Synthèse sur l’introduction et remarques générales

Document programmatique européen : Synthèse des contributions des insoumises sur l’introduction et des remarques générales

Synthèse réalisée par Rdija Sahiri (Isère), René Pilato (Charente), Matthias Tavel (Sarthe), Olivier Mollaz (Paris) et Raphael M. (Hauts-de-Seine) sur la base des 144 contributions déposées (85 contributions sur l’introduction et 59 remarques générales). Certaines contributions proposent des réécritures partielles ou totale du texte, d’autres expriment un avis ou attirent l’attention sur un manque, une formulation, un passage peu clair. 

1/ Diagnostic/Bilan de la situation

Les contributions vont toutes dans le même sens que le texte de départ dans la critique de la concurrence déloyale et d’une construction européenne entièrement soumise aux intérêts financiers, tournant le dos aux intérêts des peuples et faisant le lit des nationalismes.

Le consensus sur ce diagnostic est très largement partagé, les contributions mentionnant les coupes budgétaires, la casse des services publics notamment la SNCF, le démantèlement du code du travail, l’évasion fiscale, le dumping social, etc.

Un grand nombre de contributions demandent à ce que l’urgence écologique et climatique soit davantage présente dans l’introduction.

Certaines remarques générales insistent pour ne pas limiter la critique des lobbys aux questions environnementales et de santé, rappelant par exemple le poids des lobbys financiers dans la désindustrialisation. 

La phrase sur « la guerre menace à nos portes » devrait renvoyer à des éléments précis ou être réécrite selon plusieurs contributions.

Plusieurs contributions insistent sur la montée des extrême-droites en Europe et le rôle des politiques libérales dans cette montée appelant à mettre fin à ce ping-pong qui conduit l’Europe à l’abîme.

Un très large consensus se dégage pour considérer que l’Union européenne actuelle usurpe l’idéal de fraternité européenne et appellent à distinguer le principe d’une coopération européenne avec les politiques de l’UE et de ses dirigeants (résumé par des formules comme « l’Europe oui, mais pas à n’importe quel prix ! » par exemple). Beaucoup insistent sur l’importance de la question démocratique (poids des lobbys et de l’oligarchie, faible rôle des député⋅e⋅s européen⋅ne⋅s, pouvoirs de la Commission, indépendance de la Banque centrale européenne, remise en cause de libertés par les gouvernements européens etc.), et plusieurs demandent que soit mentionnée la trahison du vote de 2005 en France.

2/ Plan A / Plan B 

Si quelques insoumis⋅es proposent de ne pas mentionner la stratégie plan A / plan B la percevant comme essentiellement nationale, ou de se limiter au seul plan A ou au seul plan B, l’écrasante majorité des contributions reprend la stratégie plan A / plan B à son compte. Là aussi l’acquis de l’Avenir en commun réunit largement.

De nombreuses contributions demandent que cette stratégie plan A / plan B soit présentée en quelques lignes pour que le texte s’adresse à tou⋅te⋅s et pas seulement aux initié⋅e⋅s. De multiples formulations sont proposées soit directement tirées de l’Avenir en commun, soit comme suggestions personnelles. Beaucoup insistent sur l’importance des élections et de nos futurs élu⋅e⋅s européen⋅ne⋅s pour présenter notre stratégie et commencer à construire sa mise en oeuvre en discutant avec nos partenaires européens.

3/ Enjeux de l’élection 

Plusieurs insoumis⋅es utilisent - et c’est bien normal - les contributions sur l’introduction pour présenter leurs visions des enjeux de l’élection européenne. 

Ils souhaitent que les européennes soient l’occasion de présenter nos propositions, nos valeurs en se positionnant « pour » et pas seulement « contre ».

Si quelques contributeurs pensent que la FI devrait limiter son discours aux questions européennes, la plupart veulent aussi exprimer leur rejet de la politique de Macron (ou de « Macron serviteur zélé de la Commission européenne » en liant l’aspect national et européen), et renforcer l’adhésion à l’Avenir en commun. Le triptyque démocratie, écologie, progrès social revient très souvent.

4/ Rôle des futurs député⋅e⋅s FI

Les contributions mesurent la difficulté du rôle des futurs député⋅e⋅s européen⋅ne⋅s FI dans une UE dominée par les libéraux et les nationalistes. Mais beaucoup se félicitent que le texte fasse le parallèle avec le travail d’opposition et de proposition des député⋅e⋅s à l’Assemblée.

Ils voient aussi ces futurs élu⋅e⋅s insoumis⋅es comme des défenseur⋅e⋅s des droits sociaux, des relais des mobilisations, des lanceur⋅se⋅s d’alerte sur les projets européens, des résistant⋅e⋅s contre les lobbys. Les contributions insistent sur le rôle de la campagne et des futurs élu⋅e⋅s comme éclaireur⋅se⋅s dans la construction de notre mouvement européen et des propositions de désobéissance, du plan A et du plan B en vue d’une future élection d’un⋅e président⋅e/d’une majorité insoumise en France. Il s’en dégage une feuille de route chargée !

5/ Architecture générale du texte et fonction de présentation du texte

Le plan général du texte est validé par les contributions mais beaucoup souhaitent que les grands principes et les grandes propositions soient présentées dès l’introduction pour lui donner une côté davantage propositionnel.

Quelques contributeur⋅rice⋅s appellent à donner une place plus importante dans l’ensemble du document à certaines questions (agriculture, financement de l’économie, émancipation-culture-éducation, dénucléarisation civile et parfois militaire)

6/ Articulation alliance européenne / campagne et programme nationaux

Un grand nombre de contributions se félicitent de l’appel de Lisbonne « Maintenant le peuple, pour une révolution citoyenne en Europe » signé entre la FI, Podemos (Espagne) et le Bloco (Portugal). Beaucoup souhaitent que le texte du programme de la FI pour les européennes reprennent le titre voire des passages entiers de cet appel. Le texte de l’introduction ayant été écrit avant la signature de cet appel, c’est en effet un manque évident souvent relevé.

