Question écrite | Écoles d’art territoriales

A la suite d’une interpellation des syndicats de l’Institut Supérieur des Arts de Toulouse (IsdaT), Michel Larive interroge le Premier Ministre sur le statut des écoles d’art territoriales.

 

« M. Michel Larive attire l’attention de M. le Premier ministre sur la situation des écoles d’art territoriales.

En 2002, les écoles supérieures d’art publiques ont connu un changement important. Elles ont dû calquer leur modèle éducatif sur celui imposé par le processus de Bologne, visant à instaurer un modèle d’enseignement supérieur européen et mettant en place la réforme LMD (Licence-Master-Doctorat). Un travail d’adaptation important a alors été demandé aux équipes pédagogiques. En 2003, les professeurs des écoles nationales supérieures d’art (PEN) ont vu leur grille revalorisé, alors que celle des professeurs d’enseignement artistique (PEA) exerçant dans les écoles d’art territoriales, délivrant les mêmes diplômes, est resté inchangée. Leur statut n’a donc pas été réévalué, il n’a pas évolué depuis 1991, créant ainsi des inégalités au sein du maillage éducatif artistique. Depuis 2010, la grande majorité des écoles supérieures d’art publiques territoriales sont devenues des EPCC - Établissements publics de coopération culturelle -.

Cette autonomisation s’est vu accompagnée depuis quelques années, d’un désengagement progressif de l’Etat, ayant une répercussion directe sur la précarisation des enseignants et la mise en concurrence forcée des écoles d’art. Les gouvernements successifs ont reçu de nombreuses sollicitations sur le sujet, prouvant la nécessité de réforme et l’urgence de la situation. Et, au regard des constatations précédentes, il est clair que les statuts des établissements et des enseignants des écoles d’art territoriales ne sont pas adaptés. De plus, pour illustrer ces propos, nous pouvons nous appuyer sur une enquête, établie par la commission culture du Sénat, deux ans après le changement de ces établissements en EPCC. Les conclusions sont sans appel puisqu’elles mettent en lumière : “l’inadéquation du statut d’EPCC aux spécificités de l’enseignement supérieur artistique”. Un rapport commandé par le Ministère de la Culture à France Urbaine a récemment livré ses résultats. Il fait état de l’estimation du coût d’alignement de la grille des professeurs territoriaux d’enseignement artistique exerçant dans les écoles supérieures d’art territoriales (PEA) sur la grille des professeurs des écoles nationales supérieures d’art (PEN). Cette estimation constitue une première étape dans la revalorisation des écoles d’art territoriales, mais ne règle pas les problèmes à la racine.

Ainsi, M. Larive souhaite connaître les intentions de Monsieur le premier Ministre quant à la convocation d’une réunion interministérielle, incluant les acteurs concernés et prenant en considération l’ensemble des écoles d’art supérieures, afin de solutionner les problèmes de fonds à laquelle est confrontée l’éducation artistique publique. »

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