L’enseignement des langues régionales

M. Michel Larive attire l’attention de M. le ministre de l’éducation nationale, de la jeunesse et des sports sur l’enseignement des langues régionales.

Plusieurs associations rapportent une baisse importante des effectifs d’élèves inscrits dans les cours de langue occitane notamment. Le coefficient attribué à cette option facultative serait trois fois inférieur à celui des langues anciennes, ce qui conduit nécessairement à une forte dévalorisation de l’enseignement de cette langue et une baisse concomitante de l’offre d’enseignement. 

Les élèves sont d’autant moins encouragés à choisir l’option langue occitane qu’il ne leur est pas possible de cumuler cette option avec d’autres enseignements facultatifs, comme c’est pourtant le cas pour les élèves qui choisissent d’apprendre le grec ou le latin. La spécialité « langues et cultures régionales », mise en place dans le cadre de la réforme, ne semble pas suffisante pour compenser ces handicaps et se trouve de toute manière mise en concurrence avec d’autres matières. 

Le plan langues vivantes étrangères que son ministère met en œuvre actuellement mériterait probablement d’être complété par des mesures spécifiques pour consolider l’enseignement des langues régionales. Il lui demande ce qu’il penserait d’un alignement du statut des langues régionales sur celui des langues et cultures de l’Antiquité, pour la première et la seconde option facultative, tant au niveau du coefficient que de la bonification, et s’il envisage de prendre prochainement des mesures allant dans ce sens.