Quelques contributeur⋅rice⋅s demandent aussi des précisions sur l’articulation entre ce mouvement et la campagne en France notamment en ce qui concerne le programme porté (points communs et liberté d’adaptation nationale).

7/ Tonalité générale et vocabulaire 

Très massivement, les contributions trouvent le texte trop noir. Tou⋅te⋅s conviennent que le bilan européen est en effet terrible mais beaucoup le considèrent comme déjà connu et pensent plus mobilisateur d’insister en introduction sur ce que nous voulons et nos mots (« coopération », « paix », « partage », « humanisme » par exemple). Certain⋅e⋅s proposent toutefois de rendre « concret » ce bilan négatif à travers des exemples.

Des avis différents s’expriment sur la présence du terme « dégager » dans le texte : plusieurs le trouvent « violent » mais la quasi totalité des insoumis⋅es proposant une reformulation conserve ce terme ou « dégagisme ». Tous convergent en tout cas sur la nécessité d’exprimer la colère des citoyen⋅ne⋅s pour fédérer et d’incarner un changement net avec l’UE, ses politiques et ses soutiens.

30 réflexions au sujet de “Synthèse sur l’introduction et remarques générales”

  1. Désolée d’arriver un peu tard pour le travail d’élaboration de cette campagne mais je continue ici de donner mon avis :

    I -
    En réponse au message de ce jour ci-dessous sur le risque de « contre-offensive tout azimut » si nous nous dévoilons : ne soyons pas naïfs, nos adversaires connaissent déjà ces enjeux.

    Et donc, je pense qu’à exact inverse, il faudrait profiter de cette campagne pour jouer carte sur table et dire clairement, dès l’introduction, pourquoi nous y participons, alors que nous savons que nos députés au parlement européen auront si peu de pouvoir !

    En plus de permettre de continuer de dénoncer le rouleau compresseur brutal en France qu’est l’application des règles néolibérales de l’UE, et la responsabilité de celle-ci dans la guerre économique entre les nations et dans la montée des extrêmes droites… l’intérêt serait triple :
    1- par l’aspect « référendum » motiver à voter tous ceux qui savent que cette élection ne permettra pas de changer le cours de l’UE
    2- montrer nos liens avec nos voisins Européens, et ouvrir l’espoir d’une autre Europe possible
    3- rendre plus explicite notre stratégie plan A+B pour les échéances à venir… et qu’elle est la raison de l’impossibilité de nous allier avec ceux qui veulent encore faire croire qu’on peut renégocier les traités sans ce rapport de force !

    Ca pourrait être :

     » Pour mettre un terme à la guerre économique organisée par l’UE qui a des impacts dans tous les domaines de nos sociétés, il n’y a pas d’alternative : il faut renégocier les traités qui empêchent toute démocratie, tant au niveau de l’UE que dans chacune des nations qui la compose.

    Notre participation dans cette campagne a donc 3 objectifs :
    1- Faire du vote insoumis un référendum 2019 sur les traités (14 ans après celui de 2005!)
    2- Renforcer nos liens avec nos homologues « insoumis » européens pour préparer l’Europe du protectionnisme solidaire
    3- En faire une tribune :
    a) pour montrer réellement ce que sont les traités européens actuels, et les dangers qu’avec les accords de libre échange et de l’OTAN, ils font courir à l’Europe elle-même (déséquilibre entre les nations, désorganisation interne à chacun des pays, paupérisation et souffrance des peuples, montée des extrêmes droites, destruction écologique, accentuation du risque de nouvelle crise financière…),
    b) pour expliquer en quoi la stratégie Plan A/plan B que nous comptons mettre en place dès que nous le pourrons est la seule viable
    c) pour reparler de notre programme et de la 6e république »

    II -
    Importance des vocabulaire et notions.

    Il semble que nous soyons très nombreux dans les commentaires à exprimer ne pas vouloir parler de « dégagisme » ou de « dégager ». Bien sûr que nos adversaires-là ne sont pas des anges, mais si nous-mêmes nous exprimons ainsi, nous nous dévalorisons : on apprend aux enfants à ne pas s’adresser aux autres de cette façon, alors comment défendre de le faire en politique.
    Il ne s’agit pas de renier la façon dont Mélenchon ou nos députés s’expriment, chacun fait à sa manière : leurs styles diffèrent et c’est bien. Mais perso, j’ai du mal avec « dégager ». Donc, que chacun utilise le vocabulaire qu’il veut dans ses paroles ou écrits mais je n’adhère pas à l’utilisation de ce genre de terme dans le cadre de textes programmatiques (tracts inclus). 

    Idem pour « caste », surtout si utilisé sans le qualifier : c’est trop vague ! Il faut être précis.
    Pour la 1ere partie, le titre pourrait simplement être : « Faire réellement entendre la voix des peuples ». Et expliquons plutôt. Il faudrait aussi expliquer ce que sont les lobbys, les technocrates, le pantouflage (public-privé, privé-public, c’est dans quel sens déjà ? ;-).
    Et surtout, parlons des structures antidémocratiques. 

    Mais continuons à « oser » employer et bien expliquer les notions que nos adversaires voudraient dévaloriser notamment « souveraineté » (qui, dans leur bouche devient « souverainisme »). Idem pour « protectionnisme », etc

  2. A propos des plan A et B, les candidats pourront apporter des réponses mais n’oubliez pas une chose : Avant une bataille, on ne doit pas tout révéler. Faire le contraire serait se livrer à une contre-offensive tout azimut ! La contre-offensive arrivera mais gardons-nous de leur faciliter la tâche.

  3. Bonjour,
    Mon commentaire est un peu tardif mais pourquoi ne pas remplacer dégager par s’opposer à ou aux dans les sous-titres puisque effectivement la reprise du terme dégager peut-être génante et être seule retenue au détriment du fond.

