un directeur départementale, un trésorier… cela risque de faire fuire de nombreux militants.

  212. Dans son dernier papier de blog, JL Mélenchon écrit :
    « Die Linke a échoué à apparaître comme une alternative tant soit peu crédible. Les anciens bureaucrates du PC de l’Allemagne de l’Est ont pesé de toutes leurs lourdeur et combines avec les sociaux-démocrates tout au long de la mandature et encore pendant la campagne électorale. Exactement comme au groupe GUE du Parlement européen, qu’ils étouffent aussi lourdement qu’à la tête du PGE, car dans ce domaine tout est à eux. »
    Si l’on demande dans un post à avoir quelques illustrations concrètes, le post est tout simplement censuré. Poser une question de ce genre, serait-il crime de lèse-majesté ?
    Où va-t-on ? Y aurait-il des Intouchables ?
    Je sais, ce n’est pas un forum … ici on parle d’organisation. La démocratie est peut-être une dimension de l’organisation, non ?

  213. @ HERAUX
    J’ai lu avec intérêt votre intervention.
    Vous pouvez me joindre au 2, rue Gustave Courbet à Nanterre… je serai ravi de faire votre connaissance.
    Vous trouverez mon e-mail et mon numéro de téléphone en cliquant sur le lien ci-dessous.

    Bien cordialement,

    Roland RICHA
    Référent du groupe d’action (GA) du Plateau Mont-Valérien à Nanterre :
    http://f-i.jlm2017.fr/nanterrereseau/plateau_mont_val_rien

  214. Bonjour je lis un tas de commentaires de Roland Richard GA de Nanterrre mont Valérien j’habite Nanterrre au mont Valérien j’ai initié avec qq autres le premier groupe d’appui de Nanterrre et je ne connais absolument pas cette personne voila qui nous en dit long sur les groupes le nôtre dépassant les12 a sûrement disparu je l’ai divisé plusieurs fois mais bon c’est trop fastidieux étant donné que la plateforme n’a pas prévu de prévenir les nouveaux que le groupe a dépassé les 12 donc on passe notre temps à diviser le groupe j’ai laissé tombé.EN fait pour moi il y a un problème de démocratie tout viens du national nous savons absolument pas qui est le national ! JlM et le premier cercle ? D’autres personnes ? Je propose une assemblée constituante de tous les insoumis inscrits sur les groupes d’appui ou non (à voir )afin de mettre en pratique les grandes idées qui nous anime . Pour l’instant j’ai le sentiment de n’être qu’un soldat qui distribue des tracts colle des affiches et à qui on ne demande jamais son avis vraiment.pour UNE CONSTITUANTE DES INSOUMIS.

  215. REFLEXIONS
    1) La question de l’organisation me parait primordiale sur toutes les autres car « l’outil » que nous construirons peut nous donner (ou pas) la capacité d’amplifier la portée de nos idées pour faire en sorte qu’elles deviennent hégémoniques dans la société. (Comme l’ont dit GRAMSCI et d’autres avant moi).
    On ne convint pas les gens par télépathie. Les batailles idéologiques, préalables incontournables à notre arrivée (et notre maintien) au pouvoir par les urnes, impliquent, au minimum, que notre force militante soit présente dans le moindre débat d’idées et le plus localement possible. Or, il est très fréquent que nous n’ayons pas connaissance d’un débat ou d’une lutte dans une entreprise, avant leurs déroulements ou que ne nous connaissions pas de relais voire un Insoumis en interne, susceptible de relayer nos idées.
    2) Le vif débat autour de la CHARTE et en particulier du nombre maximal d’affiliés dans un groupe local n’est pas anodin.
    A mon avis, il y a une incompréhension mutuelle entre la coordination nationale et les groupes locaux. La première n’a jamais expliqué aux seconds en quoi le chiffre de 12 membres était si « crucial ». Les seconds n’expliquent pas pourquoi ils se sentent plus à l’aise dans un groupe pléthorique alors même qu’ils admettent que son activité sur le terrain ne dépasse pas celle d’un groupe à effectif réduit et alors même qu’ils constatent que, dans les réunions, disons au-delà de 20, la parole est monopolisée par les mêmes qui, assez souvent, s’écoutent parlés.
    3) Tout le monde doit comprendre que parler spontanément et avec aisance devant un groupe n’est pas chose innée, y compris pour des Insoumis (je me range dans cette catégorie). Beaucoup de bonnes idées sont perdues et d’initiatives ne sont pas proposées au travers de ces mutismes. C’est pourquoi, je crois que limiter le nombre d’affiliés dans un groupe est nécessaire mais que cela ne doit se faire que si les Insoumis en sont convaincus.

    PROPOSITIONS
    1) DELEGATION
    – La délégation se limite à un seul objet (exemple : convention) et il n’y a pas de possibilité d’être délégué 2 fois de suite.
    – Le groupe choisit son mode de délégation (tirage au sort ou vote ou un mixte des deux).
    – Dans ce qui suit, le chiffre 8 et le nombre 15 ne sont donnés que pour l’exemple. Un groupe inférieur à 8 membres n’a pas de délégué, un groupe de 8 à 15 peut déléguer 1 personne, au-delà de 15 et quelque soit son nombre d’affiliés, un groupe ne peut déléguer que 2 personnes maximum, en respectant la parité. Ceci est proposé pour inciter les groupes à essaimer.
    – Le « National » rembourse les frais de transport et d’hébergement (avec un plafond) liés au déplacement du ou des 2 délégués et offre les repas. Et oui, les amis, la faiblesse de revenus nous (me) touche dans notre activité militante.
    2) GROUPE LOCAL
    – Pas de possibilité pour une Insoumise ou un Insoumis de s’inscrire a plus de 2 groupes (techniquement faisable sur l’ancienne plateforme).
    – Le « National » dote, au début de chaque année, le groupe d’un budget « propagande » à l’usage exclusif du groupe (tracts locaux, journal, local, etc.)
    – Ce budget est établi sur la base INSEE du nombre d’habitants dans la zone géographique du groupe, du nombre d’étudiants s’il s’agit d’un groupe agissant spécifiquement dans une université, du nombre de salariés (internes + sous-traitants) s’il s’agit d’un groupe agissant dans une entreprise ou d’un service public. Peut-être faudrait-il introduire un coefficient correcteur selon la superficie du territoire à couvrir pour rééquilibrer en faveur des zones rurales.
    – Ce budget « propagande » est tenue par un (ou une) Insoumise, nommé, par le groupe, au début de chaque année.
    – Pas de possibilité d’être délégué propagande 2 fois de suite ni de cumuler 2 postes similaires (s’il est inscrit dans 2 groupes).
    – Trouver un mot plus « sympathique » que GROUPE, par exemple CERCLE.

    3) COORDINATION ENTRE GROUPES LOCAUX
    Parce que dans la plupart des cas, les combats d’idées se cristallisent autour d’échelons administratifs, l’idéal serait de coller au millefeuille électoral français (Commune, Groupement de communes ou Canton, Métropole, Circonscription, Département, Région). A bien y réfléchir, ce modèle n’est guère applicable immédiatement à la FI.
    C’est pourquoi, il faut d’abord se poser la question du POURQUOI FAIRE avant que de proposer une organisation théorique inapplicable en maints endroits.
    D’où l’idée d’une coordination souple, adaptée aux circonstances et aux thèmes débattus. On ne pourra avoir les mêmes coordinations en 2019 (élections Européennes) qu’en 2020 (élections municipales) sans compter les périodes sans enjeux électoraux, dans lesquelles, néanmoins, les combats idéologiques sont intenses.
    D’où l’idée, plutôt que de mettre en place, à tout prix, une coordination GEOGRAPHIQUE, celle de mettre en place une coordination que je qualifierai de THEMATIQUE, l’une n’excluant pas l’autre.

  216. Concernant la Convention du 25 et 26 novembre la question de la représentativité est tranchée.
    « Ce sera le même cadre qu’à Lille [lors de la première convention, en octobre 2016], avec une partie tirée au sort, environ 70 %, et un tiers provenant des espaces politiques.
    Mais ce ne sera pas un mandat de représentation », explique Manuel Bompard dans son entretien à « Médiapat » que j’ai publié le 06 octobre sur cette page.

    Concernant la synthèse à venir, j’ai procédé à la mise en ligne d’un outil qui va aider à la réaliser.
    Pour ceux qui sont intéressés, ils peuvent me contacter à l’e-mail se trouvant dans le lien ci dessous.

    Bien cordialement,

    Roland RICHA
    Référent du groupe d’action (GA) du Plateau Mont-Valérien à Nanterre :
    http://f-i.jlm2017.fr/nanterrereseau/plateau_mont_val_rien

  217. Nous devons nous doter d’une véritable structure interne qui donne la voix aux insoumis dans les grandes orientations du mouvement (une assemblée stable avec des membres élus, qui se réuniraient trois ou quatre fois par an). Une assemblée basée sur 70% de tirage au sort et 30% de désignation ne peut être qu’une chambre d’enregistrement. La base du mouvement doit être non pas l’insoumis individuel et atomisé, seul face à son écran, mais le groupe d’appui, qui permet le débat collectif, constructif et raisonné.

    Le plafonnement du nombre d’insoumis par groupe d’appui est contre-productif dès lors que le mouvement se « massifie », ce qui est fort heureusement le cas, ou alors il faut prévoir de structures de coordination entre groupes d’appui voisins, ce qui est dissuadé à l’heure actuelle. Toujours dans l’optique de renforcer les groupes d’appui, il est fondamental que le financement public, quand il arrivera, redescende pour une part substantielle vers l’échelon local pour permettre des initiatives locales efficaces et mises en oeuvre rapidement (sans goulot d’étranglement au niveau de la demande budgétaire).

    Le mouvement doit avoir un exécutif légitime, c’est à dire élu par les insoumis ou leurs représentants. Un représentant (en convention par exemple), doit être élu, une part de tirage au sort peut être salutaire, mais elle doit rester relativement faible. Il faut abolir la cooptation comme forme de nomination que ce soit à l’exécutif ou dans les conventions. Les représentants en convention pourraient être élus (80 ou 90%), et pour le reste tirés au sort ou membres de droit (les député-e-s par exemple).

  218. Le groupe d’appui doit rester l’unité d’action pour éviter les organisations régionales qui créeront immanquablement de la tambouille. Hormis les éluset leurs assistants, personne ne doit vivre de la France Insoumise.
    Pour cela je pense que des élections nationales pour la plateforme nationale sont nécessaires. L’institution d’assemblées départementales publiques mais rassemblant des représentants de zones géographiques faisant sens, élus par les groupes d’appui avec un mandat unique d’un an par exemple pourrait permettre une coordination intéressante et un contre-pouvoir nécessaire au bon équilibre démocratique.

  219. Construire notre mouvement

    Les grands succès obtenus par la FI demandent maintenant à être consolidés sur la durée.

    Partons d’abord de qui nous apparaît nécessaire au regard de l’expérience d’un Groupe comme le nôtre, au cœur des Quartiers Nord de Marseille, et confronté à un Maire FN. Où la mobilisation électorale des Quartiers Populaires a été forte. Tout le monde nous le dit et tout le monde le sait : la clé maintenant réside dans une présence continue auprès des populations (combattre le « vous venez juste pour les élections »). Et en même temps de faire sentir notre force face à un environnement particulièrement hostile (FN). Pour cela, des groupes d’action trop éparpillés empêchent de sentir cette force, et d’aider les endroits où on est trop faibles. La règle des 12 insoumis-e-s au maximum doit être assouplie, pour permettre une intervention plus solidaire quand c’est indispensable. En alliant la proximité à la solidarité avec la mise en place de groupes référents de proximité dans toutes les zones et de réunions d’échanges en petits groupes pour permettre la prise de parole.

    Nous sommes aussi isolés en fait du reste de l’activité sur la Ville de Marseille et sur le département. Nous avons un besoin impératif de pouvoir échanger sur les actions à mener, d’autant qu’on sait bien que celles touchant nos quartiers ne viennent pas spontanément à l’esprit des autres comités, alors même que nous aurions besoin de cette solidarité. L’inverse est vrai aussi, rompre avec l’isolationnisme qui trop souvent marque nos QP, pour le plus grand bien de la politique des grands partis et du FN. Enfin existe la question financière. Etre appuyé en fonction des actions c’est bien, mais insuffisant. Nous avons besoin de pouvoir financer sur la durée, en particulier par la disposition de locaux.

    Ceci recoupe, à la lumière de notre expérience, beaucoup de réflexions lues sur le site concernant notre organisation générale future. Comme tout le monde nous souhaitons un mouvement tourné vers l’action et appartenant à ses membres. Il s’en déduit que nous ne souhaitons pas une organisation rigide, pyramidale. Les initiatives de chaque groupe doivent continuer à être le plus autonomes possibles. En même temps, localement (Ville, peut-être département) il faut un lieu où elles puissent être élaborées collectivement quand c’est nécessaire. Chacun se rappelle la désorganisation entraînée quand ce n’est pas le cas. C’est pourquoi il nous semble que le mieux serait la mise en place d’une liste de contacts internet reliant un-e représentant-e par groupe, et la réunion régulière de ceux-ci pour faire le point, par exemple tous les mois, augmentées pour chaque groupe d’une autre personne qui ne serait pas fixe et pourrait tourner régulièrement pour que le maximum puisse participer. Ces réunions seraient par ailleurs ouvertes sur demande pour discuter d’un sujet précis. Parallèlement des groupes de travail transversaux thématiques pourraient être mis sur pied. Peut-être la même chose par trimestre sur le département, et dans les deux cas quand le besoin s’en fait sentir.
    Il faut ensuite aussi régler le problème du financement pour le fonctionnement régulier. Soit il provient d’une partie du financement national (reste à voir comment), soit il repose sur les fonds locaux, et donc une association locale. Mais comment peut-on dans ce cas faire bénéficier des dégrèvements fiscaux liés aux dons à la FI ? Peut-on imaginer au moment du don sur le site le choix possible qu’une partie de celui-ci parraine un groupe local et/ou un groupe thématique?

    A l’échelle nationale il nous semble que tout le monde sera d’accord pour ne pas reproduire la structure des anciens partis, et que le mouvement soit vraiment dans les mains des membres. A l’étape où nous en sommes peut-être faudrait-il pour cela privilégier la multiplicité d’espaces de décision nationaux plutôt qu’un seul. Le groupe parlementaire, qui a fait un excellent travail serait d’un de ces lieux, comme aussi des regroupements plus transversaux (santé, culture, éducation, jeunes, QP…), en général par le développement de ce qui a permis l’élaboration des Livrets Thématiques. Une équipe restreinte est aussi nécessaire pour prendre en charge les actions globales du mouvement. Il serait logique que ses membres soient connus, ainsi que la responsabilité de chacun, et que (comme ce fut le cas pour l’équipe Législative) une partie tirée au sort issue du mouvement ou (pour cette fois-ci) de la Convention les accompagne.

    Enfin il faudrait tirer les leçons du succès des amfi d’été qui montrent le besoin de formation, et plus généralement de débats. Comment, dans le pluralisme qui a marqué cette initiative, faire que le mouvement s’en empare lui-même dans la durée ?

  220. La France insoumise a mené la campagne des élections présidentielles avec une certaine efficacité, ralliant des militants divers, primo militants, découvrant l’engagement politique, ou anciens militants d’autres organisations. En ce sens, elle a dans un premier temps proposé un autre fonctionnement, ouvert, non contraignant, et souple, basé sur les groupes d’appui.
    Ce fonctionnement ne peut perdurer en tant que tel, une fois le temps des campagnes passé.
    Avec un candidat, un leadership, un projet, la question ne se posait pas.
    Mais une fois rendue nécessaire la désignation du candidat chargé de porter ces idées localement (aux élections législatives), et une fois ces élections passées, de vrais problèmes de structuration surgissent.
    En certains endroits, la désignation des candidats, et le fonctionnement du comité électoral ont brillé par leur opacité, générant des frictions néfastes aux engagements militants, et interrogeant sur la capacité de notre mouvement à proposer une autre façon de faire de la politique.
    Ces mécanismes devront être revus, si nous ne voulons pas revivre ces événements destructeurs.
    Nous avons vocation à construire un grand mouvement, porteur d’un projet alternatif, qui se donne des accents « dégagistes », et qui pose au cœur de son programme une sixième république, qui serait instaurée suite à la mise en place d’une grande assemblée constituante.
    Ce processus, louable, mais lourd à assumer, peut poser des interrogations, quand on constate que jusqu’alors, le mouvement France insoumise n’a pas réussi (ou souhaité?) instaurer de fonctionnement démocratique en son sein.

    Cette problématique démocratique semble se poser à deux égards :
    – quid de la « direction nationale », que personne n’a désigné démocratiquement, et dont les décisions n’ont donc en soi aucune valeur?
    – quid des groupes d’appuis, volontairement réduit à un nombre de 12 personnes (limitation numérique que la plateforme ne permet pas).

    La convention de décembre et son tirage au sort partiel est une solution qui apparaît bancale : l’une des volontés étant de ne pas prendre une forme partisane, avec ses courants.
    Mais qu’est ce que l’espace politique, si ce n’est une organisation de courants?
    Non accessibles aux militants lambdas, réduits au rang de spectateurs, car incapables de s’organiser, étant simplement tirés au sort a priori pour la convention à venir…

    La limitation au nombre de 12 et la structuration locale : nombre de témoignages ont démontré que cette limitation n’était pas respectée.
    D’une part par incapacité technique de limiter le nombre de participants (et c’est tant mieux, on ne va quand même pas refouler des personnes souhaitant s’investir).
    D’autre part pour une question d’efficacité.
    Autant les petits groupes peuvent être efficaces pour mailler le territoire, et agir.
    Autant une coordination est inévitable, au minimum à l’échelon municipal, qui reste l’échelon politique de base sur lequel influer.
    Une volonté d’agir de façon éclatée en petits groupes ne peut qu’entraîner des déperditions d’information, et une action politique au final peu efficace…

    Quels interlocuteurs locaux?
    La solution nationale, discutable, était de « donner le pouvoir » à une direction nationale non élue, issue de la direction de campagne précédente, dont l’action ne pouvait être remise en cause, mais qui n’avait que cette légitimité.
    Quid des interlocuteurs locaux?
    La volonté de la France insoumise semble être de s’orienter vers une action de type associative, en maillant les quartiers…

    Dans ce cas, que répondre aux autres forces politiques la sollicitant pour des actions unitaires locales?
    – désolé, il n’y a pas d’abonné au numéro que vous demandez?
    – désolé, la France insoumise n’existe pas localement?
    – désolé, pour ce qui est politique, il faut demander au national? 🙂

    Encore une fois, si cette solution peut permettre d’évacuer des problèmes survenus dans d’autres organisations se donnant la volonté d’être démocratiques (débats interminables pour prendre des décisions d’intérêts mineurs, luttes d’influences, de tendances…), ce fonctionnement ne semble pas une solution crédible à terme.

    Trop de démocratie empêche une action claire et rapide, sûrement, mais une absence de démocratie ne peut permettre de défendre cette autre façon de faire de la politique à laquelle nous prétendons, ne peut pas nous donner une crédibilité et une légitimité pour défendre la sixième république à laquelle nous aspirons…

    Donc sans entrer dans les écueils que certains ont vécu ailleurs, dans d’autres partis, donnons nous les moyens d’avoir un fonctionnement local et national clair et transparent, comme cela avait pu se passer pendant la première campagne de la France insoumise, d’avoir des interlocuteurs à proposer aux autres organisations, et même si cela est contraignant, d’aller vers un fonctionnement démocratique, qui ne soit pas basé uniquement sur des « consultations » aux allures opaques, déjà jouées d’avance…

    Si nous voulons avoir confiance en nos responsables politiques, ayons déjà confiance en notre propre capacité d’organisation…

  221. Mon expérience en Bresse : Plusieurs groupes d’appui mais certains n’ayant qu’une seule personne- Pas de mobilisation car pas d’initiative- Remise en cause par certain de la moindre « décision », bavardage inépuisable pour décider du moindre »ordre du jour »- remise en question des décisions parisiennes ( par exemple le choix de la titulaire pour les élections)- Tentative par le PCF ou certains militants « encartés » de prise de pouvoir- Discussion sans fin sur quelle relation avec le PCF, vu comme un mythe, au final, démobilisation et fatigue générale….

  222. La France Insoumise a sû relier des gens aux vies, et donc aux engagements bien différents. Chacun s’engage comme il le peut et le souhaite et c’est ce qui fait la richesse et la force de la FI. Dans cet ordre d’idées, il a été question de préférer des mi-temps aux temps pleins des partis traditionnels qui créent des apparatchiks incapables de se recycler dans quoi que ce soit. Si l’on veut lutter contre la professionnalisation de la vie politique, alors montrons l’exemple: pas de temps plein chez les insoumis mais des mi-temps qui ne précarisent pas puisqu’au contraire on passe d’un statut de militant à celui d’employé à mi-temps, et qui font qu’on entendra deux fois plus de voix, et qu’on bénéficiera du double de qualités. Des temps pleins, c’est le risque que la voix de celui qui travaille pour la FI ait plus de poids que celle du militant qui y consacre son temps libre.

    De la même façon, maintenant que nous siégeons à l’Assemblée Nationale, nous devons nous positionner sur le travail d’assistant parlementaire, d’autant plus quand ces derniers demandent à pouvoir passer en CDI. Ne nous trompons pas de débat, si la précarisation de l’emploi nous préoccupe, faire en sorte que le monde politique soit ouvert à la diversité doit aussi compter parmi nos préoccupations. Le métier d’assistant parlementaire est extrêmement formateur, mais comme les mandats politiques, il doit être limité. Sinon, on retrouvera cette situation: les élus cjangent, mais les technocrates restent les mêmes et rien ne change. Le mandat d’un assistant parlementaire ne doit donc pas dépasser celui de son élu, et en aucun cas dépasser cinq ans. Si nos élus ont besoin d’assistants compétents, ils ont également besoin d’assistants qui leur apportent de la fraîcheur, de nouvelles idées, de nouvelles façons de considérer la situation. En outre, cela est également important pour les assistants eux-mêmes: plus il y aura d’anciens assistants parlementaires, plus il y aura de débouchés pour eux.

  223. Organisation locale :

    Le GA demeure la structure libre et autonome de base. Le GA dispose d’une autonomie de moyens par sa structure associative d’appui économique.

    Le GA choisit, seul ou associé à des GA voisins, les sujets locaux de campagne politique.

    Au niveau d’un territoire lié à un sujet politique local, chaque insoumis intéressé pour l’animation de ce sujet présente sa candidature devant un ou plusieurs GA (selon le territoire du sujet) et devient, par le vote révocable, animateur du sujet (au sens imagé par exemple par John Dewey dans Le public et ses problèmes).

    Chaque animateur fait alors vivre alors la campagne qui est ainsi engagée.

    L’objectif de la campagne est associé aux finalités de campagne et de prise du pouvoir de l’organisation La France Insoumise.

