Faire obstruction à Macron, c’est défendre la démocratie

Alors que s’ouvre le débat parlementaire sur la réforme des retraites, nous voici, député·es du groupe de La France insoumise, accusés par le président Macron et ses partisans de faire de l’ « obstruction » parlementaire. Un comble ! 

Oui, avec le groupe parlementaire de La France insoumise, nous avons déposé 19 317 amendements sur le projet de loi de réforme des retraites. Et nous en sommes fiers. 

Car c’est Macron qui fait obstruction à la démocratie. Candidat en 2017, il a menti sur ses intentions en affirmant dans son programme présidentiel qu’il réformerait le système de retraites mais qu’il n’était « pas question » de « repousser l’âge ou d’augmenter la durée de cotisation ». Élu président, il a proposé tout autre chose : travailler plus longtemps pour toucher moins. Il a aujourd’hui perdu le débat d’idées sur sa réforme. Les français ont compris ce qui se cache derrière la prétendue « universalité » vantée par le président et les partisans du projet : la destruction de notre système de solidarité. Le peuple le dit dans la rue, dans les sondages : il n’en veut pas. Battu dans le débat public, rejeté par l’opinion Macron veut maintenant imposer par la force son projet inutile, mal ficelé et destructeur. Il brutalise les grévistes et les manifestant·es, après deux mois d’un mouvement social sans précédent. Il violente le parlement et bafoue ce faisant la représentation et la souveraineté du peuple : étude d’impact bâclée, procédure accélérée, calendrier d’examen intenable, 29 ordonnances, financement prévu après l’examen. Le président et son gouvernement veulent tout faire pour que le débat ne puisse pas avoir lieu. A-t-on jamais vu un texte aussi important pour l’avenir de tous et toutes être discuté dans de pareilles conditions ? Et il faudrait accepter sans mot dire ? Jamais !

C’est notre devoir d’élu·es que de refuser l’autoritarisme de Macron. C’est notre devoir que d’utiliser tous les moyens pour faire entendre la voix du peuple, que Macron veut bâillonner. C’est pourquoi tous nos amendements commencent par : « Comme la majorité des Français.es, nous nous opposons totalement à l’ensemble de ce projet de loi et demandons le retrait de l’ensemble de ses dispositions »

On ne lâche rien jusqu’au retrait.