  4. Bonjour,
    Je pense qu’il faudrait vraiment mettre l’accent de manière plus importante sur nos alliances européennes, de manière à montrer que ce n’est pas une action individuelle française mais bien une construction européenne alternative à l’Europe Libérale et qui est viable car suivit par suffisamment de nos partenaires dans les différents pays européens. Il est important de montrer que notre projet repose sur la construction et qu’il est viable et concret (et pas juste dans le dégagisme et l’impossibilité réel de le mettre en place ensuite)

  5. Encore 2 questions :
    - Ne doit-on pas éviter de trop personnifier :« Macron », « Merkel » ? Et être plutôt le plus précis possible sur « leur monde », en qualifiant les politiques qu’ils soutiennent : gouvernements néolibéraux à la solde de la finance et des multinationales, gouvernement de la droite allemande, etc.
    - Faut-il définir en qqs mots les notions qui ne sont pas évidentes pour tous : « lobbys », « BCE » (voire « Commission Européenne » et « Parlement Européen »), etc 

    Après relecture de mon commentaire (envoyé dans l’urgence le 14 juin à 23h51) insistant sur la stratégie plan A+B, il manque (entre autres erreurs, approximations et répétitions) l’explication claire du pourquoi nous nous présentons à cette élection où nous savons que nous aurons donc si peu de pouvoir. Elle est explicitée dans les 2 derniers paragraphes de l’introduction actuelle, mais qui pourraient être rédigés ainsi :
    - Les élections européennes de 2019 sont l’occasion d’un référendum contre la politique néolibérale de l’Europe, animée par le gouvernement de la droite allemande de Merkel, et accélérée en France par le « bon élève » Macron. Nous nous engageons dans la construction d’un mouvement européen dans ce but.
    - Élisons des député·e·s insoumis·es venant de toute l’Europe au Parlement Européen ! Comme les député·e·s insoumis·es à l’Assemblée nationale, ils et elles seront les premier·e·s opposant·e·s à cette UE libérale pour proposer un autre futur. Ils et elles seront la voix d’une Europe insoumise. Nous nous engageons à…

  6. Merci d’abord pour ce travail, qui me suggère deux commentaires principaux.
    - la référence systématique au dégagisme, je pense que c’est trop… Ça suffit, dégageons ces éléments de langage convenus !!!
    - le gouvernement Macron est tout à fait nuisible, entre autres et aussi au niveau industriel. Le projet qui est le nôtre est également très insuffisant : il ne suffit pas de parler en toute généralité de la transition écologique-énergétique. Sans projet industriel solide, on ne convaincra personne de la nécessité « de les dégager » …

  7. Très très bien Chougui, ta contribution concernant la souveraineté économique. Je constate que tu as lu « Vaincre Macron ». Le problème est là : poursuite de la financiarisation de l’économie ou socialisation de la valeur ? Il faut largement diffuser cette approche révolutionnaire !

  8. Inutile de répéter ce que la plupart des contributions ci-dessus mettent en relief : pour moi et d’autres insoumis-e-s de notre groupe, le point nodal de ces élections et pour la suite, c’est de savoir expliciter très précisément et sur un mode très pointu le plan A et le plan B. Nous ne pouvons que regretter et nous interroger sur la non sortie du livret afférent. Y aurait-il des dissensus sur cette question à l’intérieur de la FI ?? Ou nos 1ers accords avec Podemos et Bloca Esquardo s’enchaînant peut-être avec une partie de Die Linke ( Sarah..) nous empêchent-ils d’approfondir ??? Une véritable feuille de route s’impose. Non à cette Union Européenne, sinon notre programme sera-serait mort-né… et c’est un sujet qui peut faire venir à nous bien d’autres citoyen-nes actuellement dans la déshérence. N’hésitons pas non plus à utiliser le terme anti-capitaliste, ce n’est pas de trop.

  9. Quelques remarques générales :
    1-Réduire les textes le plus possible (pour être lus) en regroupant les points qui peuvent l’être.
    2-Mon avis est de ne pas utiliser les termes de « dégagisme » sous quelque forme qu’ils soient, et donc encore moins à chaque titre de chapitre

    3-Axer l’introduction sur la stratégie « plan A /plan B » :
    Seule la stratégie du « plan A /plan B » nous permettra d’avoir assez de poids pour pour renégocier les traités. Il semble donc indispensable de faire comprendre au plus grand nombre cette stratégie afin de parer au mieux les attaques médiatiques ou politiciennes visant à nous diaboliser ou à nous comparer à l’extrême droite dès qu’on remet en question cette Europe là. Il serait vraiment important que les « déçus » des non-alliances avec Hamon ou le PC, arrivent à comprendre l’incohérence des programme-promesses sans garantie de revoir des traités européens.
    Il semble qu’il faille expliquer clairement que notre programme est le seul qui se donne les moyens d’un jour pouvoir être appliqué, puisque stratège (plan A+B) pour renégocier les traités. 

    Dans la même idée de pédagogie d’ailleurs, il est important d’expliquer ce qu’est la « souveraineté », « souveraineté des peuples », cette démocratie dont tous se réclament, et que l’EU, justement, empêche.

    Ci-dessous, une vague suggestion (un peu rapidement élaborée!) pour la rédaction de l’introduction :

    Nous sommes tous concerné.e.s par ces élections européennes.
    Les traités européens actuels, avec l’austérité imposée via le chantage de la dette, aboutissent au pillage de notre industrie et à la casse des services publics. Ils empêchent toute politique sociale, agricole ou de conversion énergétique. Ils sont responsables du passage en force et en accéléré des « réformes » que nous subissons actuellement.
    De plus, la mise en concurrence internationale via les accords de libre échange, met à mal notre agriculture et dénature les règles de protection, sociale, sanitaire et écologique

    L’Europe démocratique, sociale et écologiste que nous désirons n’est pas l’UE actuelle !
    Il y a urgence a changer de cap.
    Il nous faut rapidement réagir pour préserver nos services publics, notre capacité industrielle… pour engager les conversions agricoles et énergétiques indispensables pour faire face aux changements à venir et restreindre au mieux le dérèglement climatique déjà en cours. Il nous faut aussi instaurer de réelles garanties de protection contre les lobbies.