  224. Des choses qu’il faudrait faire à mon avis :
    – donner des financements aux groupes d’appuis qui ne seront utilisés qu’à des fins utiles à la France Insoumise
    – donner des locaux aux groupes d’appuis
    – permettre une communication aisée entre les groupes d’appuis
    – pouvoir nommer un référent par groupe d’appui (référent issu d’un accord entre le groupe d’appui et le comité directeur de la France Insoumise), référents qui seront chargés de rendre les comptes auprès de la France Insoumise et qui seront appelés lors des conventions nationales
    – faire une convention nationale chaque année où les référents seront appelés, ainsi que des insoumis tirés au sort. Ce sera l’heure de faire un bilan de l’année passée et d’établir la feuille de route de l’année suivante. On pourra aussi y organiser des votes majeurs
    – donner un peu de pouvoir à chacun dans la France Insoumise sur le programme en ouvrant un vote régulièrement (tous les 2 mois par exemple) sur 10 points qui seront ajoutés au programme ou qui en remplaceront d’autres, éventuellement, existants dans l’Avenir en Commun. Ces 10 points porteront sur un thème bien précis (sécurité, logement, travail, international, écologie, …) qui changera tous les 2 mois et seront issus d’une concertation ayant lieu sur un forum en ligne (fait par la France Insoumise) où seuls les référents de chaque groupe d’appui pourront y poster (ce afin de limiter le nombre de participants). Un point qui remportera la majorité sera alors mis à voter par l’ensemble de la France Insoumise
    – Le candidat à l’élection présidentielle devra être désigné par l’ensemble de la France Insoumise et les 4 autres candidats qui suivent (dans l’ordre décroissant du nombre de votes reçus) feront partie intégrante de la campagne présidentiel de la France Insoumise et seront intégrés dans l’équipe gouvernementale future à des postes-clés

  225. Pour une organisation politique, démocratique et autonome de F.I ancrée à gauche au service des luttes
    Jean-François Rodriguez (groupe d’appui d’Aix-en-Provence)
    La fin des campagnes électorales présidentielles et législatives, nous obligent à redéfinir l’orientation et la stratégie de F.I sur le plan local et national afin de s’inscrire dans la durée.
    Notre mouvement qui se voulait au début social, s’est transformé petit à petit en mouvement politique. D’où la nécessité de mettre en place une organisation politique. Il nous paraît urgent de réagir, de débattre sur des thèmes qui nous semblent importants dans l’urgence, que nous devront trancher par des votes clairs et rapides.
    Quel avenir pour F.I ?
    – Doit-on adopter et mettre en place une organisation politique structurée sur le plan local et national ?
    France insoumise qui a pour origine « Nuit debout » et les luttes sociales comme « la loi travail » ainsi que deux campagnes électorales se trouve aujourd’hui confrontée à redéfinir une nouvelle orientation et stratégie sur le plan local et national afin de s’inscrire dans la durée. Pendant toute cette période ce mouvement populaire s’est trouvé épaulé par des militants du front de gauche, des associations (parti de gauche, Ensemble, parti communiste, Attac, EELV, etc…)
    Ces militants ont apporté leur savoir- faire, leur expérience des luttes afin de guider les insoumis à s’organiser efficacement et souvent avec leur propre appareil politique. Ces partis, en coulisse, ont mené ce mouvement au départ citoyen à devenir peu à peu un mouvement social, politique. Ce mouvement de masse s’organise au fil des évènements sociaux et politiques en mouvement politique. On peut sans trop de mal l’apparenté à une organisation politique.
    Si nous en sommes à se stade de l’évolution de ce mouvement. Cette organisation politique n’a toujours pas de bases structurelles proprement dite.
    Cette organisation politique « France insoumise » devrait assez rapidement bénéficier de structures politiques internes, efficaces, identiques à celle d’un parti.
    Cette structure politique interne nous la souhaitons horizontale, démocratique et autonome ancrée à gauche au service des luttes.
    Bien sûr nous devons définir comment s’articule cette horizontalité, démocratique et autonome.
    Pourquoi à gauche, parce que cette voie a toujours soutenu le prolétariat, les délaissés pour compte au détriment de la bourgeoisie. Le capitalisme s’est mondialisé, financiarisé sans tenir compte des dégâts irréversibles qu’il occasionne autant sur le plan humain que sur notre planète.
    Le défi que nous devons nous fixer en tant qu’insoumis est de se débarrasser du capitalisme afin de sortir de cette crise à la fois économique, politique et climatique.
    Nous n’y parviendrons pas sans nous organiser politiquement.

    Quelle stratégie adopter face aux luttes sociales à venir?
    – Se rassembler autour de luttes sociales ciblées (ex : Loi travail, réforme des retraite, l’état d’urgence qui va être inscrit dans le droit commun) ?
    – S’implanter sur son lieu de travail en créant des collectifs (ex : la non reconduction des emplois aidés)?
    Notre pays, comme d’autres sur le plan international, est en proie à des luttes sociales de plus en plus violentes, où la liberté s’efface peu à peu. Cette démocratie qui nous tient tant à cœur nous échappe pour laisser la place à un régime politique fort et exclusif. Cette «démocrature» nous interpelle et nous oblige à y faire face. Bien sûr nous ne pouvons pas être partout à la fois. Nous devons donc faire des choix, nous organiser à travers des luttes essentielles, importantes sur le plan local comme national mais aussi s’implanter sur son lieu de travail en créant des collectifs. Nous unir, rester ensemble face à ce déferlement de réformes, est indispensable pour repousser ces attaques du capitalisme qui détruisent nos acquis sociaux acquis péniblement par nos luttes passées. Ce pouvoir en place a pour but de nous désarmer face à la bourgeoisie en nous privant de nos droits sociaux, en affaiblissant la riposte de nos syndicats, de nos partis politiques idéologiquement à gauche, de notre mouvement F.I,…
    C’est pour tout cela, qu’il nous paraît nécessaire et urgent de construire la France Insoumise en une organisation structurée.

    Quel type de financement F.I doit se doter sur le plan local ou national ?
    – Par dons
    – Par cotisation
    – Ou bien les deux à la fois
    – Aide financière de F.I
    Il est évident que la question financière se pose comme un élément incontournable à la construction de F.I.
    Si nous voulons être localement implantés, il nous faut des lieux permanents pour se réunir, donc le financer par des cotisations voire des dons.
    Mais surtout une aide financière venant du national F.I serait la bienvenue.
    Construire la France Insoumise et l’organiser politique ne se fera pas sans un apport financier conséquent.

    Probablement que d’autres questions aussi pertinentes que celles qui viennent d’être posés ci-dessus peuvent compléter ce questionnement.

    Aujourd’hui on peut considérer F.I comme un mouvement de masse qui participe à la construction d’un front social et politique large.
    F.I regroupe beaucoup de citoyens sur une base idéologique hétéroclite. Il est de plus en plus difficile de s’investir dans un processus dont le caractère massif est incertain au terme de la période électoral.
    Cette contribution met l’accent sur la réorganisation de F.I en tant qu’organisation politique dont les principes sont démocratiques et autonomes à caractère à la fois horizontal et vertical ayant comme objectif de soutenir les luttes sociales et écologistes sur le plan politique dont le but final est la conquête et l’exercice du pouvoir.
    L’existence de structures est une condition nécessaire pour que F.I puissent perdurer tout en rassemblant les citoyens autour d’un programme « L’avenir en commun » et d’une idéologie commune.

  226. Mais quand va cesser la « modération » imbécile, en fait la censure sur le blog de JL Mélenchon.
    Message modéré (en résumé) : « Je suis assez souvent critique par rapport à tes dérapages, mais là je salue une décision collective et fondée conduisant à ton retrait de la mission parlementaire sur la Kanaky. La question qui se pose maintenant est celle de savoir comment faire connaître, comprendre et partager cette décision ? »

    Y aurait-il crime de lèse-majesté ? Ras-le-bol de ce type de modération imbécile, de ce bordel, car il n’y a pas hélas pas d’autres mots ! Des Insoumis.e.s seraient-ils fichés ?

  227. Je pense que les groupes d’appui doivent pouvoir s’organiser librement mais toujours en ayant comme priorités notre programme l’Avenir en commun, et la volonté de faire émerger une 6ème République sociale, écologiste et incorruptible face à l’oligarchie financière. Pour cela, la charte des groupes d’appui devrait être complété de ces priorités et également de valeurs (la vertu par exemple) auxquelles on ne peut déroger. Certains comportements et propos ne peuvent-être tolérés (exemple: racisme, intégrismes religieux, xénophobie, homophobie, violence sur les humains et animaux…). Je me pose la question de savoir si les groupes d’appui doivent avoir une structure juridique bien établie (association loi 1901 ?).

  228. 16 août 2017 à 21 h 27 min

    Je rejoins également ce qu’a écrit Sabathé Geneviève 16 août 2017 à 16 h 01 min. Il faut faire le ménage dans les groupes d’appui, certains utilisent le logo FI pour des fins peu louables. Nous avons constaté la création de certains groupes pour propulser leur propre candidat (PCF dans l’Eure). Il serait sage de s’informer à minima sur la bonne foi de chaque responsable, et cela pourrait se faire à l’échelon départemental ou régional, par un référent nommé ou élu (et révocable). Sinon nous risquons de voir la multiplication de sous-groupes idéologiques comme les « communistes Insoumis », les « musulmans Insoumis » ou je ne sais quoi encore, qui connoteront et fractureront le mouvement. Nous sommes tous d’horizons divers et c’est ce qui fait notre force, nous devons travaillé ensemble et pas nous cloisonner.
    Conserver notre souplesse, tout en se structurant.
    Nous appliquer dès maintenant les règles que nous souhaiterions pour la VI République.
    Nous devrions à chaque élection proposer de nouveau candidat, en alternant entre homme et femme pour les même types d’élections (par exemple, dans les circonscriptions où il y a eu des candidats hommes pour les Législatives, il y aura des candidates femmes en 2022).
    Lors de mes déplacements avec la Caravane, j’ai encore pu constater l’envie de participer des gens mais le sentiment d’incapacité, il faut proposer de l’éducation populaire pour les personnes qui le souhaitent, j’ai rencontré de nombreuses personnes qui ne savait pas lire une fiche de paie et à quoi servaient les cotisations sociales.
    En parallèle, valoriser les actions citoyennes au travers de médias, faire des groupes de réflexions démocratiques où chacun pourra prendre la parole et aider les plus démunis (dans les tâches administratives par exemple).
    Le mouvement doit s’inscrire dans la durée, rester proche des préoccupations des gens et pas seulement parader dans les manif’ ou juste avant de nouvelles élections !!!

  229. @ jean-louis lebrot
    Salut jean louis,
    ancien militant de l’unatos Rouen ou erreur ?
    content de savoir que tu es toujours engagé dans l’action pour le progrès ; j’écris sous pseudo, mais nous nous sommes croisés dans l’activité syndicale de la FSU …
    cordialement

  230. II Au delà des groupes de base
    Pour les problématiques qui dépassent la portée locale d’un groupe cela se nécessite de se coordonner.
    Toute action ponctuelle hors du périmètre d’un groupe doit être discutée avec les groupes concernés, et toute décision doit être prise collectivement par l’ensemble des groupes ;
    La recherche du consensus devrait permettre d’éviter les blocages; si les divergences persistent un vote majoritaire peut s’avérer nécessaire.
    Les groupes peuvent se coordonner en fonction des actions et des réflexions( thématiques) communes …
    Une coordination permanente tous azimuts n’est pas obligatoire, mais certaines tâches matérielles le nécessite ainsi les commandes groupées de matériel, les relations presse…
    Le niveau de coordination doit se faire ‘en fonction des besoins exprimés . Exemple coordination pour une manifestation locale ou nationale, pour telles ou telles actions . Pour les elections(, qu’elles soient Européennes , municipales, départementales),et pour l’interpellation d’elus de telles ou telles assemblées…
    • pour les réflexion sur des thème écologique, sociaux etc …/..
    pour un communique de presse ou une rencontre avec la presse…
    • pour acquérir des compétences en matière d’éducation populaire : porteurs de parole, théâtre de rue, désobeissance civile …/…
    L’échange d’informations se fait au moyen de liste internet soit de groupes soit de thèmes- et pas que facebook qui n’est pas utilisé pour tout le monde) idem pour internet… Il faut éviter la multiplicite des listes qui rendent l’échanges plus compliquée. La création de lettres des insoumis peut être intéressante ( news letter)
    La construction d’un mouvement national nécessite d’être particulièrement transparent dans la prise de décisions politiques qui engageant tous les gb.
    Notre mouvement doit garder sa légitimité en créant un mouvement diagonal ou pyramidal inversé…

    On peut proposer 3 têtes pour notre mouvement :
    • Une émanation représentative des groupe de bases ( modalité de désignation a définir) et qui gère l’activité permanente. et les réactions nécessairement urgente..
    • Sur le sujets importants , en urgence notre mouvement peut organiser des visio conférences interactives, Sur des sujets qui nécessite une réflexion plus conséquente, des conventions nationale thèmatiques seront convoquées…
    • Le groupes des député élus représente une autorité . qu’il doit pouvoir exercer.
    • L’espace politiques représentant les partis ou mouvement politiques, parties prenantes, pour proposer notamment des réflexions plus théoriques,

    il serait possible d’y adjoindre une sorte de comité d’experts chargée de donner des avis ( scientifiques , juridiques, philosophique …) sur toutes questions nécessitant des discussions complexes ( une sorte de think thank)
    La répartition de l’argent obtenu lors des élections législatives doit être faite en fonction des besoins réels ,en priorisant les activités des groupes de bases, exemple l’acquisition de locaux ouverts…

  231. l Ce texte précise la premier charte de la FI et propose les conditions pour un fonctionnement transparent de notre mouvement. Il établit un certains nombre de règles et de recommandations , Il faut souhaiter un consensus, donc il nous faut prendre le temps de verifier que nous sommes d’accord entre nous
    yj

    I Les groupes de base (en attendant un éventuel lmeilleur nom)

    LES GROUPES DE BASE structurent et sont le fondement de la FRANCE INSOUMISE ; ils regroupent et associent les gens qui agissent sur un territoire, un quartier, une commune, une ville (ou regroupement de communes), une entreprise , une école, une universite, ou un service public…
    Chaque insoumis peut créer ou rejoindre un groupe dès lors qu’il respecte le cadre et la démarche de la France insoumise dans un esprit d’ouverture, de bienveillance et de volonté de se projeter dans l’action. Les membres de partis, clubs, associations, réseaux, sont bienvenus dans ce mouvement collectif, s’ils sont prêts à en respecter le pluralisme et la priorité donnée à l’action citoyenne.
    Chaque groupe décide de son fonctionnement quotidien, avec l’aide d’un animateur et d’une animatrice ;ce ne doit pas être un couple, ils ne doivent pas habiter le même appartement ; ne pas appartenir pas tous les deux à une même formation syndicale ou politique qui soutient la France insoumise. Pour la désignation, il peut être procédé a un tirage au sort ( complet ou a partir des volontaires) ou a un vote par l’assemblée du groupe de base…( a bulletin secret si l’un des membres le demandent) pour une durée maximum de 2 ans .
    La recherche du consensus pour prendre les décisions est fortement conseillée.
    Pour être reconnu membre d’un groupe de FI , il suffit de participer aux actions décidées collectivement et à une réunion du groupe par mois; si la cotisation est fortement conseillée , elle n’est pas une obligation pour chaque membre. Elle peut être remplacée par la constitution d’une cagnotte.
    Chaque groupe d’appui est légitime pour agir, informer et s’exprimer publiquement, au nom de la France Insoumise sur son territoire. Cela dans le respect des principes et du programme de la France Insoumise.
    Toute action engageant la France Insoumise doit être débattue (au moins) au niveau du groupe pour éviter des comportements de « loup solitaire » ou d’électrons libres). Cela implique aussi de partager les diverses responsabilités ( materiel communication, finances …/…
    Etre visible et audible par la population est un objectif prioritaire, en privilégiant notamment l éducation populaire sur des lieux comme les marches , les centres commerciaux …/…., mais aussi avec des locaux ( café?) de quartiers, Web TV …./….

  232. Si cette consultation arrive à point nommé pour réfléchir à l’après-campagnes électorales du mouvement France Insoumise, il est fortement regrettable que la date de clôture du 9 octobre nous soit annoncée seulement aujourd’hui 6 octobre (j’avais posé la question de cette date par mél début septembre, sans réponse).
    En effet, le groupe d’appui Val de Vienne Insoumis (87) dont je suis l’initiatrice a invité ses membres et sympathisants à débattre des thèmes jeudi prochain : nous sommes donc privé-es d’une contribution collective. Ce qui pourrait apparaitre comme un détail montre que l’équipe de pilotage actuelle de FI ne prend guère en considération l’organisation collective au niveau local, à l’instar de ce qui figure dans la charte des groupes d’appui.

    Ce seul niveau ultra local ne peut être pleinement efficace s’il n’est pas intégré à un réseau plus vaste, départemental, par exemple, et bien sûr national. En outre, la question de la légitimité et les méthodes de l’équipe de direction actuelle posent problème. Comment convaincre de nouvelles personnes à rejoindre un mouvement qui se veut participatif mais dont le fonctionnement n’est pas ouvertement démocratique et transparent ?

    Il n’y a sans doute pas une seule façon de l’être mais je crois que les suggestions d’organisation formulées le 2 octobre par Patrick, au nom des GA et Insoumis du Lot, sont ici particulièrement pertinentes : transformer les GA en comités locaux, sous forme associative , afin de fournir des moyens d’action notamment financiers ; permettre des AG de circonscription ou départementales pour échanger et se coordonner ; désigner des délégué.es tournant.es et révocables pour les rassemblements nationaux (au choix tirés au sort ou désignés parmi les volontaires).
    Si FI n’adopte pas un fonctionnement réellement participatif et démocratique, elle risque de voir partir rapidement les énergies qui ont pu être mobilisées pendant les campagnes électorales et ne devenir qu’un rassemblement de « groupies » qui mettent en œuvre des décisions prises au niveau national de façon opaque. Faire vivre et développer FI comme alternative crédible, cela implique de donner de l’écho aux initiatives des groupes locaux et de favoriser les échanges non seulement entre les groupes mais aussi avec l’ensemble des partenaires de lutte (syndicats, associations, partis aux positions proches sur certains sujets, etc.).

    Je conclue ainsi comme Patrick : La démocratie ne tient pas à des mots ; Parti ou Mouvement n’est pas le débat.

  233. Partant du fait que dans notre mouvement nous militons pour une citoyenneté plus active et libéré de certaines institutions, il me semblerait inadéquat de nous organiser de manière hiérachisé. La forme finale de notre organisation sera donc un exemple vivant de ce que nous aspirons.
    1- Toute personne qui s’inscrit sur le site de la FI est adhérente. Elle peut faire le choix ou non de rejoindre un groupe d’appui
    2- Le CONSEIL des GARDIENS – L’avenir en commun est notre bien collectif – Il convient de le protéger mais aussi de l’enrichir et de le faire évoluer.
    Participeraient à ce conseil: 1/3 responsables élus de la FI – 1/3 membres groupe d’appui volontaires puis sur tirage au sort – 1/3 membres de la FI au tirage au sort – Le programme ne cesse de continuer de s’élaborer grâce au travail de différentes commissions hyperspécialisées sur des sujets bien divers. Trois personnes animent 1 groupe de commission. Une plateforme internet permet l’échange. Chacun des adhérents peut s’inscrire sur 2 commissions au plus. Une absence de participation pendant plus de 6 mois mettra un terme à son appartenance à une commission. Chacune des différentes commissions propose ensuite le fruit des débats au Conseil des Gardiens. Ce conseil décide d’intégrer ou pas les nouvelles propositions au programme l’Avenir en Commun. Le Conseil a la possibilité de lancer un vote auprès de ses adhérentts s’il le souhaite sur certains sujets qui lui paraisse sensibles. De même les adhérents peuvent initier un vote sur un sujet ceci à partir d’un nombre de pétitionnaire. Le conseil ne peut refuser une modification du Programme l’Avenir en Commun si une large majorité vote pour. Chaque commission est indépendante et décide de ses moyens. C’est ainsi qu’il peut être proposé de faire des interviews , filmée et visionnée en direct , de personnalités de la société civile, de scientifiques ou autres qui pourraient ainsi venir éclairer un débat.
    2- La FORCE – Au niveau national constituée des élus nationaux – Autonomes, ils décident de leurs moyens d’action et en informe régulièrement: Les Groupes D’appuis – Les groupes d’appui constituent donc la 2nde FORCE
    Les groupes d’appui peuvent se constituer en association loi 1901 ou bien demeurer en collectif. Chaque groupe est autonome et décide de ses propres actions. Durant les pèriodes electorales ils peuvent faire action commune et se regrouper , tout comme ils peuvent s’ils le souhaitent mettre en commun des moyens sur des moments bien précis. Quoiqu’il en soit il n’y a aucune hierarchie au sein des groupes et leur autonomie est totale. Chacun est libre de créer un groupe d’appui. Une plateforme nationale permet d’échanger sur les différentes initiatives locales et une plateforme permet de présenter les différentes actions et de faire un appel aux dons si besoin était.
    3-Le Conseil de la Force – 1/3 membres conseil des gardiens – 2/3 adhérents tirés au sort peut recevoir les doléances qui concernent des dysfonctionnements au sein de la Force – Il peut révoquer des élus- Il peut s’auto saisir ou bien se saisir après une pétition.

  234. Proposition du groupe d’appui La Fensch Insoumise (votée à la majorité):

    Afin de garder le plus de liberté locale, nous estimons qu’il faut que les groupes d’appui soient le plus indépendants possible. Afin d’éviter toutes dérives il faut une séparation des rôles.
    Donc il faudrait l’établissement d’une charte permettant à chaque groupe d’être « labellisé » FI.
    La direction nationale serait composée de 3 instances :
    – comité d’administration (CA), élu nationalement
    – comité fédéral (CF), élu par les groupes
    – comité de surveillance (CS), composé par tiers (CA, CF, et 1/3 de tirés au sort)

    Le CA aurait pour fonction l’exécutif : communication, affaires courantes.
    Le CF aurait pour charge de travailler sur le programme, la politique nationale, et de gérer la labellisation des groupes
    Le CS, aurait pour charge de surveiller les comptes, et les contentieux

    Dans la continuité de LAEC, les mandats seront non renouvelables
    Nous optons aussi pour des mandats en binôme avec un renouvellement par moitié

  235. Merci à Jean-Louis Lebrot pour son témoignage, illustration du comportement de « petits chefaillons » qui ont imposé des modes de fonctionnement (voire de désignation qui restent à interroger !) contraires à toutes les valeurs de la FI et de l’AEC. Illustrations : malgré une amicale suggestion de solliciter les GA de la circo pour dégager / proposer à la fois un.e directeur.trice de campagne ou un.e mandataire financier -ce qui serait la traduction concrète d’un rejet d’anciens modes de fonctionnement – y compris des siens !, il démarche tout seul , comme un représentant de commerce, et désigne, sans prendre l’avis de qui que ce soit (ou alors dans son cercle politique étroit du PG – mais pas avec tous et toutes !), et désigne comme mandataire financier un insoumis extérieur à la circo (et complètement ignorant des réalités de la circo !) et un directeur de campagne dont l’incompétence (prévisible) a éclaté au grand jour … Il faut dire que la tâche que lui avait été assignée par le candidat chef était hautement politique : « réservér les salles » pour les 2 ou 3 réunions publiques organisées … le compte de campagne traduit une campagne de haut niveau militant : tirage d’UN tract pour la circo, et UN SEUL !
    Et d’aucuns souhaiteraient que les candidat.e.s aux législatives (titulaires et suppléant.e.s), ainsi que les directeurs.trices de campagne soient MEMBRES DE DROIT de la prochaine convention nationale FI ! On croit rêver ! Y compris la « députée suppléante » de F. Ruffin, qui comme d’autres sert « ouvertement » notre cause !
    La démocratie prend naissance à la base … et non au sommet !!

