Le syndicat national des gynécologues obstétriciens de France menace de ne plus pratiquer d’IVG

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Droit des femmes à disposer de leur corps : le chantage du syndicat national des gynécologues obstétriciens de France est inadmissible

Le syndicat national des gynécologues obstétriciens de France menace de ne plus pratiquer d’interruption volontaire de grossesse (IVG) s’il n’est pas reçu par la ministre de la santé. Pour attirer l’attention de celle-ci sur le fond d’assurance des praticiens, ce syndicat choisit – étrange hasard – de s’attaquer au droit des femmes à avorter. Le chantage inadmissible de remise en cause de la loi et de sa pratique doit être fermement condamné.

Rappelons que c’est le président de ce même syndicat qui, en septembre dernier, avait déclaré qu’il considérait l’IVG comme un homicide.

Le droit à l’IVG est inscrit dans la loi française depuis 1975. Et, depuis 1993, un délit d’entrave punit de deux ans d’emprisonnement et de 30 000 euros d’amende le fait d’empêcher ou de tenter d’empêcher de pratiquer ou de s’informer sur une IVG.

Pourtant, force est de constater que le droit à l’avortement subit actuellement les attaques sans précédent des partis d’extrême-droite, des religieux intégristes, et des médecins revendiquant l’exercice de la clause de conscience. Quant à la politique d’austérité menée par les gouvernements successifs, elle a conduit à la fermeture de plus de 130 centres IVG en dix ans. 

Résultat : face à une offre qui se réduit chaque jour, de plus en plus de femmes ne parviennent pas à exercer leurs droits dans les délais légaux et sont conduites à poursuivre une grossesse non désirée, à se rendre dans les pays voisins où les délais sont plus longs, voire à recourir à des pratiques mettant leur santé en danger.

La France insoumise condamne fermement les propos de ce syndicat qui, dans un contexte de remise en cause générale du droit à l’avortement, ne sauraient être interprétés comme un simple « coup de communication ».

La France insoumise demande la suppression de la clause de conscience des médecins, l’inscription dans la Constitution du droit à l’IVG, l’arrêt des fermetures de maternités et de centres IVG, des campagnes de santé publique sur les thématiques liées sexualité / contraception / IVG et des moyens suffisants pour garantir l’effectivité du droit à l’IVG, une législation autorisant l’IVG partout en Europe.