    En accord avec nos voisins, nous voulons une autre Europe, celle du protectionnisme solidaire !
    - Une Europe démocratique, c’est à dire l’Europe des peuples.
    - Une Europe qui ne mettent pas les pays en concurrence les uns avec les autres pour le seul bénéfice des actionnaires, mais favorise, au contraire, la solidarité intra-européenne et internationale.
    - Une Europe qui lutte réellement contre le réchauffement climatique et engage urgemment la transition énergétique
    - Une Europe de la paix entre les peuples

    Jean-Claude Junker, président de la Commission Européenne, a un jour tenu ces propos « il n’y a pas de choix démocratique contre les traités européens » !
    Comment, mieux dire que pour construire une Europe démocratique, il est indispensable de refuser les traités européens actuels (validés contre notre vote) et les accords de libre échange (signés sans notre avis)?

    Nous faisons le bilan du refus des peuples d’Europe :
    Dans de nombreux pays, les traités n’ont pas été décidés par les peuples.
    En Grèce, le référendum organisé par Tzipras a été bafoué pour aboutir à sa trahison auprès de la Commission, et le peuple grec souffre (destruction des services sociaux et de santé, chômage, grande pauvreté,etc).
    En France, malgré le « Non » majoritaire au référendum de 2005, Sarkozi a signé les traités, et, à sa suite, les promesses de Hollande de les renégocier n’ont pas été tenues.
    Pour ne pas renouveler de telles traitrises responsables de la perte de confiance des peuples dans la possibilité d’arrêter cette dérive antidémocratique qu’est l’UE et de changer le cours des choses, nous devons nous donner les moyens de faire face. 

    Négocier sérieusement ces traités est l’objet de la mise en place de la stratégie « Plan A/Plan B » :

    Plan A : nous voulons renégocier les traités européens pour les remplacer par des traités au service des peuples et visant la protection écologique, à l’échelle nationale et européenne, voire mondiale.

    Plan B : Si cette renégociation des traités nous est refusée, nous déciderons de nous en affranchir , c’est à dire de sortir de l’UE actuelle pour enclencher un processus nous permettant de construire une autre Europe avec nos voisins, l’Europe du protectionnisme solidaire, l’Europe des peuples

  10. Ces élections peuvent être une tribune pour FI
    Pour contrer « la souveraineté européenne » de Macron simple poil à gratter qui n’a aucun cadre, auquel il faut opposer la souveraineté nationale avec une véritable souveraineté des peuples sur l’économie. Cette souveraineté des peuples sur l’économie, elle est possible malgré le matraquage subi depuis des décennies affirmant le contraire (le fameux TINA, There Is No Alternative), elle passe par la dénonciation des traités européens notamment sur libre échange et libre concurrence, des lois pour abolir le pouvoir actionnarial (droit de préemption des salariés pour une reprise en coopérative des entreprises ou des sites qui ferment, droit de veto des salariés dans les entreprises, de réelles prérogatives pour les comités d’entreprise) et la mise en places des caisses d’investissement (grâce à l’extension de la cotisation) pour ne plus dépendre des actionnaires, des prêteurs.
    Une tribune également pour démasquer l’utilisation de l’immigration, présentée comme le danger ultime, le problème insoluble, ce qui permet de passer sous silence toutes les mesures immondes d’austérité prises par l’UE, qui, elles, broient peu à peu les peuples européens sans parler des autres continents. Ca fait près de 30 ans qu’on nous matraque qu’il faut une UE forte avec un Euro fort pour ne pas être à la merci des grandes puissances. Tout récemment suite à la décision de Trump d’annuler le traité signé sur le nucléaire avec l’Iran, PSA, Total etc..sont contraints de détaler comme des lapins par peur des représailles US, s’ils restent en Iran !!! Où est l’Europe forte qui doit protéger les intérêts de ses citoyens !!! à laquelle nous devons tout sacrifier !!!

  11. Bonjour
    Après lecture des synthèses, plusieurs réflexions viennent à l’esprit.

    1 – Quand nous décrivons les objectifs de changement des institutions européennes, il convient de rappeler que dans son fonctionnement actuel, le parlement européen ne permettra pas d’atteindre ces objectifs mais devra y contribuer au mieux. La règle Plan A/Plan B ne sera applicable, en effet, que par la décision des pays adhérents, ce qui implique un travail également national (déjà en cours chez la France Insoumise). Il faudra être précis et clair à ce sujet, afin d’éviter le reproche maintes fois entendu d’anti Europe, d’euroscepticisme et autre souverainisme, toutes qualifications prêtant le flanc à de nombreux amalgames généralement utilisés par les médias et les partis libéraux.

    2 – Comme de nombreux contributeurs ici, je suggère d’éviter le « matraquage » dégagiste utilisé à chaque tête de chapitre, ce qui risque des détourner les esprits du contenu de fond de ces chapitres par cette répétition qui paraît être l’objectif numéro 1 qui est bien le nôtre, en effet, mais…au détriment du reste du programme. En outre cela risque de laisser croire à une certaine naïveté de notre part de laisser croire que nous serions capables de le réaliser grâce à cette simple élection, ce qui alimenterait encore une fois les colonnes des médias libéraux et les développements politiciens des autres formations politiques aux fins de manipuler l’opinion.

    3 – Les chapitres du programme paraissent bien structurés et leurs analyses claires, mais, encore une fois, méritent d’être éclairés par la précision qu’il y faudra du temps, celui nécessaire à l’expression des peuples de chaque pays adhérents à l’Europe qu’ils veulent. D’où l’importance de souligner que cette Europe-là, n’est pas et ne peut pas être l’UE actuelle et que la sortie des Traités est nécessaire à la construction nouvelle, sociale et humaine d’une Europe conforme à leurs attentes.