  236. Un grand merci à Roland Richa qui ne m’a pas épargnée dans certaines de ses contributions (sourire) d’avoir porté à notre connaissance le texte publié sur Mediapart … je vais me pencher sur celui-ci avec la plus grande attention et … tenter d’apporter une modeste contribution à la réflexion collective.
    Mais une question se justifie aujourd’hui avec encore plus de force !
    – un leurre que cette boîte à idées, du genre « panem et circences » ?
    – les « désignés dirigeants » de la FI s’expriment en dehors de la boîte à idées – seraient-ils au-dessus du lot ? (Coquerel, Amard, Bompard, C.Girard, etc.). Craindraient-ils, malgré toute la qualité de leur contribution antérieure, des contributions critiques (pour rester dans un vocabulaire diplomatique) ?
    – la démocratie serait-elle à mettre sous le tapis avec les mouvements et partis « d’hier » ? comme si les militant.e.s d’hier étaient bons à jeter au panier, parce que pas dans la nouvelle norme, pas assez opportunistes, trop critiques, pas assez face de bouqués, pas assez you tubés, pas assez ci ou ça , etc. Mais bordel, la fracture sociale, ça existe ! la fracture numérique aussi, et la méthode bobo Alinsky et autre nous emmerde ! le prolétariat, la souffrance sociale, la pauvreté, la précarité, etc. ce sont des réalités qui EXISTENT !
    – et puis, si « nos » députés FI se comportaient différemment des autres et répondaient aux courriels qui leur sont adressés … pas nécessairement immédiatement sur le fond , car cela peut demander une étude, une réflexion, mais au moins (avant un mois et demi – et toujours le silence absolu – le mépris ?) « un accusé de réception « formulé de façon insoumise » c’est-à-dire avec un minimum de considération et de respect. Juste une parenthèse à leur sujet et à propos de ceux et celles qui ont été investi.e.s : il apparait dans certaines contributions que des préciputs divers devraient leur être accordés : sur quels fondements ? les députés élus ont un mandat des électeurs de leur circonscription, ont-ils pour autant un droit préciputaire à diriger la FI (cf. de ce point de vue les « statuts » de la LREM (à se rouler dans le tapis de la « démocratie » ! Que dire des candidat.e.s quant on sait comment et sur quelles bases ils / elles ont été dans une foule de cas désigné.e.s ? Notre règle démocratique ne doit-elle pas être par dessus tout : une femme – un homme = une voix … et tout le monde se plie à cette règle ! Au fait, JLM est inscrit dans quel GA ? Question qui vaut pour toute la nomenklatura du PG reversée opportunément dan la FI !!
    Dernière remarque : l’annonce de la fermeture de la boîte a relancé les contributions … mais tout cela, reste, comme souhaité par le QG, quasi exclusivement très individuel, et peu issu d’une réflexion collective, donc d’un intellectuel collectif … le pouvoir au peuple n’est probablement que pour après-demain …

  237. des conseils de base

    une coordination en fonction des nécessité

    mécanisme de révocation
    Fédération à la base.

    Coordination régionale.

    Ce qui s’est mis en place pour les élections doivent se transformer en une organisation efficace.
    Ceux qui ont été élus doivent s’adapter car la sensibilité est pour la base (La base doit primer.)
    Il faut être prêt à dégager.
    La démocratie réelle en interne.
    Pas de politiciens professionnels.
    Bénévolat
    Flexibilité
    Les gens ont besoin d’un leader social. Pas de chef.

  238. Ma Contribution se limitera à publier cette lettre envoyée au candidats et membres de l’organisation de la campagne legislative dans la 2eme circonscription 17 ainsi qu’au national. Nous étions la principale ville de la circoncription et la première structurée. Je n’ai jamais reçu de réponse. On peut en tirer des conclusions et réflexions.
    Elle pose directement le role du groupe d’appui dans l’organisation. Et plus directement la possibilité de la main mise sur le fonctionnement des insoumis par quelques militants encartés.
    Bonjour,
    Jusqu’à maintenant je ne suis pas intervenu sur les échanges de courriel pour ne pas envenimer le débat,
    La situation aujourd’hui, après ce dernier mel de C G, m’oblige d’intervenir,
    Je ne vais pas faire l’historique des contentieux qui sont apparus lors des différentes réunions, jusqu’à l’élection des candidats aux législatives. Quiconque est « insoumis » peut et doit avoir accès
    à ces échanges,
    Présent dès le début sur le groupe d’appui de Rochefort, c’est avec enthousiasme que j’ai pris part à son développement.
    Le groupe d’appui de Rochefort et Tonnay charente, avons commandé programmes, affiches, flyers. Tracté 3 fois sur le marché et vendu une vingtaine de programmes, effectué un affichage sur la ville, J’ai personnellement vendu une vingtaine de programmes et créé un fichier d’amis et militants (70) pour les informer de notre démarche, Nous avons avec J, créé la page Facebook de la 2eme circonscription,
    Avons donc bien avancé depuis plusieurs mois dans le cadre de la campagne Présidentielle,
    Lors des réunions des groupes d’appuis, nous sommes tombes d’accord (étions plusieurs à le proposer) à ce qu’il n’y avait pas de problème que nous puissions pour la présidentielle travailler avec des groupes limitrophes à la circonscription,
    Des problèmes sont survenus, lors de la désignation des candidats. Pressé par le calendrier National, nous avons été amené à les désigner avec 9 votants en prenant en compte les 3 candidats.
    Le fait qu’un binôme se présente, alors que cela devait être des candidatures individuelles, excluait à priori le 3eme candidat. En ce qui concerne le groupe d’appui de Rochefort, deux insoumis n’ont pas reçu de mel leur annonçant cette réunion. Est ce la même situation dans les autres groupes ?
    Je signale qu’il a été proposé comme si cela allait de soi, que le candidat non-élu soit Directeur de Campagne. Je suis intervenu pour qu’il y ait un vote à part.
    Après quelques échanges houleux entre J (directeur de Campagne et C C/C G, il a été décidé d’une réunion entre les deux élus, le responsable financier et J,
    Entre temps, le 12 suite à une question de M, concernant la page Facebook  et un échange de courriel, je lui ai répondu cela :
    Sujet que j’ai évoqué. Vous devez vous rencontrer, les candidats et J? Perso Une commission com/médias presse, je suis partant avec une autre personne qui serait dans le nord de la circonscription par exemple.
    Aujourd’hui, deux jours avant cette réunion, C G propose de joindre deux personnes pour étoffer le comité de campagne.
    Outre que malgré ma proposition, je ne sois pas convoqué (pas grave, étant absent pour 10 jours, je me serais excusé), et les courriels de C appelant à la transparence, l’ouverture, etc,,, il n’y a aucune volonté pour élargir aux décisions les militants.
    Hier nous avons voté au groupe d’appui de Rochefort que soit tenu le plus rapidement possible une réunion de tous les groupes et de leurs membres avant toutes décisions concernant l’organisation,
    Je vais finir, en rappelant que nous avons opté pour un mouvement horizontale et démocratique. L’analyse que je fais de la situation en cours, de construire à 3 ou 4 l’organisation, (y a t’il une orga politique derriére) pour après ouvrir, une fois que les postes sont occupés, ne peut correspondre à l’attente de ceux qui se revendiquent du programme des insoumis,
    Je pensais qu’au delà des querelles de chapelles nous étions assez nombreux pour avancer à la hauteur des centaines de milliers de citoyens qui partagent avec nous l’espérance de changement pour une vraie gauche,. J’ai bien peur, que ce ne soit pas encore pour cette fois ci.
    Ne voulant pas perdre mon temps à être confronté à ces questions, je me mets en vacances du groupe de Rochefort et me garde d’informer de ma décision les amis et camarades avec qui je suis en relation.

  239. Nous voulons, par la 6ème République, renouer avec une pratique véritablement démocratique laissant davantage de place au peuple. Il s’agit là d’une bataille culturelle afin que chacun, au lieu de déléguer ou de se désintéresser, devienne acteur des décisions politiques.
    Les groupes d’appui peuvent devenir un laboratoire d’expérience : apprendre à sortir de la culture du chef, décider ensemble en poussant chacun à exprimer son point de vue. Le terme « animateur » va dans ce sens : animer n’est pas diriger mais donner un souffle, proposer quelque chose, lancer l’initiative pour sortir de l’inaction.
    Mais allons plus loin : interrogeons, dans nos groupes, les modalités de prise de décision, les questions de séparation des pouvoirs (et notamment la circulation de l’information), de répartition de la parole. Si nous n’y prenons pas garde, ceux qui n’ont pas l’habitude de s’exprimer, non par timidité mais parce qu’ils n’ont jamais été écoutés, ne parleront pas plus.
    Comment susciter cette participation ? En s’obligeant à faire circuler la parole, à décider collectivement les ordres du jour (proposés par les animateurs en amont, puis complétés par les autres membres du GA), en discutant du rôle de porte-parole à l’extérieur et en nous formant mutuellement à la prise de parole publique, notamment face aux médias.
    Si les rôles phares des réunions sont toujours tenus par les mêmes, si les candidats d’un jour se voient déjà candidats de demain, alors nous risquons de voir réapparaître les mêmes phénomènes de confiscation du pouvoir et de conflit pour le conserver. Ce problème se retrouve dans mon département dans certains GA comme dans les tentatives d’organisation entre GA, où certains prennent toute la place, défendant « leur » GA, évoquant les futures élections municipales (!), … A l’inverse, faisons de notre mouvement un outil d’émancipation politique. Nous pourrions mettre en place des rotations, avec retour d’expérience (j’ai accompli telle fonction, eu telles difficultés, appris à faire cela, utilisé tel outil, eu tels contacts qui m’ont aidé…) pour permettre un transfert de compétences. En faisant un roulement, nous lutterions contre les velléités de pouvoir personnel, rendant plus sérieuse notre critique de la caste politique. En nous formant mutuellement, notre capacité d’action citoyenne n’en serait que plus grande !

  240. Pour ma part, je pense qu’il faut créer des réseaux intermédiaires participatifs de taille plus importante que les groupes d’appuis. Le système salle de réunion avec orateurs désignés est dépassé. Je pense qu’il y a pas mal de gens instruits à la FI qui peuvent participer via internet. Un bon système type plateforme avec des déclinaison thématiques permettrait de débattre sans leadership en bonne intelligence. Les êtres humains sont organisés en réseaux, réseaux d’amis, de copains, de relations de travail, réseau familial, naturellement. Le tissus est vaste il faut en utiliser la puissance.
    Lors des législatives, il n’y a rien eu de tel dans ma région où bien le processus est mal fichu.
    Je suis informé de ce qui se passe par réception d’un mail issu d’un système trop centralisé.
    Il serait tout à fait possible par exemple de voter régionalement pour désigner le candidat qui devra nous représenter suivant les élections à venir, les candidatures devant être spontanées.
    On élira le chef de classe en quelque sorte.
    Il faut faire émerger de nouvelles personnalités régionales et locales, on doit bien pouvoir être capables de monter des réseaux intermédiaires communiquants. Il va quand même falloir gagner des municipalités en 2019, vous ne croyez pas ?
    J’imagine qu’on doit pouvoir faire en sorte de savoir qui fait quoi, qui est où, pour utiliser les potentiels de chacun, via des groupes en réseaux d’importance comme par exemples les départements.
    Cordialement à tous

  241. Organisation de la France Insoumise

    Mouvement ou parti?
    faut il choisir? pourquoi choisir?
    Ne peut on concilier l’ assocciation de soutien composée des groupes d’appui et animée par ses initiateurs et la constitution d’une organisation politique plus structurée notamment avec des comités locaux ou spécifiques dont les responsables porte paroles délégués seraient designés par leurs adhérents?.
    Cela semble indispensable pour concilier l’autonomie d’action et la présence partout et d’autre part la nécessaire démocratie pour définir la stratégie, désigner les responsables et fixer les modalités de fonctionnement et de financement.
    Structuration et démocratie devront faire l’objet d’une assemblée constituante pour préciser l’articulation ente l’association et l’organisation politique.
    a minima s’appliquer les regles de non cumul de mission ;
    Une démocratie interne passe par la définition de règles de fonctionnement claires et votées par tous . – . Mandats limités dans le temps notamment
    Au niveau national:
    – mettre en place une instance représentative permettant tous les 3 Mois une réunion des porte parole désignés par les comités locaux…ces représentants élisent les responsables nationaux et contrôlent les mandats nationaux (députés, pole politique), et sont « contrôlés »
    Pour la convention 2017:
    – moitié désignation de représentants par les GA au niveau circonscription ou département
    et moitié tirés au sort.

  242. A La France insoumise, la démocratie interne fait débat

    ( 6 octobre 2017 – Par Manuel Jardinaud de Médiapart)

    Le mouvement de Jean-Luc Mélenchon tente de mieux organiser ses groupes d’appui et lance un processus de consultation avant une convention prévue fin novembre. La direction, aujourd’hui non élue, va rester en place, et veut s’appuyer sur les 17 députés élus en juin. Mais des militants s’interrogent sur la démocratie interne.
    La France insoumise (FI) tente d’entrer dans l’âge adulte. Le mouvement, créé ad hoc en 2016 sur le programme et la candidature de Jean-Luc Mélenchon à l’élection présidentielle, doit aujourd’hui exister, vivre, se structurer, dans une période sans échéance électorale à court terme. Exister et vivre, La France insoumise sait déjà le faire, avec plus ou moins de bonheur : une université d’été réussie fin août à Marseille, un défilé à Paris le 23 septembre contre « le coup d’État social » honorable, des « casserolades »pour « réveiller l’oligarchie », le 30 septembre, peu mgobilisatrices en revanche.
    Surtout, avec ses 17 députés à l’Assemblée nationale et le tribun qu’est Jean-Luc Mélenchon, le jeune mouvement – qui revendique plus de 500 000 membres ayant cliqué sur la plateforme et donné leur adresse électronique – a réussi à s’imposer dans l’espace politique et médiatique comme la seule force d’opposition audible à gauche. Entre un PCF en proie au doute en attendant son congrès en 2018 et un Parti socialiste en phase incertaine de réanimation, La France insoumise, réactive sur le terrain ainsi que sur les réseaux sociaux, incarne l’alternative au pouvoir d’Emmanuel Macron.
    Mais cette situation implique des interrogations et des obligations sur sa structuration. Fin août, à Marseille, Jean-Luc Mélenchon avait assuré que La France insoumise avait déjà répondu à nombre de questions : « Nous avons réglé tous les problèmes qui vont occuper les autres. Le problème du leadership est réglé. Depuis que nous avons 17 députés, le mythe selon lequel je suis un homme seul redevient un mythe. » Il avait enchaîné : « Nous avons réglé le problème du programme. Nous avons réglé le problème de la stratégie. » Ce jour-là, le député des Bouches-du-Rhône ajoutait : « Pas de blabla, du combat. Pas de discussions, plus d’actions. »
    Le message était clair. Pourtant, les critiques sont présentes et argumentées sur le fonctionnement de La France insoumise, à la lecture des commentaires affichés dans la « boîte à idées » lancée au cœur de l’été sur le site du mouvement, et dont l’un des quatre thèmes est « Quelle organisation pour le mouvement ? ». Il s’agit de « recenser des premières idées d’organisation d’un mouvement politique novateur et collectif », précise le texte de présentation.

    Sept cents contributions pour un demi-million de membres revendiqués

    Quelle démocratie interne ? Qui décide ? Comment s’organisent et que pèsent les plus de 5 000 groupes d’appui officiellement recensés en France et à l’étranger, base de La France insoumise sur le terrain ? Autant de questions qui agitent, non pas l’ensemble des inscrits à la plateforme, mais les plus impliqués et militants. À ce jour, 700 contributions sont visibles sur ce thème. Bien peu en regard du demi-million d’Insoumis revendiqués, mais assez pour y entrevoir les failles, les écueils et les problématiques qui doivent être discutées dans le processus lancé en vue de la convention nationale de la FI. Elle devrait se tenir en région parisienne les 25 et 26 novembre.
    « Aujourd’hui, La France insoumise est gérée par une petite caste autour de son leader dans la plus grande opacité », estime ainsi Gautier Weinmann, qui fut directeur de campagne de Jean-Pierre Carpentier, candidat insoumis dans la 11e circonscription du Pas-de-Calais. S’il ne remet pas en cause la constitution de l’équipe au cours des deux campagnes électorales – Manuel Bompard comme directeur de campagne et Charlotte Girard en charge du programme, notamment – , il ne se contente plus des courriels ou autres injonctions émanant de « la direction ». Comme d’autres, il ne veut pas entrer dans un procès d’intention, mais interroger la légitimité de la tête de pont de La France insoumise aujourd’hui et l’organisation de l’avenir. Et il n’est pas le seul à le faire.
    « C’est le QG qui décide, nous n’avons que des directives », renchérit Roland Richa, ancien militant communiste, qui a créé un groupe d’appui à Nanterre (Hauts-de-Seine). Il a abondamment contribué à la boîte à idées, relevant les zones d’ombre d’une direction non choisie par les militants et, selon lui, toute-puissante. « Aujourd’hui, des personnes parlent au nom de La France insoumise sans être élues. On ne peut pas être que de bons petits soldats. Nous sommes des citoyens jusqu’au bout », ajoute Patrick Nicolaon, référent d’un groupe d’appui à Cahors (Lot). Au nom de plusieurs groupes locaux, et à l’issue d’une journée de débat organisée localement, il a publié une contribution demandant une structuration du mouvement avec des délégués territoriaux, des moyens financiers et une existence associative.
    Les questions du poids politique des groupes d’appui et de leur capacité à agir à l’intérieur du mouvement représentent, selon plusieurs Insoumis, un enjeu majeur. Notamment en regard de la charte édictée en 2016 : elle insiste sur l’obligation pour chaque groupe de ne pas dépasser 12 membres et d’être « constitué sur la base d’un territoire réduit (quartier, villages, cantons) et non à l’échelle d’une région, d’un département, d’une circonscription électorale ou d’une grande ville ». En outre, « aucun groupe ou rassemblement de groupes d’appui ne peut constituer de structuration ou d’outils intermédiaires à l’échelle d’un département, d’une région ou tout autre échelon en dehors de ceux décidés par le mouvement ».

    Le poids politique des groupes d’appui en question

    Éric Le Cardinal, militant dans le sud de la France, écrit à ce propos dans la « boîte à idées » : « J’ai entendu l’argument du national arguant que la réussite de cette campagne électorale était due à l’application de cette charte. Ce n’est absolument pas le cas dans notre ville, la réussite est due avant tout à l’action intense des militants qui se sont coordonnés pour réussir à couvrir un vaste territoire. J’espère vraiment que ce rappel quasi paternaliste à la charte n’est qu’une regrettable maladresse et qu’il y aura très vite une concertation nationale à ce sujet. » Il a refusé de répondre à nos questions complémentaires, ne souhaitant pas que son opinion sur la FI soit réduite à ce seul commentaire.
    « Une stratégie de la segmentation. » C’est ce qu’y voit André Jacques, suppléant lors des élections législatives à Cherbourg (Manche). « Chez nous, on est trente, des avis s’expriment. Mais, au niveau local, il ne se passe rien », regrette-t-il. Cet ancien membre du PS fustige l’impossibilité formelle de porter des contributions collectives au-delà d’un même groupe, « parce que personne n’est responsable de rien ».
    À Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme), certains groupes se sont affranchis de cette charte, qu’ils jugent contraignante. Christian Mazet, ex-candidat aux législatives sous la bannière des Insoumis, fustige l’absence d’outils de mise en réseau. « Au quotidien, c’est compliqué de ne pas avoir de structure départementale », dit-il aussi. Avec des camarades, il a cependant régulièrement organisé des réunions communes sur sa ville, seule possibilité selon lui d’être efficace et visible. Une initiative en contradiction avec la charte.
    Ce texte, à la fois souple pour la constitution d’un groupe et rigide sur sa capacité à s’organiser avec d’autres groupes, cristallise des critiques. « Nous sommes coupés les uns des autres, en contradiction avec l’horizontalité qui est le mantra de La France insoumise. En outre, il existe une coupure absolue entre les groupes d’appui et la direction nationale, témoigne ce militant marseillais entré dans le mouvement à la faveur de la candidature de Jean-Luc Mélenchon à la présidentielle, et qui a requis l’anonymat. Comme on ne nous demande rien pour faire partie de La France insoumise, ce qui ne me pose pas de problème, on n’a donc aucun droit et aucun pouvoir. »
    Aucune personne interrogée par Mediapart ne rejette la nécessité de s’organiser différemment des partis traditionnels. C’est également la tonalité générale des contributions. Mais « il existe un problème fondamental, l’absence d’espace de débat collectif », explique Serge Victor (son pseudonyme sur les réseaux sociaux), qui a initié un groupe d’appui en banlieue parisienne. S’il ne s’est pas exprimé sur la boîte à idées, il souhaiterait néanmoins une voie médiane « entre inorganisation actuelle et direction toute-puissante ». Ce n’est pas « l’espace politique », regroupant des représentants de partis et mouvements ayant rejoint La France insoumise, qui rassasie son appétit de débat d’idées.

    Une direction non élue

    Ces thèmes que sont la vie démocratique du mouvement et l’absence d’organigramme font réagir les militants interviewés et les contributeurs. L’un d’eux a recensé – parmi les 432 textes alors soumis à la boîte à idées fin août – que le mot « démocratie » apparaissait 215 fois, « élection » 146 fois et « transparence » 55 fois. « Quand vous entrez à La France insoumise, vous laissez vos droits à la porte. Nous sommes juste considérés comme des supporteurs. Nous sommes condamnés à participer au débat à travers Facebook ou Twitter, cela interdit toute discussion », se plaint le militant marseillais interrogé par Mediapart. Il s’insurge contre la consigne donnée aux contributeurs de la boîte à idées de ne pas dépasser mille signes typographiques, symbole selon lui d’un espace de confrontation quasi inexistant. Consigne finalement très peu suivie d’effet par les rédacteurs.
    Les mots sont parfois durs, et ils illustrent un état d’esprit dubitatif qui traverse La France insoumise. Sauf à vouloir continuer de n’enrôler que des militants ni actifs ni engagés, ou juste désireux de se mobiliser sur consigne de Jean-Luc Mélenchon, la direction du mouvement ne peut y être sourde. Manuel Bompard, qui continue, sans nomination claire, de faire office de « directeur des campagnes », après son échec aux législatives en Haute-Garonne, en est conscient.
    Sans que beaucoup au sein du mouvement le sachent, ce proche de Mélenchon est président de l’association La France insoumise, fondée le 24 octobre 2016, avec pour objet « de regrouper les soutiens de Jean-Luc Mélenchon à l’élection présidentielle de 2017 et celles et ceux qui font le choix d’une France insoumise et d’un Avenir en commun », comme le montrent les statuts officiels déposés auprès de la préfecture de l’Essonne.
    Manuel Bompard détaille le processus qui mènera à la grande réunion des 25 et 26 novembre. La méthode sera dévoilée les 9 ou 10 octobre. Première phase : la synthèse des contributions. Concernant l’organisation, c’est son équipe qui s’en chargera. Exit donc l’implication de membres lambda de La France insoumise à ce stade. « Tout ne se réduit pas à la boîte à idées, argumente-t-il. Il y a d’autres sources, des discussions. » Ensuite, explique-t-il, une consultation sur des voies concrètes sera organisée à travers la plateforme. À ce stade, aucune proposition de passer par des délibérations des groupes d’appui n’est formulée.

