Question écrite | Frais d’inscriptions dans les grandes écoles d’ingénieurs

M. Michel Larive attire l’attention de Mme la ministre de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation sur l’évolution des frais d’inscriptions à laquelle on assiste depuis quelques années dans les grandes écoles d’ingénieurs.

Depuis plusieurs années on assiste à une augmentation des frais de scolarité pour les élèves ingénieurs. Ces hausses concernent principalement les écoles centrales de Province (Lyon, Nantes, Lille, Marseille). En 2017, ces frais s’élevaient à 620 euros par an. En 2018, le coût de l’inscription a évolué pour atteindre 2 500 euros, soit une augmentation de 400%. Le prix de ces enseignements est décidé par décret du Ministère de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l’Innovation. L’augmentation de ces frais, représente un véritable frein pour les enfants des classes moyennes et populaires déjà largement sous-représentées dans ces formations. La France, est le pays qui compte des élèves en école d’ingénieurs qui font partie des meilleurs du monde. Le gouvernement doit garantir cette excellence et résister à la tentation de se calquer sur le modèle anglo-saxon.

En considérant tous ces éléments, faut-il voir dans ces augmentations une première étape vers la privatisation des écoles d’ingénieurs ? L’objectif est-il d’augmenter les frais d’inscription jusqu’à ce que ces écoles ne dépendent plus de la dotation publique ?