Les transports en commun ne doivent pas être les grands oubliés du monde d’après

La pandémie de COVID19 et le confinement ont eu d’importantes répercussions sur le fonctionnement des collectivité locales, notamment concernant les transports en commun. Les ressources des autorités organisatrices de mobilités sont atteintes par la baisse du versement mobilité, du fait du chômage partiel et des pertes de recettes tarifaires dues à la diminution de la fréquentation des usagers.

Les pertes sont estimées à 4 milliards d’euros. 4 milliards qui manquent pour renforcer les réseaux, entretenir le matériel roulant ou encore faire évoluer les grilles tarifaires dans le sens de la solidarité, voire de la gratuité. Un premier appel à l’aide a été lancé par le GART (Groupement des autorités organisatrices de transports) et quatre associations d’élus (AMF, France urbaine, AdCF, Régions de France) au premier ministre il y a un mois. À cette heure, il n’a toujours pas reçu de réponse. Il y a pourtant urgence à agir. Les mobilités alternatives à la voiture doivent être soutenues avec autant de vigueur, si ce n’est plus, que ne le sont les filières automobile (8 milliards annoncés) et aéronautique (7 milliards). Sans quoi les vibrants appels du gouvernement à imaginer le « monde d’après » n’auront été que de vaines paroles en ce qui concerne les mobilités.