    Un organigramme déjà écrit

    Sur les critiques récurrentes concernant l’absence d’outils pour créer des réseaux plus larges, Manuel Bompard veut rassurer : « Certaines idées vont être mises en œuvre immédiatement, comme ce qui concerne le besoin de faciliter la communication entre groupes d’appui », assure-t-il. Il dit également que la direction travaille sur la question d’un référent au niveau d’une commune, « sans attendre un processus de décision ». Ce qui, a minima, donnera satisfaction aux plus critiques. D’ailleurs, dès le 5 octobre, les membres du mouvement ont reçu un message détaillant les évolutions des outils de communication et traçant les grandes lignes des chantiers à venir.
    Ces réflexions ne répondent toutefois pas aux questions soulevées sur la légitimité de Bompard, et des équipes du « QG ». De fait, promet Manuel Bompard, un organigramme précis va être publié en même temps que la méthode, dans lequel il figurera, comme Charlotte Girard ou, sans nul doute, Coline Maigre qui coordonne les fameux groupes. Sans vote, ni consultation sur leurs noms, mais sans exclusive. « Cela sera ouvert, assure Manuel Bompard. Nous allons proposer à ceux qui le veulent de nous rejoindre. »
    Même interrogation sur la tête politique du mouvement, même si bien peu contestent le rôle essentiel et pivot de Jean-Luc Mélenchon, avec une France insoumise fondée autour de sa personne. Les statuts l’attestent. Mais la question de la gouvernance mérite d’être posée, selon certains militants interrogés. Elle ne le sera certainement pas, à en croire Manuel Bompard, qui valide la légitimité des députés comme sorte de “supra-instance politique” élue directement par le peuple.
    Pas sûr que cela calme la méfiance de certains militants, qui dénoncent le manque de démocratie interne et, finalement, l’existence d’une structure très verticale. D’autant que, pour la convention proprement dite, la manière d’obtenir une représentation des Insoumis semble déjà actée. « Ce sera le même cadre qu’à Lille [lors de la première convention, en octobre 2016 – ndlr], avec une partie tirée au sort, environ 70 %, et un tiers provenant des espaces politiques. Mais ce ne sera pas un mandat de représentation », explique Manuel Bompard. Ce qui fait bondir le militant Serge Victor : « Je suis très opposé à la méthode, c’est juste une manière habile de réunir des gens inorganisés et de leur faire passer des consignes d’en haut pour mettre sur pied un beau spectacle. »
    Au sein même des figures du mouvement, les interrogations existent. « L’idée du tirage au sort fait débat, cela heurte des cultures », reconnaissait Clémentine Autain, la députée de Seine-Saint-Denis, fin août. Elle revendiquait toutefois le droit à l’expérimentation pour « trouver des formes neuves, du moins rénovées ». Charlotte Girard, interviewée lors du même événement, abondait : « Le tirage au sort ne recueille pas l’unanimité. On doit trouver des formules. Des gens ne s’y retrouveront pas, mais on peut convaincre. » Convaincre oui, largement consulter, c’est moins sûr…
    La France insoumise se construit. Résistances, tensions et frottements se révèlent. Rien de plus normal selon Manuel Bompard, car « forcément, des gens ont dans la tête un schéma préexistant, qu’ils souhaitent calquer ». « Le mouvement doit être à l’épreuve, sinon il se fige. Nous devons faire des expériences », estimait déjà Charlotte Girard lors de l’université d’été. Les deux responsables pourraient s’approprier une formule publiée par un Insoumis sur la boîte à idées : « Il est nécessaire que le mouvement, la dynamique joyeuse et rassembleuse demeurent, perdurent et, pour ce faire, se structurent encore un peu. » Tout est donc dans ce « un peu », qui navigue entre démocratie du clic et représentativité transparente.

  243. Quelques propositions:
    structurer les groupes d’appui en nommant des responsables, éventuellement révocables (trésorerie, relations extérieures, formation…)
    financement partiel de la FI par une cotisation progressive avec le revenu qui pourrait être symbolique pour les plus bas revenus.
    organiser la verticalité en assurant une représentation des GA sur une base départementale auprès des instances nationales (une sorte de parlement de la FI)
    Instaurer la transparence des décisions prises au niveau national; qui décide quoi?quelles sont les structures qui vont décider des positions de la FI entre 2 conventions? Par exemple, quelle est notre position sur le Vénézuela et quel est le lieu ou cette position doit s’élaborer?

  244. La base de notre mouvement est le militant agissant dans un GA. Depuis les élections j’ai eu du mal à remobiliser le GA dont je suis l’initiateur, il me semble que les militants ne perçoivent pas l’utilité de continuer à labourer le terrain pour bâtir la 6R et notre « avenir en commun », l’exemple des nos députes devrait nous motiver pour continuer le travail et élargir la masse des insoumis. Mon GA compte plus de 30 inscrits et je n’arrive pas à multiplier en 3 GA car il n’y a pas de volontaires pour le faire.
    La façon de nous rendre visibles il me semble que la plateforme l’a bien intégré, mais je n’ai pas pu voir les noms des insoumis qui sont inscrits dans notre GA Vieille Chapelle au 13008 Marseille je ne sais pas comment cela fonctionne alors qu’ apparemment c’est possible par la nouvelle plateforme.
    Affectueusement Marco

  245. Je n’ai jamais fait partie d’aucun parti politique et pour le coup ne le ferai jamais. Mais FI c’est-était la promesse d’une autre organisation. Elle fut structurée verticalement dans le cadre de la campagne présidentielle, et c’est bien normal, au vu de ce qu’est la présidentielle. Mais d’autres élections sont à venir…il s’agira de « conquérir » sur le terrain une crédibilité sur notre éventuelle nouvelle manière de faire vivre la démocratie : plus horizontale, plus participative, plus de projet élaboré ensemble…plus « anarchique » donc (au sens de la pensée politique). C’est-c’était la promesse de FI. C’est cela qui à mon sens peut rallier à la politique les jeunes générations désabusées qui se construisent leurs expériences de vie à l’écart/contre la société de papa. Si FI est capable de préparer/organiser ce futur-là, alors pour le coup, je m’engagerai…car il y a des tas de gens extras chez vous.

  246. Proposition de fonctionnement pour la France insoumise

    La société nouvelle à laquelle nous aspirons ne doit pas reconduire les tragiques errements du passé qui ont décrédibilisé pour de nombreuses personnes l’idéal du socialisme et du communisme. Notre mouvement n’est qu’un moyen au service de notre dessein politique. Ce moyen doit être en adéquation avec le but poursuivi sinon il finira par pervertir ce dernier. Si notre résolution est de construire une société dans laquelle règnent la justice sociale et la démocratie la plus complète, notre outil politique doit être à l’image de ce but. La France insoumise doit donc mettre en place un fonctionnement qui soit en harmonie avec le programme profondément démocratique qu’elle a défendu au cours des récentes campagnes électorales.

    La direction du mouvement doit en conséquence être légitime et non autoproclamée. Elle doit être l’émanation de l’ensemble des adhérents.
    D’autre part, les choix politiques doivent résulter des débats et des choix élaborés par les adhérents membres des groupes d’appui mais aussi des adhérents qui n’appartiennent pas aux groupes d’appui ou bien y sont inactifs.

    Les groupes d’appui doivent pouvoir se coordonner au niveau départemental. Coordination où sont représentés chacun des groupes d’appui qui délèguent des représentants qui d’une réunion sur l’autre ne sont pas forcément les mêmes.
    Cette coordination départementale est chargée d’assumer la représentation du mouvement au niveau départemental et quand cela est nécessaire de prendre des décisions. Chaque réunion du collectif détermine quels sont les militants chargés d’assumer telle ou telle tâche. L’objectif est d’assumer la présence de l’organisation au niveau départemental, d’impulser les tâches nécessaires et d’organiser quand cela est utile des assemblées générales.

    Un comité national est l’instance législative et décisive de l’organisation. Il est constitué sur la base de représentants délégués par les départements qui les ont désignés lors d’assemblées générales départementales. Une partie des délégués sont d’autre part tirés au sort parmi les adhérents qui sont inscrits sur le site national.
    Les délégués d’une réunion à l’autre ne sont pas forcément les mêmes.

    Ce comité national élit une équipe exécutive (pour un an ou deux ?) qui est chargée de conduire l’organisation entre deux réunions du comité national. Les députés sont membres de droit de cet exécutif.

    Les débats politiques qui sont nécessaires à la vie démocratique de l’organisation et à la formation des adhérents ont lieu dans les groupes d’appui, parfois au niveau départemental mais aussi sur le site national à l’aide des outils informatiques, ce qui permet aux adhérents non actifs d’y prendre part. Lors de choix particulièrement décisifs, des votations concernant l’ensemble des adhérents peuvent être organisées sur internet sur décision du comité national.

    Ceci est un canevas qui, dessinant une organisation réellement démocratique, essaie d’éviter les pièges bureaucratiques et dont le but est de permettre aux adhérents d’agir avec la détermination et la confiance que donne un mouvement dont les rouages sont en cohérence avec la philosophie politique qui est au fondement de notre engagement : le pouvoir au peuple pour le peuple.

  247. La force de la FI c’est d’être un mouvement ouvert aux initiatives et aux idées, c’est ce qui fait peur aux autres formations. Sa faiblesse dans la course de fond que sera le quinquennat Macron c’est d’apparaître comme une masse informe, voire comme le troupeau du/des vénéré(s) leader(s), c’est l’angle d’attaque aujourd’hui dans les média et il est efficace.

    Je propose donc de distinguer tactique et stratégie.

    1. Pour la tactique, seule une Direction relativement ramassée autour des élus et de Jean Luc auquel l’assemblée donne un pouvoir d’interpellation sera en capacité de résister et de faire connaître les positions des Insoumis, en s’appuyant sur les groupes d’appui pour relayer les actions. Il s’agit ici de travailler à l’intérieur du cadre du programme, qui reste la création collective qui fonde la légitimité du discours.
    Ici, tout en laissant la plus grande marge de manœuvre tactique au National et au local, il y aura rapidement un impératif de transparence au moins financière sur la répartition des moyens, leur délégation aux groupes d’appui. Comme évoqués dans de nombreux message des associations au niveau communal et/ou départemental devraient suffire. On ne voit pas trop comment la FI échappera à se doter uniquement sur l’aspect finance et organisation d’un Secrétariat.

    2. Pour la stratégie, entendue comme le contenu des propositions programmatiques et la fixation des procédures internes (candidats, budget, etc..) : la piste d’une constituante me paraît de loin la meilleure, elle pourrait utiliser l’excellent livret programmatique et faire remonter une assemblée composée à la fois d’élus locaux (procédure à définir) et d’insoumis tirés au sort qui s’engageraient à travailler pendant une période déterminée. La convention pourrait être l’occasion de définir les grands axes de ce travail. A mon sens les 2 éléments suivants sont prioritaires :
    – définition de l’insoumis par quoi se matérialise l’adhésion ?
    – Inventer une démocratie directe dans le mouvement : à coté d’une Direction et d’un dirigeant à élire libre de leur tactique, il faudrait mettre en place une procédure qui soumettrait les orientations nouvelles en terme de programme à un référendum interne, prévoir un droit d’initiative avec des propositions de la base qui pourraient remonter à condition d’avoir un soutien suffisant (1000?) et une révocabilité des dirigeants.
    Sur cette base, il sera possible de couper l’herbe sous le pied des critiques qui se font jour de la part de nos meilleurs ennemis (de droite) et de nos pire amis (de gauche), en s’évitant de créer un bureau national (horreur).

  248. Ok avec le dernier commentaire mais avant de voter il faut discuter et impossible de le faire que sur internet! il faudrait donc monter des espèces de café citoyens à l’échelon de la ville pour discuter stratégie et problèmes citoyens en prévision des municipales et départementaux pour débattre idées et programme. Sinon le mouvement restera vertical.

  249. Indispensable : nous appliquer notre propre programme !
    Même si le « National » doit garder la main sur les grandes lignes, pour des raisons évidentes de cohérence et de garantie du respect du programme, il est absolument nécessaire, pour maintenir une motivation militante, d’ASSOCIER LES GROUPES D’APPUI AUX DECISIONS.
    La plateforme utilisée pour organiser les réunions pour les législatives serait très bien pour cela. L’outil existe et permet aux animateurs des GA et aux anciens candidats d’exprimer leurs compétences.

  250. Quelle organisation pour notre nouveau mouvement politique des Insoumis-es ?
    Après cette longue période politique et surtout électorale, notre mouvement politique de la France Insoumise doit réfléchir à son organisation pour les prochaines échéances et pour donner à chaque insoumis-e ayant soutenu ce mouvement et son programme l’Avenir en commun les moyens d’une suite à donner avec des outils de formation politique, écologique et sociale face aux libéraux dominants et avant les prochaines échéances politiques à venir – en s’appuyant sur le groupe parlementaire existant mais surtout en partant d’une véritable réflexion démocratique menée à la base dans les ruches ou groupes d’appui géographiques créés sur tout le pays.
    Notre insoumission à la monarchie présidentielle et à l’oligarchie financière doit se poursuivre et rebondir dans tous les lieux de luttes sociale et écologique, dans toutes les communes ayant mis en tête au 1er tour des présidentielles et des législatives les candidats de la France Insoumise.
    A court et moyen terme :
    Pour ne pas perdre les acquis en nombre, en adresses et en combattivité, chaque ruche ou groupe d’appui doit poursuivre son existence à plusieurs niveaux :
    Localement : les ruches existantes doivent continuer à privilégier cette proximité qui nous a aidés pour mobiliser, être présents sur les marchés et autres initiatives locales, avoir une réactivité territoriale très forte.
    Communal : les communes ayant mis en tête nos candidats députés doivent faire l’objet d’une certaine attention, par une réunion publique particulière notamment sur les 12 villages de notre circonscription.
    Si nous en avions les forces, nous pourrions aussi suivre les 17 communes nous ayant placé en 2ème position. L’instauration d’au moins un correspondant-délégué FI dans chaque commune serait à poursuivre afin de couvrir tout le territoire et d’avoir un lien humain avec chaque commune.
    Niveau cantonal :
    Afin de suivre les intercommunalités et les échéances départementales, les ruches de chaque nouveau canton pourrait se regrouper de temps en temps et préparer des initiatives communes.
    Niveau circonscription : il nous faut absolument garder la pertinence de cette coordination mensuelle qui permet à tous les délégués des ruches de base de se connaître, de mutualiser et de se coordonner pour des actions communes. Un journal trimestriel info-lettre par mail et sur les réseaux sociaux mais aussi avec une édition sur papier, et une édition vidéo pourrait être un moyen de se faire connaître régulièrement sur les marchés. Maintenant, cela pose la question du financement de ces projets et de la mise en place de participations de chacun à définir selon des critères à fixer collectivement (une cotisation à un mouvement politique est déductible de l’impôt sur le revenu en partie !).
    Niveau départemental :
    il faudrait se doter d’une coordination départementale afin de suivre les initiatives du Conseil Départemental et de tous leurs membres, de prévoir des actions départementales et d’échanger directement lors d’une AG – qui peut être en même temps une journée de formation – des Insoumis-es de tout le département. Ce niveau sera aussi utile si la réduction des députés envisagée par Macron 1er est décidée et va entrainer la réduction du nombre pour toute l’Ardèche à 2 ou peut-être à un seul !
    Niveau régional : là aussi, une rencontre régionale des Insoumis-es serait profitable notamment pour suivre et dénoncer les effets néfastes de la majorité politique ayant le pouvoir au Conseil Régional Auvergne-Rhône-Alpes avec son autocrate en chef !
    Niveau national : tout est à faire en se posant la question du rôle des organisations politiques ayant vraiment soutenu JLM et son programme qui ont des élus France Insoumise à l’Assemblée nationale comme Ensemble, le PG et d’autres peut-être !
    Une Convention annuelle ainsi que des Journées d’été des Insoumis-es (comme celles de Marseille au mois d’août) sont absolument nécessaires afin de mieux se connaître, mutualiser, partager nos expériences et construire de nouvelles initiatives en gardant la pratique de méthodes d’éducation populaire permettant l’expression de chacun-e en intelligence collective sur les principaux axes du programme l’Avenir en Commun qui pourrait être décliné localement, amélioré et complété !

    Des groupes thématiques :
    Les différents axes du programme l’Avenir en Commun sont aussi l’occasion de lancer des groupes de réflexion et d’échanges thématiques locaux et nationaux (en lien avec les livrets édités pour les présidentielles) comme sur l’agriculture écologique et paysanne, les luttes et initiatives contre la précarité et les sans abris, la sortie du nucléaire et des énergies carbonées, la 6ème République, la question des déplacements en milieu rural et des transports en commun solidaires à mettre en œuvre, etc tous en relation étroite avec les acteurs associatifs, syndicaux et para-institutionnels existant sur nos territoires.
    Ces réflexions thématiques peuvent donner lieu à des rencontres, des feuilles-tracts, des dossiers pouvant s’allier à des réunions publiques sur un thème tenant à cœur plusieurs ruches de base.
    Fonctionnement démocratique :
    Un tel fonctionnement loin de celui classique des anciens partis, doit s’appuyer sur l’intelligence collective mise en œuvre à plusieurs insoumis-es et sympathisants en permettant l’expression de chacun-e avec quelques principes :
    – Partage et rotation des tâches à durée limitée dans le temps dans les groupes et ruches : gestion des
    adresses, gestion des dépenses et des rentrées pour financer des initiatives diverses, préparation d’évènements ou de fêtes d’insoumis-es, relations avec le national, délégués à la coordination mensuelle de circo, commandes de matériel, recherche et gestion d’un local, etc…
    – Co-animation des réunions et rencontres entre un animateur/trice tenant le fil des échanges, le donneur de la parole garant de l’expression et l’écoute de tous, le gardien du temps, l’accueil convivial au début et à la fin de la rencontre,….
    – Instauration de méthodes d’éducation populaire et citoyenne : gestes pour la prise de paroles, temps prévu à des échanges en petits groupes de 6 à 8 personnes avec un rapporteur/trice synthétisant les échanges, conférences gesticulées avec un intervenant ludique, introduction du sujet par une ou des personnes pas forcément expertes sur le sujet mais ayant pris du temps pour étudier et résumer un sujet, discussions en 2 cercles dits de Samoan, théâtre-forum ; débat mouvant contradictoire dit de position d’ac/pas d’ac/cap /pas cap ; autres méthodes participatives…
    – Prises de décision par option socio-cratique avec prise en compte de toutes les objections jusqu’à leurs neutralisations ou levées par palabres et échanges d’arguments justifiés, report de la prise de décision après la meilleure information de chacun-e et de tous, droit d’expression aux minoritaires ne bloquant pas la prise de décision finale sur un sujet très clivant, …
    – Instauration de moments conviviaux faisant appel au chant collectif, à la musique, à la poésie, aux arts vivants comme nous avons essayé de le faire sur certains marchés pendant la campagne des présidentielles en Sud Ardèche !
    Tout cela devrait permettre une vigilance démocratique dans les délibérations collectives que nous ne manquerons pas d’avoir et surtout dans les décisions à prendre ensemble sur des sujets pouvant être « chauds » et prêter à diverses opinions contradictoires.

    Journées ou moments de formation politique au sens noble du terme :
    Dans notre mouvement, l’égalité d’accès à l’information doit être de mise pour que chacun-e adhère en connaissance de cause au programme, aux valeurs et aux actions décidées par notre mouvement. Aussi, nous devons répondre à la nécessité de mieux comprendre les institutions locales et nationales existantes, la stratification des classes sociales créée par le système capitaliste, l’identification des obstacles et des freins présents dans les pouvoirs dominants, les moyens existants pour mettre en œuvre notre insoumission et changer l’ordre économique établi, les méthodes d’action non-violente active pour faire reculer le pouvoir de l’oligarchie financière et ses affidés, etc…
    Tout cela nécessite la prévision à tous les niveaux de moments de formation collective articulée avec des orateurs de qualité mais aussi en faisant appel aux experts citoyens existant dans nos groupes et nos territoires ! Ainsi qu’à celles et à ceux qui ont pris du temps pour s’approprier un sujet et peuvent le retransmettre pédagogiquement lors de nos réunions et rencontres insoumises !

    La persistance de notre mouvement et son ouverture aux millions de votants FI en 2017 doivent entrainer la réussite de notre combat politique à moyen terme et aux prochaines échéances sociales et politiques.
    Alain Joffre Le 6 juillet 2017

  251. Bonjour,

    Bravo pour l’initiative de la boîte à idée.

    Je ne dirai qu’une seule chose: pour sortir du carcan oligarchique, utilisons davantage le _tirage au sort_ parmis des volontaires à tous les étage de la fusée FI qui doit nous emmener dans les étoiles !

    Et ouais, à la fin, c’est nous qu’on va gagner!

  252. DEMOCRATIE DIRECTE A LA F.I.

    Appliquons à la FI la démocratie directe. Tous les français peuvent participer, à condition d’avoir un profil public et de soutenir publiquement le prinicpe de l’AEC.

    Tous les votes sont publics (empêche toute forme de piratage), effectués élèctroniquement sur une plateforme vouée à cet effet.

    Toute modification substantielle du programme, de la stratégie, des alliances etc.. est soumis au vote de tous.

    Les votes sont décidés ou bien par un bureau élu tous les 6 mois, ou bien par une pétition > 50% des derniers votant dans l’année.

  253. 1. Merci à ceux qui vont tenter de synthétiser tous ces commentaires avant la convention et bravo !
    2. Zone rurale, dans certains cas, plus de 200 kms entre le nord et le sud du département, sur petites routes qui tournent. Ce n’est donc pas la bonne échelle pour nous. Plutôt des regroupements par zones territoriales d’accès plus facile même si c’est à cheval sur deux départements.
    3. Groupes d’appui : pendant la campagne, nous avons perdu beaucoup de temps (et de gens !) car nous ne pouvions contacter que les gens inscrits dans les GA or beaucoup ne l’ont pas fait car trop éparpillés sur notre territoire rural. Proposition : pour contourner les restrictions de la CNIL, demander aux inscrits (passés ou futurs) s’ils sont d’accord pour que la FI communique leurs coordonnées à un référent départemental qui sera chargé de les dispatcher aux référents des GA les plus proches de leur domicile, pour au moins avoir un contact direct.
    4. Dans la durée, passé l’élan premier, on a surtout du mal à trouver des camarades qui assument les tâches au long cours, donc décourager les volontaires en mettant trop de freins (mandat de 3 ou 6 mois, ne pas appartenir à un parti, parité…) peut être un réel frein au développement de la FI, surtout en zone rurale.
    5. Qu’est-ce qu’on fait pour inclure tous ceux qui n’ont pas internet, ne s’en servent pas et ont besoin d’obtenir tout de même les informations sur le devenir du mouvement ?
    6. Nous n’aurons pas le financement de l’Etat post-législatives avant 2018. Comment faire avec le financement ? Prévoir des avances par les membres des GA ? Sur quels critères ? Remboursables par qui ? Un trésorier par GA ? Un par département qui centralise les avances et les dépenses ?
    7. La question essentielle est celle de la légitimité de ceux qui décident. La proposition de Daniel Mino (élection sans candidats) est intéressante mais elle laisse de côté tous ceux qui ne sont pas dans des groupes d’appui.