  12. Je ne vais pas répéter ce que Dominique, Joëlle, Alain et d’autres ont dit et que j’approuve.

    Pour ne pas être assimilés à l’extrême droite, ce que nos adversaires ne manqueront pas de continuer à faire, soyons offensifs mais ne paraissons pas agressifs.
    Dégageons le terme « dégager » pour mettre nos propositions en lumière. 

    À Toulouse lors de la votation sur le nucléaire et maintenant pendant la campagne pour une régie publique de l’eau, nous constatons l’impact positif de la discutions autours des alternatives que nous portons, partout, même dans les quartiers bourgeois !
    Ces propositions ont d’autant plus d’écoute qu’elles sont aussi défendues par diverses associations et mouvements citoyens. C’est pourquoi, je pense qu’il faudrait mettre l’accent sur la dynamique d’une Europe nouvelle portée par le rassemblement inter-européen qui se construit. Maintenant le peuple ! 

    Sur le terrain, nous aurons besoins du support d’une texte qui d’abord stimule les gens avec des solutions concrètes car les oppositions et les critiques leurs sont familières, il y adhèrent souvent mais ne croient plus à d’autres alternatives.
    Le plan B, on pourrait dire que c’est que nous voulions en 2005, non pour refuser l’Europe mais pour pousser à réécrire les traités au bénéfice des peuples. c’est l’enjeu de ces élections et nous aurons besoin d’être bien préparés pour expliquer cette possibilité.
    Par exemple, il est dit par certains médias que nous voudrions sortie de la zone euro, c’est le genre d’attaques auxquelles il nous serait actuellement difficile de répondre car nous mêmes ne savions pas exactement ce qu’il en est des positions de la FI pour l’avenir de la zone euro si nous parvenions à faire un bon score et à considérer aussi les attentes des pays étranglés par l’austérité budgétaire et qui à l’Est et ailleurs se posent la question du bien-fondé d’une monnaie commune.

  13. Bonjour,
    Beaucoup de commentaires très riches et un beau premier travail de synthèse ! Merci !
    Dans les 2 débats principaux sur l’utilisation systématique de « dégager » et la question du plan A/plan B, je rejoins les propositions concrêtes de Joëlle ( qui s’appuie sur les critiques de, Guy, Gilles, Michel etc) ; en effet, un premier chapitre suffira à dénoncer et à pointer qui nous voulons dégager et pourquoi, mais , ensuite, très rapidement, nous devons faire des propositions concrêtes et positives : nous avons de quoi dire , nous avons un programme.
    De la même façon, plan À /plan B, nous devons être clair et précis,car , évidemment quant nous ferons des diffs, des points fixes etc etc nous avons besoins d’arguments clairs et construits .
    Dans ces 2 cas , si nous ne faisons « que » dégager et n’avons pas mis en avant très clairement nos propositions, nous allons être , en tant que militant.e.s en difficulté pendant la campagne.( d’autant qu’il peut y avoir de nombreuses autres propositions sur un ligne pas « très » éloignée , il faudra donc s’en distinguer clairement ; je pense au PC, à Hamont, aux verts .…).

  14. Bonjour,

    Je n’aime pas non plus le terme « dégager » qui a de multiples connotations pas toujours faciles à gérer dans les discussions. En revanche, je souhaite garder une expression tranchée dans les sous titres, et, sinon violente, en tout cas déterminée.
    La proposition de Rémi Duflot me parait d’autant plus pertinente qu’elle précise ce que nous souhaitons « dégager ».

  15. Bonjour
    Au vu des synthèses établies au terme de la première phase, des réactions ultérieures et de la réunion débat tenue hier soir au sein du GA des Minimes (Toulouse), j’ai plusieurs commentaires à déposer, qui donnent lieu à des propositions de réécriture du programme européen.
    1°) Quand nous critiquons la construction européenne, son organisation, ses orientations politiques et économiques, il est courant d’entendre dire que LFI est contre l’Europe, voire souverainiste, et, en tous cas, jamais internationaliste. Aussi, pour éviter ce type de procès d’intention, qui ne vient pas que de personnes mal intentionnées et nous aliène bien des voix, il nous faut, dans le programme, bien différencier Europe et UE, et qualifier clairement l’orientation de cette dernière, afin de pouvoir, en regard, expliciter l’Europe que nous voulons construire, et avec qui. C’est pourquoi je propose une réécriture partielle des 3 premiers § de l’intro, comme ci-dessous :
    C’est la saison des tempêtes en Europe. La voix des peuples est toujours ignorée et méprisée. La crise financière n’a pas été réglée. Sous la houlette de l’Allemagne de Merkel, l’Union européenne devient de plus en plus néo-libérale : toujours plus d’austérité et d’inégalités, de façon toujours plus autoritaire. Le libre-échange, les délocalisations et la concurrence déloyale suppriment les emplois en France. Les droits sociaux et les services publics sont attaqués par l’Union européenne. Le dérèglement climatique s’accélère, mais les lobbys productivistes continuent de faire la loi. Comme en réaction dévoyée, l’extrême-droite nationaliste progresse un peu partout. Elle gouverne même plusieurs pays sans que l’UE ne dise rien. La guerre menace à nos portes.
    En France, l’élection présidentielle n’a rien réglé. A Paris, c’est la même politique qui est menée que celle décidée à Bruxelles. Macron applique avec zèle les contre-réformes voulues par la Commission et les libéraux européens : destruction du service public de la SNCF, coupes budgétaires massives, démantèlement du code du travail etc.
    Heureusement, une alternative existe ! Nous ne sommes pas condamnés à subir sans riposter. La France insoumise et ses alliés européens (Podemos en Espagne, Bloco de Esquerdo au Portugal, et d’autres à venir) sont l’opposition populaire à cette Europe du fric. Dans tous les pays, nous portons le même message, celui d’une Europe des peuples, de l’harmonie, et de la coopération et de la transition écologique, contre l’Europe de la finance et de la concurrence ! C’est pourquoi nous visons une Europe insoumise aux diktats de la Commission européenne et dotée d’un régime 100 % parlementaire.
    2°) J’abonde également dans le sens des nombreux contributeurs qui veulent dégager le terme « dégager ». Là aussi, son utilisation systématique dans les têtes de chapitre peut faire office de repoussoir, en ce que tout le monde n’est pas spécialiste des scrutins latino-américains et des révolutions arabes, et que ce vocabulaire nous assimile à l’extrême droite et à ses formules simplistes et violentes qui ne renforcent que les convaincus et éloignent ceux qui cherchent des objectifs d’action concrets et parlants. C’est pourquoi je suggère de changer tous les titres des 5 chapitres et d’adopter les titres suivants, bien plus explicites et positifs :
    1) FAIRE ENTENDRE LA VOIX DES PEUPLES CONTRE LA CASTE LIBERALE ET TECHNOCRATIQUE QUI A CONFISQUE L’EUROPE
    2) CONSTRUIRE UNE EUROPE SOCIALE ET SOLIDAIRE, CONTRE LA MAIN MISE DE LA FINANCE
    3) DÉFENDRE LA PLANÈTE ET LA SANTÉ EN PROMOUVANT UNE VÉRITABLE TRANSITION ÉCOLOGIQUE
    4) FAIRE DE LA PAIX EN EUROPE ET AVEC LE MONDE UNE PRIORITÉ
    5) VIVRE LIBRE EN DÉGAGEANT LES RÉACTIONNAIRES DANS UNE EUROPE ÉGALITAIRE ET SOLIDAIRE 

