La situation préoccupante des entreprises de l’hôtellerie et de la restauration

Partager sur facebook
Partager sur twitter
Partager sur whatsapp
Partager sur telegram
Partager sur email

M. Michel Larive attire l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de la relance sur de la situation préoccupante des entreprises de l’hôtellerie et de la restauration.

Les chiffres donnés par l’observatoire du Groupement national des indépendants (GNI) montrent que les pertes de chiffre d’affaires des entreprises de la filière hôtel café restaurant (HCR) sont vertigineuses sur le premier semestre 2020. La période estivale, si elle a offert des opportunités pour les entreprises du secteur de refaire un peu de trésorerie, n’a pas été à la hauteur des espérances et ne suffit pas pour combler les déficits accumulés depuis le mois de mars 2020. 

La majorité des entreprises ont certes pu bénéficier des mesures gouvernementales d’accompagnement, mais malgré cela, près de 40 % d’entre elles prévoient des réductions importantes de leurs effectifs salariés. Le GNI estime que 200 000 emplois environ sont menacés. Pour sauver un maximum d’entreprises et d’emplois dans le secteur, il faut impérativement prolonger les mesures existantes. Par exemple, le maintien de la prise en charge des indemnités versées aux salariés dans le cadre des mesures de chômage partiel doit être garanti, et ce au moins jusqu’en mars 2021. De même pour les mesures d’exonération de cotisations patronales, sous réserve bien entendu de contreparties non négociables en matière de maintien de l’emploi. Il faudrait par ailleurs compléter les mesures existantes. Il s’agirait entre autres d’inciter les bailleurs à renoncer à tout ou partie des loyers dus sur la période du confinement, en leur proposant un crédit d’impôt par exemple. Sous certaines conditions, il s’agirait de transformer les prêts garantis par l’État en dotation aux entreprises avec, là encore, des contreparties claires. 

Enfin, pour compléter les mesures d’allègement de la cotisation foncière des entreprises, il s’agirait d’envisager des mesures similaires pour inciter les collectivités à alléger les impôts fonciers et les redevances sur l’occupation de l’espace public. Il lui demande quelle est sa position concernant ces propositions.