  254. l arrêt de la boite à idées est une véritable mascarade. Sous prétexte de faire la synthèse ,on ferme le lieu d expression des militants et militantes.Il aurait été possible de faire l analyse de cette boite, tout en continuant à laisser les gens s exprimer. La seule raison de cet arrêt, ce sont les critiques de plus en plus fortes . Et face à la contestation … on ferme , vieille méthode.. Sinon on nous demande de faire des réunions publiques. Parfait, mais nos amis savent ils que pour réussir une réunion, il faut des sous. Il y en a marre que chacun, chacune se démerdent pour tirer des tracts, des affiches, dans son coin, avec les moyens du bord. FI matériel ne propose même pas des drapeaux FI, qui sont si importants pour nous faire connaitre Pour nous aider, Raquel garrido devrait verser son salaire C+ à la FI
    Mais pourquoi du matériel, quand il n y a meme pas un tract pour appeler au 10. Il faudrait avoir une vision politique conséquente si on veut faire défiler 1 million de gens à Paris en allant vers la convergence des luttes

  255. je ne suis pas sur que ceci est au bon endroit Mais si on veut reconstruire que chose il faut aller à la base du problème càd la monnaie, ou autrement dit l’argent !
    à la lecture de critiques du système « capitalisme financiarisé » et de bien d’autres textes sur l’économie
    – la question de base « qu’est ce que l’argent – la monnaie ? » n’est pas posée ! ni là ni ailleurs – à mon goût –
    … et si c’était seulement une unité de mesure comme le kilo le litre ou le mètre ?
    voici qq millénaires que la confusion « volontaire » est entretenue au profit des chefs rois puissants etc
    la monnaie n’est qu’un signe – un symbole – une commodité comptable – point !
    une facilité utilisée pour échanger entre égaux entre gens de bonne foi .
    aurait-on idée de stocker des litres ou des mètres…. de rien ? c’est difficile à croire ! faut pas !
    toute l’astuce (l’arnaque) est donc de « troquer » ce symbole contre qq chose de concret – de matériel
    et donc par ce biais tout ce qu’on peut voler aux autres – fidèles – citoyens – croyants de la religion du « machisme » et de bien d’autres,
    la dime c’est 10 % des revenus pour les cultes ! – et l’impôt ? imposé au pôvre peuple !
    la richesse c’est du matériel ou de l’art ou du spirituel – pas de la monnaie ni de la finance -ça c’est de la tricherie de la part d’égos surdimensionnés!
    comment s’en sortir depuis le temps que ça dure ?
    si on voulait, on pourrait – mais ça prendra du temps (qu’est pas de l’argent)
    merci

  256. Une organisation horizontale.

    Je souhaite présenter un retour d’expérience sur notre fonctionnement sur les villes de Pantin et d’Aubervilliers en Seine-Saint-Denis.
    Pendant la campagne des législatives le mouvement s’est beaucoup renforcé. Le nombre d’insoumises et d’insoumis a plus que doublé en un temps record. Après la victoire de Bastien Lachaud nous nous sommes interrogé.e.s sur le fonctionnement du mouvement, ses liens avec le député, le rôle des groupes d’appui. Sans que cela ne soit forcément la recette miracle nous nous sommes orienté.e.s vers un fonctionnement très horizontal en utilisant un groupe Télégram (application smartphone et ordi permettant des discussions à plusieurs personnes) sur lequel les binômes initiateurs de groupe d’appui peuvent discuter entre eux, à égalité. L’assistant parlementaire de Bastien est également membre de ce groupe et assure le lien entre le député et les groupes d’appui.
    Ce mode de fonctionnement nous a déjà permis d’être très réactif.ve.s sur plusieurs sujets : passage en régie publique de l’eau, accompagnement de Bastien lors d’événements politiques sur la circonscription, organisation de départs collectifs, etc.
    Sur la base des informations circulant sur ce Télégram chaque binôme initiateur peut transmettre à son groupe d’appui les questions qui pourraient l’intéresser et éventuellement se coordonner avec les autres groupes concernés (par exemple la question de l’eau est sensiblement la même sur les deux villes donc une coordination des efforts est possible).
    Cet outil permet aussi aux groupes d’appui de proposer à Bastien d’appuyer une initiative locale.
    Cette façon de fonctionner permet également de sauvegarder l’autonomie des groupes d’appui et de respecter le seuil de 12 afin de permettre la prise de confiance et l’émergence de futurs binômes initiateurs pour que notre mouvement s’étende au maximum géographiquement et qu’il ne reste pas dans un entre-soi de militants traditionnels.

  257. Les groupes d’appui
    Pourraient être renommés « groupe d’action » et composés d’un nombre non défini de membres.

    Devraient définir leur terrain couvert  géographiquement et être certifiés par la France Insoumise. La règle de la parité homme-femme dans la direction devra être assouplie pour la création d’un groupe et imposée seulement si le groupe dépasse 10 personnes.

    Devraient avoir une certaine autonomie de budget pour organiser leurs actions, donc demander une cotisation aux membres et recevoir une dotation du centre.
    L ‘avantage de la cotisation est de bien refléter la vie réelle des groupes, car les « fantômes » ne cotiseront pas.. La dotation devrait être proportionnée au territoire couvert par le groupe d’appui (nombre d’habitants).
    Pour cela le statut d’association loi 1901 est préférable, au niveau du groupe ou de la coordination de groupes, car elle couvre les risque juridiques éventuels liées aux actions du groupe. Elle permet une gestion claire des fonds.
    Pour l’instant, les initiateurs et initiatrices de chaque groupe pourraient être tenus juridiquement responsables de ces risques.

    Coordinations des groupes
    Les groupes devront définir le bon niveau pour faire une coordination : la commune, un groupe de communes, l’arrondissement…car une structure de coordination est nécessaire.
    Chaque groupe doit déléguer un seul représentant à la coordination, qui n’est qu’un outil pratique et non de débat politique.
    La coordination pourrait organiser la communication commune des groupes participants,par exemple un journal ou site web, ou la nomination de porte paroles pour l’ensemble des groupes pour les contacts avec la presse. La location d’un local commun devrait aussi être rendu possible par ce biais, surtout dans les grandes villes (cherté des loyers)
    La coordination pourrait organiser certains évènements importants concernant toute la commune (ou arrondissement) : réunion-débat publique, fête etc..
    Pour cela elle devrait définir un budget, alimenté par les groupes d’action participant.
    Ces coordinations doivent être souveraines pour choisir les candidat(e)s aux diverses élections, aucun « parachutage » ne devant se faire sans son accord explicite.

    Représentation des groupes pour la Convention
    La Convention devrait prévoir l’élection des délégués des groupes d’appui , et si un tirage au sort vient compléter ces délégués élus, le tirage devrait se faire en public en AG pour éviter les rumeurs de « copinage ».

    Les statuts de la France Insoumise
    La direction du mouvement devra être élue (et non cooptée. ) chaque année à l’occasion de la Convention annuelle, avec un programme d’actions pour l’année.
    Une procédure d’exclusion devra être prévue si des membres se montrent publiquement opposés aux orientations du programme, avec publication rapide de la décision et de ses motifs .

  258. Les prochaines élections (municipales) sont le moyen de faire émerger un réseau de sympathisants LFI, à condition de garder une ouverture objective absolue. Eviter les candidatures « dirigées », la simple revendication d’appartenance au mouvement LFI doit suffire à justifier le soutient à des candidatures (objectif: 1 candidat, au moins, dans toutes les communes). L’échelle et le caractère local de ces élections permettront de définir et reconnaître les réseaux réels qui composeront la France Insoumise.

  259. Avec la fermeture de la boite à idées prochainement, nous assistons à une véritable mascarade,
    avec comme prétexte de vouloir faire la synthèse des commentaires. Celle ci n’est elle pas possible dès à présent en laissant continuer les gens à s exprimer.
    Le véritable problème pour la » direction », c est certainement les critiques grandissantes qui se font jour dans les commentaires. Donc vieux procédé, on ferme la vanne .

    D autre part, on nous demande d’organiser des réunions publiques. Fort bien, mais avec quel
    argent. Nos amis ne savent peut-être pas qu’ organiser une réunion avec un certain succès, çà coûte des sous? et il y en a marre que chacun et chacune se démerdent dans son coin pour tirer des tracts, des affiches, confectionner des drapeaux (le national n est même pas foutu, de mettre en ligne dans la rubrique matériel le moindre drapeau FI.
    Il faudrait certainement que raquel Garrido verse ses emoluments de canal + au pot commun.
    D ailleurs ce serait bien que l on sache combien elle gagne
    Autre chose, rien aucun tract sur l appel à la manifestation du 10 Octobre. On a vraiment l impression d une navigation à vue, après le 23. Si nous voulons aboutir à une convergence des luttes et à un Million de gens à Paris, il faudrait avoir une analyse politique cohérente qui conduise à cela.

  260. La marche se prouve en marchant : le mouvement pour une société démocratique se doit être lui-même vraiment démocratique, organisé comme une démocratie (constituante, constitution, représentants révocables, jurys militants thématiques tirés au sort, etc).
    De façon plus spécifique, le mouvement de la FI doit être organisé de façon à pouvoir être géré comme le bien « Commun » de tous les insoumis. Ce qui implique concrètement que l’organisation du mouvement FI doit pouvoir respecter tous les principes de gestion des « Communs » mis en évidence par Elinor Ostrom.

  261. La construction de notre mouvement n’est pas achevée. Les GA au coeur de la dynamique.

    – promouvoir les initiatives locales

    Pour ce qui suit, ma position sera peut-être minoritaire. Mais je crois pouvoir dire que les principes que j’y développe sont en accord avec LAEC. L’argument qu’on peut opposer à tout ça serait de vouloir éviter de mettre en scène des discordes artificielles. Je pense que nous n’en avons que très peu pour l’heure, et c’est justement quand tout va bien qu’il faut avoir la maturité de faire vivre nos principes dans le cadre de notre propre action. C’est cela qui pourra prévenir des discordes réelles, au lieu d’avoir à les gérer de façon chaotique si elles venaient à arriver.

    – ‎créer une assemblée interne, chargée d’approuver (ou non) les décisions opérationnelles, stratégiques et idéologiques. Assemblée trimestrielle tirée au sort parmi les volontaires ayant 6 mois d’ancienneté. Renouvellement des deux tiers à chaque fois pour continuité, mais néanmoins sans cristallisation.
    – ‎donner un statut aux représentants nationaux et aux responsables/organes opérationnels nationaux. Lors de chaque assemblée interne vote de la confiance (ou non) qui envers les organes/représentants nationaux. Élus qui ne peuvent pas être représentant par défaut. Possibilité néanmoins de procéder à une approbation par acclamation lorsqu’il y a consensus, comme c’est le cas aujourd’hui.
    – ‎les différents statuts : Porte-parole (la figure étant le chef de file du mouvement, et ayant à incarner notre action – actuellement JLM) ; Orateur national : habilités à représenter la France Insoumise au niveau national (pas de liste réelle actuellement, mais tout le monde sera capable d’identifier les figures de notre mouvement à l’heure actuelle).
    – ‎Coordination : charte à préciser ; seule habilité à légitimer un porte parole local, désigné avec mandat impératif (ex : pour une itw, un discours, une élection etc…) – Sinon parler en son nom propre. Constitution par libre association de différents groupes d’appui d’une même région (différent donc de la fédération qu’on peut retrouver dans les partis traditionnels).

  262. Voilà ce qu’écrivait JL Mélenchon sur son blog le 10 juillet 2017 : « En effet j’ai dû constater des tentatives de création sauvage de structures collectives par secteur d’activité telle que « jeunesse », « syndicalistes », « élections sénatoriales », etc. Il s’agissait à l’évidence de tentatives d’appropriation du mouvement et de son label. Elles n’ont aucune légitimité, aucun accord de ma part ni de celle d’aucun des membres de l’équipe nationale qui a animé le mouvement jusqu’à ce jour. »

    Et on découvre aujourd’hui que la FI a un porte-parole jeunesse en la personne de David Guiraud. Qui est David ? Il est collaborateur d’Éric Coquerel, député LFI de Seine-Saint-Denis et était (est encore) responsable du réseau jeunes du PG !

    Nommé par qui comme porte-parole jeunesse de la FI ? Qui ne vient pas du PG parmi les membres du QG (ou du commandement général ?) de la FI ? Il est vraiment grand temps de passer, comme le demande tant de contributeurs, à la transparence et à la démocratie dans la FI … et donc à des élections à tous les niveaux … sinon c’est le fait du Prince, ce qui est machiavélique ! Et cela peut aussi s’apparenter à la nomenklatura !

    Il serait aussi impératif de mettre en œuvre des procédures réellement démocratiques pour composer la prochaine convention et écarter les membres de droit ainsi que les tirés au sort qui ne pourraient engager qu’eux-mêmes et n’ont ainsi de comptes à rendre à personne !

    Quelles seront les prochaines découvertes ?

  263. 1/ Qui participe à la convention
    1/3 représentant les différents espaces
    2/3 représentant les GA
    Le tirage au sort ne me semble pas la méthode la plus démocratique ou alors chaque GA qui a une réelle existence élit un représentant ,comme cela fait beaucoup de monde on tire au sort parmi ces représentant élus

    2/il nous nous faut des instances dirigeantes élus et révocable ,une direction nationale élue par la convention et sans doute une instance départementale (un comité départemental composé d’ un représentant de chaque GA qui peut tourner – rôle d’échange ,de coordination et d’initiative départementale) Cela fait 3 niveaux Groupe local -départemental -national ,ce qui n’est pas trop lourd.
    Les Groupes d’appui de la campagne de JLM deviennent des groupes locaux
    avec une grande autonomie quant a leur territoire d’activité , leur éventuelles division ou regroupement , leur initiatives …

  264. toujours ok avecVenault Nicolas dit :
    6 octobre 2017 à 8 h 41 min

    Pour le groupe d’appui Le Havre Ville haute, l’organisation du mouvement doit s’appuyer sur les principes suivants:
    Pérenniser la structure du groupe d’appui
    Organiser les liens avec les autres groupes d’appui par le biais par exemple d’une coordination n’impliquant pas une hiérarchisation des groupes

    sympathisant fi ,le havre,mon avis complémentaire:
    ne pas oublier le temps pour travailler les questions de fond, ne pas se faire submerger par les formes , organisations, actions, actions et théories simultanées et interchangeables selon les situations!

  265. Un petit mot d’un petit groupe d’un petit village, à Auriol, dans les Bouches-du-Rhône:
    Il y a plus d’un an, on crée notre groupe, dans une commune qui, avec ses 30 % et plus au FN, faisait l’affaire de « terre de mission »
    On y fait campagne, et pour les présidentielles, et pour les législatives, et ça donne plutôt de bons résultats, jusqu’à cet été…
    Eté où nous sommes sollicités par deux « structures », l’une formelle (AIIA, asso loi 1901 créée sur Aubagne), l’autre informelle (coordination de la X° circo des législatives)
    A toutes deux, nous répondons que c’est bien gentil, mais que nous comptions continuer notre petit bonhomme de chemin, en tant que groupe d’Auriol, et refusions de nous englober dans telle ou telle structure…
    Le tout en insistant sur le fait que nous nous inscrivions dans la démarche de la Convention à venir, Convention à laquelle nous comptions apporter nos propres propositions, qui ne sont pas toutes dans la « ligne » (limitation abusive des GA à 12 personnes, nécessité de représentants départementaux, je ne reviens pas dessus, ayant déjà commis message en ce sens).
    Mal nous en a pris de notre refus:
    – Côté Aubagne, le vice président de cette AIIA a créé un nouveau groupe sur Auriol, ce qui est son droit le plus absolu. Petit problème, ce groupe n’a eu pour activité que de… tenter de débaucher plusieurs membres de notre groupe…
    – Côté X° Circo, pas mieux… Voici ce que propose l’un de ses dirigeants, devant notre refus: « Peut-être faudra-t-il réfléchir (sur Auriol) à la création d’un GA élargi constitué de militant(e)s qui seraient favorables aux « échanges d’idées »…et d’informations  » !
    « Le Peuple ne vote plus pour le Gouvernement ? Il faut dissoudre le peuple ! » Du Brecht revu et corrigé…
    Problème numéro 1:
    Aubagne, c’est Sylvie, candidate FI aux législatives dans la IX° circo, l’autre, c’est Jacques, candidat FI aux législatives dans la X° circo. N’y aurait-il pas eu un léger dysfonctionnement dans le choix des candidats, par chez nous ?
    Problème numéro 2:
    notre petit groupe d’Auriol est-il en droit d’exister, dans le respect de la charte des GA, en toute indépendance, et sans avoir à se voir rattaché à tel ou tel chefaillon auto-proclamé ? Dans la charte, oui, dans les faits, non…
    Problème numéro 3:
    j’ai alerté le national à plusieurs reprises sur ces faits, sans réponse de leur part. Effets délétères: sur Aubagne comme dans la X° circo, les GA se sont vidés, les collègues en ayant un tantinet marre de ces querelles intestines. On se pose la même question sur Auriol… Se bagarrer et militer contre les macronistes (il y en a peu..) et les fachos (il y en a beaucoup), on peut le faire. Devoir se battre contre les appétits de pouvoir de certains « insoumis », bof…
    On attend donc une réponse du national, qui tarde…

    Autant dire que, pour rester sur le sujet de cette boite à idées, la bonne structure à venir, dans la FI sera sans doute celle qui nous débarrassera définitivement de ces militants quasi-professionnels. Mais, bon, j’en doute, les crabes ont la carapace dure…

  266. On devrait rencontrer et recruter des militants qui puissent monter les groupes d’appui dans les quartiers populaires.

    La consultation de l’entre deux tour était super aussi, ce serait top d’avoir une plateforme qui permet aux membres actifs des groupes d’appui / aux sympathisants de se prononcer sur des sujets importants.

  267. Révolution conservatrice libérale

    Nulle part au monde la destruction libérale de la société ne s’est faite pacifiquement ( relire Noami Klein, « La stratégie du chaos »). A un moment donné, il y a répression qui accompagne la fin de la démocratie. Après le Macron ( le valet ) nous allons voir les maîtres.

    Réfléchissons dès aujourd’hui à une organisation de nos réseaux qui nous permettra de continuer à exister dans une situation d’arrestations, de mises en résidence, etc… de nos militants. Un climat de peur est en train de s’installer, et ça ne sent pas bon. La France n’est plus depuis mardi un pays de droit. Souvenons-nous du magnifique travail du réseau Jeanson-Curiel pendant la guerre d’Algérie.

  268. Commençons sans attendre à écrire le nouveau contrat social

    Il n’est pas nécessaire d’avoir le pouvoir d’Etat pour commencer à travailler à la constitution de la VIème république, il est suffisant de le vouloir. Le conseil national de la résistance n’a pas attendu que la France soit libre pour rédiger son programme.

    Ce faisant nous reprenons l’initiative de penser l’avenir, non seulement en tentant de bloquer l’action destructrice de Macron, de son gouvernement et de son parti, qui représentent la collaboration totalement soumise, à l’oligarchie, mais nous obligeons les adversaires de notre peuple à passer à la défensive. Si nous ne remettons pas en cause sa légalité, nous contestons puissamment sa légitimité.

  269. Pôle public des produits de santé

    La France insoumise dans programme sur la santé propose de créer un « Pôle public du médicament ». Nous proposons plus largement la création d’un Pole public des produits de santé. Cette structure engloberait la production et/ou la distribution des médicaments essentiels, des produits biologiques de diagnostic, des prothèses diverses : auditives, dentaires, oculaires … qui sont aujourd’hui le quasi monopole de firmes multinationales.

    C’est le moyen de rétablir le contrôle de la collectivité sur les prix, les coûts et la valeur d’usage de ces produits qui ne doivent pas être exclusivement entre les mains du marché.

  270. Institut Rabelais – Bourdieu

    La France Insoumise va-t-elle poursuivre sa progression dans l’opinion ? C’est probable si elle parvient à mettre sur pied une organisation à la hauteur de son ambition. Ceci suppose une capacité à assurer la régulation idéologique et le façonnement de l’imaginaire social écologique et laïc. On ne peut se satisfaire d’une teinture de marxisme enrobé de bonne volonté et d’enthousiasme. Il faudra face au compétitisme élitaire une structure capable de mettre en ordre les analyses diverses, souvent contradictoires, au moins en apparence. C’est donc la matrice de l’intellectuel collectif propre à la France Insoumise qu’il faut créer.

    Ce devrait être, sous une forme à déterminer, un espace de rencontres des nombreux experts invités par FI, un réservoir capable de métaboliser la diversité, pour faire apparaître aux yeux du plus grand nombre l’absurdité inquiétante de cette société pseudo libérale.

  271. Pas de comité central ni bureau politique ou équivalent à n’importe quel échelon.
    Durée des mandats limitée et révocabilité
    Assemblées seules décisionnaires
    Règles de décision

  272. Contribution personnelles reprenant des éléments du débat discutés en AG de groupes

    Mouvement ou parti?
    Cette question est un faux problème car la question est plutôt quelle structuration démocratique, dans laquelle chacun peut avoir la parole et participer tant physiquement, intellectuellement et politiquement à un « mouvement collectif ».

    Structuration et démocratie:
    La création des GA s’est faite au regard d’une stratégie électorale liée à la présidentielle et aux législatives… (cf charte des GA)
    La « nouvelle  » charte (modifiée par qui ?) élimine toute notion de constitution des GA en référence aux élections, tout en gardant le même cadre rigide. Ce qui pouvait se concevoir pour l’efficacité d’une campagne électorale où chacun était au service d’un candidat et d’un programme n’est plus recevable pour une organisation efficace si la FI souhaite des groupes véritablement participant à la construction matérielle, technique et politique du mouvement. De fait ces groupes (« les seules structures permanentes de la France insoumise. »), n’ont pas de réalité « politique » en ne pouvant pas être participants aux décisions, orientations du mouvement, puisque non reconnus dans des instances transparentes… contrairement aux représentants de « l’espace politique », qui désigne ses représentants.
    Comment peut-on financer les actions, tracts? Comment louer une salle (financement et assurance)?… Quid de tracts sur des problématiques locales (les GA sont ils autorisés à engager la FI sur des positions ? )…
    Quelle visibilité quand nul n’est autorisé à parler pour la FI… à part le « national » ?

    Verticalité aujourd’hui… le fonctionnement vient du haut vers le bas: l’information sur ce qui font les députés est diffusée, les axes des mobilisations aussi… il y a peu de débats sur d’autres points : qui décide quoi? Comment sont prises les décisions? Quid des dons ? Quelle représentation des GA?

