Nos vies ne sont pas les plans marketing des multinationales !

Communiqué du groupe parlementaire La France insoumise.

Ce mardi 9 juin, trois associations engagées dans le programme SPIM ( Système Publicitaire et Influence des Multinationales) publient un rapport accablant sur les effets néfastes du marketing qui envahit nos désirs et des publicités qui bombardent nos cerveaux. La France insoumise partage ce constat et n’a eu de cesse que de proposer depuis 3 ans des dispositions législatives en ce sens.

À l’instar des trois organisations membres de ce programme Spim — Résistance à l’agression publicitaire (RAP), Les Amis de la Terre France et Communication sans frontières (CSF) — notre groupe parlementaire n’a jamais baissé les armes (législatives) pour lutter contre le fléau de la publicité qui manipule nos vies jusqu’au plus intime, à savoir nos désirs.

Il ne peut y avoir de transition écologique rapide et populaire sans se défaire de l’emprise que les multinationales ont sur nos choix de consommation ou non-consommation. Au fil de l’activité parlementaire depuis 2017 nous avons proposé de réguler et interdire certaines pratiques :

  • Loi Egalim (2018) : amendements pour interdire le plastique dans les cantines
  • Proposition de loi Malbouffe (fev 2019)  : interdiction de la publicité pour la malbouffe, ciblant particulièrement les enfants
  • Loi d’orientation des mobilités (2019) : amendements pour interdire la publicité des véhicules les + polluants et pour l’introduction d’un mobiscore (sur le modèle du Nutriscore)
  • Proposition de loi pour interdire les vols interieurs (2019)
  • Loi sur l’économie circulaire (2020) , dite « loi touillettes » : amendements pour lutter contre l’obsolescence programmée, pour l’interdiction de la publicité pour les smartphones et l’interdiction immédiate des écrans publicitaires numériques

À l’heure où le gouvernement nous parle du jour d’après, toutes les annonces et plans de « relance » dessinent la même trajectoire « éco-destructrice » qu’avant.

Aucune mesure forte n’est prise pour faire taire le marketing climaticide des multinationales et libérer l’espace public des injonctions à consommer. Le gouvernement s’occupe de réduire au silence les partisans d’une société sobre et d’une écologie populaire, seul voie pour un avenir désirable.

Loïc Prud’homme, député LFI
Mathilde Panot, députée LFI
membres de la commission du développement durable et de l’aménagement du territoire