Condamnation de Lafarge aux États-Unis : et la France ?

Communiqué du groupe parlementaire La France insoumise-NUPES

Mardi 18 octobre, le cimentier français Lafarge a plaidé coupable à New York d’avoir financé l’organisation État islamique en Syrie entre 2012 et 2014. Il s’engage à verser 778 millions de dollars au département de la justice américain.

Cette stratégie permet à Lafarge d’éviter un long procès et la probabilité de devoir verser des milliards de dollars en dommages et intérêts.
 
Les députés du groupe LFI-NUPES attirent l’attention sur le directeur de la sûreté du groupe de l’époque – Jean-Claude Veillard. Celui-ci a supervisé les négociations avec le groupe terroriste. C’est un fervent soutien de Marine Le Pen. Il a en outre été candidat du Front National (aujourd’hui Rassemblement National) aux municipales à Paris en 2014.
 
Ils notent également qu’une mission parlementaire d’information de 2016, présidée par le LR Jean-Frédéric Poisson, avait catégoriquement dédouané le cimentier Lafarge. Ce, alors même que la DGSE atteste avoir eu connaissance de ces versements dès 2014.
 
Les députés du groupe LFI-NUPES condamnent fermement les agissements du groupe Lafarge. Ils se félicitent de sa condamnation aux États-Unis et suivront attentivement l’information judiciaire qui se poursuit en France.

Ils déplorent en revanche depuis 2017 le silence total des autorités françaises à ce sujet d’une gravité extrême, accusées notamment par des ONG d’une « frilosité, d’une complaisance, voire d’une complicité » à l’égard du groupe Lafarge.

Les députés du groupe LFI-NUPES en appellent à une réponse forte du gouvernement suite à cette condamnation historique.