Le REIC a organisé le 11 avril le 1er séminaire national des élu·es insoumis·es et citoyen·nes !

La veille de l’Assemblée représentative nationale de la France insoumise, nous avons invité les élu·es du REIC au 1er séminaire national des élu·es insoumis·es et citoyen·nes à Paris. Près de 500 personnes ont participé en présentiel ou en visio.

Ce séminaire a été introduit par les Co-Président·es du REIC Marie QUINTON et Maxime DA SILVA et par le coordinateur national de LFI Manuel BOMPARD. Il a débuté par une intervention de Jean-Luc Mélenchon, suivi d’une table ronde en présence de Gabriel AMARD et de plusieurs Maires insoumis·es. Il s’est terminé par une discussion ouverte autour des Co-Responsables du pôle formations de LFI - Séverine VEZIES et Guilhem SERIEYS et des Co-Président·es du REIC, afin d’échanger sur le travail à venir du REIC et les besoins des élu·es.

Tout au long de l’après-midi, les élu·es ont travaillé sur une déclaration commune que vous pouvez retrouver ici :
Réuni·es en séminaire national ce samedi 11 avril 2026 à Paris, nous affirmons notre engagement à défendre un programme de rupture dans l’ensemble des assemblées dans lesquelles nous sommes élu·es : communales, métropolitaines, communautaires, consulaires, départementales, régionales, nationales et européennes. Dans la majorité ou la minorité, en France hexagonale ou dans les territoires dits d’outre-mer, dans nos villes ou dans les ruralités.
Nous nous réunissons au sein du Réseau national des élu·es insoumis·es et citoyen·nes (REIC) pour mener des batailles communes afin d’apporter des réponses concrètes aux besoins des habitant·es ainsi qu’aux urgences sociales, écologiques et démocratiques. Comme élu·es, nous serons des points d’appui pour véritablement changer la vie et faire advenir la révolution citoyenne dont le programme est décliné dans l’Avenir en Commun. Nous serons les relais des luttes sociales, environnementales pour arracher des victoires à chaque échelon des mandats que nous portons.
- Des élu·es engagé·es pour la mise en œuvre d’un Avenir en commun
Les dernières élections ont confirmé l’ancrage du communalisme insoumis dans de nombreuses communes du pays. Notre action repose sur des principes clairs : redonner le pouvoir aux habitant·es, garantir la transparence et l’évaluation des politiques publiques avec les habitant·es, protéger les biens communs et les communs du vivant, refuser les logiques d’influence et de privatisation, et faire de la commune un espace d’émancipation, de solidarité et de planification écologique au service d’une écologie populaire.
Les victoires insoumises et les percées réalisées par nos listes sont le signe d’une volonté populaire de soutenir un programme de rupture, créateur de nouveaux droits, d’innovations sociales et qui en termine avec les logiques clientélistes. Nos élu·es qu’ils ou elles soient majoritaires ou minoritaires porteront donc au sein des communes la gratuité de la cantine, le droit à la mobilité, l’accès aux soins, la gestion publique de l’eau, des transports, du chauffage et des déchets, le RIC “Référendum d’Initiative Citoyenne”, des politiques publiques pour des logements dignes et abordables, le soutien aux familles notamment monoparentales, la planification écologique, la lutte contre les discriminations, contre les VSS, l’émancipation par la culture, les droits des enfants, et agiront pour la paix, le respect des droits humains et du droit international…
Ces élections ont également permis l’émergence d’élu·es dans lesquel·les la population se reconnaît pleinement, parce qu’ils et elles sont issu·es des mêmes réalités sociales, des mêmes quartiers, des mêmes expériences de vie. Ils et elles sont la nouvelle France qui reprend son destin en main. Cette représentativité nouvelle est indispensable pour engager les transformations profondes, renforcer la participation citoyenne et permettre une véritable implication démocratique. Elle constitue également un rempart contre la résignation et l’abstention.
Ces victoires sont aussi des victoires antiracistes, féministes et antifascistes. Nos listes, populaires, féminisées, métissées, créolisées, qui donnent sa place à la jeunesse, représentatives de la France telle qu’elle est, ont dû affronter des campagnes de dénigrement, d’insultes et de menaces. À peine élu·es, plusieurs maires ont été la cible de cabales racistes relayées par des acteurs médiatiques et politiques. Nous affirmons notre fierté d’avoir contribué à l’émergence d’une nouvelle génération politique déterminée à rompre avec les pratiques clientélistes et à redonner du sens à l’action publique.
Ces principes, socle de notre action municipale, dépassent largement l’échelon communal. A tous les niveaux où nous siégeons, nous portons la même ambition : mettre en œuvre l’Avenir en commun en défendant la souveraineté populaire, la justice sociale, la bifurcation écologique, l’égalité réelle et la protection du vivant.
Pour répondre aux urgences sociales et à l’explosion des prix, nous devons exiger le partage des richesses. Notre pays compte 10 millions de pauvres et le nombre de personnes bénéficiant de l’aide alimentaire ou renonçant à des soins faute de moyens, explose. Dans le même temps, les plus riches de ce pays ont multiplié leur fortune par 10 en quelques années. Nous portons partout l’exigence d’une révolution fiscale, d’éradiquer la pauvreté et d’agir contre la précarité à commencer par le logement, l’accès aux soins et le soutien aux familles monoparentales.