    3°) L’attitude du gouvernement français vis à vis de l’UE, de ses traités, la notion de Plan A, de Plan B, si elles ne sont pas d’actualité dans la séquence de l’élection au Parlement européen, pèsent quand même beaucoup dans les questions que nous posent les électeurs et nous avons intérêt à les expliciter un tant soit peu dans ce programme, pour dédramatiser tout en étant honnêtes politiquement. Aussi, je propose de compléter comme suit le 4° § de l’intro :
    Pour cela, il faut sortir des traités européens. Ils organisent la guerre économique à l’intérieur de l’UE et avec le reste du monde. Ils menacent nos droits, empêchent la souveraineté démocratique des peuples et mettent en danger notre avenir. Pour en sortir, nous proposons avec l’Avenir en commun une stratégie claire et démocratique, avec un plan A et un plan B. Lors des prochaines échéances électorales nationales (présidentielle, législatives), nous espérons réussir un changement fondamental d’orientation et de gouvernance. Le gouvernement français qui en résultera, de gauche, populaire et anti-libéral, mettra en œuvre ses engagements, d’abord dans le cadre des traités renégociés (Plan A), et, si nécessaire (ce qui est le plus probable), en désobéissant à ces traités (Plan B) et avec tous les pays qui le voudront. Ce processus sera, à chaque étape essentielle, conduit sous le contrôle démocratique du peuple, via le référendum. Nous avons vu, en 2005, à propos du Traité constitutionnel européen, que celui-ci est capable de s’impliquer et de donner des réponses claires.

  16. Je ne souhaite pas reprendre et redire ce qui a été dit dans de nombreuses contributions, et j’adhère complètement à ce que dit Alain, ci-dessous. Je voudrais rappeler que dans le questionnement Quintilien, c’est le C de COMMENT qui pose le plus souvent problème !
    Bien sûr, les étapes plan A/Plan B sont des étapes ultérieures aux européennes ; mais lorsque nous serons, qui à la sortie du métro, qui sur un marché…avec nos tracts, la question qui se posera sera : « c’est quoi votre plan A/plan B et COMMENT vous allez faire, COMMENT vous allez le mettre en place », et là il faudra apporter des réponses claires, cohérentes, il faudra expliquer le processus de mise en œuvre et ses chances de réussite. Il ne s’agit pas, comme disait l’autre de convaincre les convaincus, mais de convaincre ceux qui sont presque convaincus, de gagner tous ceux qui nous ont manqué pour les présidentielles et pour les législatives. Chaque militant a été confronté à la question de l’Europe durant les dernières campagnes.
    Les élections européennes sont minorées, c’est l’affaire de Paris, du national disent certains !!! Attention, la FI est observée de toute part, « c’est une chance ce mouvement qui lutte au quotidien sur tous les fronts, qui agit, qui invente, 1ère force d’opposition aujourd’hui, il faut la prendre en compte ! ».
    Alors avant de partir sur les municipales, donnons-nous les chances de faire un bon score aux européennes.
    Juste un point de sémantique avant de raccrocher : dégageons le terme dégager dans chaque axe programmatique, partons uniquement sur des phrases positives :
    1/Faire entendre la voix des peuples contre la caste libérale et technocratique
    2/Construire une Europe sociale, solidaire et humaine contre la finance
    3/Promouvoir une véritable transition écologique dans les domaines énergétique, agricole et de la santé
    4/Faire de la paix une priorité en Europe et avec le monde
    5/Préserver la liberté dans une Europe égalitaire, solidaire et contre toute forme de discrimination

  17. Bonjour,

    Contributions, AEC, livret thématique, synthèses devraient permettre d’arriver à un texte final faisant consensus. Ce texte sera alors soumis à l’ensemble des Insoumis à des fins de validation. 

    Imaginez-vous alors en campagne, par exemple en train de tracter, muni de ce texte listant des idées fortes permettant de tourner le dos à l’Europe des marchands, prônant une Europe tournée vers la coopération, la solidarité inventant des relations nouvelles…bref le nouveau monde.

