Grenelle contre les violences conjugales : communiquer c’est bien, financer c’est mieux !

dans Communiqués de presse, Le groupe parlementaire à l'Assemblée nationale

Communiqué de presse du groupe parlementaire de La France insoumise.

101. C’est le nombre de féminicides recensés hier, mardi 3 septembre, jour où le Premier ministre a entamé le Grenelle contre les violences conjugales. 101 femmes sont mortes depuis le début de l’année, tuées par leur (ex)conjoint, parce qu’elles étaient des femmes.

Dès l’ouverture de cette énième “grande concertation”, on apprend que les mesures ne seront pas accompagnées d’un plan de financement ambitieux. Il est notamment prévu qu’une coopération soit mise en place entre les services après chaque féminicide. Mais c’est AVANT que les meurtres aient lieu qu’il faut agir.

Ces annonces, comme la stabilité des statistiques partielles que l’on arrive à obtenir, sont plus le signe d’un échec que d’avancées. Il n’est plus temps, pour le gouvernement, de disserter mais d’agir. Et pour s’en donner les moyens, il faut desserrer les cordons de l’austérité : c’est 1 milliard, comme le demandent les associations, qu’il faut débloquer !

Voilà pourquoi le groupe La France insoumise présentera lors des prochains débats budgétaires nos propositions de financement, sous la forme d’un budget alternatif et d’amendements au projet de loi de finances 2020, pour lutter effectivement contre les violences contre les femmes.

Centres d’hébergement pour les victimes et mesures d’éloignement des auteurs, financement des associations et pérennisation pluriannuelle de leur budget, recrutement et formation des personnels… Les mesures nécessaires sont connues, les ressources pour les financer aussi, pour autant qu’on se décide à aller chercher l’argent où il est !

Nous déposerons également une demande de commission d’enquête sur les dysfonctionnements qui ont pû empêcher la prévention de trop nombreux féminicides prévisibles : la majorité parlementaire doit prendre ses responsabilités et faire son travail de contrôle de l’action du gouvernement.

Ce n’est pas l’austérité qui doit primer, mais les femmes et les enfants d’abord !