Nous portons une bifurcation écologique planifiée, fondée sur la sortie des énergies fossiles et du nucléaire, la relocalisation des productions essentielles et la souveraineté alimentaire, l’accès aux biens communs, la protection de la biodiversité, la rénovation thermique massive, la lutte contre l’artificialisation des sols, la reconquête des terres agricoles et la mise en place de services publics de la transition. Cette bifurcation ne peut être laissée aux logiques de marché : elle doit être démocratique, solidaire et protectrice des classes populaires.
Nous défendons une société fondée sur l’entraide, l’inclusion, la solidarité concrète et la coopération plutôt que sur la concurrence généralisée. La France que nous voulons bâtir repose sur l’égalité réelle, la dignité, la justice sociale, l’habitabilité de nos bassins de vie, la fraternité, la sororité, la laïcité, la paix, l’accueil digne des personnes exilées, la lutte contre toutes les discriminations et la garantie des droits fondamentaux pour toutes et tous. Elle s’appuie sur des services publics renforcés, sur la souveraineté populaire et sur la participation citoyenne à tous les niveaux.
- Pour une 6ᵉ République
La Vᵉ République est à bout de souffle et la France de 1958 n’est plus celle d’aujourd’hui. Notre peuple est majoritairement urbain, jeune, héritier de l’immigation, racisé, féminisé, en demande de justice, de reconnaissance et de dignité. Et les habitant·es des ruralités se sentent eux aussi abandonné·es face à la disparition des lieux de sociabilisation et des services publics.
Notre peuple doit se refonder en passant à la 6ᵉ République. L’abstention et la résignation explosent du fait d’institutions qui écartent le peuple de la décision politique, de coups de force démocratiques à répétition (référendum de 2005, 49-3, refus de respecter les résultats des élections législatives de 2024…), de politiques au service des puissants, du scandale des millions de personnes mal ou non-inscrites.
Nous portons partout l’exigence de reconstruire la confiance démocratique en redonnant le pouvoir au peuple : Référendum d’Initiative Citoyenne, transparence, respect des droits de l’opposition là où nous sommes majoritaires, votations citoyennes ouvertes à tous les habitant·es, ateliers populaires des lois et délibérations municipales etc.
Cette 6ᵉ République doit être fondée sur la souveraineté populaire, la séparation des pouvoirs, la révocabilité des élu·es, l’intervention populaire permanente et l’égalité réelle. Dans ce contexte, les élu·es insoumis·es et citoyen·nes ont une responsabilité particulière. Leur action quotidienne, qu’ils soient majoritaires ou minoritaires, contribue à reconstruire un rapport de confiance entre institutions et population. Elle porte les bases du processus constituant qui permettra de faire advenir la 6ᵉ République.
- Porter une candidature insoumise à l’élection présidentielle de 2027 : une nécessité démocratique
Les enjeux sociaux, écologiques, démocratiques et de paix auxquels nous faisons face nécessitent un projet clair et de rupture. Ils justifient pleinement la préparation d’une candidature insoumise capable de porter une alternative solide, cohérente, juste, lisible et ambitieuse qui replace la commune comme l’échelon de base de la République, libre de son administration et autonome financièrement.
Avant cette échéance, nous allons préparer l’entrée de la France insoumise au Sénat. Les communes et les conseils consulaires jouent un rôle déterminant dans l’élection des sénateur·rices. Nous nous investirons pleinement dans cette échéance électorale pour contribuer à envoyer au Sénat des élu·es déterminé·es pour défendre la justice sociale, la démocratie réelle, la planification écologique et la protection des services publics.
Les élu·es insoumis·es et citoyen·nes seront ensuite pleinement engagé·es dans l’échéance présidentielle. Pour tourner définitivement la page de 10 années de macronisme aux conséquences violentes pour le peuple et notre écosystème, pour faire face à la montée de l’extrême droite et pour ouvrir une nouvelle page heureuse de notre histoire, les élu·es insoumis·es et citoyen·nes affirment leur soutien à une candidature insoumise.
Les actions menées par nos élu·es dans leurs communes, démontreront chaque jour la faisabilité d’un programme de rupture. Ces radicalités concrètes feront la preuve par l’exemple que les propositions de transformation sociale, écologique et démocratique sont applicables dès maintenant. Elles constituent un socle concret pour convaincre et mobiliser.
Tous·tes les élu·es qui sont autorisé·es à le faire par la loi donneront donc leur parrainage pour la candidature insoumise. Et nous appelons également l’ensemble des élu·es, au-delà de nos rangs, à en faire de même pour permettre au peuple de choisir librement et pour défendre la démocratie face à toutes les tentatives de verrouillage institutionnel.
Une nouvelle ère politique est devant nous. Les élu·es insoumis·es et citoyen·nes y sont pleinement engagé·es, partout où ils ou elles se trouvent, pour porter l’espérance d’un avenir en commun et affirmer qu’un autre monde est possible.
La France insoumise est passée de quelques dizaines d’élu·es en 2020 à plus d’un millier d’élu·ees en 2026. C’est un score historique ! Tous ces nouveaux et nouvelles élu·es se sont retrouvé·es à Paris, le samedi 11 avril, lors d’un séminaire organisé par le Réseau des élu·es insoumis·es et citoyen·nes (REIC). Près de 400 élu·es ‚venu·e·s de toute la France et en visioconférence, ont répondu à l’invitation du REIC.