    MAIS, la question va venir car les gens veulent y voir clair : « et comment vous faites pour arriver à ces fins ? » sachant que les contraintes sont nombreuses et que les choix démocratiques ne peuvent influencer les traités (propos de celui qui a organisé l’évasion fiscale au Luxembourg !). Et là il se passe quoi ? Où est le contenu explicite du plan A ET le contenu explicite du plan B ? Qui y voit clair dans le processus prévu ? Qui est en capacité d’expliquer la cohérence de la démarche ? Si vous commencez à bredouiller où à être hésitant c’est tout l’édifice qui s’effondre car cela enlève toute légitimité à ce que vous venez de vanter. La discussion risque fort de se terminer par « c’est bien ce que vous dites mais ce n’est pas réalisable, en fait vous vendez du rêve… ». C’est cela qui fait notre faiblesse. D’ailleurs nos adversaires aidés par la médiacratie ne s’y trompent pas. Ils nous opposent que cela n’est pas réalisable sans quitter l’Europe alors que c’est nous qui défendons l’Europe perçue de plus en plus comme un repoussoir (récentes élections italiennes).

    Quel est le sentiment général au regard de l’Europe ? Une construction SANS les européens, sans les peuples, une faillite intellectuelle qui n’a pas apporté les promesses escomptées d’humanisme et de progrès social. Et Les derniers exemples sont révélateurs d’une fuite en avant : empoisonnez-vous avec le glyphosate, poursuite du dumping social (travailleurs détachés), vive les paradis fiscaux (au sein même de l’Europe), au nom de la libre concurrence l’environnement bafoué, des traités signés sans que vous en connaissiez une seule ligne (CETA), guerre préparée sans jamais faire œuvre de paix, banditisme organisé (le dieselgate, Volkswagen et les autres), légitimité refusé (dictats), dettes souveraines (véritables pompes à frics des marchands) and so on…

    Face à cette colère sourde, face à ce désarroi, face à ce spectacle européen si affligeant, avec en toile de fond le déni de démocratie (insupportable aux yeux des français (donc abstention) et contentieux non réglé !) le boulevard est immense pour LFI. Nous avons des réponses et des outils (contenu, plan A, Plan B).

    Rappelez-vous la campagne de 2005 sur le TCE. Jamais le peuple ne s’était approprié une élection de la sorte. Sur tous les périmètres le débat a surgi, jusque dans chaque foyer où les gens se réunissait pour une bouffe, prétexte à échanger sur le sujet (avec LE TEXTE) puisque la proposition de TCE avait été envoyé à chacun. Pratique dans ces conditions de faire campagne car pas d’ambiguïté (référence au texte) ! Et pourtant les partisans du NON (qui se résumaient au PCF et au FN) avaient en face tout le reste et même l’église médiatique ! Cela n’a pas empêché le résultat sans appel car nous étions clairs et au fait !
    C’est sur ce dernier point qu’il faut insister. IL EST URGENT de décliner de MANIERE EXPLICITE le processus (plan A, plan B) qui peut nous permettre de reprendre la main. Le cheminement doit être clair, cohérent, précis sans aucune ambiguïté. Nous devons être armés pour cette campagne déterminante (il s’agit de briser le cadre du libéralisme et de REDONNER ESPOIR !). 

    SUGGESTION : l’école de LFI DOIT organiser une formation sur le sujet

    C’est cela qui rendra notre campagne légitime et qui risque de produire les effets escomptés : AIMER L’EUROPE

  18. J ’ aime l ’ approche de F. PARNY sur un  » possible  » repli nationaliste pour les pros européens , qui ne concerne bien sur pas , les insoumis​.es . Cette idée de construire , en parallèle de l ’ ultra libéralisme , une europe de coopération , humaniste écologique et sociale , entre pays opposés à ce modéle libéral et juste notre « fond de commerce  » mais cella implique de gagner les élections 2O22 L ‘utiliser comme argument politique ‚avec la possible sortie des traités serait un argument pour
     » récupérer  » les abstentionnistes , mais attention , les françaises et français sont favorables à l ‘euro donc avancer cette idée quitte à sortir de l ’ euro est improductive , électoralement .

  19. Moi aussi, je trouve ce texte trop désespérant même si le bilan européen le justifie parfaitement. Il est plus mobilisateur de présenter, en introduction (c’est la partie qui sera la plus lue?), ce que nous voulons et les mots que nous utilisons (  » paix « ,  » partage « ,  » humanisme « , « bien commun » par exemple).
    La répétition de l’expression « en dégageant  » dans les sous titres est certainement voulue mais je la trouve beaucoup trop violente, devenant, peut être?, un repoussoir pour des électeurs tentés de voter pour notre liste. Il reste quand même nécessaire nettement d’exprimer la colère des citoyen⋅ne⋅s pour fédérer et d’incarner un changement net avec l’UE, ses politiques et ses soutiens.

    Malgré tout, toutes mes félicitations pour cet excellent travail
    Michel SAULIERE

  20. Bonjour, je suis en accord avec le commentaire précédent. La notion de dégagisme peut être présentée en introduction sur le constat de l’Europe actuelle. Mais le rappeler systématiquement dans chaque axe programmatique risque de focaliser uniquement notre communication sur cette question, au détriment du fond. En faisant en plus un contre-sens puisque le dégagisme que nous théorisons n’est pas un souhait mais la description d’un mouvement de fond qui existe au delà de nous et pour lequel nous souhaitons apporter une sortie positive.

  21. En accord avec le message précédent. Le dégagisme peut-être repris dans l’introduction pour présenter le constat. Mais il n’est pas nécessaire de le réintégrer systématiquement dans chaque axe programmatique au risque de polariser uniquement sur l’utilisation du terme au détriment du fond.

  22. Cette synthèse sur l’introduction ainsi que les remarques générales me rende très optimiste pour la suite.
    Merci à tous.

