Rassemblement pour Luxfer : notre liberté passe par la nationalisation

Un rassemblement était organisé ce jeudi 25 juin à Gerzat, près de Clermont-Ferrand pour la relocalisation de l’activité de Luxfer et contre la désindustrialisation. L’entreprise, spécialisée dans la production de bouteilles d’oxygène pour le secteur médical, a été délocalisée il y a un an en Roumanie après le licenciement de 136 salarié·es. Luxfer fait pourtant partie des activités industrielles stratégiques françaises. Le site de Gerzat contient la seule usine de production de bouteilles d’oxygène à usage médical en Europe.

Plusieurs fois dénoncée, la disparition de cette activité a été d’autant plus remarquée lors de la crise du Covid-19. Les député·es insoumis·es avait alors déposé une proposition de loi pour la nationaliser. En effet celle-ci dispose du savoir-faire, des infrastructures, et de la capacité industrielle permettant d’assurer immédiatement la production nationale d’équipements indispensables aux traitements des personnes atteintes du Covid-19. L’audition d’Axel Peronczyk, syndicaliste Luxfer, par la commission d’enquête de suivi du Covid-19, lancée par les parlementaires insoumis·es, a aussi révélé le scandale et les dessous de cette fermeture.

L’action, à l’initiative de syndicats et d’ancien·nes salarié·es de l’entreprise, a largement rassemblée. La France insoumise était présente en nombre, avec notamment la présence de Jean-Luc Mélenchon, président du groupe parlementaire LFI et Manuel Bompard, chef de la délégation insoumise au Parlement européen. 

Marianne Maximi, conseillère municipale France insoumise et tête de liste de « Clermont en commun » pour les élections municipales était également présente ainsi qu’Émilie Marche, conseillère régionale d’Auvergne Rhône Alpes

Toutes et tous ont rappelé que la souveraineté et l’indépendance de la France dépendait notamment du maintien de ces activités stratégiques. Rappelons que lors de sa fermeture, décidée par ses actionnaires en 2019, le site de Luxfer était parfaitement rentable. 

Il est de la responsabilité du gouvernement de nationaliser ces activités stratégiques, à Gerzat comme ailleurs, afin de stopper les délocalisations. Une pétition demandant la nationalisation définitive de l’usine a déjà atteint plus de 130 000 signatures.