Communiqué du groupe LFI
Lors d’une Assemblée Générale qui s’est tenue le mercredi 2 septembre 2026, les salarié•es de Radio France ont adopté à l’unanimité une motion exprimant leur opposition totale à l’arrivée au sein de l’audiovisuel public de Charles Sapin, directeur adjoint de la rédaction de Valeurs actuelles. Sans retrait de cette décision, l’Assemblée générale “mandate l’intersyndicale pour déposer un préavis de grève dans les meilleurs délais”.
Nous ne pouvons que saluer le courage des salarié•es de Radio France, qui défendent ce qui reste de l’honneur du service public de l’audiovisuel. Alors que l’extrême droite progresse partout dans le pays, et que la propagation de son idéologie est accélérée par des médias privés détenus par des patrons réactionnaires, l’audiovisuel public a une responsabilité particulière en matière de lutte contre la diffusion de fausses informations et d’apaisement du débat public. Ces derniers temps, il manque trop souvent à ce devoir.
Cette fragilité de l’audiovisuel public est le résultat de dix ans de macronisme télévisuel. Suppression de la “redevance télé”, tentative d’imposer une réforme de la gouvernance de l’audiovisuel public via une “holding” qui aurait permis au Gouvernement d’en prendre le contrôle, ingérences éditoriales flagrantes, inaction en matière de lutte contre la concentration des médias privés…
En 2027, nous changerons tout. Notre première priorité sera de refonder intégralement le fonctionnement des médias publics et privés. Rétablissement d’une “redevance télé” progressive, lutte contre les empires médiatiques, renforcement les droits des citoyen•nes dans la gouvernance des médias… C’est seulement à ce prix que nous pourrons préserver l’apaisement du débat public et la vitalité démocratique du pays.