  23. je trouve l’ensemble du programme bon et alléchant et qui correspond a la France insoumise,mais pour avoir fait campagne pou la FI, on se retrouve encore et une fois de plus avec le plan A et le plan B et c’est ce qui embête beaucoup de français.le temps que tout cela sera pas claire ‚le front national a les portes ouvertes, dans ma campagne il fait savoir c’est 60% fn.

  24. Selon moi , les candidats FI aux europeennes ont besoin d’ une feuille de route hyper detaillee et concrete sur tous les sujets mentionnes dans chaque « chapitre » et notamment concernant la preparation en amont de notre sur Plan A/ Plan B, sur le travail preparatoire d’alliance pan-europeenne et sur le contenu meme des Plans A et B : detail des paragraphes a renegocier de chaque traite, notre positionnement face au conseil europeen et a de possibles sanctions.… jusqu’a la mise en application, si besoin etait, du Plan B. Tout cela avec un timing precis pour chaque action. L’objectif etant de credibiliser notre positionnement au maximum pour ne pas voir l’ensemble de notre projet europeen etre evacue d’un revers de main par nos adversaires (de tous bords).

  25. Je n’aime pas cette façon de dire dégagez ceci, dégagez cela et sur le terrain c’est une réflexion qui est faite régulièrement. Le terme de « dégagisme » est une formule/expression généraliste qui veut tout dire et qui reste moins agressive. Nous devons donner envie de nous suivre et non donner l’impression du retour de Staline. Dégagez, me rappel dégagez il n’y a rien à voir, dégager vous n’êtes pas chez vous etc.….
    Il ne faut pas oublier que toutes et tous ne partagent pas nos convictions mais pourrait ce laissez tenter de nous suivre si nous montrons systématiquement nos propositions après chaque critique ou attaque envers l’Europe de la finance . 

    Il y a un électorat à qui nous ne nous adressons pas ou pas assez ce sont les petits patrons et artisans qui d’une manière générale ont l’impression que nous sommes contre eux. Aussi il faut opposer le petit patronat/artisan aux grands patrons et montrer que nous faisons la différences.
    Beaucoup se ruinent aussi la santé en travaillant beaucoup pour gagner peu.
    Ce serai commettre une erreur que de les oublier. Nous en avons parmi les insoumis, ne les oublions pas. Sur le terrain je dis que je préfère avoir, en prenant l’exemple de l’agriculture, des milliers de petits exploitants qui gagnent bien leur vie en favorisant le local qu’une poignée d’agro-industrielles rouleau compresseur qui ruine tout.

    Rappeler aussi que plus d’une centaine d’économistes du monde pensaient parfaitement crédible et réalisable le programme l’AEC durant la campagne 2017. La société est ce qu’elle est et beaucoup se sentirons rassurés si nous le martelons ce message comme quoi c’est possible et que c’est en ne votant pas que nous laissons le pouvoir aux lobbies de la finance.

  26. (1 - ce que nous ne voulons plus)
    Il me paraît nécessaire de noter dès l’introduction, et même la première ligne, que la politique économique, sociale, financière de la France est directement dictée par le néolibéralisme européen dont le président est l’exécutant, tout en soulignant que la rejeter n’est pas être contre une Europe, mais contre cette UE là, antidémocratique.
    (Nous devons lutter contre la novlangue gouvernementale et médiatique qui voudrait inculquer aux citoyens que la FI est anti-Europe, souverainiste, et qui martèle dans les esprits un soi-disant rapprochement de programme avec le FN RN, pour inonder de leur mépris ce qu’ils appellent « populismes ».)

    (2 - ce que nous voulons)
    Le deuxième point important, ok : L’alliance de Lisbonne, pour une future Europe insoumise, autre civilisation, autre monde… avec toutes nos propositions.

  27. Rappeler que les traités formalisent l’application d’un programme politique libéral. Sortir des traités ce n’est pas sortir de l’Europe mais une nécessiter pour appliquer une autre politique Européenne.

  28. Sur la question du dégager ou pas. Peut être pourrait-on reformuler les titres pour à la fois montrer le dégagisme (fédérateur de la colère) et ce que l’on souhaite construire après (proposition positive pour l’avenir)?; par exemple :

    « Dégager la caste dirigeante pour construire une Europe démocratique et juste »
    « Dégager la finance pour construire une Europe sociale et solidaire »
    « Dégager les lobbys pour construire une Europe écologique et défendre l’intérêt générale »
    « Dégager les fauteurs de guerre pour construire la paix et la coopération en Europe et ailleurs »
    « Dégager les réactionnaires pour construire l’émancipation des femmes et des hommes »

  29. Notre positionnement doit représenter une alternative au faux choix qui va nous être proposé à savoir que tous ceux toutes celles qui refusent le repli nationaliste doivent voter pour les partis qui défendent cette Europe-là, même s’ils sont déçus par sa construction. Il existe une autre voie positive qui tout en refusant l’Europe ultra libérale, veut construire un autre type de coopération entre les pays, même s’il faut sortir des traités pour cela. Sortir de l’Euro peut être nécessaire mais cela ne signifie pas sortir de l’Europe. Et les critères de cette nouvelle coopération sont nécessairement humanistes, écologiques et sociaux. Social et écologie sont lié en particulier par la nécessaire défense de notre écosystème. Le texte ne peut s’en tenir à 2 propositions sociales (3 ?) dans le chapitre contre la finance.

  30. Bonjour
    Je trouve négatif le fait de vouloir introduire systématiquement les mots« en dégageant« dans chacun des titres. Nous allons faire fuir des voix . On va dire « Mélenchon  » ne connait que cela : dégager. La France insoumise sait aussi construire, il suffit de regarder le programme « l’avenir en commun » ! Comme beaucoup ne regarderont que les titres, ceux-la ne retiendront que la formule qui apparait négative de « dégager ». Je préfère « construire » à la place de « dégager », même s’il faut expliquer qu’avant de construire il y a beaucoup à nettoyer et dégager.

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