Question écrite | Place de l’enseignement des sciences économiques et sociales (SES)

M. Michel Larive attire l’attention de M. le ministre de l’éducation nationale sur la place de l’enseignement des Sciences Économiques et Sociales (SES) suite à l’adoption de la réforme du baccalauréat. 

Apparu il y a une cinquantaine d’années, l’enseignement des SES englobe des notions d’économie, de sociologie et de sciences politiques. Cette matière participe au développement de la culture générale des élèves et leur permet de mieux comprendre les enjeux auxquels la société est confrontée. Pilier fondateur de la série ES, cette discipline connaît un véritable succès auprès des lycéens, et attire un nombre important d’élèves d’origines sociales très diverses. Pourtant la réforme du baccalauréat semble chercher à éclater et à marginaliser l’enseignement des SES. La réforme prévoit en effet la séparation des sciences économiques et des sciences sociales. Il est notamment prévu l’émergence d’une nouvelle discipline intitulé « géopolitiques et sciences politiques ». Or l’enseignement des SES comprend déjà des cours de sciences politiques, ce qui fait craindre que les sciences politiques soient exclues des SES. De nombreux professeurs s’inquiètent du démantèlement progressif de leur discipline. Par ailleurs, la disparition programmée des séries S, ES et L, font craindre une forte marginalisation des enseignements SES. A l’avenir, les lycéens devront choisir leur « majeure » composé de deux matières, et leur « mineure » composé de deux à trois matières. Tous les élèves devront aussi suivre un « tronc commun » composé de matières telles que l’Histoire, l’EPS ou encore le Français. Mais l’enseignement des SES ne figurent pas dans cet ensemble de matières obligatoires. Il disparaîtra donc complètement du tronc commun à partir de la Première, au grand dam des élèves. Les professeurs estiment par ailleurs que leur matière doit être insérée dans le tronc commun de la seconde générale et technologique, à hauteur de trois heures par semaines, au lieu des une heure trente envisagées actuellement, afin de garantir l’accès à tous à cet enseignement nécessaire à la compréhension du monde contemporain.

Considérant ces éléments, il vous demande votre point de vue concernant la marginalisation de l’enseignement des SES, et ce que vous pensez de l’insertion de cette discipline dans le tronc commun de la seconde générale et technologique, à hauteur de 3h par semaine.