Les accusations absurdes contre Bastien Lachaud témoignent d’une enquête vide, maintenue artificiellement en vie

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Communiqué de La France insoumise.

L’AFP a rendu publique la décision du Juge d’instruction Dominique Blanc de mettre en examen Bastien Lachaud, député de la France insoumise, dans le cadre d’une enquête démarrée il y a plus de 3 ans sur la campagne présidentielle de 2017.

Ce calendrier ne doit rien au hasard : cette mise en examen intervient à 5 mois de l’élection présidentielle de 2022 alors que le démarrage de l’enquête date d’il y’a plus de 36 mois. Elle est rendue publique au moment où des révélations du journal Mediapart évoquent l’intervention de Brigitte Macron dans le cadre de l’enquête visant Mimi Marchand et Nicolas Sarkozy. Nous ne sommes pas dupes de cette tentative de diversion.

Cette décision de mise en examen est absolument infondée et frise l’absurde. Ainsi, Bastien Lachaud est mis en examen pour « prêt illicite de main d’œuvre » alors même qu’il n’était pas le dirigeant de l’association, mais employé en CDI. N’importe quel juriste ou avocat expliquera qu’un employé ne peut pas être rendu coupable d’une telle faute puisqu’il est censé en être la victime. Sur cette base, l’avocat de Bastien Lachaud déposera une requête en nullité dans les prochains jours.

Nous rappelons que pour des missions similaires à celles exercées par Bastien Lachaud, des rémunérations trois fois plus importantes ont été versées dans la campagne d’Emmanuel Macron. Par ailleurs, lorsque l’Ere du Peuple facturait 490 euros une journée de travail de Bastien Lachaud, le candidat du PS se faisait facturer une prestation similaire pour 960 euros sans aucune remarque de la CNCCFP, ni aucune procédure judiciaire. Par conséquent, mettre en doute l’intégrité de Bastien Lachaud ne s’appuie sur aucun élément sérieux et participe d’une volonté délibérée de porter atteinte à son image et à celle de la France insoumise.

Sur le fond, on reproche à l’association « L’ère du peuple » d’avoir surfacturé des prestations de campagne dans l’objectif de s’enrichir. C’est une accusation totalement loufoque.

D’abord, la campagne de Jean-Luc Melenchon en 2017 a été la campagne la plus longue et la moins chère de tous les candidats. Il a dépensé au total 10,6 millions d’euros là où le candidat Macron a dépensé 16,7 millions d’euros et le candidat Fillon a dépensé 13,7 millions d’euros. Au total, la campagne de Jean-Luc Melenchon aura coûté 1,51 euros par voix, celle d’Emmanuel Macron 1,93 euros par voix et celle de Benoit Hamon 6,58 euros par voix.

Par ailleurs, si l’association « l’Ere du Peuple » a facturé 440000 euros de prestations au compte de campagne, elle a fini la campagne électorale de 2017 avec un bénéfice net de 6848 euros, d’après son président. Il n’y a donc eu ici aucun enrichissement de qui que ce soit.

L’association « l’Ere du Peuple » n’était pas un prestataire logistique. Elle fournissait notamment des prestations événementielles et de communication dont l’existence et la qualité n’ont jamais été remises en question par la CNCCFP et dont la valeur a été soulignée à de multiples reprises par les commentateurs de la campagne présidentielle.

Enfin, cette association a pleinement respecté le code électoral. Elle a donc facturé ses prestations à la campagne au prix normal du marché. Dans le cas contraire, l’association aurait pu être accusée de sous-facturer ses prestations et le compte de campagne du candidat aurait pu être rejeté.

Cette nouvelle décision confirme la vacuité totale de cette enquête, maintenue artificiellement en vie dans l’objectif de nuire à la campagne présidentielle de Jean-Luc Melenchon.

Nous l’affirmons à nouveau et avec fermeté : nous avons suivi scrupuleusement les règles du code électoral, comme l’a rappelé la CNCCFP en validant nos comptes de campagne. Aucune manipulation, ni aucun acharnement, ne nous fera dévier de notre objectif : faire gagner l’union populaire !