#StapsOubliés, les étudiants en STAPS tirent la sonnette d’alarme

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Un article du groupe thématique Jeunesse de la France insoumise

Rennes, Nantes, Toulouse, Valenciennes : partout en France, les étudiants en STAPS (sciences et techniques des activités physiques et sportives) se mobilisent sous le #StapsOubliés pour dénoncer leurs mauvaises conditions d’étude. 

1 enseignant pour 35 étudiants 

En 2019, le nombre d’étudiants dans la filière STAPS en 2019 était de 56 710. Celui-ci a doublé en 10 ans, mais contrairement à cette hausse d’effectif, les budgets eux n’ont pas augmenté, voire ont diminué dans certaines facultés. C’est ce que dénoncent étudiants et professeurs depuis des années.

Mais depuis cette rentrée, tout s’est accéléré, comme à Rennes où la rentrée universitaire n’a pas pu se faire du fait du manque d’effectif dans l’équipe enseignante. En effet, en France, on compte en moyenne 1 enseignant pour 35 étudiants alors qu’à Rennes ce chiffre monte à 44 étudiants pour 1 enseignant, ce qui entraîne des salles de TD surchargées, de mauvais suivis, et des cours d’options annulés. 

Des locaux inadaptés, vétustes et dangereux 

La particularité de la filière STAPS se trouve dans le grand nombre d’heures de pratique sportive qui permet de découvrir de nombreuses disciplines. Mais bien souvent, les infrastructures ne sont pas ou plus adaptées à ces pratiques. C’est pourquoi depuis quelques années certaines disciplines ne peuvent plus être dispensées. Comment imaginer faire de l’escalade sur un mur en mauvais état ? 

Fermeture des formations par manque de moyens 

Si la majorité des étudiants en STAPS souhaite devenir professeur d’EPS (éducation physique et sportive), une minorité y parvient du fait du faible nombre de postes ouverts chaque année au concours. 

Pourtant malgré le petit nombre de postes, le nombre de candidats, lui, ne diminue pas et ce malgré le faible nombre de places disponibles en Master. 

À Valenciennes, dans le Nord, ce début d’année a été marqué par la fermeture du Master MEEF (Métiers de l’Enseignement, de l’Éducation et de la Formation) EPS, celui qui préparait au concours. Fin 2020, ils étaient 70 à obtenir leur licence et 50 places étaient disponibles pour le Master. Malheureusement, ces 50 étudiants ne pourront pas poursuivre leur parcours à Valenciennes, et devront se rendre dans les autres facultés de la région. 

Un étudiant tout juste diplômé se plaignait ainsi de devoir maintenant faire 1 heure 20 de route pour étudier alors qu’avant, il ne mettait que 40 minutes, et qu’il ne peut pas faire autrement car il n’a pas les moyens de prendre un logement étudiant. 

La ministre, grande absente de cette rentrée ? 

Malgré les nombreuses promesses non tenues et les récentes mobilisations partout en France, Frédérique Vidal, Ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche semble complètement muette voir absente sur ce sujet, préférant parler d’islamo-gauchisme dans les universités. 

Il y a urgence à investir massivement dans l’enseignement supérieur et la recherche : c’est ce que propose l’Avenir en commun.