    Fédéralisme
    Une démocratie interne passe par la définition de règles de fonctionnement claires et votées par tous. – Cela exclut donc l’idée de « tirage au sort » pour participer à la convention.
    – Seul un mandatement de personnes par les groupes (niveau à définir: GA,, canton,, circo, département) peut garantir une vraie représentativité, dont le corollaire est bien le contrôle des mandats….. ainsi que défini dans le programme pour les candidats et les élus (processus révocatoire)

    Coordination au niveau ville, Circo, départemental.
    – Election de représentants par les GA , porte paroles des GA en direction du national, de la presse etc… et révocables par l’assemblée des GA. Mandats limités dans le temps ( à déterminer UN an par exemple renouvelable une fois?)

    Au niveau national:
    – mettre en place une instance représentative permettant tous les 3 Mois une réunion des porte parole désignés par les groupes constitués (de circo, de département…)…ces représentants élisent les responsables nationaux et contrôlent les mandats nationaux (députés, pole politique), et sont « contrôlés » par les groupes auxquels ils doivent rendre compte et qui peuvent les révoquer.
    A défaut c’est le « national, les députés, et/ou l’espace politique qui déterminent les orientations sans consultation ni élaboration de la base des GA. On fait mieux en terme de processus démocratique
    – Créer un espace national entre députés et candidats non élus, permettant d’utiliser leurs compétences et connaissance du terrain. Il est inconcevable que les 577 candidats aux législatives, soutenus par des milliers d’insoumis, soient aujourd’hui ignorés du national et abandonnés dans la nature.
    Pourtant, la charte des candidats FI :  » construire une coopération politique entre les député-es et le mouvement France insoumise, quelle que soit la forme que les signataires lui auront donné alors, afin d’examiner ensemble les projets de loi les plus importants, s’accorder sur les propositions à porter aux débats de l’assemblée nationale et le consulter pour chaque vote important et notamment celui du budget de l’Etat et de la sécurité sociale. »
    Ou plus loin, les candidats s’engagent à « – poursuivre tout au long du mandat le travail d’échanges avec les associations, syndicats, réseaux ou collectifs rencontrés au cours de la campagne.
    – Publier un compte rendu de mandat régulier ».
    Cela permettrait un aller -retour sur les grands dossiers discutés à l’assemblée nationale d’une part et d’autre part d’alimenter des propositions de lois par les insoumis sur des thématiques remontées du terrain.
    Osons nous appliquer notre programme !

    Pour la convention:
    – désignation de représentants par les GA au niveau circonscription ou département
    – quid des frais liés à la convention ?

  273. Je pense qu’il faut développer le mouvement autour du programme. Je ne crois pas que d’autres structures que celle de la coordination nationale des GA doivent se développer (ex : les jeunes ou les travailleurs). C’est la coordination de l’ensemble autour du programme et d’actions/campagnes lancées par le national qui fait que le mouvement fonctionne. Créer un nouveau MJS ou une nouvelle MJCF serait néfaste. Les insoumis décident de ce qui se fait nationalement en votant les grandes orientations puissent laissent l’équipe nationale organiser comme pendant la campagne présidentielle. Pour autant, je suis pour que des groupes étudiants et d’entreprise existent. Il faut cependant éviter le para-syndicalisme et le côté où chacun reste entre-soi : les jeunes doivent militer avec des vieux, les travailleurs avec les étudiants, etc. C’est le programme qui fédère. Par contre, il faut développer des tracts qui touchent tous ces différents milieux. Aussi, pour éviter un système de bureaucratie inutile où l’on discute de la virgule sur un texte de coordination nationale que personne ne lit (pas même les militants), je suis contre l’existence d’un conseil national. Nous ne sommes pas un parti. C’est autour du programme que nous nous unissons et c’est sur celui-ci que tout le monde doit travailler. D’où ma proposition d’une plate-forme de discussion/propositions programmatiques visant à enrichir les livrets en nombre, contenu et précision. Les insoumis se prononcent sur chaque livret à chaque fois qu’une nouvelle version est proposée.

  274. Liberté d’action des groupes d’appuis
    Il est très important que les groupes d’appuis puissent mobiliser à leur manière et selon le contexte local. Selon les endroits les thematiques seront differentes, les modes d’action aussi. Il faut que l’on puisse s’adresser directement aux entreprises su coin par exemple, en parlant de leurs difficultés. Pour cela des outils de création de materiel de campagne (affiche, tract…) appropriable par tous seraient tres utiles. Pouvoir créer une affiche avec la charte graphique FI mais être très libre sur le contenu.

    S’appuyer sur les groupes d’appuis
    Les groupes d’appuis ne sont pas là uniquement pour relayer les initiatives nationales. Il faut une organisation qui permette de faire remonter les idées et initiatives locales au niveau national et à échanger entre les groupes. Mettre en place par exemple une plateforme d’échange d’expérience entre groupes d’appuis ou une boîte a idée permanente.

  275. Bonjour. Vous rétorquerez que depuis le 16 août nous avions le temps! Eh bien non! Nous voulions faire de cette convention un vrai travail collectif au niveau de plusieurs groupes d’appui et en faisant une synthèse de tout cela pour apporter à la France insoumise une collaboration ayant mûrie et étant partagée. Faire ainsi nous demandait de la mise en place et d’attendre le retour de congés d’un maximum d’insoumis. Ceci ne sont pas des excuses mais des éléments de procédures que nous avons utilisés. En conséquence, nous demandons que notre contribution, qui se finalise le 21 octobre par une journée de conclusions et l’élaboration d’un document, soit prise en compte. La définition du devenir de la France insoumise est d’une telle importance qu’elle ne peut se satisfaire d’un délai de 7 semaines de réflexion. Je sais que nos groupes d’appui de la 9ème circonscription de Gironde ne sont pas les seuls dans cette situation. Merci de me faire part de la bonne réception de ce message et de bien vouloir me préciser quelle attitude adoptera le groupe de travail chargé de préparer cette convention. Et si des éléments d’organisation et désignations des participants sont déterminés pour le 21 octobre, c’est avec plaisir que nous intégrerons à nos débats. Visuel de cette journée disponible sur facebook et tout à fait disposé à vous le faire parvenir. Merci de me préciser les modalités et une adresse mail par exemple (si elle diffère de celle qui se trouve au bas de cette page). Amitiés. Christian Bayrand

  276. Pour le groupe d’appui Le Havre Ville haute, l’organisation du mouvement doit s’appuyer sur les principes suivants:
    Pérenniser la structure du groupe d’appui
    Organiser les liens avec les autres groupes d’appui par le biais par exemple d’une coordination n’impliquant pas une hiérarchisation des groupes

  277. Pour faire vite: inscrit et engagé fi, depuis le début,j’ai participé à un groupe d’appui local , à la préparation d’un meeting jlMélenchon, aux actions caravane , cahiers de doléances,aux discussions avec des groupes d’ ensemble fi , des pcf fi , et constat assez mitigé: on doit faire mieux!
    infos et communications très éparpillées dans plusieurs réseaux sociaux, et l’on ne se retrouve pas tous localement pour échanger sur des idées, réunions groupes appuis principalement prises et occupées par les questions d’organisations, et presque plus de débats de fond comme avant les présidentielles, difficultés de vues entre les anciens assez politisés orientés sur leurs histoires politiques, leurs vécus et leurs expériences, , et les nouveaux fi , jeunes en mouvement…en recherche de solutions …….vers leur avenir!

  278. En préalable, permettre à une personne comme moi, voulant rejoindre le mouvement, de trouver facilement le groupe d’appui le plus proche de mon domicile… Les infos , c’est bien ! mais pouvoir s’intégrer dans le mouvement, cela prend sens bien plus !
    Retraitée, avec des problèmes physiques, les manifs, j’en ai fait +++ avec mon passé syndical mais maintenant je ne peux plus ou ce serait poussée en fauteuil roulant….mais cela ne m’empêche pas de réfléchir, de donner mon avis, ….

  279. Il est urgent de mener une campagne de réhabilitation de LFI , en tant que mouvement de gauche et démocratique , aux yeux d’une partie de l’opinion .
    En effet , les attaques de la Droite le discréditent systématiquement comme étant un parti extrémiste (# radical) de gauche et les adhérents des « gauchistes »! Il suffit de revoir les articles incendiaires sortis quelques jours avant le 1er tour de la Présidentielle qui n’ont pas été sans effet sur le score de JLM , me semble-t-il ; d’autre part , ces arguments d’extrémisme et de gauchisme sont régulièrement avancés par la plupart des médias .
    Si bien que pour les citoyens qui n’ont souvent que la TV pour source d’information il est fortement ancré chez eux qu’il y a un extrémisme de droite (FN) et un extrémisme de gauche (JLM+LFI) .
    A mon avis , il y urgence à faire quelque chose dan ce sens .

  280. Autogestion des groupes d’appui

    Autogestion pleine et entière des groupes d’appui locaux. Les groupes d’appui doivent être coordonnés nationalement comme ils l’ont été durant la campagne, par un coordonnateur élu et non nommé par le national. Pas d’organisation régionale. Les groupes d’appui sont instigateurs de leurs initiatives locales, dans le respect du programme et des valeurs de la France Insoumise.

    Nous nous sommes battus pendant la campagne souvent avec nos propres deniers…

    Les groupes d’appui doivent être financés, avec l’argent de l’élection législative: un trésorier (tournant) rend des comptes au national. En contrepartie les comptes de l’association de financement de la France Insoumise doivent être strictement transparents et consultables à tout moment. Le financement des groupes d’appui doit émaner du résultat des campagnes électorales.

  281. Bonjour,
    Pour moi, l’enjeu organisationnel de la F.I. est de 2 natures :
    – la coordination de ses groupes d’appui, notamment sur un territoire municipal (territoire le plus proche du peuple).
    – la transparence de son fonctionnement (notamment de sa direction – à tous niveaux) et l’assurance d’un véritable pouvoir démocratique.
    Ces 2 questions résolues, ce mouvement pourra devenir vraiment populaire et aura des chances de gagner le pouvoir partout.
    Bien à vous,
    Stéphane

  282. Une des richesses de La France Insoumise est l’hétérogénéité des militants qui ont décidé de s’unir autour de notre programme;
    Nous sommes très attachés au caractère » horizontal » des prises de décision et à l’imagination développée dans les groupes .
    De manière non contradictoire, nous considérons souvent qu’il est néanmoins important d’introduire plus de » verticalité » dans le mouvement , cette verticalité devant être comprise en termes de coordination(notamment d’action ) entre les groupes insoumis. et -aussi- afin de tenter de résoudre certaines questions comme celle des porte-paroles.

    Il se pose par ailleurs la question des double (voire triple) appartenance du même Insoumis à des groupes différents.
    Si parfois, cela peut créer des synergies , voire de meilleurs échanges d’informations entre les groupes, il faudra néanmoins être attentif (lorsque la prise de position sur telle ou telle question ne pourra pas se faire par consensus) d’avoir-pour des raisons de simple Démocratie- un »corps électoral stabilisé » de chacun des groupes, chaque insoumis appartenant à plusieurs groupes devant alors faire le choix d’un « groupe principal » pour exercer son droit de vote.

  283. Comme toute la société et tous les partis et mouvements politiques,la France Insoumise est à la croisée des chemins.Macron nous a prouvé,avec ses premières mesures,qu il est décidé à obéir aveuglément à l UE libérale.L enjeu actuel est simple:libéraux contre anti libéraux.La France insoumise doit rester un mouvement,garder le même type d organisation,mais ne pas se retirer dans une tour d ivoire isolationniste.Le rouleau compresseur macroniste nous impose de nouer des alliances, même limitées,avec d autres mouvements anti libéraux,y compris les souverainistes( Chevènementistes,Dupont Aignan,Philippot).Sans fusionner,bien sur,mais en s alliant au coup par coup,sur des combats qui font consensus entre nous tous.Aussi,je souhaiterais,et je ne suis pas le seul, qu un vote informatique soit organisé(sur le modèle du vote concernant le 2e tour des présidentielles)auprès des Insoumis.es,afin de savoir ce que la majorité en pense.Je crois qu on ne peut se contenter de dégainer le terme de « facho »,à l encontre d alliés de circonstance possibles.La désunion ne peut servir que Macron et sa clique.
    Précision:je ne suis pas un troll,mon nom n est pas un pseudo,et je ne souhaite que voir mise en débat une question pas si marginale qu il y parait A mon sens,il en va de l avenir,et du mouvement,et des victimes de la politique jupitérienne en cours.

  284. La France Insoumise doit s’organiser de façon démocratique pour bien faire correspondre ce que nous disons dans notre programme et nos livrets et ce que nous faisons dans notre mouvement.
    A chaque échelon défini dans notre livret sur les territoires (commune, département, nation), les groupes locaux d’appui doivent pouvoir se coordonner avec des exécutifs paritaires élus et révocables devant ceux qui les ont élus : porte-paroles, trésoriers, secrétaires, responsables de campagnes, responsables des universités populaires notamment.

  285. Gardons la forme d’un mouvement si c’est possible.
    Dans tous les cas le mouvement qui doit sortir de cette convention doit être amélioré, au niveau communication entre les membres, au niveau outils de gestion, au niveau règles de « bonne conduite » entre les membres, procédures pour régler des difficultés, procédures pour partager les responsabilités, etc.. Pour améliorer, il faut pouvoir entendre ce qui a fonctionné et ce qui n’a pas fonctionné. Pour donner un parallèle, il faut pouvoir faire « mouvement » comme la constituante pourrait amener les gens à se constituer en peuple autour de la 6ème République parce qu’on irait vers le mieux-disant politique. L’essentiel serait vraiment qu’on évite de se refermer sur nous-mêmes.

  286. – C’est la convention qui décidera de notre prochaine structuration. Mais qui seront les représentants des groupes d’appui ? Une partie serait tirée au sort : qui peut m’assurer alors que tous les départements seront représentés, en particulier ceux situés en zone rurale et qui comptent si peu… Je parle de département car c’est le niveau qu’il ne faut pas dépasser si on veut être efficace. La Région, certainement pas si on veut être au plus proche des gens ! Mais il faut rester sur une organisation basée sur les groupes d’appui, les seuls capables d’agglomérer une diversité de citoyens sur des problématiques communes.

    – Il faut arrêter avec l’obligation de la parité dans les petites structures : elle est impossible et surtout c’est une machine à perdre. Pour les Législatives, nous avons été obligés de refuser des candidats brillants et solides qui nous auraient fait gagner des voix au détriment de candidates, contraintes et forcées, pas préparées à affronter des professionnels des débats.
    Ce choix, très parisien, créé de l’humiliation et ce n’est pas comme ça qu’on amènera nos camarades à s’investir !

    – Comment pourront fonctionner financièrement les groupes d’appui ? Par des dons ?
    Certes, mais dans nos zones délaissées et pauvres, c’est un leurre. Il me semble que la France insoumise a gagné pas mal d’argent aux Législatives, il me semble donc normal qu’il soit distribué en fonction des voix acquises. J’espère que vous ne pensez pas tout récupérer pour le national ? Si c’était malheureusement le cas, je crois que la base de la FI vacillerait très rapidement ! Il est donc urgent de parler finances. Nous devons distribuer des tracts, réaliser des affiches… avec quels fonds ? Nous sommes dans un état de guerre et on le sait, l’argent est le nerf de la guerre…

  287. La « Boîte à idées » ferme le lundi 9 octobre à 12h00.
    Cette page va probablement donc disparaître.
    Le « National » reviendra plus tard avec sa synthèse des interventions qu’il soumettra à la Convention.
    Sachez qu’un groupe d’insoumis étant intervenu dans le cadre de cette page sur le thème « Quelle organisation pour le mouvement? » ont pris les dispositions pour effectuer aussi ce travail de synthèse en vue de mettre en ligne le document final résultant à la disposition de tous les insoumis.
    Si vous voulez maintenir le contact et pouvoir accéder à la synthèse réalisée par nos soins, vous pouvez prendre contact avec Roland RICHA en suivant le lien en fin de cette intervention.

    Bien cordialement,

    Roland RICHA
    Référent du groupe d’action (GA) du Plateau Mont-Valérien à Nanterre :
    http://f-i.jlm2017.fr/nanterrereseau/plateau_mont_val_rien

  288. Il me semble qu’il n’y a pas urgence à structurer le mouvement. En revanche, nos députés ne peuvent porter seuls la parole de la France insoumise. Il faut donc maintenir et élargir les moyens concrets de consultation des Insoumis par internet et les interroger sur
    – le choix de porte-paroles « accrédités » révocables (le site doit donc comporter un espace où demander le retrait d’un porte-parole et une limite (1000, 2000, 5000 ?) à partir de laquelle un « referendum révocatoire » peut être lancé (le même système devrait d’ailleurs pouvoir s’appliquer aux élus de la France insoumise s’ils venaient à démériter, ce qu’à dieu ne plaise ! (:-)
    – le choix des thèmes de campagnes nationales et des arguments à faire nôtres collectivement
    – le mode de « désignation » des délégués aux Conventions nationales.
    Les groupes d’appui devraient pouvoir organiser leur collaboration localement, mais faire entendre leur voix collectivement. Par exemple, les comptes rendus d’éventuelles conventions départementales ou régionales devraient avoir un site dédié et les débats qui s’y tiendraient devraient être relayés afin de devenir des thèmes nationaux si suffisamment d’Insoumis en font la demande.

  289. INFORMATION

    Le 16 août dernier, une boite à idées a été lancée auprès des insoumis.e.s. Elle a déja permis de recevoir plus de 3000 contributions. Afin de permettre des premières synthèses de son contenu, elle fermera ce lundi 9 octobre à 12h00.
    En début de semaine prochaine, un calendrier sera également publié pour présenter les prochaines étapes de la convention jusqu’au week-end final prévu les 25 et 26 novembre.

    (Le QG)

  290. après deux essais vains avec deux groupes d’appui locaux provinciaux pour participer à leurs réunions/débats/…, j’avoue qu’il est très difficile de se faire « rembarrer » localement, qui plus est, lorsqu’on ne sait même pas si ces groupes sont encore actifs ou pas ! Bref, une inorganisation préjudiciable à la France insoumise, vous avez certainement dû vous en rendre compte,… pas étonnant que les groupes d’appui ne s’étoffent pas et débouchent sur pas grand chose,
    > une inscription et un enregistrement national ( ou départemental ) officiel des groupes d’appui serait utile, nécessitant un minimum de personnes pour créer et faire vivre un vrai groupe d’appui officiel et non pas des machins locaux qui flattent ceux qui les ont créés mais ne servent à rien tout en occupant le terrain pour rien,
    > faire des réunions départementales mensuelles où se retrouveraient tous les groupes d’appui officiel d’un département : plus on se sent nombreux, plus on est motivé,…

  291. Précision par rapport au message précédent, pour celles et ceux qui n’auraient pas encore reçu la dernière actu de la France Insoumise : la boîte à idées ferme dans trois jours !

  292. Bon, excusez-moi d’être un mauvais insoumis, mais vu qu’on nous avait demandé de mettre toutes nos forces dans la bataille contre les ordonnances, on va encore une fois jouer le rôle de fantassins qui n’ont pas l’occasion, la possibilité ou le temps de prendre la parole …
    On construit vraiment quelque chose de nouveau, de démocratique et d’horizontal ?

  293. Un principe:
    nous nous appliquons à nous même ce que nous voulons pour la 6eme république.
    7 idées simples

    1 Que les groupes d’appui soit des unités de base locale autonomes où s’élaborent et se font les actions. Ateliers de transformation sociale. Leur rôle mettre en place les mesures concrêtes de l’avenir en commun. Par exemple les cantines bio, l’accessbilité, les écolzes publiques laïques et gratuites… pour tout cela pas beson d’être au pouvoir central on lme peut dans beaucoup de communes.

    2 Qu’il n’y ait aucune confusion de mandat il y a incompatiblité entre mandat politique au sens du mouvement ou parti et un mandat électif du peuple ou de la nation. Tous les mandatés sont destituables par décision de la base des Groupes d’appuis pour les responsables locaux et des AG de circo pour les élus

    3 Tous les représentants du mouvement sont élus par les militants. On en finit immédiatement avec le quarterons d’autoproclamés qui ne rendent de compte à personne d’autre qu’à JLM (ce qui est en tiotale contradiction avec un fameux discours prononcé à Marseille où JLM dit à ceux qui scandent son nom vous n’êtes pas des dévôts mais ensuite ne s’entourent que de gens qui le vénèrent)

    4 Les 47 groupes thématiques de l’avenir en commun se transforment en ateliers de recherches et d actions qui ont pour vocation d’animer et de coordonner les transformations sociales.

    5 la convention doit représenter les groupes d’appui 2 représentants par GA / tranche de 40 personnes (cela fait 1/20 comme nous sommes 430 000 cela ferait une convention 2600 délégués) tirage au sort ou élections? c’est chaque groupe d’appui qui en décide. Je préfère les élections.

    6 les partis ou associations de l’espace poltique doivent choisir entre se dissoudre ou travailler en dehors de FI mais ils ne peuvent pas avoir un pied dehors et prétendre diriger France insoumise comme le fait de façon éhontée le parti de gauche.

    7 les instances nationales sont deux chambres:
    une thématique l’assemblée des ateliers de recherches et d’actions
    l’autre territoriale l’assemblée des ateliers de transformation sociale

  294. Une certaine souplesse dans l’organisation est nécessaire . Le groupe d’appui est la base plusieurs groupes locaux peuvent se réunir régulièrement et déterminer ensemble une action .Des groupes thématiques peuvent se former ex: Agriculture , Santé ,Sécurité-Défense etc..afin de nourrir une réflexion commune pour une action locale « élection » ou au-fin de communication. interne ou externe . Les groupes doivent s’incarner dans la vie locale politiquement et socialement (présence dans d’autres associations) .La vie politique ne s’arrêtant pas à la limite de mon champ ou de ma rue ,le groupe est appeler à solliciter ses militants aux politiques régionale , nationale ,européenne !
    Pour une lisibilité de la FI un porte-parole par groupe doit-être désigné soit par élection soit par tirage au sort !Le groupe ou les groupes étant souverains sur leur secteur géographique , pour une plus grande cohérence politique sur des sujets dépassant les limites géographique du ou des groupes une instance de dialogue et de liaison sera nommée pour le temps nécessaire avec d’autres groupes au-fin de consensus . Pour coller le plus à la réalité des militants seront désignés (souplesse) sur les politiques Municipale, inter-communale ,Départementale CD et Régionale CR au-fin d’analyse et de critique de ces politique locale ! le porte-parole n’est pas obligatoirement le « signataire » des documents nécessaires à la bonne marche du groupe , la collégialité étant la règle chacun doit être en mesure d’exercer et de prendre une responsabilité , à ce titre un secrétariat doit-être mis en place un minimum de 3 militants par groupes seront élus au titre de secrétaire ,au groupe de définir les tâches et responsabilités de chacun (souplesse) ! un roulement est nécessaire au minimum tout les 3 ans . Horizontalité mais pas dispersion et souplesse seront le garant de ce qui fait l’originalité de LFI et de son efficacité !

