CC0 Creative Commons

PMA : les atermoiements de Macron et son gouvernement sont une concession à la droite et à l’extrême-droite homophobes au mépris de l’égalité des droits

dans Communiqués de presse, Le groupe parlementaire à l'Assemblée nationale

Communiqué de presse du groupe parlementaire La France insoumise.

Hier, nous avons appris avec consternation par voie de presse un probable report du vote de la loi bioéthique qui doit contenir la proposition d’ouvrir l’accès de la procréation médicalement assistée (PMA) à toutes les femmes. Prévue initialement au premier semestre 2018, l’adoption de cette loi pourrait désormais être repoussée à fin 2019, voire à 2020 !

E. Macron et son gouvernement ont choisi de céder aux pressions de la droite et de l’extrême-droite homophobes, soit par conviction partagée, soit par manoeuvre électoraliste, soit pour les deux. Quoiqu’il en soit, le résultat est le même : l’égalité des droits entre tou·tes les citoyen·nes se trouve une fois de plus bafouée, l’homophobie et les discriminations LGBTQIA+ phobes légitimées.
Alors que depuis plus de 3 mois une mobilisation sociale d’ampleur appelle à plus de respect et de justice, le pouvoir macroniste répond par toujours plus de mépris et d’injustices. Mois après mois, la République en marche révèle ainsi la véritable nature de sa politique : celle d’un président, d’un gouvernement et d’une majorité parlementaire aux tendances autoritaires et au service exclusif des riches et des réactionnaires !

Il faut que le gouvernement dise clairement les choses et fixe définitivement l’agenda. L’égalité n’attend pas ! Il faut en finir avec les discriminations ! Et c’est possible sans attendre 2020. Le groupe parlementaire de La France insoumise a déposé le 21 novembre 2018 une proposition de loi visant à faire de la procréation médicalement assistée un droit universel. Nous appelons les député·es de La République en marche, et tous et toutes les parlementaires, à la mettre à l’ordre du jour de l’Assemblée nationale avant la fin de la présente session.

Et nous appelons toutes les forces associatives, syndicales et politiques et tous et toutes nos concitoyen·nes qui sont majoritairement en faveur de cette mesure, à faire campagne et se joindre aux prochaines mobilisations portant cette revendication.