  295. J’ai donc proposé une coordination des G.A. au niveau des Circonscription pour aller dans les villages, les quartiers où il n’y a pas de G.A. cette coordination pourrait être composée par des membres de G.A. tiré au sort, volontaire, élue pour impulser ce travail de maillage des territoires mais aussi pour suivre des sujets sensibles sur ces territoires , pour aussi impulser les actions et les coordonner . Pour proposer des déclinaisons de l’Avenir en Commun locales qui sont des outils de mobilistion des citoyens-es !
    Se pose aussi les questions de structuration et de représentativité de la FI au niveau local, communes mais aussi au niveau cantonal , de circonscription et de département ! Nous l’avons vécu en Gironde; des appels à manifester, par exemple, de plusieurs G.A. sur la métropole de Bordeaux qui épparpillé les forces et n’avait moins d’impacts médiatique ! Il y a aussi les dossiers sociaux , économiques , écologique , de transport, d’énergie qui sont souvent gérés, faits, développés au niveau départemental ! Je propose qu’il y ait une coordination des G.A. au niveau départemental , pas pour avoir une gouvernance de plus, ou des « chefs » , mais pour partager, échanger, développer les initiatives, les actions et les éléments programmatique liés au développement humain, social, écologique et économique .
    Organisation , structuration mais aussi besoin de vivre ! Je parle là de la vie des G.A. bien sûr avec des gens informés, participants à cette vie mais aussiayant les moyens matériel pour faire vivre ces G.A. ! Il nous faut donc un système financier; les dons bien sûr , mais c’est toujours les même; une cotisation de membres pouquoi pas ? Un reversement de l’argent des législatives par G.A.suivant les voix de la Ciconcription et suivant le nombre de membres du G.A. ! On pourrait imaginer qu’une part resterait au niveau National pour la solidarité et les campagnes Nationales et que l’autre part serai versé au Groupe d’Appui ! Un chantier à ouvrir et à solutinner à la Covention de fin Novembre !

  296. Je souhaite que FI reste un mouvement et non un parti pour rester ouvert à tous y compris à ceux qui viennent d’horizon et de partis divers. Cependant pour que ce mouvement fonctionne de manière optimum un minimum de structuration me semble nécessaire sans pour autant être pyramidal.

    Le rôle des animateurs des GA choisi par les membres des GA devraient avoir pour rôle essentiel de fluidifier les informations montantes et descendantes sans être « directifs » ?

    Nous sommes demandeur d’une 6éme république mettant fin à la monarchie présidentielle. Sans remettre en cause l’autonomie des groupes d’action, il serait de mon avis logique avec cet objectif que les GA se coordonnent au moins à l’échelle des circonscriptions ?

    Notre préoccupation politique de plus démocratie devrait se retrouver au sein même des structures FI et les représentants où coordinateurs FI à tous les niveaux devraient tous être élus et non un fait accompli ?

    Enfin se pose la question des moyens pour fonctionner et du comment constituer une cotisation ou autre en bon et dû forme pour financer un minimum d’actions locales avec transparence et validation par les membres des GA avant et après dépenses ?

  297. En vrac:

    Il me semble que la structuration devrait se faire autour de la circonscription électorale. Nous avons monté des structures et créé des liens pendant la campagne 2017, il faut les prolonger.

    Groupes d’appui: pourquoi les limiter à 12 personnes? Notre groupe ne l’a pas accepté et nous n’avons pas reçu d’aide financière parce-que « groupe pas validé »! Par qui? De quel droit? Qui êtes-vous pour décider ça?

    J’en viens donc au plus important: la représentation démocratique et la désignation des représentants et des candidats. On a vu du flottement dans certaines circos (c’est un euphémisme!). En effet, il suffisait de venir en AG avec une bande de copains pour être majoritaire et devenir candidat… Comment donc valider l’appartenance à la FI qui permettra de valider des votes? Quels modes de scrutin adopter en interne?
    Pour la première question, le fait le plus marquant est que des personnes rejoignent la FI sans passer par le site. D’autres passent par le site pour rejoindre les AG et les « responsables » autodésignés les voient pour la première fois le jour de la désignation des candidats. Qui a quelle légitimité? Pour l’instant c’est un vaste foutoir, il va falloir trouver des méthodes. Il me semble qu’il faudra bien trouver un moyen de « faire adhérer », et pas seulement par le site. Même si c’est gratuit, il faut lister les « volontaires » d’une manière ou d’une autre (signer un engagement?) afin de valider son appartenance au mouvement et pouvoir participer démocratiquement aux choix programmatiques, stratégiques et à la désignation des responsables et des candidats.
    Mes amitiés militantes à toutes les lectrices et lecteurs.

  298. La FI est devenue un parti politique et n’est plus un simple mouvement. Pour ne pas effrayer les insoumis, on n’ose pas l’affirmer. Il faut pour cela construire ce parti avec une véritable organisation démocratique, au plus proche des citoyens. Des entités territoriales organisées, dotées de moyens financiers afin d’organiser des actions et des mobilisations rapides. Une cellule centralisée travaillant avec les députés de la FI et permettant la double verticalité de l’information. Aucune prise de décision de l’unité centrale sans avoir consulté les groupes d’appui. Dissolution du parti de gauche pour rallier le parti de la France Insoumise. Des milliers de citoyens ont cru à ce nouvel élan politique, ne les decevons pas !

  299. Il nous faut trouver une formule qui garde la souplesse actuelle mouvementiste et la rigueur organisationnelle des partis politiques. Nous ne sommes pas une auberge espagnole. Des priorités me semblent incontournables:

    1. Partout où cela est possible…faire tourner les animateurs de chaque groupe d’appui avec comme préoccupation première l’esprit d’ouverture à tous ceux qui ne sont pas politisés. Leur faire avoir la conviction qu’ils ne sont pas là pour faire nombre attendant les consignes d’un chef national ou local.

    2. Substituer à la cooptation de fait…le principe électif à tous les niveaux ; faire autrement serait continuer à donner trop d’importance aux membres issus des partis traditionnels (PG et ex-PCF).

    3. Avoir des instances nationales élues au suffrage des membres des groupes d’appui.

    4. Le président de LFI sera élu avec pluralité de candidats.

    Ainsi nous ferons taire ceux qui disent que nous sommes soumis au chef.

  300. bonjour camarades
    Il s’agit ici de recenser des premières idées
    d’organisation d’un mouvement politique novateur et collectif.
    ____________________________________________________________
    pour l’interet general je vais ici vous donner de quoi reflechir ::
    je suis en seine saint denis au début de la fi aucun groupe n’existait puis soudain sont nés divers groupes dans mon secteur j’ai cherché a savoir qui etait les iniateurs dans un des groupe j’y ai reconnu un ex camarade passé dans un autre camp de gauche comuniste et syndiqué a la cgt bon j’ai hesité puis je e suis dit vas y
    reunion un soir a la bourse du travail et là j’y retrouve en majoritée comunistes et cgtistes bon
    a la fin de la réunion je me suis senti seul parmi ces camarades qui apparement se connaissaient toutes et tous résultat je suis plus jamais revenu
    puis j’ai cherché un autre groupe ou j’ai pris contact avec l’iniatrice donc de nouveau reunion a la bourse du travail et là je retrouve les memes cgtistes et communistes en majoritée se connaissant et discutaient entre eux je suis intervenu pour me presenter et dire qui j’etais etc

    devant cette attitude d’entre soi chacun affirmant ses options cgtistes communistes j’ai decidé de ne plus participer a ces reunions j’ai juste eu le temps d’indiquer que j’etais adherent a LFI depuis le debut et etant retraitée je voulais plus faire des tractages etc mais que j’etais plus efficace devant mon ordinateur d’ou a creation d’une comission communication dont je fais partie et donc je participe ama maniere a diffuser les infos de LFI A PARTIR DE CHEZ MOI

    conclusion Tout cela pour faire reflechir les cegetistes comunistes a rester ouverts aux nouveaux et les accueillir avec fraternitée car j’avais au depart l’intention d’etre tres actif sur le terrain dans un groupe ouvert chaleureux et fraternel car il y a d’autres camarades d’autres syndicats que la cgt OU PARTIS qui veulent en etre de la LfI en seine saint denis

  301. FI est un mouvement. Il doit surtout, selon moi, le rester sous peine de voir des militants retourner vers leur parti. L’idée nouvelle et parfois plagiée du mouvement permet de réunir des citoyens qui conservent des différences d’approche sur la base d’un consensus clair mais évolutif, l’avenir en commun et ses 41 livrets.

    Mais.

    L’organisation du mouvement doit s’appliquer quelques principes de fonctionnement sous peine de se dissoudre rapidement :

    – Fini le professionnalisme. Nos représentants doivent accepter de retourner au boulot (ou profiter de leur retraite) après un mandat de représentant du mouvement ou d’élu de la République. A commencer par JLM qui pourrait apporter tout autant en retournant militer dans un groupe d’appui. Malgré toutes ses qualités, son élection en tant que député me semble contraire au discours que nous tenons.et risque, à terme, de desservir la cause de notre mouvement.

    – Tout le monde s’exprime. La dématérialisation des échanges (à laquelle je contribue présentement) donne toujours lieu à des travaux de synthèse, de dépouillement. Il conviendrait à minima que les personnes chargées de ce travail soient tirées au sort parmi des volontaires. D’autre part ce moyen est exclusif des autres moyens de contribution. Tout le monde ne s’exprime pas. Encore moins sur internet. Réfléchir à recueillir d’autres expressions serait un pas en avant (mais peut-être que cela existe). Envoyer un questionnaire ouvert à chaque membre ?

    – Une femme ou un homme égale une voix. L’organisation de la convention semble exclure l’idée que les groupes d’appui ou autres groupements qui se sont constitués au sein de FI soient représentés par des délégués au prorata de leur nombre dans cette convention et porteurs d’un message collectif et adopté majoritairement par les membres de ces groupements. Le tirage au sort lui est préféré. Pourquoi pas ? Dans ce cas, cela pose plusieurs questions. Dans quelle « liste » sont ils choisis ? Qui vérifie l’intégrité du tirage ? Sauf si leur rôle se borne à la présentation du bilan, pourquoi existe t’il des membres « de droit » (les représentants des différents espaces du mouvement) ?

    Enfin, en terme de contenu, sur quelques sujets « sensibles », il est important d’avoir un débat et une position claire et sans ambigüité (l’Europe thème important dont le livret n’a jamais été publié, le capital qui a de beaux jours devant lui avec l’avenir en commun, …).

  302. Propositions pour le fonctionnement démocratique de la France Insoumise
    Dans la perspective de la convocation prochaine d’une convention nationale :
    L’objectif est de mettre en place un fonctionnement démocratique du mouvement, qui n’a pas été possible dans les conditions de sa création et de son développement dans le contexte des élections présidentielles et législatives
    1. Les groupes d’appui doivent être invités à proposer des délégués dans un délai leur permettant de se réunir au moins un mois avant la date de la convention
    2. Ces propositions pourraient être issues d’un processus dit « élections sans candidats » (c’est celui que nous avons utilisé pour faire nos propositions de candidatures pour la 5° circonscription de Hte-Savoie :
    • Une AG est convoquée avec à l’ordre du jour l’élection de 2 déléguée-es (1H 1F)
    • Chaque membre présent indique qui il/elle lui semble le plus apte à cette fonction
    • Les personnes dont le nom est le plus souvent cité disent s’ils/elles acceptent cette responsabilité
    • Un 2° tour permet à chaque présent de modifier son choix en tenant compte des autres propositions
    • Le compte-rendu de la réunion et les 2 propositions retenues sont transmises au niveau national (instance pour l’instant provisoire car n’ayant jamais été validée par aucune convention) qui procède à un choix motivé parmi les propositions des GA, équilibre social, géographique, générationnel…) selon les possibilités d’organisation
    3. Compte-tenu de la période politique, du travail effectué et de l’expérience acquise, les candidats et candidates aux dernières législatives (et directeur-trices de campagne ?) sont invités de droit à cette première convention hors contexte électoral
    4. Cette convention procède à l’élection d’une commission politique nationale, selon le principe de l’élection sans candidats présentée ci-dessus. Le mandat de cette commission court jusqu’à la prochaine convention ; il est renouvelable. Les élus nationaux sont membres de droit de cette commission
    5. Cette commission politique définit les orientations nationales de la France Insoumise. Elle désigne les porte-parole du mouvement entre deux conventions. Elle veille au bon fonctionnement des groupes de travail thématiques chargés d’actualiser le programme « l’Avenir en Commun ». Elle assure une répartition des fonds issus du résultat des législatives entre le niveau national et les GA permettant le fonctionnement et les actions équilibrés entre le niveau national et local, selon des modalités à définir
    6. Les conventions se tiennent dans les mêmes conditions (sauf le point 3) dans un délai maximum de 6 mois. Le cas échéant, elles valident chaque année le programme réactualisé

  303. >> Discipline, d’accord, mais définie par le peuple pour le peuple !

    Nous devons commencer par imposer une organisation citoyenne de notre groupe à l’assemblée. Mélenchon veut de la discipline ? Soit ! Mais posons nous la question de l’origine des ordres et de leur contenu !

    Je suis donc pour une discipline soumise aux décisions des militants. Avec 2 instances de décision : l’une nationale pour les questions stratégiques, l’autre locale pour tout ce qui a trait au travail parlementaire.

    >> La coordination nationale citoyenne et populaire

    Je propose que l’instance nationale désigne par exemple le secrétaire du groupe parlementaire, propose les enquêtes parlementaires, proposent les orientations d’utilisation des enveloppes parlementaires (ce qui est interdit par exemple).

    >> Des groupes locaux impliqués qui accompagnent l’élu dans son travail parlementaire

    Je propose que les militants locaux (circo élue + alentours + quiconque souhaite s’y joindre) s’implique directement dans le travail parlementaire. D’une part en anticipation des travaux à venir (implication du député dans une commission, prise de paroles dans les QAG, lecture des lois avant vote, propositions d’amendements), d’autre part en suivi du travail réalisé : explication des lois votées, des amendements retenus, impact sur la population à l’échelle nationale et locale, publication de communiqués de presse locaux, publication de tracts sur le sujet, diffusion en ligne (réseaux sociaux, blog).

    Ces groupes de travail locaux doivent découler des groupes existants : groupes insoumis locaux et groupe de soutien de circonscription. Vu l’ampleur du travail, le groupe de circo pourrait décider d’un découpage des activités entre les groupes locaux qui pourraient soit se voir attribuer une thématique précise, soit être simple coordinateur en laissant quiconque le souhaite s’impliquer dans la thématique.

    Ces groupes de travail pourraient également désigner des experts sur certaines thématiques et organiser des auditions publiques. Il me semble tout à fait envisageable que ces experts soit rémunérés s’ils participent effectivement au travail parlementaire (rédaction de lois et d’amendements, mise en relation avec les acteurs concernés, rédaction de rapports d’enquête). Nous pourrions décider d’une attribution de l’enveloppe parlementaire pour ce genre de travaux sous contrôle citoyen.

    >> Donner le droit et les moyens aux citoyens de s’impliquer dans la travail parlementaire

    L’objectif n’est pas de tout couvrir, mais de permettre à ceux qui veulent s’investir sur une question particulière de pouvoir le faire avec les moyens adéquat et de façon mutualisée.

    Nous pourrions nous reposer sur des outils collaboratifs comme les framapad ou le discord local.

    >> Renforcer la participation des classes populaires dans le mouvement

    Par ailleurs, j’estime nécessaire de maintenir notre stratégie inclusive reposant essentiellement sur notre présence sur le terrain. En particulier dans les quartiers populaires qu’il faut motiver pour qu’ils viennent participer à ces actions avec nous.

    >> Se connecter aux luttes locales

    Enfin, je pense également stratégique que ces groupes locaux soit aussi moteurs de la mobilisation dans les luttes locales. En relayant de façon exhaustive les mobilisations à venir et en indiquant les agendas et les points de rassemblement. Les insoumis doivent être une force de soutien à la lutte locale et un relais parlementaire. Les 2 à la fois !

    Les insoumis peuvent également être un point d’appuis pour les lanceurs d’alertes en prenant en main leur dossier, menant des enquêtes, analysant les situations et proposant des solutions concrètes. Les députés pouvant être des relais nationaux efficaces, en particulier quand il existe une connexion même indirecte entre les problèmes locaux et les lois nationales.

    >> Avec un contre pouvoir réel

    D’autant plus que l’existence d’un groupe parlementaire permettra de mener des enquêtes parlementaires en cas d’usage abusif de la force envers les manifestants et les classes populaires ! Nous avons là une arme qui va nous permettre de limiter les violences faites aux nôtres !

  304. En premier moi j’aurai besoin d’une charte plus précise sur le fonctionnement d’un groupe d’appui qui préciserai le rôle d’un initiateurs, les limites, poserait comme principe, que ces groupes sont des base d’action et de réflexion autonome, sans hiérarchie, que chacun s’engagement a ce coordonner avec les autres groupes d’appuis d’une même agglomération, circonscription dans un esprit respectant chacun et les objectifs et le programme de la France insoumise. Les initiateurs sont renouveler tout les ans par tirage au sort parmi les volontaires. Etc… Il faut trouver aussi une instance nationale chargée (tirée au sort) chargée de contrôler notre action dans le respect de notre charte et de notre programme, renouvelable tous les ans par moitié.

  305. Pour que le programme de la FI, l’avenir en commun, puisse un jour exister en pratique, il faut que la France retrouve son indépendance nationale. On ne peut négocier seulement avec l’Allemagne. Pour changer, modifier ou se retirer de l’un ou l’autre traité, c’est l’accord de 27 pays et de 27 parlements de l’UE qu’il faut obtenir. Impossible, le Président Macron en a fait la triste expérience avec le statut des travailleurs détachés. Expliquons cela aux concitoyens et à nos membres. Ayons le courage de ce choix, même si la majorité des français veulent rester dans l’Europe, conserver l’euro et par conséquence rester dans l’Otan.
    Dilemme que n’a pu résoudre le FN, soyons plus franc qu’eux, car sinon c’est jouer du pipeau, mentir aux électeurs et à soi-même et nous perdrons un jour ou l’autre notre crédibilité.
    Voilà la première action à prendre, la décision d’utiliser l’article 50 du traité et expliquer le pourquoi, indépendance de la France ou assujettissement à l’UE, quelque soit son président et son programme.
    Après et seulement après on peaufine le programme et les actions.
    Les doux rêves doivent se soumettre à les réalités. Insoumis je l’étais et le resterai qu’à cette condition.

  306. Julien dit : « Je propose une démocratie interne en ligne, sur un réseau social et opérationnel sécurisé. »
    Bon . Et ceux qui ne sont pas « internétisés » ?

  307. @ Annie Mal

    D’accord.
    Nous prenons acte de votre suggestion que Macron envoie Carlos Valls comme « casque bleu » dans sa Catalogne natale…. et de rechercher les déclarations des uns et des autres au moment du divorce de la Slovaquie, du referendum écossais, des indépendances auto-proclamées du Kosovo ou de l’implosion de la Yougoslavie !

    Peut-on revenir à la question qui nous intéresse dans le cadre de cette page, à savoir « Quelle organisation pour le mouvement ? »

    Bien cordialement
    Roland RICHA
    Référent du groupe d’action (GA) du Plateau Mont-Valérien à Nanterre

  308. @ Richa Roland

    Et la démocratie, et la liberté d’expression ne sont pas des questions d’organisation du mouvement ?
    Et le fait d’interroger sur la façon dont François Cocq arrive comme éditorialiste sur le site national de la FI n’est-il pas une question de démocratie et donc d’organisation de la FI ? Mais en toute démocratie, le message a été « modéré », pour employer un euphémisme.

  309. @ Annie Mal
    Le problème est que vous écrivez sur une page consacrée aux contributions pour la prochaine Convention Nationale de la France insoumise, sur le thème : « Quelle organisation pour le mouvement ? »

    Bien cordialement
    Roland RICHA
    Référent du groupe d’action (GA) du Plateau Mont-Valérien à Nanterre

  310. Après un 1er commentaire écarté par le modérateur sous un papier de blog de J.L. Mélenchon, une nouvelle tentative est faite, presque dans les mêmes termes quant au fond … le 2e essai est à nouveau un échec … alors, je vais essayer ici ! Voilà le commentaire qui ne passe pas !

    « Le modérateur ne goûte visiblement pas l’humour ! Et JLM ? Je suggérais simplement que Macron envoie Carlos Valls comme « casque bleu » dans sa Catalogne natale ! car Sylvain [auteur du commentaire auquel je réagis] ne semble pas convaincu par sa nomination à la tête de la commission de l’AN sur la Kanaky !
    Où est le problème, modérateur ?
    Je suggérais par ailleurs de rechercher les déclarations des uns et des autres au moment du divorce de la Slovaquie, du referendum écossais, des indépendances auto-proclamées du Kosovo ou de l’implosion de la Yougoslavie !
    Où est le problème, modérateur ?
    A coup sûr ce commentaire ne passera pas non plus !?! »

  311. Organisation et surtout structuration de la FI ! Si le Groupe d’Appui parait être le niveau de base le plus aproprié à notre mouvement, il est essentiel pour que nous soyons présent sur tous les territoires de les développer et d’aider à la création de nouveau GA par communes rurales, par quartier de villes; pour cela, il me semble qu’une coordination des GA se contitue et pour ma part je pense que la Circoncription de députation est le bon niveau !

  312. mince ma première partie est encore trop longue .
    Je réclame à la machine qui me parle un tout petit peu de clémence et d’indulgence 😉
    Merci

  313. 2 ième » PARTIE ( suite et fin )
    2)Un travail de diffusion de cette position à un cercle plus large et plus influent et qui a pour rôle de le diffuser , de le défendre, de le faire progresser dans les esprits.( en particulier par le PG)
    3)Utilisation de l’appareil de la FI pour diffuser , défendre, faire progresser dans les esprits cette position en se servant des rouages et de la structure de l’appareil FI, et des modes de fonctionnement hiérarchiques de fait établis comme moyen de convaincre et de pression multiples, dans les réunions et les contacts divers à travers le langage, les mots , le ton (sûr de soi ) utilisés par les responsables .
    4) A ce stade la partie est déjà pratiquement gagnée pour les tenants de la direction .
    Mais il faut lui donner les formes et une apparence de légitimité.
    5) Annonce d’une Convention sur l’organisation et la structuration du mouvement .
    6)Annonce d’une Boite à idées , moyen d’expressions donnant le change face aux critiques qui existent, et qui pourraient se développer sur le fait que la base n’aurait pas les moyens de s’exprimer.
    7) Un début de « contestation » de cette stratégie apparait pourtant lors des amphis d’été au travers d’une lettre-pétition qui recueille un certain écho et qui se permet du bout des lèvres et avec la plus grande prudence et soumission d’évoquer, pourtant le plus gentillement possible et le plus respectueusement ,( rédigé , tout proportion gardée, presque dans un style nord coréen 😉 ), des inquiétudes d’une partie de la base
    8) devant ces deux derniers points ( 6 et7) , la direction est partagée entre d’une part , une volonté d’une certaine reprise en main et d’une certaine remise en ordre des groupes d’appui , afin de faire comprendre qu’elle existe .( directives Coline Maigre)
    Et d’autre part elle sent qu’il faut qu’elle lâche un peu de lest .
    C’est ce qu’elle fait de deux façons:
    a)elle distille l’idée que bien évidemment il faut que les groupes d’appui aient de l’argent pour fonctionner et que bien évidemment cette question légitime sera résolu lors de la convention ,
    b) elle laisse entendre , par ses canaux habituels, que la très importante et représentative expression qui se déroule sur la boite à idées sera donc le support de ce qui sera soumis aux groupes d’appui qui pourront en discuter , pour en faire une synthèse , qui sera renvoyée à la direction, qui en fera une synthèse, qui servira de base de travail pour la Convention .
    9) Officiellement , devant des demandes multiples et diverses sur ce qui est prévu pour cette convention , on affirme officieusement comme un argument officiel 😉 que rien n’est encore prévu officiellement et que c’est bien la preuve que , puisque cela n’est pas officiel, que c’est bien que cela n’a pas été organisé et mis en place par une direction qui voudrait tout régenter .
    10) Petits soucis en perspectives pour la direction : le temps .
    Oui , le temps passe et les gens sont impatient et veulent des infos , sinon ils risquent de se décourager et se démobiliser. Cela n’est pas nécessairement vu comme un mal car cela permettrait d’être débarrassé d’une frange de gens trop curieux , trop gênants etc …
    11) Comment la direction va-t-elle s’y prendre pour « organiser « concrètement ( matériellement avec 1000 à 3000 ? participants, bonjour l’organisation matérielle !!!) pour faire entériner des choix , des décisions sans vote ? ( sur la base d’un consensus , car le vote c’est ringard 😉 ) . Si vote il y a, comment va -t-il se dérouler ? Étant entendu que de fait, il y aura une majorité et une minorité … comme dans un parti classique ! Comment cela sera -t-il géré ?
    Ceux qui ont de meilleurs infos que les miennes, (c’est facile :je n’ai presque rien , alors je reconstitue un puzzle de façon sommaire et incomplète) peuvent avec plaisir corriger et préciser le scénario proposé…
    Petite remarque :
    s’il est vrai qu’une partie des annonces et des reports d’annonces sont vrais , il n’en reste pas moins que personne n’est étonné de ces apparents couacs , puisqu’en réalité , l’improvisation-adaptation est un des modes de fonctionnement de la FI puisque l’organisation ne semble globalement pas être sa priorité . Avouons , en l’espèce, que la direction fait ici preuve d’une grande habileté. Cela sera donc entériné . Mais comment et jusqu’à quand ?
    s’il fallait faire un travail et une synthèse plus élaboré , je n’ai pour ma part pas plus de temps à y consacrer pour vérifier , une fois de plus que, grosso modo , les choses se présentent et vont se dérouler ainsi .C’est après un long moment de lecture tellement évident !
    Chacun peut s’en faire une opinion par lui même , en faisant ce petit effort .
    Sauf ceux qui attendent qu’on leurs disent ce qu’il faut penser et faire …
    Le caractère de l’insoumission réside , me semble-t-il , dans le fait qu’il ne faut pas se résigner à accepter et à subir tout et n’importe quoi .
    Ce qui est fondamental concernant cette question, ici , et ce pourquoi nous agissons est l’efficacité . La contre partie de ce que développe paradoxalement les partisans d’un faible niveau d’organisation , réside dans le risque et les travers fortement prévisibles et diantrement pénalisant pour un mouvement politique dans son manque de résultat .( ça , j’avoue , c’est une chose qui m’échappe dans son manque de logique et de rationalité par rapport à un stratégie de conquête du pouvoir . Merci de m’éclairer la dessus, si quelqu’un a une explication )
    Les leçons , qui n’ont pas été tirées des campagnes présidentielles et en particuliers législatives pour lesquelles les erreurs , les défaillances multiples sont criantes et légions sont très révélatrices.. Elles découlent justement d’une certaine idée non structurée de l’action . Elles démontrent par leurs nombreux dysfonctionnements , vers quoi le manque d’organisation conduit .
    Les échecs en l’espèce sont significatifs 😉 et annonciateurs de beaucoup de peine et de difficultés car les bonnes décisions n’auront pas été prises. 🙁
    Mais qui paiera les pots cassées ?

    Mes craintes sont grandes qu’il n’y ait donc pas vraiment de débat entre ces deux conceptions de l’organisation politique , sauf dans la tête de ceux qui veulent bien y croire et qui sont incapable de l’exprimer honnêtement .

    Tirage au sort des représentants

    Le tirage au sort des représentants à la convention , même sur la base du volontariat n’est pas un critère de sérieux et de compétences des personnes désignées ainsi de façon aléatoire . Laisser le hasard désigner un représentant ne parait pas être un gage automatique de bonne représentation !
    C’est plutôt la possibilité , c’est à dire la forte probabilité de se retrouver avec des pseudos représentants sans aucune ou avec une très faible expérience ni aucune ou de très faibles connaissances en matières politiques , sociologiques, historiques etc … qui facilitera plus aisément la tâche de ceux qui auront à faire entériner telles ou telles décisions ou choix politiques .
    En d’autres termes c’est mettre des gens fragiles dans leurs expériences et peu armées intellectuellement dans des circonstances , des situations et des mains qui n’auront pas beaucoup de mal à les convaincre à aller où ils veulent .
    Soyons sérieux , au risque d’apparaitre ancien et traditionnel: c’est un leurre que de croire que l’on peut trouver mieux, même si cela n’est pas toujours satisfaisant, que la représentation démocratique par un vote responsable .

    Conclusions sur les consultations, le vote par internet, l’exemple révélateur de la » Boite a idées » et le tirage au sort des représentants

    Il s’agit purement et simplement d’un mythe qui a pour principale utilité de laisser croire que nous aurions trouvé le Graal et la solution miracle à beaucoup de problèmes mettant en cause le fonctionnement démocratique de notre mouvement .
    Il ne s’agit tout simplement que d’un leurre, qui permet d’attraper qui veut bien se laisser prendre !
    Apprendre à penser par soi même : c’est le rôle d’une organisation politique digne d’elle même , voilà la modernité qu’il faut défendre !
    Pour cela , la confrontation de points de vue différents est la seule façon de procéder ….
    L’Histoire nous a au contraire appris que la soumission à une direction était le plus grand danger qui soit .
    On semble sous entendre que la FI ne peut pas fonctionner de façon organisée et structurée pour aller dans le sens d’une plus grande démocratie ; sauf erreur de ma part ? Sous prétexte qu’il faudrait fonctionner différemment de l’organisation des partis de naguère qui n’y sont pas parvenus, pas en raison de leurs organisations théoriques sur le papier , dans leurs règles de fonctionnement, mais tout simplement dans la soumission qu’ils ont exigés dès le départ de la part de leurs membres en les maintenant dans un système où l’obéissance sociale acquise était utilisée à des fins partisanes de soumission et non d’épanouissement intellectuel .
    Alors que je soulève cette question , où j’essaie de montrer que ce qui serait moderne et donc véritablement différent ce serait de faire vivre une vrai démocratie interne en apprenant aux gens à réfléchir par soi même ( véritable éducation populaire à promouvoir et à mettre en œuvre : que
    la FI rappelle pourtant à juste titre , et dans laquelle, selon moi ,pourrait résider la grande nouveauté si cela était non seulement affirmé, mais réellement mis en pratique !!!
    Mais qui a intérêt à mettre en place cela ????)…
    Et qui ne cessent de mettre en avant les gadgets pseudo modernes que l’on nous propose : tirage au sort des représentants , vote par internet etc…? Que cachent en réalité ( si on les analyse sérieusement ) ces propos et discours matraqués sans cesse ?
    Une volonté inavouable : conserver des fonctionnements qui permettent de garder le pouvoir en faisant croire l’inverse à travers un discours et un habillage qui a l’apparence de la nouveauté et qui n’est rien d’autre qu’un attrape nigaud et la nouvelle façon de manipuler ceux dont on a besoin !!!
    Le vrai rôle d’une organisation politique digne de ce nom aujourd’hui , à l’aune des expériences que l’Histoire nous donne en ce domaine , c’est d’offrir aux militants , sympathisants et à ceux qui le souhaitent un cadre de formation à l’éducation populaire qui favorise l’apprentissage à la réflexion et à la pensée par soi même . S’il y a un enjeu moderne c’est celui là : l’exercice libre de la démocratie .Cela demande un effort et un travail de la part de chacun .
    Y sommes nous prêt ?
    Cet effort est le seul qui soit en mesure de garantir un fonctionnement démocratique et avoir une efficacité.

  314. A la réflexion , je pense que mon message était tout simplement trop long .
    En conséquence je vais le scinder en deux .
    Désolé pour ma première réaction-question 😉

  315. copié collé reçu lors de mon envoi
    « Hache Ji dit :
    4 octobre 2017 à 11 h 00 min
    Votre commentaire est en attente de modération. »

    Mince ! Aurais-je du me modérer comme on me le demande ?
    Mes analyses, mes idées et mes propos ne sont-ils pas conformes ?
    Je ne comprends pas

  316. Bonjour,

    Faudra prévoir une « Commission de contrôle financière et de déontologie citoyenne » (ccfdc) pour tous les insoumis(es) assumant la responsabilité de porte-parole du mouvement et ce, à tous les niveaux de l’organisation.

    Roland RICHA
    Mercredi, 04 octobre 2017
    Contribution dans le cadre de la préparation de la Convention Nationale de la France insoumise, sur le thème : « Quelle organisation pour le mouvement? »

  317. Concilier l’impératif absolu de démocratie porté par la FI (6e République) et l’évitement des écueils connus de formes démocratiques habituelles (comme au PS), concilier la force de l’horizontalité avec l’excellence d’une équipe de coordination nationale, tout cela aurait été impossible il y a encore quelques années, mais désormais un outil en ligne sécurisé, s’il est bien conçu avec assez de moyens, peut nous hisser à la hauteur des enjeux de notre temps.
    Je propose une démocratie interne en ligne, sur un réseau social et opérationnel sécurisé.
    Une démocratie active en permanence, où chaque membre peut librement accorder des approbations (des petits « phi ») aux idées, initiatives, personnes, candidatures, etc. Ces points permettront de faire remonter ce qui est voulu et pertinent, pourront pondérer les probabilités lors de tirages au sort ou pré-sélectionner des candidats avant vote, etc.
    Il s’agirait donc d’une démocratie organique, adaptable, dynamique et majoritairement horizontale.

  318. Oui , la bienveillance : c’est un programme que certains jours et en certains lieux je prône!
    Et ailleurs, pour faire réfléchi,r je rappelle celui de la lutte des classes, du rapport de force.
    Car la vie et la politique sont des sports de combat…

  319. Comment favoriser le positivisme et la bienveillance dans les discutions entre Insoumis(es). Je suis souvent déçu par les commentaires crus de quelques-uns qui ne voient rien de bien et se croit obliger d’insulter ; Je le constate partout : les réseaux sociaux et dans nos rencontres. C’est d’autant plus décevant que nous partageons souvent le même idéal (je parle bien des conversations entre Insoumis convaincus). La conversation non violente serait à promouvoir. Une méthode d’exposer son désaccord, la méthode sandwich. En premier vous avez le moelleux, vous détecter tout le positif et l’intérêt de l’idée qui vous est proposée ; Vous mettez ensuite le consistant : vos points de désaccord argumentés avec des exemples concrets ; Et vous remettez du moelleux en proposant une suite, soit dans la conversation soit comme proposition de travail. Le tout saupoudré de bienveillance (ça ne mange pas de pain). Merci de m’avoir lu.

  320. Plus personne ne veut appartenir à un parti politique traditionnel, organisé d’une façon pyramidal avec des directives qui descendent vers la base, avec les petits chefs (ou grand) qui rapplique pour essayer d’avoir une once de pouvoir … Bref on déteste. Il faudrait s’inspirer des coopératives ; Des groupes avec des volontaires tirés au sort, par sujet ou travaux serait animé par une personne coopter par ses collègues et pouvant changer à sa demande ou à la demande de la majorité du groupe. Des permanents prendront leur place dans ces groupes au même titre que les autres coopérateurs. Des groupes peuvent être formés au niveau local (agglomération ou département) et au niveau national. Un réservoir de volontaires serait disponible pour constituer ces groupes et pour remplacer les démissions. Le mode de travail serait la coopération, c’est-à-dire que chacun participerait et s’engagerai dans des objectifs communs ; Les objectifs seront organiser un minimum pour en assurer leur réussite (définition de l’objectif, planning si nécessaire…). Il faut bien entendu des animateurs qui sachent faire travailler ensemble.

  321. Le premier niveau de l’exercice de la citoyenneté n’est-il pas la commune ?
    Il me semble indispensable que le mouvement se structure à ce niveau . Pourquoi les adhérents au mouvement national d’une commune ne seraient-ils pas en droit de se regrouper en association de type loi 1901 ?
    Jean François 59200

  322. Il serait étonnant pour ne pas dire stupéfiant de voir que dans une logique de conquête et de conservation du pouvoir , un groupe , alors qu’il est en position de force , veuille bien accepter de s’en remettre au principe d’une règle , celle de la CONSTITUANTE, qu’il prône par ailleurs, et qui est éminemment démocratique, qui risquerait , au pire de lui faire perdre le pouvoir ( en théorie, je vous rassure), et au plus vraisemblable lui adjoindrait une opposition en son sein, qui ne lui laisserait plus les coudées aussi franche qu’avant !
    Ps : je constate , ce qui m’avait échappé jusqu’à maintenant , que non seulement les contributions de cette boite à idées ne sont pas représentatives quantitativement , mais non sans intérêt variable sur le plan qualitatif, mais que celle-ci s’essouffle. En effet , le rythme des contributions semblent visiblement se ralentir, et elle devient petit à petit , les intervenants s’amenuisant, un lieu de débat entre quelques uns , à peine .
    Bientôt on pourra se croire dans un groupe d’appui 😉 ……..

  323. Aujourd’hui, les militants de la FI sont membres d’un parti d’autres pas .De ce fait certains ont une double appartenance, partisane et Fi dont les enjeux peuvent être différents, les stratégies également.
    Pour équilibrer les sensibilités au sein de la Fi et proposer à chacun la participation de son choix il serait proposé une Assemblée Consultative de trois collèges
    1/3 adhérents Fi issus des partis politiques
    1/3 adhérents à la Fi Parti politique
    1/3 adhérents direct au Mouvement de la Fi
    L’Assemblée Consultative de 300 à 600 membres est élue par au moins 25% les militants des trois collèges dont 10% sont tirés au sort.
    L’Assemblée Consultative élit un Bureau Politique de 23 membres en charge des orientations et de l’organisation du mouvement. Ce dernier désignera les Délégués Thématiques : Medias externes Medias internes, Mouvement Fi, Finances, International Groupes d’appui, Partis politiques, Élus Fi, etc…
    Les membres des groupes Parlementaires LFI sont membres de droit du Bureau Politique..
    Le Bureau Politique serait renouvelé par tiers tous les trois ans . Durant chaque période de trois ans, les démissions sont renouvelées par cooptation en respectant l’équilibre des différents Collèges.
    Le mouvement désigne son Président sur proposition du Bureau Politique par une Consultation de 25 % des membres Fi tirés dans chaque Collège tous les neufs ans. Ce poste n’est pas renouvelable sauf démission ou disparition du Président en exercice.

  324. @ RICHA Roland

    C’est en lisant votre proposition que je me suis laissé entrainer par cette idée de me faire une opinion personnelle et un peu travaillée de ce que représente les contributions , peu représentatives quantitativement , de cette boite à idées.

    J’aurais , il est vrai pu et du le signaler . Cela me paraissait tellement aller de soi .

    Je pensais que beaucoup étaient des lecteurs moyens , comme je le suis sans avoir un œil de lynx particulier , juste de la curiosité, et que cela ne leur avaient pas échappés .

    Mais la aussi , il faut déchanter : la réalité est bien plus décevante. Car globalement, toutes les études dans ce domaine vont dans le même sens et montrent que les individus de toutes catégories sociales lisent non seulement différemment qualitativement et quantitativement, mais tous confondus, surtout lisent de moins en moins …

    En tout cas je vous remercie de m’avoir mis sur cette piste .

    Mon constat, à la suite de ce travail de plusieurs heures, est que l’on pouvait remarquer ( en simplifiant) , que 4 groupes se dégagent, dont deux finalement se distinguent nettement et franchement dans cet échantillon de contributions, qui je le répète ne sont en aucun cas représentatives sur le plan quantitatif .

    Leurs caractères significatifs, malgré leur faible nombre, font néanmoins, qu’ils constituent des entités assez homogènes et assez franches .

    Du moins, en l’espèce et au moment où l’on parle(700) , il faut s’en contenter.

    Ils doivent donc selon moi être retenus .

    Ainsi , en toute vraisemblance, le travail de synthèse de l’équipe préposée à cette tâche , finira par en privilégier un ( celui du statu quo qui affirme qu’il ne faut pas s’organiser et se structurer plus que cela, un peu quand même, mais pas trop… et qui est d’ailleurs selon moi , actuellement une position majoritaire) au détriment de l’autre ( qui affirme qu’il faut s’organiser et se structurer sérieusement, efficacement et démocratiquement … et qui est d’ailleurs selon moi, actuellement une position minoritaire).

    Quand à réaliser ce colossal travail pour  » ne serait-ce que pour marquer la contradiction qui apparaîtra avec ce qu’en fera le « National »  » Je pense que les choses ne se présenterons , malheureusement pas tout à fait ainsi . Ce serait trop simple et trop voyant.

    Pour bien faire « passer les choses » et avant de rassembler une adhésion à une ligne , la stratégie du « national » a déjà été élaborée depuis belle lurette par quelques uns .

    Ils sont très peu nombreux, il est vrai, ils sont bien organisé et ont compris que les petites entités étaient plus efficaces !

    Et convaincus de la justesse de leur analyse qui ne les mettent même pas en situation de douter et de se poser des questions sur d’éventuelles problématiques concernant la nature de leur démarche, son coté apparemment improvisée, les arrangements, les manœuvres , les libertés qu’ils prennent, les suggestions,et les pressions multiples de toute sortes qu’ils exercent etc .. ils procèdent avec une certitude absolu de leur bon droit .

    Cela s’appelle en sociologie politique l’exercice et les modalités de la conquête du pouvoir et les multiples façons qu’il faut utiliser afin de le conserver . Dans ce domaine aussi , comme dans d’autres existent le rapport de force et la lutte de classe …

    Ainsi voici quelles ont été les principales étapes de ce processus et celles à venir .

    1)Prise de décision assez informelle en petit groupe du type d’organisation et de structuration à avoir . Pour plus de précision voir : http://melenchon.fr/2017/05/28/a-propos-du-mouvement-la-france-insoumise/

    2)Un travail de diffusion de cette position à un cercle plus large et plus influent et qui a pour rôle de le diffuser , de le défendre, de le faire progresser dans les esprits.

    3)Utilisation de l’appareil de la FI pour diffuser , défendre, faire progresser dans les esprits cette position en se servant des rouages et de la structure de l’appareil FI, et des modes de fonctionnement hiérarchiques de fait établis comme moyen de convaincre et de pression multiples, dans les réunions et les contacts divers à travers le langage, les mots , le ton (sûr de soi ) utilisés par les responsables .

    4) A ce stade la partie est déjà pratiquement gagnée pour les tenants de la direction .
    Mais il faut lui donner les formes et une apparence de légitimité.

    5) Annonce d’une Convention sur l’organisation et la structuration du mouvement .

    6)Annonce d’une Boite à idées , moyen d’expressions donnant le change face aux critiques qui existent, et qui pourraient se développer sur le fait que la base n’aurait pas les moyens de s’exprimer.

    7) Un début de « contestation » de cette stratégie apparait pourtant lors des amphis d’été au travers d’une lettre-pétition qui recueille un certain écho et qui se permet du bout des lèvres et avec la plus grande prudence et soumission d’évoquer, pourtant le plus gentillement possible et le plus respectueusement , presque dans un style nord coréen 😉 , des inquiétudes d’une partie de la base

    8) devant ces deux derniers points ( 6 et7) , la direction est partagée entre d’une part , une volonté d’une certaine reprise en main et d’une certaine remise en ordre des groupes d’appui , afin de faire comprendre qu’elle existe .( directives Coline Maigre)

    Et d’autre part elle sent qu’il faut qu’elle lâche un peu de lest .

    C’est ce qu’elle fait de deux façons:

    a)elle distille l’idée que bien évidemment il faut que les groupes d’appui aient de l’argent pour fonctionner et que bien évidemment cette question légitime sera résolu lors de la convention ,

    b) elle laisse entendre , par ses canaux habituels, que la très importante et représentative expression qui se déroule sur la boite à idées sera donc le support de ce qui sera soumis aux groupes d’appui qui pourront en discuter , pour en faire une synthèse , qui sera renvoyée à la direction, qui en fera une synthèse, qui servira de base de travail pour la Convention .

    9) Officiellement , devant des demandes multiples et diverses sur ce qui est prévu pour cette convention , on affirme officieusement comme un argument officiel 😉 que rien n’est encore prévu officiellement et que c’est bien la preuve que , puisque cela n’est pas officiel, que c’est bien que cela n’a pas été organisé et mis en place par une direction qui voudrait tout régenter .

    10) Petits soucis en perspectives pour la direction : le temps .

    Oui , le temps passe et les gens sont impatient et veulent des infos , sinon ils risquent de se décourager et se démobiliser. Cela n’est pas nécessairement vu comme un mal car cela permettrait d’être débarrassé d’une frange de gens trop curieux , trop gênants etc …

    11) Comment la direction va-t-elle s’y prendre pour « organiser « concrètement ( matériellement avec 1000 à 3000 ? participants, bonjour l’organisation matérielle !!!) pour faire entériner des choix , des décisions sans vote ? ( sur la base d’un consensus , car le vote c’est ringard 😉 ) . Si vote il y a, comment va -t-il se dérouler ? Étant entendu que de fait, il y aura une majorité et une minorité … comme dans un parti classique ! Comment cela sera -t-il géré ?

    Ceux qui ont de meilleurs infos que les miennes, (c’est facile :je n’ai presque rien , alors je reconstitue un puzzle de façon sommaire et incomplète) peuvent avec plaisir corriger et préciser le scénario proposé…

    Petite remarque :

    s’il est vrai qu’une partie des annonces et des reports d’annonces sont vrais , il n’en reste pas moins que personne n’est étonné de ces apparents couacs , puisqu’en réalité , l’improvisation-adaptation est un des modes de fonctionnement de la FI puisque l’organisation ne semble globalement pas être sa priorité . Avouons , en l’espèce, que la direction fait ici preuve d’une grande habileté. Cela sera donc entériné . Mais comment et jusqu’à quand ?

    Concernant le travail de synthèse que tu proposes, je n’ai donc pour ma part pas plus de temps à consacrer pour vérifier , une fois de plus que, grosso modo , les choses se présentent et vont se dérouler ainsi .
    C’est après un long moment de lecture tellement évident !
    Chacun peut s’en faire une opinion par lui même , en faisant ce petit effort .
    Sauf ceux qui attendent qu’on leurs disent ce qu’il faut penser et faire …

    Le caractère de l’insoumission réside , me semble-t-il , dans le fait qu’il ne faut pas se résigner à accepter et à subir tout et n’importe quoi .

    Ce qui est fondamental concernant cette question, ici , et ce pourquoi nous agissons est l’efficacité . La contre partie de ce que développe paradoxalement les partisans d’un faible niveau d’organisation , réside dans le risque et les travers fortement prévisibles et diantrement pénalisant pour un mouvement politique dans son manque de résultat .( ça , j’avoue , c’est une chose qui m’échappe dans son manque de logique e